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818. DAHLIA, j' ADORE.

Par Léo Scheer, vendredi 10 octobre 2008 :: #818 :: rss

Je voulais dire que j'étais très heureux d'accueillir le M@nuscrit de Dahlia : Adore. Je pense que c'est un signe très encourageant pour notre expérience que Dahlia ait accepté d'y participer.

4e de couverture ci dessous pour modifications éventuelles.

Commentaires

1. Le vendredi 10 octobre 2008 par NOBODY

ADORE, c'est pour The Smashing Pumpkins ?

2. Le vendredi 10 octobre 2008 par Dahlia

Au risque de décevoir... Absolument pas! Pas plus que la chanson de Prince. Vous verrez bien le pourquoi du titre ;)

3. Le vendredi 10 octobre 2008 par NOBODY

Pas grave...beau titre...

4. Le vendredi 10 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

DIOR Dahlia J'AdOre ! Et je mets ça en haut de ma pile, évidemment... Très curieux de voir comment notre chère fleur bataille avec les mots dans un Roman. Je subodore du croustillant, de la cuisse et des ombres, à lire la quatrième...

5. Le vendredi 10 octobre 2008 par Leela

°_° - j'ai lu les premières pages et tout de suite accroché. Moi aussi, je vais adorer ! Dahlia, c'est vraiment votre nom, Chloé?

6. Le vendredi 10 octobre 2008 par Bon, Véra alors...

@Leela. Allez vite sur le blog de Marilou, Chloé, c'est confirmé ! J'adooore !

7. Le vendredi 10 octobre 2008 par Fanfreluche = :-o)--

@Léo. C'est gai les récrés ! ;)

8. Le vendredi 10 octobre 2008 par Véra & C°

@818. Faut dire que Chloé-Dahlia a du cran ! "Au demeurant", ça rime avec talent et tempérament. Hi hi, belle jeunesse ! Pardon, cher Léo, si je suis un peu grise, mais je viens de découvrir que le vieux Georges est toujours bien vivant... ;)

9. Le samedi 11 octobre 2008 par Anisée

Ouéé un livre de Dahlia!.. "Adore" est il adorable? J'espère bien! Je mets ça dans ma liste d'octobre et je reviens vers toi!..

10. Le samedi 11 octobre 2008 par Manuel Montero

J'ai commencé à adorer aussi le roman de Dahlia. Je vais voir si je l'ai déjà téléchargé. Pour ma part je préfère le lire en écoutant Let me down easy de The Spencer Davis Group. comme je dis dans mes miettes. J'ai pensé aux comics de Stanton dans le recueil de Taschen Dominant Wives et aux nouvelles du fanzine Exotique, dont aussi Taschen a fait un recueil. C'était le plus voyant pour moi.

11. Le samedi 11 octobre 2008 par Marilou

Le roman de Dahlia est très surprenant par sa structure désossée, déconstruite, alliée à une écriture maîtrisée, tout en détails et précisions. Le récit évoque les romans américains très cinématographiques, presque théâtraux, avec un découpage en scène qui aménage la progression - on pourrait dire le suspens. Je serais ravie qu'il soit le prochain titre (effectivement très bon) de la collection M@nuscrit au printemps. D'autant qu'on a pu se faire depuis le début une idée forte du style de Dahlia, sur ce blog.

12. Le samedi 11 octobre 2008 par Dahlia

Je replace ici le commentaire où j'évoquais les chansons citées dans Adore.

(je ferai un commentaire plus long plus tard, pour l'heure je suis en retard et je dois filer, merci à tous pour vos premières impressions de lecture, je pense notamment à vous Marilou ^^)

13. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Marilou. Jusqu'à présent, les ELS n'ont pas participé aux discussions en ligne sur les M@nuscrits, mais, effectivement, à partir du moment où la collection papier démarre le 15 octobre, on peut commencer à le faire.
C'est peut-être encore un peu tôt pour décider du programme de publication de la collection M@nuscrits des ELS, j'aimerais bien connaître le résultat de la mise en vente de Rater mieux avant de fixer le nombre de livres à publier en 2009 qui dépendra d'abord de la capacité du système de distribution de les porter.
Nous pouvons partir de l'hypothèse que pour la première année, un titre par "vague commerciale" est un objectif raisonnable.
Il y en a cinq :
- mars/avril
- mai/juin/juillet
- août/septembre/octobre
- novembre/décembre
- janvier/février
et les réunions au cours desquelles les titres sont présentés au commerciaux ont lieu trois mois à l'avance.
Donc, pour la prochaine vague (printemps 2009) notre décision doit être prise avant décembre 2008. (il nous reste un mois).
Mais je note que vous votez pour Adore comme deuxième titre de la collection. Je signale que nous avions également sélectionné le M@nuscrit de Stéphane Darnat Son absence pour lequel nous attendons une réponse juridique.

14. Le samedi 11 octobre 2008 par Bepa

@Léo. Et pour La Chambre de Jean-Clet Martin, qu'en sera-t-il ? Je crois me souvenir que cela porterait un autre nom que m@nuscrits, je ne sais plus.

15. Le samedi 11 octobre 2008 par en passant

@@@@Adore est un roman médiocre rédigé dans un style lourdingue, mais comme Véra et Marilou adorent, personne n'osera dire que c'est une daube.

16. Le samedi 11 octobre 2008 par Anisée

@Dahlia: Comme je suis curieuse j'ai commencé hier soir en ligne, j'attaque la deuxième moitié tout à l'heure, le temps s'y prête en plus:)... Et oui comme dit Marylou le "montage" avec les rewinds fait très cinema (pourquoi théatre? pas compris là), et il y a une bonne ambiance dans l'ensemble, tendue... Et surtout on a envie de savoir comment tout ça va finir! (mal j 'imagine!:))) Ca a l'air de partir sur les chapeaux de roue pour toi, tu dois être sacrément contente! :)

17. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

Pour un roman comme Hyrok par exemple, qui a suscité l'enthousiasme, si jamais m@nuscrit ne peut pas le prendre, ce serait bien qu'il bénéficie d'une lettre de recommandation auprès d'un autre éditeur, si c'est possible. S'il a été lu avec autant d'attention par Gallimard, c'est bon signe. Quel serait l'éditeur parfait pour Hyrok? Albin Michel avec recommandation?

Stephane Darnat, souhaitons que son éditeur soit un bon éditeur.

18. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@en passant. Personne n'osera le dire ? N'est-ce pas ce que vous faites dans votre # 15. Dans n'importe quel "comité de lecture", les avis divergent et s'affrontent, on ne voit pas pourquoi ce serait différent pour M@nuscrits. La seule chose qu'on peut demander c'est que les opinions soient "motivées" et ne se réduisent pas à des jugements sommaires du style "C'est une daube" surtout quand ces avis sont émis de façon anonyme et qu'on a donc du mal à les situer.

19. Le samedi 11 octobre 2008 par abcdefg

@en passant 15 : vous pourriez prendre exemple sur les avis construits de Charles Muller, ce n'est qu'une suggestion :-D

20. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Véra. La Chambre de Jean-Clet Martin sera édité dans "ma" petite collection Variations, où je publie parfois des textes de "fiction" écrits par des auteurs d'essais, (domaine qui, personnellement, m'intéresse, et que pratiquait Paulhan dans Métamorphoses qui est mon modèle de référence). Il portera le label Vari@tion pour signaler le fait qu'il s'agit d'une rétropublication, le texte étant apparu sur M@nuscrits et ayant fait l'objet d'une discussion approfondie et très intéressante.

21. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Pax. Vous m'intriguez énormément. Il n'y a pas que vous d'ailleurs. Ma place n'étant pas sur ce fil pour ce qui concerne mon travail, je vous "reprends" au 783.

Très stimulant, cette "rentrée M@nuscrits". Ça bouge pas mal. (Vous aviez raison Léo, de ne pas trop "attendre" pour mettre HYROK... Merci.)

22. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Nicolaï Lo Russo. Oui, je pense qu'avec la sortie papier de Rater mieux et l'amorce de la discussion sur le programme 2009, il y a une "maturation" de l'expérience et une certaine découverte de ses enjeux.
je pense qu'on découvre aussi l'importance du "format" pour démarrer cette collection papier. Commencer avec des livres qui peuvent se situer entre le poche et le broché classique au prix de 10 € (qui est un prix intermédiaire) me semble être la bonne approche. (Rater mieux, Son absence ou Adore par exemple).
HYROK nous fait changer d'économie de la même façon qu'il modifiait le cadre de la mise en ligne, c'est un peu la question pour une nouvelle collection. Mais on va avancer dans cette réflexion.

23. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

@Nicolaï, cela a malgré tout un rapport direct avec la publication de Dahlia. Des ouvrages qui suscitent l'enthousiasme dans m@nuscrit, il n'y en pas tant que cela. Barberine, Jean Clet Martin, Darnat, Nicolaï et maintenant Dahlia.

Barberine, c'est fait, Jean Clet, c'est fait, Darnat, aurait déjà un éditeur mais préaccord des LS pour m@nuscrit, donc d'après ce que je peux remarquer les enthousiasmes se partagent entre Nicolaï et Dahlia. Dahlia de par le fait qu'elle soit bloggeuse influente et connue sur le net correspondrait mieux à m@nuscrit que votre ouvrage qui est assez épais et je le verrais mieux dans un circuit de l'édition classique. Cependant, si une publication dans les LS n'est pas possible, une lettre de recommandation serait fort utile, et Albin Michel (?), êtes-vous déjà passé en comité de lecture chez eux? Antoine Gallimard s'il vous avait écrit une 4ème ne vous a pas poussé un peu ailleurs? Votre livre (car c'est déjà un livre, il a dépassé l'étape manuscrit en un sens) le mériterait.

24. Le samedi 11 octobre 2008 par une fille qui passe

Qui a écrit la quatrième de couverture du livre de Dahlia ? Il y a des fautes de grammaire et une construction bizarre du premier paragraphe. Au début, des phrases sans verbe. Je ne sais pas si ce sont des phrases d'ailleurs s'il n'y a pas de verbe. Je me suis demandée si c'était un style. Et puis, je crois que non, puisqu'à la fin ce même paragraphe s'emmêle dans une phrase très longue et très compliquée. Bon. C'est une drôle d'entrée en matière littéraire. Par contre, l'entrée en matière éditoriale est assez fascinante.

Je suis entrée dans la matière littéraire de Nicolaï Lo Rousso et si je m'agace de certains bavardages ironiques, de bizarreries du type lector, climax..., j'aime bien la facture classique et l'ambition du texte.

Voilà, je sais c'est court mais c'était juste pour dire...

25. Le samedi 11 octobre 2008 par une fille qui passe

Lo Russo, je vous veux Rousso. Je ne sais pas pourquoi. Rousseau peut-être ? Bref, pardon.

26. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@une fille qui passe. J'ai ajouté la 4e dans Lire la suite pour faire les modifications.

27. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Pax. Si vous permettez, je vous reprends mot à mot : "Pour un roman comme Hyrok par exemple, qui a suscité l'enthousiasme, si jamais m@nuscrit ne peut pas le prendre, ce serait bien qu'il bénéficie d'une lettre de recommandation auprès d'un autre éditeur, si c'est possible. S'il a été lu avec autant d'attention par Gallimard, c'est bon signe. Quel serait l'éditeur parfait pour Hyrok? Albin Michel avec recommandation?".

Premièrement, merci pour cette délicate attention. J'ignore qui vous êtes, j'ignore même si vous m'avez lu, j'ignore aussi à quel "bord" vous appartenez. J'ignore tout en somme. Et je m'interroge. Vous semblez affirmer que HYROK a été lu "avec attention par Gallimard". J'aurais bien aimé, oui. Mais ce ne fut pas le cas. D'où tenez vous cette étrange information ? En revanche, ce que je puis vous dire, c'est que mon roman a été — et c'est tout à fait vérifiable —, lu avec "plus ou moins d'attention"(comprendra qui voudra) chez quelques éditeurs de renom. Dont Albin Michel — j'ai reçu fin 2007 une lettre manuscrite et encourageante de la part de Claire Delannoy, qui avait soumis à son ou ses lecteurs la version 5 de mon manuscrit envoyé postalement. Il y aussi le Rocher, Denoël, Le Seuil, Flammarion, quelques autres encore (dont Plon récemment, consternants de non-professionalisme ; j'ose même pas vous mettre le lien vers mon blog (où je les raille), tellement j'ai honte pour eux.) ; j'ai tenu compte de leurs remarques, à tous ces gens, (souvent totalement contradictoires), pour livrer cette dernière version (version 9, aujourd'hui sur M@nuscrits — entre autres attentes). C'est un long travail, c'est assez aliénant quand on est face à sa propre subjectivité. Mais ce roman semble "déranger" l'ordre établi, il est un peu mahousse, il "dépasse", il... enfin vous voyez? Et moi je suis un peu têtu, je goûte mal la tronçonneuse. Et j'ai la patience du Sioux, même si tout cela me fait souffrir. (Vous inquiétez pas, je me soigne :)

J'ai longtemps hésité à proposer HYROK en ligne sur M@nuscrits — que j'ai d'abord "testé" avec une petite nouvelle un peu marrante, mais anodine, facile à apprécier (L'ivre de Z.O.B ; je vous épargne le lien orange). Test concluant. Bienfaisant. Et puis je suis un expérimentateur. Donc j'ai décidé de mettre "plus gros", en discutant des "soucis d'ergonomie" avec Léo. On s'est, à peu près, entendus. Je fréquente le blog des ELS depuis plus d'un an. J'aime parfois participer à des discussions, c'est souvent très intéressant, prenant même. Chose rare sur les blogs littéraires. (Quoique il m'arrive de préférer me retirer, ou de ne rien dire, quand je sens que ça "vinaigre", que ce n'est pas constructif (ça c'est les aléas du direct, on n'y peut rien, surtout sans modération "a priori")).

L'éditeur parfait pour HYROK, dites-vous? Je serai très clair : j'aime bien les éditions Léo Scheer, il y a de l'Art (galerie), de la réflexion (essais), de la littérature (tout le reste). Un entrecroisement qui m'intéresse ; et qui n'est pas sans rapport avec HYROK d'ailleurs. Eh oui, je le dis sincèrement, et sans aucune flagornerie. Pour moi il y a de l'évidence, là dedans. J'aime aussi la sensibilité de Florent Georgesco entre autres. Merde, je le dis ! Et puis vous savez, cher Pax, au bout d'un moment, c'est bête, mais on se sent un peu faire partie de la maison, des meubles en tout cas (même si on n'est qu'un bouchon de tiroir dans un coin au fond du garage, dehors, on est là) On est bien. (demandez à Véra ;) On se demande pourquoi aller ailleurs. Alors on tente, on essaie ! On se dit que ! Rien que de très normal après tout...
Comme je dis toujours : on verra bien. Merci de votre extrême bienveillance en tous cas. Et puisse un jour me faire savoir qui sont "tous ces gens, comme vous, si mystérieux..." :)

28. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

Horreur !!! Totalement désolé!!!, je me suis trompé de billet. Léo, s'il vous plait, pouvez vous DEPLACER ce billet sur le 783?? MERCI!! (et pardon Dahlia)

Ou mieux : annulez-le, je le reposte moi-même.

29. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Léo ou Tony. Merci d'effacer les 27-28-29 de ce fil.

30. Le samedi 11 octobre 2008 par Dahlia

@une fille qui passe (24): c'est moi qui ait écrit cette quatrième de couverture et à grand-peine j'avoue... Si vous avez des suggestions pour l'améliorer, n'hésitez pas. :)

@léo: vous avez devancé la suggestion, merci :)

31. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Léo. Merci. (mais ma réponse à Pax sur le #783, que j'avais "transvasée" a disparu, c'est normal ? En tout cas je ne la vois plus !...)

32. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

@Pas si grave Nicolaï de parler de vous sur le post de Dahlia, elle comprendra. Bien sur que Dahlia avec ses nues, à quelques arguments! Je n'oserais dire de poids!

La collection m@nuscrit, aurait de la pub sur des tas de journaux coquins et assurerait des ventes, et je dis cela sans aucun second degré; Entrevue, Playboy, etc. Dahlia est très dans l'esprit m@nuscrit, car elle a un blog connu.

En fait Dahlia, je me demande si on ne devrait pas virer le fait que vous soyez Modèle de la 4ème, c'est plus marketing mais cela désavantage votre écriture.

Nicolaï, j'avais cru comprendre que Gallimard l'avait lu. Et bien oui, dommage que votre livre ne puisse pas être édité avec vos photos comme un livre d'art en même temps qu'une expo. Peut être un jour.

Pour Stéphane Darnat dans l'idéal absolu (subjectif): Préface de l'éditeur avec la dernière lettre de Stéphane Darnat. Livre. Annexes: Les deux ou trois dernières pages de son blog.

33. Le samedi 11 octobre 2008 par Véra

@en passant (15). La sagesse, ô ma mère ;)... devrait m'inciter à ne pas rebondir à vos ricannements "anonymes", mais vous zaussi vous semblez mal lire. Sachez que je n'ai pas encore eu le temps de savourer le m@nuscrit de Dahlia, ce qui ne m'empêchais pas de dire que, oui, effectivement, j'adore sa personnalité, son tempérament, son humour, car je crois que Dahlia est une grande amoureuse. Tout comme j'odooore son autre prénom, Chloé, pour des raisons tendres et qui me sont très personnelles. Voilà. Ouff ! que ça fait du bien. Un peu d'amour, que diable, en passant ! La rancune ça n'use pas que le foie, mais le coeur aussi, je crois. (C'est curieux, voilà que ça rime !) J'espère que je n'ai pas fait trop de fautes de frappes.

		

34. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax-War

a quelques arguments.

@Dahlia, c'est un peu méchant ce que j'ai écrit, mais en toute franchise, je n'aime pas trop vos photos érotiques, elles désservent votre écriture, il faut vraiment ne garder que les meilleures et en virer 80% de votre site, ou alors faire appel à de meilleurs photographes.

Cela donne un côté amateur que je déteste

Amicalement (vraiment)

C'est le gros avantage de l'anonymat, la franchise. En tant qu'éditeur, cela me bloquerait pour vous éditer, même si c'est vendeur.

35. Le samedi 11 octobre 2008 par Clic

@Véra : ce pourrait être le début d'un m@nuscrit. Ceci dit... en passant.

36. Le samedi 11 octobre 2008 par Véra

@une fille qui passe. force est de constater que Les diablotines se reproduisent à grande vitesse, mais je crois avoir compris qu'avant d'entrer dans l'Arène, les taurillons et taurillonnes de M@nuscrits, auront le privilège de passer par le stade d'un travail éditorial, non ?

37. Le samedi 11 octobre 2008 par Clic

Pax, eh, je n'avais pas compris les nues de Dahlia. J'imaginais les nimbes.

38. Le samedi 11 octobre 2008 par Henri

Bon Dahlia, je vous aime déjà, vous me donnez des frissons. Attention quand même, j'ai lu vite, mais à la page 39, ce vin corsé qu'on sert aux godelureaux, avec la blanquette, c'est quoi! Faites gaffe tout de même, faut nous informer, hein!

39. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Pax. Je vous avais (longuement) répondu. Visiblement vous avez eu juste le temps de lire ma réponse, car elle a totalement disparu. C'est très bizarre. Décidément je ne cesse de m'interroger. Mais vous ne m'avez pas entièrement saisi je crois : Je ne cherche pas à faire publier des photos, ni ne suis à la recherche d'une galerie. C'était pour répondre à votre question ci-dessus: quel éditeur conviendrait à HYROK. (J'espère que Léo (ou Tony ?) va retrouver ma réponse, et la replacer en #783, là elle s'est évanouie mystérieusement.)

Pour Gallimard, vous deviez faire allusion au "joke" que j'avais commis il n'y a pas longtemps. Oui c'était un joke ! Je croyais que tut le monde l'avais compris comme ça :) Antoine Gallimard ne se jette pas sur le premier Manuscrit qui traîne sur une table au Flore... (enfin je ne pense pas).

Quoi qu'il en soit, c'est très "casse-gueule" de ne pas savoir à qui on s'adresse vraiment dans un blog. Faut faire attention je crois, dans tous ces échanges, avec tous ces pseudos multiples. Mais ça fait partie du jeu sans doute.

40. Le samedi 11 octobre 2008 par Véra

@Clic. C'est en puce qu'il faudrait se déguiser, ici, pour tout suivre ! Non, non, cher Clic, comme je l'avais déjà dit à notre talentueux, encore un autre, et très cher et jeune Nicolas, je n'y ai sincèrement jamais songer, du moins en public... Vous oubliez le désastre de ma syntaxe ampoulé et mes avatars avec Monsieur Emile... C'est hautement plus "confortable" d'être de l'autre côté du miroir... Comme le dit quelqu'un que j'adoooore - en effet, une trouvaille ce titre de Dahlia-Chloé - celui qui parle prend le risque d'être entendu, et celui qui écrit court le risque d'être lu !

41. Le samedi 11 octobre 2008 par Véra

@37 Zut ! "ampoulée" et n'avais pas encore vu le 36.

42. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

Ce qui me rassure, c'est que si ma réponse a volontairement disparu, c'est bien qu'elle a été lue... Mais tout ça n'est pas très grave. Nous nous sommes compris.

43. Le samedi 11 octobre 2008 par Clic

@NLR : en tout cas je l'ai lue. Mais je suis une tombe.

44. Le samedi 11 octobre 2008 par Clic

@Véra. Emile me dit qu'il se porte bien.

45. Le samedi 11 octobre 2008 par nic

@Leo. Une remarque de Pax (23) à propos de Dahlia "bloggeuse influente" et de l'intérêt dans ce cas d'une édition papier me fait m'interroger, parce qu'elle me semble en effet très censée, mais ne me laisse guère d'espoir... Concevez-vous m@nuscrits comme la base à partir de laquelle se constitue une sorte de réseau de pré-vente, faut-il - à défaut de blog - s'essayer à des stratégies virales pour promouvoir autour de soi ses textes ?...

46. Le samedi 11 octobre 2008 par Chantecler

@Clic*41** Dois-je comprendre que Littré serait enclin à lui donner du soufflet ? Voir une franche correction, même et peut-être ? Véra est une grande paresseuse qui a trop de respect pour la chose bien écrite que pour sur de tels chemins vouloir s'aventurer. Elle, elle n'est pas de Touraine...

47. Le samedi 11 octobre 2008 par Z

@Marilou, vous ne rendez pas service à Dahlia malgré vos bonnes intentions : J'entends des lames s'aiguiser derrière moi. Conseil : Sortez un peu de votre bulle de champagne et penchez-vous la moindre sur la raison d'être de la collection M@nuscrits. Sur votre manière, candide, de la saboter. Que vous renvoyiez l'ascenseur à Dahlia est parfaitement admissible, elle a su à point focaliser sur votre joli roman. Mais là vous mettez les pieds dans le plat, vous n'avez pas bien compris. "Adore" est une petite chose assez banale, inoffensive, écrite de la main gauche ("arrangeable" cependant, "possible", soyons diligent). Or vous en parlez comme si vous ne l'aviez pas lue. Lourde erreur.(Avez-vous seulement ouvert un M@nuscrit? On peut en douter.) C'est d'autant plus regrettable que vous savez fort bien que Dahlia sera publiée aux ELS quoi qu'il advienne. Pas la peine de vous faire de dessin, n'est-ce pas? @Leela, Anisée, la fille qui passe et autres oiselles. Vous êtes un poil naïves vous, non? Changez de graines, vous volez de travers. @leo, soyez prudent dans vos parties de chasse à la bécasse. On vous aime bien, vous êtes courageux. (On vous croyait plus subtil ceci dit ; ce que vous pouvez être « grosse ficelle » parfois ; j’en discutais avec X hier justement…) Le début d'une collection - attendue - est très délicat comme vous le savez. Eh oui mon cher, c'est ça aussi de s'exposer, de fanfaronner... Ne vous trompez pas de couleur. "Rater mieux" est un sain commencement. Pour votre prévisionnel, Darnat est une option intéressante. Moins frivole. Le Lo Russo a l'air étonnant. Konsstrukt, il y a des choses. Essuyez vos lunettes, leo. Bonne chance. Amicalement. Z

48. Le samedi 11 octobre 2008 par Clic

En contrepoint du (40), merci Chantecler :

Soudain, comme une réponse, un objet brillant tomba du lit nuptial, sur la noire fourrure, avec un bruit métallique : un rayon de l'affreux jour terrestre l'éclaira !... L'abandonné se baissa, le saisit, et un sourire sublime illumina son visage en reconnaissant cet objet : c'était la clef du tombeau.

Véra, Villiers de l'Isle-Adam.

49. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Nicolaï Lo Russo. Je ne peux pas faire ce genre de transfert que vous me demandez. Vous m'avez demandé d'effacer 26, 27, 28, ce que j'ai fait. Maintenant vous demandez de rétablir le 28, OK. Mais évitez ce genre de trucs : nous n'avons pas les N° des billets et des commentaires dans le back office, le blog deviendrait ingérable avec ce genre de demande.

50. Le samedi 11 octobre 2008 par Christelle

Bonjour, Le manuscrit de Dahlia est pour moi un parfait symbole de ce qui cloche dans la collusion/collision entre blog (je n'ai pas dit web) et littérature : Je lis avec plaisir le blog de cette jeune femme depuis environ un an, ses chroniques sur d'autres publications et j'ai eu accès à certains de ses posts de la rubrique "Behind the looking glass". Elle a un ton intéressant, un univers particulier. Ses chroniques au jour le jour, ses photos, sa musique, ses coups de gueule, ses critiques littéraires forment un univers cohérent, une parfaite chaîne trophique au sein de laquelle elle est en même temps l'élément dominant, l'aliment principal, et l'objet de tous les échanges.J'ai lu donc le m@nuscrit "Adore", et à mes yeux, privée des autres supports (critique-musique-photo-chronique), l'écriture de Dahlia ne suffit pas à la construction d'un roman : une blogueuse qui aime l'écriture ne fait pas (automatiquement) un écrivain. Pourtant, on retrouve dans "Adore" le côté discipliné, voire tâcheron (c'est un compliment) d'une travailleuse qui fait attention au texte, qui se délecte des mots. Mais c'est insuffisant, ça ne résiste pas à la longueur d'un roman, au simple support papier : l'intrigue est faible, l'univers est rebattu, les rapports entre les êtres alambiqués. On dirait que Dahlia a voulu mettre un texte sur ses photos, faire un pont avec ses écrits les plus privés (BTLG).Or le récit doit se suffire à lui-même, et là, clairement, ce n'est pas le cas : pour moi, c'est une tisane pâlotte, tirée d'une infusion de blog. Il manque la chair, le sang. On a l'écrit, on n'a pas le roman. Cordialement

51. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Léo. Merci. Je ne voulais pas vous ennuyer, croyez-moi. je voulais juste avoir ma réponse à Pax intégralement dans "mon" 783... (et l'effacer d'ici, où elle n'a pas grand chose à faire) Mais faites comme ça vous arrange le mieux, vraiment.

52. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Z. Voyez comme même Zoro peut se tromper malgré ses airs "bien informés" : Je reçois les M@nuscrits un mois avant leur mise en ligne (c'est le temps qu'il faut pour les mettre au format à raison de 10 par semaine)
Quand j'ai reçu celui de Dahlia, je l'ai transmis à Marilou (c'était avant que Dahlia parle de Marilou), elle l'a lu et m'a dit qu'elle trouvait que ce serait un bon texte pour la collection M@nuscrit.
Je trouve vos attaques complètement à côté de la plaque et si vous pensez qu'il est inutile de "faire un dessin", moi je suis demandeur, j'aimerais bien comprendre quelle mouche vous a piqué.

53. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

Je serais moins dure que Christelle et Z, mais ce que l'on remarque, c'est que pour la première fois Marilou lit un manuscrit officiellement et donne son avis. On assiste à un renvoi d'ascenseur en direct ce qui est en somme humain et normal (et franc et transparent et amical et gentil). Et comme Marilou est Marilou, et que Dahlia est bloggeuse influente, son livre est certain d'être édité et de se vendre.

Cependant, nous savons tous, qu'à priori, c'est Stéphane Darnat qui sera publié en mai-juin. L'aurait-il été sans être mort, je crois que oui.

Et Nicolaï va repartir avec son Hyrok sous le bras, avec une lettre de recommandation dans le meilleur des cas. Il aura reçu aux LS, un accueil mille fois plus chaleureux et encourageant que dans les autres maisons, non?

C'est humain.

@Nicolaï, je vais vous contacter un de ces jours. Il faut que je termine Hyrok avant de penser plus loin pour un éditeur.

54. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Z. Pfouuu... (Bon, moi, je m'en vais. Mais merci infiniment pour le "a l'air étonnant" (c'est déjà pas mal comme embryon de critique :) Et je n'ai lu ni le S.Darnat, ni les Konstrukt. A tort sans doute.)
Dire quand même que vous me paraissez bien sévère avec Dahlia. L'avez vous vraiment lue au moins? Ou contenté, comme souvent, d'un "bref survol"?

55. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

@Léo, tant mieux, c'est certain pour moi, que Marilou a vraiment aimé le m@nuscrit de Dahlia, mais Dahlia a du poids à sa façon. Elle est critique littéraire et a travaillé un peu pour les LS (un peu amie aussi). Donc on fait attention à elle. La preuve, les autres m@nuscrits mis en ligne ne sont pas lus par les LS d'habitude. C'est humain et normal. Cependant, est ce que vraiment le manuscrit de Dahlia est le meilleur de tous les manuscrits envoyés, ont-ils été tous lus par les LS? NON. C'est ce que notre brave Wrath nationale (que je déteste), clame et le pire c'est qu'elle n'a pas tort. Dahlia a droit a un traitement de faveur parce qu'elle est critique littéraire avant tout et que l'on ne peut pas se mettre une critique à dos, et aussi parce qu'elle est gentille et amicale. Mais est-ce que son manuscrit est le meilleur? Il faudrait que je les ai tous lus pour me prononcer, et PERSONNE ne les a tous lus. C'est injuste mais c'est la vie, et c'est comme ça partout dans toutes les branches, pas seulement dans l'édition. Et Dahlia a au moins le mérite d'exister par elle-même sans piston. Il faut sortir du lot. Trouver un moyen d'être lu. Et trouver un moyen de se vendre, Dahlia avec son blog et ses photos érotiques détient tout cela.

Dahlia est aussi dans l'air du temps. Elle est représentative des années 2005 et + sur le web et ainsi également de m@nuscrit. Et elle peut contribuer à lancer la collection m@nuscrit.

56. Le samedi 11 octobre 2008 par Christelle

Pax, je n'ai absolument pas attaqué Dahlia sur les histoires d'ascenseur avec Marilou, et je ne sais pas ce que sait Z, visiblement. Il est inévitable (encore heureux, nous ne sommes pas des robots) que l'affect joue un rôle, mais mon propos ne portait que sur le manuscrit : Or, je ne suis pas d'accord avec vous "Et comme Marilou est Marilou, et que Dahlia est bloggeuse influente, son livre est certain d'être édité et de se vendre" : édité, peut-être, mais il est pour moi loin d'être "vendable" en l'état, dans une édition papier telles qu'elles existent aujourd'hui... Mais peut-etre LS veut-il faire de M@nuscrits une collection "brute" où les textes ne reçoivent aucune modification ? Je n'ai pas voulu être dure, mais désolée, je pense qu'"Adore" manque sérieusement de fond et patauge dans sa forme.

57. Le samedi 11 octobre 2008 par Leela

@ 47 - Naïve à propos de quoi ? Changer de graines pour lesquelles, pour quoi faire ? Est-ce que je prétends voler (non je suis confortablement assise devant mon ordinateur) ? Dahlia blogueuse influente ? j'en sais rien et m'en fous. Le blog de Dahlia, je l'avais visité un petit nombre de fois et trouvé sympatoche, sans plus. Mais je viens de terminer Adore et je puis confirmer que j'ai adoré, en tant que m@nuscrit. Après, ce qu'en font les éditeurs et ce qu'en pensent les critiques littéraires, ce n'est pas mon affaire.

58. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Pax. Si cela vous intéresse de connaitre mon point de vue, il n'est pas tout à fait comme ce que vous décrivez. Le principe de M@nuscrits (la collection papier) est d'explorer les écritures venues du Net, c'est en cela que Dahlia, lorsqu'elle envoie un texte à M@nuscrits me semble intéressante, non pas parce qu'elle est critique, mais parce que son texte est né dans la logique d'écriture de son blog. D'ailleurs Christelle (# 50) souligne bien la difficulté de passer de l'un à l'autre (rétropublication) qui suppose un travail éditorial avec l'auteur pour l'adapter au support du livre.
Contrairement à ce que vous dites, nous lisons les M@nuscrits, je ne vois pas pourquoi nous ne le ferions pas. Nous n'intervenions pas dans les discussions jusqu'à présent, car je ne le souhaitais pas, dans la mesure où nos interventions ne peuvent se faire ici qu'en tant que ELS et que le premier livre M@nuscrits des ELS ne sort que le 15 octobre.
Donc, à partir de maintenant, cela a un sens, mais je voudrais quand même qu'on garde les deux cheminements parallèles entre la communauté auteurs/lecteurs de ce qui est en ligne (comme sur tout site communautaire) d'une part et, d'autre part, ce qui correspond aux projets de publication de livre papier dans la collection M@nuscrits qui relève d'une autre logique qui est celle d'une maison d'édition. De ce point de vue, je suis assez d'accord avec votre dernier paragraphe.

59. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Christelle. Je n'avais pas lu votre # 56. La collection M@nuscrits ne saurait être "brut", d'ailleurs nous l'avons longuement expliqué pour Rater mieux, mais vous n'étiez peut-être pas là. Le travail éditorial me semble particulièrement important pour une collection qui déplace les écritures d'un support d'origine du Net vers le livre papier, comme vous l'expliquez très bien dans votre commentaire précédent. (exception faite du M@nuscrit de Stéphane Darnat, si nous avons l'autorisation de le publier, qui, par nature, ne peut être modifié.).

60. Le samedi 11 octobre 2008 par Françoa Appaa

On parle énormément de Adore et Dahlia sur ce blog. Stimulé par le buzz, j'en fis un remix. Smoke a blunt and turn this shit on.

Appas

61. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

@Léo, je déteste Wrath mais celle qui est la plus représentative de l'air du temps c'est elle. Editer Dahlia, d'accord. Mais annoncer en direct par Marilou et vous, la publication de Dahlia alors qu'elle VIENT d'écrire des éloges sur le livre de Marilou, alors qu'elle a travaillé pour les LS, c'est tellement tout ce qu'il est dans l'air du temps de dénoncer en plus du bonnet A, B ou C. C'est dommage Dahlia est méritante, oui elle correspondrait bien à m@nuscrit, mais il aurait fallu attendre six mois de plus. C'est transparent, touchant, gentil, mais cela détruit m@nuscrit dans l'oeuf. Darnat, c'est le choix. Hyrok aurait crédibilisé m@nuscrit. Konstrukkt, j'aime beaucoup.

C'est triste car comme nous tous ici, j'adore Dahlia.

62. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Pax. Désolé que vous ne vouliez pas comprendre ce que je vous dis en # 58. Marilou n'a pas annoncé la publication de Dahlia, elle a dit qu'elle trouvait ça bien pour M@nuscrits (# 11) et je lui ai répondu que c'était un peu tôt pour en décider (# 13) et que nous avions un mois pour en discuter avant les réunions commerciales (Pourquoi 6 mois d'un seul coup ?) Pourquoi le fait d'en parler ici de manière transparente tuerait-il la chose dans l'oeuf ?

63. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Pax. "Hyrok aurait crédibilisé m@nuscrit". Vous êtes très touchant, merci, mais c'est curieux, quand même, cet emploi du conditionnel passé. Comme si tout était écrit depuis belle lurette avant le moindre livre en librairie. Je crois, et Léo l'a parfaitement fait entendre dans son #22, que M@nuscrit est encore dans une phase de lancement, de reflexion, que rien est arrêté en terme de prix définitif, de nombre de pages, en somme : d'économie de la collection. Tout bouge, fluctue, et ce, déjà, en fonction des premiers résultats de Barberine avec son Rater mieux. Ne nous énervons pas. C'est fou ce que les gens sont pressés, violents, péremptoires. Ça me fascine. (Je ne dis pas ça pour vous spécialement, Pax, on est d'accord.)

64. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Pax. En plus vous êtes en train d'enterrer HYROK, Konstrukkt, au nom de quoi ? Si le fait de parler ouvertement des publications sur ce blog doit conduire à ce genre de malentendus, peut-être vaut-il mieux revenir au secret de la décision et lui réserver nos discussions internes aux ELS, comme le font tous les éditeurs.

65. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

Nicolaï Lo Russo. On est d'accord. Je me demande quand même si ce n'est pas pure malveillance dont la sempiternelle référence à Wrath est un signe évident.

66. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Léo. Pax, par "pure malveillance" ? Non franchement, je ne crois pas. Il s'emporte un peu, c'est samedi soir, mais bien des choses portent à croire qu'il semble apprécier et défendre non seulement Konsstrukt et HYROK, mais pas mal de choses dans les éditions ELS. Dont Dahlia. Tout va bien, Léo, ne vous inquiétez pas. Pax est bon comme l'eau d'une fontaine. J'en suis certain.

67. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

@Léo, 65, pas du tout. Wrath est dans l'air du temps encore plus que Dahlia, simple constat, j'adore Dahlia, je déteste Wrath. Pile et face. Darnat, et puis voilà. Dahlia participe à TOUT ce qui est dénoncé; copinage, critique littéraire influente, érotisme''. Darnat, est la voie de l'intégrité. Hyrok celle du courage. Konstruckt de l'originalité. Dahlia dans un an, mais là, elle a travaillé pour vous, c'est cuit. C'est trop tôt pour imposer une collaboratrice des éditions LS qui en plus vient d'écrire un bon papier sur Marilou. Car m@nuscrit, c'est justement SORTIR du copinage, des journalistes édités, c'est SORTIR de tout cela, c'est faire participer les internautes. Et là, on voit bien que Dahlia aussi adorable soit-elle ne fait pas l'unanimité. Barberine déclenchait bien plus l'enthousiasme, Stephane Darnat aussi, Hyrok (énorme), Konstruckt on n'en a pas parlé mais puisqu'on en a parle je donnais un simple avis.

Si Dahlia avait descendu le livre d'Angie?

68. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@NLR. Nethor, le dieu du Net, vous entende.

69. Le samedi 11 octobre 2008 par Dahlia

@Pax: je suis d'accord qu'on puisse éliminer la mention du fait que je sois modèle sur la quatrième de couv', mais j'aimerai savoir en quoi mes photos me desservent. D'autant qu'elles sont loin d'être érotiques comme vous le dites, du moins je ne les a jamais considérées comme telles. En six ans de shootings, je n'ai jamais voulu me mettre dans un créneau précis de ce côté-là, quand bien même j'ai eu tout le temps des propositions qui cherchaient à me cantonner dans le gothique ou le "fetish fashion" genre "vas-y pose habillée en vynile sur un fond noir ça sera génial". C'est d'ailleurs pas pour rien que je refuse catégoriquement les photos de pin-up, y a pas plus "fermé" que ce type d'images. Ca me rappelle un photographe que j'admirais beaucoup (je ne le citerai pas) avec qui je voulais travailler et qui m'avait répondu "ouais mais je ne fais plus poser les modèles fetish, quand on leur enlève leurs accessoires, elles ne savent pas poser ou jouer." J'avais failli en avaler mon thé de travers, car sur les 400 photos de mon site les BDSM/fetish, c'est quoi 50, 60 photos? S'il y a bien une chose dont je suis fière et pour laquelle on m'a souvent fait la remarque, c'est justement que d'une photo à l'autre, je n'étais jamais la même personne. C'est un tout, je pose (beaucoup moins certes, mais toujours) et j'écris. Je ne crois pas que virer mon site de photos arrangerait les choses, là on dirait "ah elle se renie pour la jouer plus respectable". C'est sans fin... De même, je ne suis pas, mais alors pas du tout une blogueuse influente. Sauf si vous pensez que le fait d'écrire depuis longtemps sur le net fait de nous un blogueur influent (je déteste vraiment ce terme). J'aimerai juste dire que je suis une blogueuse lue...

@Christelle: vous faisiez donc partie des membres de BTLG... C'est intrigant. Pour le reste, le texte qui mérite d'être retravaillé, étoffé ou au contraire élagué, je vois que Léo vous a répondu en commentaires 58 et 59.

70. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@NLR. Je veux bien continuer à vous suivre, mais là (# 67) ça dépasse mes capacités.

71. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Léo. Détendons-nous. Révisons nos classiques : Je vous avais parlé un jour du dilemme du prisonnier et du fameux "point d'équilibre de Nash". Vous vous souvenez ? Des notions très intéressantes en théorie des jeux, en sociologie, et en psychologie (école de Palo Alto). C'est exactement ce qui se joue sur ce billet, et de manière plus générale entre les auteurs de M@nuscrits et les "critiques" type Ludivine Cissé (extra-muros pour l'instant). Nic, dans une pertinente intervention dans le billet à coté (derniers m@nuscrits de la semaine) aborde cette problématique avec un certain courage. Que je salue d'ailleurs. Personnellement, je suis faciné, captivé, par tout ce qui se jour là sous nos yeux. Et depuis un certain temps. Un vrai feuilleton ; quand même plus instructif que la série "sex & the city". Je prends beaucoup de notes à ce sujet. C'est si riche d'enseignements. Vous prendrez bien un biscuit, cher Léo?

72. Le samedi 11 octobre 2008 par Oui, mais

Que faire si les deux enfants se disputent les rôles et ne parviennent pas à s'entendre pour savoir qui coupera et qui choisira en premier son morceau ? Cet équilibre que vous décrivez suppose un pré-équilibre. Comment atteindre celui-ci ? (car j'ai deux enfants terribles, et, parfois, à mon intense culpabilité évidemment, je dois avouer que le couteau pourrait bien servir à autre chose qu'à couper ce foutu gateau...)

73. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

@Dahlia, je ne sais que dire. Vous semblez dans la juste voie, la preuve. Donc continuez. Vous êtes dans l'air du temps vous aussi. Vous seriez ma petite soeur, je trierais avec vous les photos qui vous valorisent et enlèverais celles qui vous désservent. Car trop amateur et surtout ne vous valorisant pas vous en tant que modèle. Le boundage, ce sont les mieux! Franchement. Mon regard n'est pas moral. C'est l'amateurisme qui me déplait, sur certaines photos vous êtes belle et désirable et sur d'autres, on dirait un rorqual échoué sur la grève qui cherche son air.

Le lynchage par rapport à m@nuscrit a déjà commencé, il faut attendre un an, que la collection m@nuscrit soit lancée et là votre publication sera acceptée. Dans ce timing précis, vous allez droit dans le mur, beaucoup trop proche des LS. Il aurait fallu descendre en flammes le livre d'Angie pour que cela soit accepté par les internautes.

@Léo, vous me faites rire ce soir. Quel intérêt ai-je à donner mon avis, si ce n'est à me coller une critique littéraire sur le dos, plus une volée d'éditeurs sympathiques? Aucun, je ne connais aucun des protagonistes de l'histoire (les écrivains de m@nuscrit), et je n'ai aucun m@nuscrit en ligne. Le seul intérêt que j'aurais dans ma petite vie à moi, ce serait de cirer les pompes de tout le monde dans l'espoir que l'on me les cire aussi. Je préfère crever.

74. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Oui, mais. Eclat de rire. Qui fait un bien fou. J'espère juste que le couteau dont vous parlez ne sont pas de ceux qu'entendait "Z" un peu plus haut...

75. Le samedi 11 octobre 2008 par Gérard

S'il est possible, parfois, sans offenser, d'exprimer le monde (encore) libre des pensées spontanées, voici : n'avez-vous jamais l'impression, Cher Léo, de tourner en rond ? De publier des textes qui n'en sont pas ? "Ce qui vient pour ne rien bouleverser ne mérite ni patience ni égard". C'est bien d'animer une petite communauté de blogauteurs. Ce serait mieux d'animer la littérature. Mais ce n'est, après tout, qu'une opinion parmi... tellement d'autres.

76. Le samedi 11 octobre 2008 par Charles Muller

(71, Nicolaï Lo Russo) Les jeux connaissent en effet une stratégie optimale dite d'équilibre... mais les joueurs ne la jouent pas toujours, et même pas souvent ! Enfin, sur la courte durée, on voit ensuite des stratégies évolutionnairement stables, par élimination progressive des stratégies sous-optimales.

77. Le samedi 11 octobre 2008 par Christian

@Nicolaï Lo Russo "Quoi qu'il en soit, c'est très "casse-gueule" de ne pas savoir à qui on s'adresse vraiment dans un blog."

Dans un blog ou dans la rue, dans un salon ou une cuisine, n'est-ce pas notre lot commun ? Ne jamais savoir vraiment. Ce qui, peut-être, déconcerte spécifiquement ici - ici : entendu un blog parmi d'autres - c'est que les masques peuvent tourner très vite et qu'il est parfois difficile de savoir si on ne parle pas, parfois, avec soi-même.

Regardez, Nicolaï, celui qui se masque le mieux aujourd'hui, Z, est le plus reconnaissable.

Vous l'avez certainement rencontré, il a des cales aux genoux à force de prendre cette position si commune lorsqu'on a pris l'habitude de regarder par le trou des serrures ; et vous savez quoi ? La clef y est souvent fichée, seul le clinquant métallique obstruant la vue sur l'essentiel peut être révélé à la cantonade. Z, donc, est bien le plus reconnaissable. Pour les autres, Clic aurait bien une idée, il faudrait le sonner.

Rassurez-vous Nicolaï, lorsque les choses sérieuses se présentent vite se révèle qui est qui à - et pour - ce moment.

PS : méfiez-vous de vos "amis", l'unanimité est de petite assemblée.

78. Le samedi 11 octobre 2008 par Clic

@Christian : Quoi c'est ça un blog ? On vous sonne comme si vous aviez un portable - un domestique quoi - et vous accourez ?

79. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Pax. Cher Pax, vous en êtes à votre 9e commentaire (17, 23, 32, 34, 53, 55, 61, 67, 73. Il suffit de les parcourir rapidement pour comprendre à quoi vous avez consacré votre samedi après midi : essayer de pourrir un fil... Je ne sais pas si c'est du Nash comme le pense NLR ou autre chose, mais je crois que là, on a compris.

80. Le samedi 11 octobre 2008 par Clic

@Oui, mais : je voudrais bien ma part.

Ils étaient trois petits enfants allant glaner au champ.

81. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

53 et 55.

82. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Gérard. "Animer la littérature"... Mazette ! Je vous en laisse le soin, cher Gérard.

83. Le samedi 11 octobre 2008 par Pax

@Léo, je m'en vais, mais j'ai eu plutôt l'impression de passer une partie de mon samedi à sauver une idée que je trouvais assez noble à la base.

Ce qui est malheureusement dans l'air du temps

84. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Christian. Pas d'inquiétude : Je n'ai aucun ami sur internet. Ma page facebook est, à ce titre, à mourir de rire. Je crois que c'est la plus anémique de toutes. Quant à Z, alors là, aucune idée. Ludivine Cissé me semble être Stalker, juste un vague sentiment, mais bon vous savez, à ce jeu là on peu épiloguer dix ans. Je doute fort que Clic, ou quiconque, puisse nous aider significativement. Et puis à quoi bon ?

@Charles Muller. Vous en connaissez un rayon, je sais bien. Je vous lis souvent silencieusement. Moi je débute en ces matières, j'observe. Mais tout ça m'intéresse beaucoup. Et j'arrive, à mon tout petit niveau, à en tirer quelques conclusions qui m'éclairent pas mal.

85. Le samedi 11 octobre 2008 par Christian

@Nicolaï, vous me rassurez (je n'étais pas vraiment inquiet, vous aimez les poivrons). Clic sait (vous faites vraiment fausse route) mais il se prend maintenant pour une tombe.

86. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@Pax. Merci.

87. Le samedi 11 octobre 2008 par nic

@NLR (71). Merci, je me demandais si j'avais rêvé mes interventions ici et là-bas - ou si je sens le pâté. D'ailleurs, je ne comprends pas bien - et de moins en moins - ces histoires de familles, d'amitiés, de haines, de masques, et surtout de famille (communauté ?) qui semble raisonnablement impénétrable. J'ai envoyé cet après-midi mon "roman", il me retient.

88. Le samedi 11 octobre 2008 par leo

@nic. Pardon du retard, votre # 45 :

"@Leo. Concevez-vous m@nuscrits comme la base à partir de laquelle se constitue une sorte de réseau de pré-vente, faut-il - à défaut de blog - s'essayer à des stratégies virales pour promouvoir autour de soi ses textes ?..."

Je n'en vois pas l'utilité. Autant je peux imaginer l'utilité de stratégies pour le travail d'un éditeur qui veut faire connaître les textes d'un auteur, (et encore cela semble assez inutile) autant, pour un auteur, je ne crois pas que ce soit bon, c'est plutôt dévalorisant comme posture. Je ne vois absolument pas M@nuscrits comme un réseau de pré-vente mais comme un moyen pratique (plus pratique que la poste) pour envoyer son manuscrit et le faire lire par des éditeurs.

89. Le samedi 11 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

@Nic. C'est la nature humaine, cher nic, rien de plus, rien de moins. Tout est là, concentré. Alors évidemment ça impressionne un peu. Je comprends qu'il y en ait que ça débecte. Qui partent se promener (ça m'arrive aussi). Pour ma part, cette fois-ci, et puisque j'ai été malgré moi dans le "feu de l'action" si on peut dire, j'essaie de transcender l'aspect assez vil de tout ça. J'essaie d'y voir un simple sujet d'étude. C'est assez romanesque, finalement. ce qui est dommage c'est que c'est un fil consacré au roman de Dahlia, et qu'on en a d'ailleurs assez peu parlé. Je propose qu'on lui laisse maintenant toute la place. D'ailleurs je vais aller lire son roman, voir de quoi on parle, en fait.

90. Le samedi 11 octobre 2008 par nic

@NLR. Si c'est la nature humaine, alors c'est pire, puisque de la famille (87) "humaine" je reste en marge !

91. Le dimanche 12 octobre 2008 par ouam-chotte

En tous cas joli cadeau de présenter d'autres manuscrits en même temps que celui de Dahlia. Pas l'impression de faire du remplissage, déjà.

92. Le dimanche 12 octobre 2008 par Alex

Le moins qu'on puisse dire c'est que la nouvelle de la mise en ligne du roman de Dahlia a généré bien des commentaires. Je pense que certains auraient peut être mieux fait de commencer par lire son texte au lieu d'étaler leur mécontentement, histoire de savoir au moins ce dont ils pouvaient bien parler.

En ce qui concerne les photos de Dahlia, elle l'a très bien répondu elle même, c'est quelque chose qui fait partie de son univers au même titre que ses écrits, et les billets qu'elle publie sur son blog. C'est quelque chose qui fait partie d'elle, et je ne comprends pas trop pourquoi on devrait lui amputer cela, ni même ce que ça peut bien avoir à faire dans cette discussion.

Je me permets donc de recentrer la conversation sur le roman, puisque c'est quand même ce dont on parle. Il s'agit du premier roman d'une personne qui s'est adonnée à l'écriture, et cela depuis la création de son blog et ses chroniques pour différents sites. En cela, elle rejoint parfaitement ce que Léo tente de créer avec sa collection m@nuscrits. Elle est très représentative de ce courant influent localisé sur le web, et depuis de nombreuses années. C'est grâce à sa persévérance et à la pertinence de ses propos qu'elle a réussi à se faire connaître, il n'est pas question de piston là dedans mais d'affect, comme cela a déjà été souligné. Pour ce qui est de son livre, personnellement, je l'ai beaucoup apprécié. On sent la force de conviction d'une prose qui a été ressentie et qui sort tout droit du coeur ; l'équilibre entre les personnages est très bien maintenu tout au long du roman, et on s'attache à eux en évitant les écueils habituels du mélodramatique et du pathos.

A ceux qui voient là une histoire banale et sans intérêt (ce n'est pas ce qui a été dit exactement, mais l'idée y était) ; j'ai envie de leur demander combien de livres de cette rentrée littéraire 2008 ou de celle de l'année d'avant leur ont paru transcendants, extatiques, ou flirtant avec le génie. J'ai l'impression, en lisant des romans actuels, de voir un étalage de textes égo centrés, articulés autour de la vacuité et de la mégalomanie. Adore, en comparaison, c'est une bouffée d'air frais ; un peu d'âme là où on ne voit guère plus que du vide. Après, la subjectivité fait que les gens aiment ou n'aiment pas... Mais dans le second cas, qu'ils donnent au moins des raisons précises et argumentées, et si possible pouvant se rapporter au texte en lui même.

93. Le dimanche 12 octobre 2008 par Pax

@Léo désolé mais je réponds une dernière fois. J'ai eu le malheur de jeter un oeil avant de dormir.

Alex, je comprends très bien votre point de vue. Je ne trouve pas le texte de Dahlia mauvais du tout. J'ai toujours pensé que Wrath était paranoïaque, je réalise qu'elle avait raison. Je suis en état de choc. Cela n'a rien à voir avec Dahlia. C'est l'échange de balles au dessus de la tête d'un mort, le manque de respect pour les participants à m@nuscrit, le manque de respect pour la littérature. C'est de voir la puissance du sexe, de la séduction, du jeu d'influence, les petites cuisines internes que l'on se prend en pleine face et de se dire mais qu'est-ce qu'on fout là? Dans ce blog interne, si interne. Allez sur Google, tapez Angie David, Marilou. Et puis c'est tout. Cela ne me donne plus du tout envie de lire le livre d'Angie David à qui je souhaite malgré tout, bonne presse.

Pour Dahlia, ce ne sont pas les nues ou les photos qui me dérangent, c'est la qualité des photos, les tarifications affichées (50 euros la séance), ces petits détails, que j'enlèverais si je devais représenter une maison d'édition d'un certain niveau intellectuel. Ces photos la desservent, ne lui rendent pas hommage, sauf pour 20 ou 30% à conserver.

94. Le dimanche 12 octobre 2008 par leo

@Alex. Merci de recentrer la discussion sur le roman de Dahlia. Mais je ne prends pas le reste comme un mauvais signe. Plus on publiera de M@nuscrits sur papier, ( et imaginez, qu'en plus, ça marche) et plus la bagarre sera rude, c'est ainsi.

95. Le dimanche 12 octobre 2008 par leo

@Pax. Il est clair que vous êtes en état de choc, votre # 93 en témoigne, mais peut-être pouvez vous laisser les commentateurs parler du livre de Dahlia comme Alex a commencé à le faire, si ça ne vous dérange pas, cher Pax.

96. Le dimanche 12 octobre 2008 par Appois Franco

On parle tellement de Adore et Dahlia sur ce blog que stimulé et enfiévré par le buzz, j'en fis un remix et me gourrai dans le lien. A vous de remixer aussi.

AF

97. Le dimanche 12 octobre 2008 par Leela

@ Appois Franco - j'aime mieux l'original - mais pas mal, votre remix. A propos du manuscrit, puisqu'on parle musique, je préfère le lire sur fond de Chopin plutôt que NIN (mes excuses à Dahlia si je commets un sacrilège, mais NIN n'est pas pas ma tasse de thé).

Une autre chose que j'ai remarqué, ce sont les descriptions quasi-cliniques. "C'est en baissant la tête qu'il sentit une sueur froide perler le long de sa colonne vertébrale". Presque un Signe de Lhermitte, décrit par le neurologue Jean Lhermitte, oncle de Thierry je crois. (Une fois de plus mes excuses, Dahlia n'a pas voulu écrire un traité de neurologie).

Je pense que la force, ce n'est peut-être pas vraiment l'histoire en elle-même, mais l'exploration de la montée de tension jusqu'au climax, ressentie intérieurement et physiquement par les personnages tout le long.

98. Le dimanche 12 octobre 2008 par EM

@Dahlia. Puisque votre 4° decouverture porte mention "Pour modification", permettez à un modeste publiciste provincial de vous suggérer la même, en légèrement plus "générique". Je me suis également permis de vous recommander la même démarche en commentaire. Vous avez une façon d'écrire qui me plaît, mais elle serait meilleure encore si vous vous efforciez de la rendre plus dense.

Une possible 4° : Paris, la chaleur moite et lourde de Juillet. Un homme s’éveille péniblement et prend conscience qu’il est bâillonné, attaché sur son fauteuil préféré, dans son propre appartement. Près de lui, il distingue l’ombre d’une jeune femme qu’il a quittée deux mois auparavant dans des conditions détestables, laquelle n’a ni compris ni accepté ce refus. Le temps est venu pour elle de parler et, réduit à une humiliante frustration, l’homme n’a d’autre choix que de l’écouter. Tout au plus peut-il songer à entamer un dialogue surréaliste avec celle qu’il a rejetée, en répondant intérieurement – donc silencieusement – à la violence de ses mots. Tout au long de cette inquiétante séquestration, entrelacé en une vertigineuse spirale, se livre le récit de son histoire avec la jeune femme, tandis que commence un compte à rebours qui est la clé de tout.

		

99. Le dimanche 12 octobre 2008 par EM

La suite de l'introduction au texte sans changement, évidemment (Votre dernier paragraphe dit bien ce qui doit être dit).

100. Le dimanche 12 octobre 2008 par ouam-chotte

Leo, pardon pour ce que mon com ci-dessus pouvait avoir d'acide. Bien content de pouvoir seulement mettre mon Fucking Western à disposition de lecteurs inconnus. Je suis encore hs, promis, je me mets à une lecture plus approfondie de Adore.

101. Le dimanche 12 octobre 2008 par Christian

@Pax, merci de m'avoir enfin décillé les yeux. C'est douloureux, la poussière fait perler quelques larmes. De celles que le rire provoque parfois.

Pax melior est quam iustissimum bellum.

102. Le dimanche 12 octobre 2008 par Emmanuel

Ce fil de discussion ne fournit guère d'indications sur l'oeuvre proposée ici.

C'est un peu triste.

Comme je suis paresseux j'aimerais bien qu'on me dise quoi penser.

Par ailleurs ce fil dominical me fait penser à ce mot de Christian que j'ai gardé à l'esprit, Christian donc disait que dans l'Internet, on peut parler de façon anonyme, mais qu'on était toujours suivi à la trace dans le moindre de ses déplacements (je cite de mémoire, juste l'idée, tellement juste), ce qui est tout de même assez con paradoxal.

Ce devrait être le contraire cré vingt diou.

Tout ça pour vous dire que j'écoute ceci et que je me sens bien. C'est la 5 ou 6ème fois...

Je fais des mouvements

nageant dans la pièce

ma tête balance de droite et gauche

clap clap avec les mains

mon taux directeur bien au calme

Clap Clap, sound and vision,

et vous embrasse

103. Le dimanche 12 octobre 2008 par Gérard

@Léo : ""Animer la littérature"... Mazette ! Je vous en laisse le soin, cher Gérard."

Eh bien on s'en occupe, ami Léo. On s'en occupe...

104. Le dimanche 12 octobre 2008 par Stubborn

@Nicolaï Lo Russo. Je ne sais pas qui est Ludivine Cissé, mais ce dont je suis certaine en revanche, c'est que Lu10/6c n'est pas Stalker. Il y a un abîme entre ces deux personnes, à mes yeux. Prenez le commentaire n°51 du billet 816, pertinent, lucide ; Stalker est parfaitement incapable d'écrire ce type de commentaire introspectif ; d'autant qu'à supposer qu'il l'ait su un jour, il a, comment dire, un tantinet perdu le sens du verbe moduler depuis. Ajouter à cela que Stalker est incapable de concision critique, incapable de rester en échappée permanente, incapable de m'intriguer.

105. Le dimanche 12 octobre 2008 par Stubborn

@Dahlia. Pas encore lu votre manuscrit. Mais je ne crois pas que la littérature ce soit "s'exprimer autour de la littérature", pour reprendre l'expression qui vous est venue.

106. Le dimanche 12 octobre 2008 par phil

@Dahlia: ces commentaires, ici où là, sont parfaitement ignobles. Meute de chiens lâchés dans la basse-cours. On vous reproche les clichés en dénonçant par exemple votre site d'un point de vue extêmement moral et selon une accablante ignorance du peu de rapport à la littérature. Il me semble, au contraire, que vous tenez un vrai dispositif. D'abord un lieu vide, vidé par la déréalisation des souvenirs et des murs dont on ne sait quelle teneur leur conférer entre souvenir, fantasme, hallucination, etc. Il y a un tableau un moment. Mais je trouve que le peintre qui marcherait le mieux serait Bacon, par ex. le "cri" du pape Innocent, la cage de verre etc. De toute manière, vous trouverez dans la réécriture des moyens nouveaux. L'espace M@nuscrit a cela de particulier qu'il laisse le temps aux repentirs. Le définitif ne se révèle que très tard et de soi-même, n'ayez crainte! Il suffit de retourner les morsures comme le gant révulsé dont l'intérieur ne ressemble jamais à l'extérieur.

107. Le lundi 13 octobre 2008 par Anisée

Je suis arrivée au bout de Adore sans problème et sans m'ennuyer, mais sans l'avoir vraiment "adoré" non plus; la fin m'a un peu décue, je pensais que ça finirait dans quelque chose de plus tragique, plus tourmenté. Je parle bien sûre pour moi, d'autres lecteurs trouveront ça bien que le mot 'fin" finisse sur une image positive, un peu "hollywood". Mais il y a plein de choses sympas, bien vues, même si parfois le style est artificiel, trop explicatif à mon avis (T'en fais desfois un peu trop dans les expressions, comme si t' avais peur que le lecteur ne comprenne pas bien ce que tu décris)Une phrase par contre que j'aime beaucoup, que j'ai même notée : "Il est passé au dela du beau, pour elle : il EST" (on sent ici en fait toute la générosité de coeur d'Annabel, sans doute de l'auteure aussi ;) J'ai bien aimé le passage où Annabel rentre chez elle à l'aube, qu'elle n'est pas assez repue d'amour et qu'elle se caresse... ça nous est toutes arrivée ça je crois!... Enfin il y a plein de choses touchantes dans ce roman et des images souvent bien senties (du style : "il lui ôta son pantalon comme on écorche un lapin"!...) Le vrai repproche que je ferais disons c'est le manque de vraisemblance dans certaines parties du "dialogue" (en fait, monologue...) Dans une situation pareille, je pense qu'on devient beaucoup plus violent, "à bout" et puis il y a des moments où on a l'impression que Verlaine n'est pas baillonné alors qu'il l'est encore (si j'ai bien lu...)... Je ne connais pas bien (même très mal!) l'univers bondage, etc... mais le peu que j'en ai entendu me fait penser que ton histoire (autobiographique?) est très adoucie, ou alors pour des lecteurs plus jeunes. A mon avis c'est un m@nuscrit à retravailler au niveau de la psychologie, il faudrait aussi donner un peu plus d' épaisseur au personnage de Verlaine pour que ce soit plus crédible, mais pas de souci à te faire je crois, l'idée, la base, sont bonnes!... Voilà Dahlia, modeste participation d'une lectrice trentenaire... Bon courage pour la suite!

108. Le lundi 13 octobre 2008 par francus

@Dahlia. Lu les trente premières pages, malgré les premières. Je dis malgré parce que l'écriture est plombée de comparaisons assez systématiques, au moins jusqu'au premier rewind. Chaque description, chaque état, chaque couleur, chaque émotion sont mis en image, et ces images sont trop souvent du domaine de l'idée reçue. Il n'est pas nécessaire je pense de fonctionner toujours par analogie, pour décrire la douleur, la soif, une position du corps, ou l'impression d'une lumière trop vive dans les yeux. Le terrain commun que vous placez entre le lecteur et vous devient alors un lieu commun, et rien n'arrive. Laissez faire les associations libres. Ecrire, ce n'est pas trouver l'expression juste, ou adéquate, ou celle qui ne laisse plus rien au hasard. Ensuite, lorsqu'on est au présent, pour le premier rewind, l'écriture est fluide, on la sent libre, motivée, pas dans le souci de réussir son introduction au monde. Le temps employé vous sert mieux. Le passé simple se tire souvent une propre balle dans le pied. On sent aussi un réel sens du dialogue. Mais j'avoue que si l'on en avait pas tant parlé, je n'aurai pas dépassé les premières pages de votre manuscrit, où l'écriture n'existe pas derrière trop d'intention de faire "roman". Si je peux m'exprimer ainsi sans être trop blessant.

109. Le lundi 13 octobre 2008 par Dahlia

@AF (96): la vache, vous avez vachement raboté là! C'est vraiment ce qui s'appelle se réapproprier le texte :D

@Leela (97): je trouve que souvent les gestes, les sensations en disent long sur ce que peuvent vivre des personnages. Vous connaissez le réalisateur Fabrice du Welz? Lui c'est vraiment le cinéaste du sensoriel et des tripes. Les dialogues sont presque superflus pour comprendre ce qu'il veut faire passer à l'image et il y arrive hyper bien.

@EM (98): non vous avez raison de participer, la votre est plus claire et concise. On la met sous le coude en attendant de voir si d'autres se lancent pour tenter une quatrième de couv'.

@phil (106): la photo m'a appris à me blinder contre certaines choses... merc en tout cas.

@Anisée (107): la fin divise (déjà quand je l'avais fait lire à d'autres), il y a ceux qui la comprennent, l'aiment et n'en voient pas d'autre possible, et ceux qui comme vous qui auraient qqch de plus noir. Mais je l'ai voulue comme ça dès le départ, peut-être parce qu'Anabel (un seul "n" et seul "l", attention!) est certes un personnage excessif dans certains de ses actes, mais pas morbide. Pour le "trop" dans les expressions, je me suis rendue compte que plus j'avançais dans l'écriture, plus j'allégeais mes phrases par rapport au début (un lecteur m'a même dit que pour lui cette mutation progressive se voyait à partir du quatrième "rewind"), donc... je suis ok. Pour les détails, les images touchantes, c'est bien ce que je voulais: que ça soit aussi un texte qui se "ressente" en qq sorte. Je prends bonne note et vous remercie de cette lecture attentive, sincèrement ^^

110. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Gérard-animateur-de-littérature. Vous exprimez (# 75 & 103) une certaine condescendance à l'égard de cette petite communauté de blogauteurs. Moi, je trouve ça passionnant ce qui se passe autour de M@nuscrits et les six derniers commentaires ne font que le confirmer.
Vous me dites que je ferais mieux "d'animer la littérature". Je voudrais d'abord vous remercier de penser que je pourrais avoir des dispositions pour le faire, et vous dire, ensuite, que c'est une activité qui ne me conviendrait pas. D'abord parce que, pour moi, la littérature n'a nul besoin d'être animée dans la mesure où, animée, si vous comprenez le mot, elle l'est, par nature, et où, si elle ne l'est pas, ce ne serait que de la réanimation. N'est-ce pas ce que vous vouliez dire : réanimateur de littérature ?
La littérature, cher Gérard, est vivante, c'est même une des dernières choses dont on peut encore le dire, et donc protéiforme. Je trouve que ce qui se passe sur le Net, sur les blogs, est particulièrement "animé" justement, ce que fait Dahlia, l'ensemble de sa démarche, l'illustre tout à fait.

111. Le lundi 13 octobre 2008 par Leela

@ Anisée - Puisque vous avez dévoilé le dénouement, je peux maintenant dire que pour ma part, je n'ai pas été déçue par la fin - une fin tragique aurait été plus logique dans un livre français, mais je fais partie de ceux qui aiment les fins hollywoodiennes. Le style "trop explicatif" que vous lui trouvez, correspond peut-être à ce que j'ai appelé "descriptions quasi-cliniques" dans mon commentaire 97, et qui pour moi étaient un plus. Je réalise que certaines critiques ont porté sur des clichés qui seraient présents, mais personnellement ils ne m'ont pas plus gênée que ça (pas plus que les clichés présents dans Hyrok si on veut comparer à l'autre manuscrit-star). Mais si les draps noirs redevenaient blancs, ça serait une source d'irritation en moins pour certains, sans retirer à la consistance du manuscrit.

@Dahlia- non je ne connais pas, mais je vais m'en informer.

112. Le lundi 13 octobre 2008 par Dahlia

@Leela (111) et Francus (108): je pense que ce qu'Anisée perçoit comme "trop explicatif" se rapproche de ce que Francus évoque dans le commentaire 108: un abus de ma part des comparaisons qui peuvent alourdir le récit. Je ne pense pas qu'elle reprochait le côté clinique, du moins je ne l'espère pas, car c'est quelque chose auquel je tiens beaucoup. Par contre, l'aller-retour entre passé simple et présent est voulu, mais ça ce sont mes névroses d'écriture qui font que le seul emploi du présent me terrifie. Sauf quand je parle sur mon blog :D

Pour la couleur des draps, à la base je voulais les faire rouge haha. Mais le fait de metionner les draps est un détail qui montre que Verlaine est qqn d'attaché à des fétiches qui peuvent passer pour des clichés, mais qui sont importants pour lui. Après oui, peut-être que ça ne changerait rien de le savoir ou pas, je ne sais pas...

113. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Marco. Très bien votre mise au point dans la cour de récréation à côté.
Juste une nuance : je ne vois pas ce qui permet de dire que des textes de M@nuscrits seraient à priori exclus de la rétropublication, ne serait-ce que parce que beaucoup d'éditeurs viennent ici pour les lire et commencent à proposer aux auteurs de les publier chez eux, comme ce fut le cas pour Darnat.
Pour le reste, les ELS n'ont publié qu'un M@nuscrit pour le moment : Rater mieux qui sort en librairie cette semaine, et dont vous avez pu suivre la relation qui s'est établie avec l'auteur Barberine, que personne ne connaissait aux ELS.
Barberine n'avait pas de site ni de blog. Dahlia, elle, a un site, où elle parle de ses lectures et un blog où elle travaille son texte au jour le jour d'une façon accessible à tout le monde. Nous la connaissons surtout et depuis longtemps par ce travail de création que tout le monde peut suivre. Nos relations avec Dahlia se passent sur le Net, entre nos deux sites, de façon transparente.
Quand je dis que j' Adore Dahlia, en dehors du jeu de mot sur son titre, je fais référence au personnage virtuel Dahlia, celui qu'elle crée sur son site, (et que je remercie d'avoir le courage de venir sur M@nuscrits) ceci ne signifie pas que j'ai décidé de publier son M@nuscrit aux ELS. Quand Marilou intervient pour dire qu'elle aimerait bien que je le fasse, c'est Marilou, personnage du blog de Marilou et du roman qui intervient (sinon, elle aurait signé Angie David)
L'analyse que vous faites dans la cour de récréation fait l'impasse sur ces deux mondes parallèles (virtuel et réel) ce qui empêche de comprendre ce qui se joue dans la rétropublication qui consiste à faire le saut d'un monde dans l'autre.
C'est, à mon avis, un des aspects les plus intéressants de l'expérience. Pour moi, plus le personnage (l'auteur) est ancré dans le monde virtuel, y compris dans son mode d'écriture, plus l'exercice de la rétropublication est complexe et riche. On le voit bien, dans les derniers commentaires qui abordent le texte de Dahlia. On a tendance, lorsqu'on aborde la lecture critique d'un M@nuscrit à le ramener à un manuscrit papier, coupé de son contexte virtuel (musiques, images, personnage/auteur) c'est, je crois une faiblesse. Il y avaient eu quelques commentaires qui allaient dans ce sens, mais ce qui est difficile, c'est de l'intégrer dans la perspective d'un travail éditorial, parce que ce n'est pas évident, car finalement, ce qui sortira, c'est un livre papier, et ce qu'on pourrait me reprocher à juste titre, c'est de ne plus voir la différence entre ces écritures venues du Net et ce qui s'écrit autrement.
Nous avions eu ce genre de discussion à propos de Regarder dans la Félure qui m'avait intéressé pour sa singularité (en tant que blog) et pour lequel nous en sommes encore à chercher une forme livre. Cette question se pose pour de nombreux sites qui me semblent originaux mais qui voudraient passer directement à la "forme" livre. Je pense que M@nuscrits est une étape intermédiaire nécessaire qui permet de bien cerner ce type de problèmes.

114. Le lundi 13 octobre 2008 par LMarg

@Léo. Il me semble que votre approche des M@nuscrits a évolué depuis Barberine, puisqu' au départ, il me semble, il s' agissait en somme de donner la possibilité à des auteurs d' être lus sur le net, peu importait qu' ils aient ou non un site. C' était donc le manuscrit brut que vous offriez, un texte littéraire "classique".

C' est à partir du moment où est apparu le projet de rétropublication que le support blog a - toujours selon ma propre lecture des événements - fait son apparition.

Faut-il, actuellement, privilégier l' écriture en ligne, donnant ainsi un coup d' accélérateur à la démarche littéraire, au risque souvent de tomber dans la facilité, comme je l' observe souvent sur des blogs mêlant musique, images et textes ? Je me dis personnellement que le blog - que je pratique moi-même sous pseudo - devrait être la partie émergée de l' iceberg, mais qu' un travail en profondeur doit avoir lieu dans une certaine distance vis-à-vis de l' écran.

Ces quelques mots trop rapides avant de partir pour Cilaos, le "pays d' où on ne revient pas", mais dont j' espère revenir pour, notamment, suivre l' évolution du travail collectif en cours ici.

115. Le lundi 13 octobre 2008 par Majuscule

Cet échange est passionnant, d'un point de vue théorique et pratique. Mon avis vient de l'ambiguïté qu'il y a à lancer cette collection à mi chemin du virtuel et du réel. Je comprends l'ambition de Léo Scheer de faire émerger des textes intéressants issus du net mais, par construction, c'est sans doute difficile car la forme et fond se fécondent mutuellement. Le travail de Dahlia en est un très bon exemple : son blog est léger, plaisant, aérien, joyeux; j'adore. Je n'ai pas retrouvé les mêmes qualités dans ce m@nuscrit (je n'ai pas trop le temps de développer, ce matin). Pourquoi vouloir à tout prix faire du livre imprimé la référence absolue en matière de littérature ? Les plasticiens se sont, depuis longtemps, débarassés de la toile et, ce faisant, ils ont inventé de nouveaux mondes. Il y a tout à gagner à laisser germer... (contrairement à je ne sais plus qui, j'adore le fait que Dahlia mêle ses photos, sa sensualité et ses textes)

116. Le lundi 13 octobre 2008 par Dahlia

@Majuscule (115): que vous teniez à mettre en rapport l'écriture de mon blog (celui dont je laisse le lien avec mon nom) et celle de mon manuscrit, j'avoue que c'est qqch qui me surprend un peu. Le premier est un espace que je qualifie parfois d'intello-culturel, parce que j'y parle très peu de choses perso (sauf au début, si vous vous tapez les archives depuis 2005, vous verrez à quel point c'était du 3615 My Life) mais surtout de livres, musique, films parfois des réflexions plus ou moins intellectuelles sur certains sujets en rapport. Adore est un roman avec tout ce que ça sous-entend comme écriture romanesque, vous voyez? Je n'écris pas de la même manière pour les deux... Maintenant, je ne vous cache pas qu'il m'est parfois arrivé d'écrire des choses sur le blog que j'ai après coup réintégré dans le manuscrit en les retravaillant de façon à ce que ça colle, parce que ça me semblait parfaitement y avoir sa place, ça m'avait même inspiré une partie de cet article sur l'auto-plagiat et la façon dont on peut se permettre l'interpénétration de différents supports d'écriture, comment ils peuvent se nourrir mutuellement.

117. Le lundi 13 octobre 2008 par Dahlia

Ajout par rapport à mon commentaire précédent: Concernant l'article sur l'auto-plagiat, ma conclussion dans l'article était assez vacharde dû à la déception rencontrée à l'époque sur une supposée hypocrisie de l'auteur que j'incrimine. Sans doute serai-je plus nuancée aujourd'hui. Par contre, je tiens à citer Thom qui s'exprime dans les derniers commentaires à ce sujet:

Tu as tout à fait raison de souligner que n'importe quel écrivain, même le plus inspide, fait ça. Moi, je l'ai fait plein de fois. Dans un des mes romans, il y avait la description d'un lac moche changé en semi base nautique. J'en avais déjà fait une ailleurs, et pour cause : je m'inspirais du même lieu (sauf qu'il n'était pas nommé dans le roman). Du coup, comme j'avais fait déjà fait une excellente description de l'endroit dans une chronique du blog, j'ai fait un copier / coller on ne peut plus sommaire, et ça passe très bien. Mais bien entendu, mon premier geste si le roman sort un jour (peu probable) ce sera de supprimer la chronique incriminée (ce qui n'empêchera mes lecteurs les plus fidèles de reconnaitre un passage de chronique qui, en plus, les a pas mal marqués je crois...). Dans le même ordre d'idées, il y a quelques semaines, je travaillais sur trois projets de romans en même temps, tous plutôt avancés. Quand j'en ai lâché deux pour me concentrer sur le dernier, j'ai été incapable de les abandonner complètement...et j'ai recyclé le plus de passages possibles de ces textes. C'est un truc qu'on trouve y compris chez des musiciens chevronnés (Kurt Cobain était un spécialiste de ça, il y a trois chansons du "Nevermind" - je ne sais plus lesquelles - qui sur un maxi se retrouvent par bribes dans le même morceau). Ce qui cela intéressant dans le cas de Bruckner, c'est que le premier livre est introuvable...et qu'on ne sait pas trop pourquoi se demander pourquoi ! Car on admettra que si c'est une technique répandue, il n'y a guère de raison de s'en cacher. De ce point de vue je trouve l'idée de la mise en abime intéressante...mais pas du tout satisfaisante. Car si le livre est introuvable et que l'exercice (en soit pas plus bête que moult bêtises de certains oulipistes) n'est pas revendiqué...quel pourrait bien en être l'intérêt ? Au contraire, dans le livre, si j'ai bonne mémoire, Bruckner assiste sur le fait que le travail de plagiaire du personnage repose malgré tout sur une démarche artistique certes illégale voir amorale, mais pas forcément moins intéressante qu'une autre, ni même moins difficile à mettre en place. Par conséquent la logique aurait voulu que plutôt que le cacher il se vante pompeusement (comme il sait si bien le faire ailleurs) d'avoir illustré l'exercice...seulement, il ne l'a jamais fait. De fait, ça ne s'appelle plus du foutage de gueule...mais de la malhonnêteté. Non ?

118. Le lundi 13 octobre 2008 par Ouam-chotte

@Dahlia ne vous posez pas trop de problèmes ! Tout le monde fait ça et quand bien même... Par exemple, le procédé est très courant dans l'Å“uvre de Charles Juliet. De toute façon, il y a le choix : soit on s'auto-plagit, comme vous dites, soit on se paraphrase.

119. Le lundi 13 octobre 2008 par Don Lo

@Leo : dans votre #113, vous exprimez de façon très intéressante ce qui fait (peut-être) sortir le m@anuscrit de Dahlia du lot : le pont entre cette Å“uvre et la construction du personnage Dahlia.
Deux remarques cependant :
Pourquoi "Adore" n'est-il pas signé uniquement Dahlia (un autre nom apparaît sur la page de garde) ?
Ne pensez-vous pas justifier ainsi les digressions sur les photos, constitutives du personnage Dahlia, longuement exprimées et réfutées dans les commentaires précédents ?
Ou alors, ce "pont" est à plusieurs voies, dont certaines ne fonctionnent hélas que dans un sens.
Jusqu'ici, je m'autorisais à ne rien penser de cette "affaire", mais je ne savais pas comment l'exprimer...

120. Le lundi 13 octobre 2008 par Anisée

@Leela, j'ai dévoilé le dénouement? (on dirait que vous me réprimandez :) J'ai juste dit que ça finit bien et que pour ma part je trouvait ça un peu dommage par rapport à mes attentes, c'est tout... On est là pour discuter du texte et dire son avis non? Ensuite le style explicatif pour moi c'est par exemple "il sentit une sueur froide perler le long de sa colonne vertébrale"... ou plus loin : "il sentait chaque terminaison nerveuse se hérisser comme un animal furieux dresse sa tête et retrousse ses babines où la bave est pareille à l'écume d'une mer démontée"... On peut aimer, je ne sais pas, moi je trouve ça un peu too much, ça me fait l'effet inverse à celui voulu, ça me fait rire quoi :))) Pour ce qui est des clichés, contrairement à d'autres m@nuscrits, j'en ai pas noté en particulier dans le roman de Dahlia. Ou alors comme vous ils ne m'ont pas génée. Les draps noirs j'ai trouvé ça plutôt sympa visuellement (mais c'est sans doute un cliché dans le monde bondage ou SM?...) Des clichés dans Hyrok? non plus; Nicolaï a un style qui m'a plutôt époustouflée de maîtrise, de créativité. (mais ce sont des m@nuscrits très différents, incomparables) Après il faut peut-être s'entendre sur la définition du "cliché"...

@Z, pourrai-je savoir en quoi vous me trouvez "naïve"? Ça m'intrigue... J'avais pas lu tout le fil hier soir en postant mon com, mais y a une drôle d'ambiance ici... Pas inintéressante d'ailleurs, comme dit léo! a suivre! :)

121. Le lundi 13 octobre 2008 par Marco

@ Léo 113: je n'ai pas dit chez Wrath que des m@nuscrits "anonymes" étaient a priori exclus de la publication, j'évoquais simplement une différence de traitement dans la présentation ici de certains m@nuscrits. Ce qui peut créer logiquement des différences au niveau du succès de lectures en ligne, sans que ce soit forcément "éliminatoire" pour les "obscurs", on est bien d'accord. Par ailleurs, dans ma seconde intervention nocturno-wrathienne, j'aborde également le fait que peuvent entrer dans une forme de "réseau" des gens de l'"extérieur", via le net, sur la base de projet et d'affinités communes, et avec une transparence certaine en effet, ce qui est bien différent de ce que l'on appelle communément le "copinage" ou le "piston". Avec cependant la dérive évidente, à terme, de la courtisanerie. Il va sans dire que ni Nicolaï ni Dahlia n'entrent dans cette dernière catégorie.

En revanche, vous avez raison, la dimension passage du virtuel au réel m'a totalement échappé dans cette histoire. Parce qu'il me semble que la plupart des m@nuscrits ne sont pas issus de blogs (et donc d'une écriture spécifiquement webesque?) mais sont d'abord des textes écrits en solitaire, "à l'ancienne", simplement mis en ligne sur m@nuscrits pour acquérir un minimum de visibilité. Le cas de Dahlia qui porte avec elle tout un univers visuel, musical et une longue pratique des blogs, me semble encore à l'heure actuelle isolé.

Bon, c'est pas tout ça, il faut que je retourne de l'autre côté, on déforme volontiers mes propos un peu partout. Arf, ça devient épuisant d'essayer de comprendre tout le monde, il faudrait que mon coach Stubborn me donne des dopants pour tenir le coup.

122. Le lundi 13 octobre 2008 par Carole Fives

Un m@nuscrit de Dahlia? Je vais aller voir ça dès que possible... Adore, c'est un titre attirant en effet, mieux que J'adore ( de Christian Dior). Bon, j'ai déjà du retard sur ma lecture de Hyrok, je vais alterner... Vu Laure Limongi en lecture hier soir à Lille, tout simplement génial (en plus, elle était accompagnée du musicien de Dominique A et Françoiz Breut, Mellano). J'ai ainsi découvert Fonction Elvis, le dernier livre je crois de Laure Limongi, et là attention émotion. L'évocation de la naissance d'Elvis Presley, puis d'un Las Vegas post-Elvis, sorte de monde nostalgique, tout ça sans cynisme ni pathos. Juste très classe et très beau. Elle a d'ailleurs eu droit à une petite standing ovation après, ce qui se fait très rarement à Lille... (en tous cas après une lecture).

123. Le lundi 13 octobre 2008 par Leela

@Anisée, non ce n'était pas une réprimande (par contre je me suis fait réprimander quand j'en disais un peu trop sur un livre ou un film). On peut trouver des clichés dans n'importe quel texte si on veut s'amuser à ce jeu. C'est drôle parce que les phrases style sueur froide sur colonne vertébrale ou la terminaison nerveuse qui se hérisse, sont précisément à mon goût (je dois avoir un fétiche pour les arborescences très fleuries, hihi. La discussion pourrait s'appliquer entre ceux qui aiment le style de Proust et ceux qui ne supportent pas). Mais oui, je suis heureuse que vous ayez donné votre avis sur le texte, plus pertinent que les commentaires qui se lamentaient des photos site de Dahlia.

124. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@LMarg. Je tente, dans cette affaire, d'avoir une approche pragmatique, je suis donc d'accord avec votre # 114 pour dire qu'elle a évolué et j'espère continuer à le faire, au fur et à mesure où les questions pratiques se présentent.
J'essaye aussi, cependant, de m'appuyer sur une conception des rapports entre virtuel et réel dans le champs de l'édition, qui pour le moment n'a pas varié. Il ne s'agit pas, dans mon esprit, de privilégier l'un ou l'autre, mais de faire en sorte qu'ils puissent coexister.
On nous dit trop souvent que ce qui se passe sur le Net est une menace pour le livre papier qui risquerait de disparaître (par référence au domaine musical) je ne le crois pas, car à mes yeux, il y a dans le livre quelque chose qui le rend indépassable (contrairement au disque) et c'est cela qu'il faut approndir, puisque le Net le met au défi de le faire.
La collection M@nuscrits aux ELS se donne pour but d'explorer cette notion complexe de "rétropublication". Ce n'est pas parce que Wikipédia a refusé cette notion qu'elle n'existe pas. Ce qui fait qu'elle est compliquée, c'est effectivement, quand on privilégie l'écriture dans le passage de l'un à l'autre, d'y trouver le substitut aux musiques et aux images, mais surtout à leurs références culturelles.
On le voit bien dans les échanges entre Dahlia et Marilou sur leurs blogs respectifs, et on a amorcé cette discussion à propos de Marilou sous la neige qui véhicule un mode d'inscription spécifique de la narration dans ce qui devait s'appeler "La vie est un magazine culturel". Dans la discussion, on a tout de suite pointé l'aspect générationnel, je n'y crois pas, par contre, je pense que c'est un élément clef de l'apparition de nouvelles écritures, où le remix de films et de chansons par exemple est un exercice important.

125. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Majuscule. # 115 : "Mon avis vient de l'ambiguïté qu'il y a à lancer cette collection à mi chemin du virtuel et du réel." Vous avez raison, ça ne doit pas être "à mi chemin", le livre doit rester totalement du côté "réel", mais il doit "s'alimenter" de l'expérience du virtuel, mais il faut que l'écriture soit capable de l'absorber et de la faire vivre au lecteur. C'est, comme toujours, une question de talent, question invariable, qu'on soit dans l'un ou dans l'autre.

126. Le lundi 13 octobre 2008 par Florent G.

Cette question de l'invariabilité du talent me paraît la question essentielle pour la collection M@nuscrits qui, comme toute collection, a pour fonction de le traquer. C'est le milieu naturel de cette chasse qui la distingue des autres : le monde d'internet, celui des blogs comme celui, qu'il n'y a aucune raison d'opposer au premier, de la rubrique M@nuscrits.
Je vois d'ailleurs Géraldine demain, pour une interview que je mettrai en ligne, si possible, mercredi, jour de la sortie de Rater mieux. Je pense qu'il est intéressant de l'entendre raconter cette expérience, puisqu'elle est la première à l'avoir faite. N'hésitez pas à me soumettre les questions que vous pourriez avoir envie de lui poser : je me ferai volontiers votre interprète.

127. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Dahlia. Oui, moi je vois ça comme de l'auto-remix. Cela renvoie à cette question de la déconstruction de l'identité par les références culturelles qui est un mouvement inverse de ce qui se joue dans l'écriture comme construction de l'identité par les références culturelles. C'est pour ça que dans mon esprit c'est le pseudo qui écrit (Dahlia ou Marilou) qui déconstruisent Chloé Saffy et Angie David, tout comme Barberine avait déconstruit Géraldine Barbe.

128. Le lundi 13 octobre 2008 par Majuscule

Dalhia (116) : "Je n'écris pas de la même manière pour les deux... Maintenant, je ne vous cache pas qu'il m'est parfois arrivé d'écrire des choses sur le blog que j'ai après coup réintégré dans le manuscrit en les retravaillant de façon à ce que ça colle, parce que ça me semblait parfaitement y avoir sa place". C'est cela... C'est exactement cela. Vous avez mille fois raison. C'est aussi ce que j'ai expérimenté moi-même, très modestement.

129. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Don Lo.# 119. C'est effectivement la question. Mon approche (ma théorie) c'est que l'auteur est le pseudo. Ceci soulève deux ordres de questions. La première tient à la capacité de faire exister un pseudo, ça c'est l'enjeu du Net. Pour moi, c'est une des réussites de Dahlia d'avoir réussi à faire exister le "pseudo-Dahlia" (je prends ça comme une démarche artistique, (une forme de performance). On peut dire la même chose de Wrath par exemple qui a réussi, elle aussi à faire exister son personnage sur le Net.
Ensuite se pose la question de ce personnage en tant qu'écrivain : ou on arrive à le faire écrire ou on n'y arrive pas. C'est là où ça se corse. À mon avis, Dahlia arrive à écrire, elle se heurte à des difficultés qui sont liées à la résurgence de Chloé Saffy dans sa narration, et elle devrait pouvoir atteindre son but si elle parvient à s'en débarrasser d'une façon plus radicale, en prenant confiance dans son geste artistique. On voit bien, à contrario, comment Wrath se heurte à un mur dans sa tentative de faire écrire Lise-Marie Jaillant, alors que l'artiste, c'est Wrath, et pas du tout LMJ.

130. Le lundi 13 octobre 2008 par Carole

@léo: je viens de lire la totalité de ce fil ( ouf!) et je suis prise d'un malaise, il n'y aura donc pas d'autres publications prévues pour les M@nuscrits? En un mot, doit-on cesser d'espèrer une publication aux LS ? Quant à moi, aucun éditeur ne m'a contactée par le biais des M@nuscrits. Avez-vous fait lire L'amour et les pommes-frites à Marilou? Je suis sûr que ça lui plairait ;)

131. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Marco. Oui, je vous suis dans votre exercice de "grand écart" (attention aux crampes). Ce que vous tentez de faire est difficile car ce sont deux logiques inverses. Wrath et Dahlia symbolisent deux stratégies opposées, deux "politiques" divergentes à l'égard de l'édition et de l'écriture. Pour Wrath c'est l'ensemble de l'édition française et donc de la littérature francophone qui sont fichus (cf son acharnement contre ce pauvre Le Clézio). Si Lise-Marie Jaillant n'arrive pas à se faire publier en France, c'est parce que l'édition en France ne peut publier que des daubes puisqu'elle est morte étouffée par le copinage et l'inceste éditorial (l'édition en famille). N'y survivent que des écrivains qu'on ne peut pas lire, sa liste est très révélatrice : Guyotat, Weyergans & Co, car il ont abandonné, à ses yeux, ce qui fait la suprématie de la littérature américaine : le sens de la narration. Wrath apprend donc à devenir un écrivain anglo-saxon (c'est un feuilleton intéressant à suivre, et je comprends que ça vous intéresse).
Dahlia, qui n'a pas fait Sciences Po et n'a pas une approche géo-stratégique du domaine littéraire a, cependant, sa propre stratégie de création littéraire et de positionnement par rapport au "milieu hostile" de l'édition, qui est l'inverse de celle de Wrath : Dahlia fait du judo...

132. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Anisée @ Leela. (# 120, # 123) Oui, le traitement du "cliché" est important dans la rétropublication et dans l'écriture "remix". (cf. Jean-Jacques Schuhl en particulier dans Rose poussière (texte fondateur à mon avis).

133. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Carole (Fives). Votre # 122. Oui, LaureLi est en train de s'imposer comme éditeur/écrivain important, et nous en sommes très fiers. Par contre, je ne comprends pas votre # 130, nous n'avons pas lu le même fil. Ce dernier tourne autour de la démarche de publication aux ELS des M@nuscrits, ou alors je n'ai rien compris.
P.S. votre "orange" ne fonctionne pas.

134. Le lundi 13 octobre 2008 par Don Lo

Merci Léo pour ce "alors que l'artiste, c'est Wrath, et pas du tout LMJ"
C'est vrai, on visite son blog comme une expo ou un musée consacré à... à quoi en fait ?
En tout cas, Marco y fait un très bon gardien.

135. Le lundi 13 octobre 2008 par Christelle

@Dahlia : je ne fais pas partie des BTLG, mais j'ai eu accès à vos textes privés, grâce à une indiscrétion... toulousaine et bien intentionnée.

@Léo : étrange... pour moi, C'est Dahlia qui entrave le potentiel d'écrivain de Chloé : Quand Chloé aura endormi Dahlia l'"artiste" et ses maniérismes, il restera l'auteur. Je trouve dangereux cette mode de l'artiste touche-à-tout, qui serait forcément bon dans tout : on peut être un peintre de génie et un poète merdique. Un blogueur influent, et un écrivain mauvais (ne me tentez pas, j'ai des exemples brûlants). À mes yeux, jusqu'ici, Dahlia a montré de grandes qualités de chroniqueuse littéraire ( bien plantée dans son époque, curieuse et assidue) et une vraie présence de modèle (personnellement, les photos de Dahlia m'émeuvent, même quand elles sont d'une veine médiocre : elle a un vrai corps, compact et féminin, pudique et plein d'enfance). Mais "Adore" appartient au stade du pré-roman : absolument gorgé de toute l'imagerie chère à Dahlia, fortement narcissisé (normal pour un premier roman), il n'a que peu de substance romanesque : il me fait penser à ces "fictions" que les très jeunes blogueurs incluent à leur web-journal, fictions dans lesquelles ils mettent en scène leur moi sublimé, et se rêvent sans entraves, parfois avec beaucoup de grâce.

Cordialement

136. Le lundi 13 octobre 2008 par Stubborn

@Marco. "il faudrait que mon coach Stubborn me donne des dopants pour tenir le coup." Des substituts chimiques, par les temps qui courent, mais vous n'y songez pas ! De toute façon, c'est non ! Vous seriez encore capable de passer des heures à expliquer ceci cela au lieu de raconter des histoires à vos poussins pour les endormir. Ah, et puis n'insistez pas ! De toute façon, je suis comme les banquiers, j'ai plus RIEN en stock en ce moment. Bon éventuellement, un petit café noir et deux trois chocolats dans le monde réel si vous voulez... Mais c'est bien parce que c'est vous !

137. Le lundi 13 octobre 2008 par Dahlia

@léo (131): je suppose que vous parlez de judo pour "la voie de la souplesse" pas pour "les techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clefs." (merci wikipedia) :D

@Christelle (135): je ne crois que s'illustrer dans deux domaines (en l'occurence la photo et l'écriture) soit vraiment être touche-à-tout... Enfin je passe de l'un à l'autre et je n'ai pas l'impression d'en négliger un au profit de l'autre. Si ce n'est le fait que j'ai ralenti la photo par envie de me concentrer sur des projets photographiques qui me fassent vraiment plaisir. Sinon, je souhaiterai que vous me contactiez ici, il y a un détail que j'aimerai éclaircir avec vous.

138. Le lundi 13 octobre 2008 par Gérard

@Léo : n'avez-vous jamais été intrigué, Ami Léo, par cette dissymétrie : l'interaction faible due à la rapidité de l'écriture du net pour celui qui s'exprime, reprise de volée par l'interaction forte de celui qui répond, prenant son temps, toujours sur le mode du donneur de leçon ? Cela en tout cas explique, tout site confondu, ce petit caporalisme aigri qui s'agite habituellement dans les "com", com on dy.

Je postule une la littérature, libre de ses différents processus d'énontiation. Un mauvais texte est un mauvais texte, même sur Internet.

Manque à tout ça une nécessité centrale, à la Artaud.

139. Le lundi 13 octobre 2008 par Carole Fives

léo: voilà, ça fonctionne! Oui, j'ai vraiment adoré la lecture de Laure. Je vais m'en inspirer pour mes propres lectures, mais ça m'étonnerait qu'Olivier Mellano me suive sur ce coup ;) ceci dit, la qualité de la lecture était surtout du à l'évidente force du texte... je vais faire suivre sur le blog de Laure. Et qu'on ne m'accuse pas de copinage, je n'ai même pas osé lui parler hier soir. Bon, sinon, pour le reste, vous pratiquez à merveille l'art de l'esquive;)

140. Le lundi 13 octobre 2008 par Marco

@ Stubborn: je savais que vous ne me laisseriez pas complètement tomber. @ Carole: mais va lui parler, Carole! une prise de contact, ce n'est pas du copinage! :) @ Gérard: vous déplorez le petit caporalisme aigri, perceptible sur internet dans la réaction de "celui qui répond, prenant son temps, toujours sur le mode du donneur de leçon". euh... n'est-ce pas ce que vous êtes précisément en train de faire, donner des leçons, avec Artaud sous le bras?

141. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Carole Fives. J'ai beaucoup aimé le film de Abdellatif Kechiche et j'avoue volontier mon faible pour Marivaux, mais là, pour M@nuscrits, je vous trouve injuste envers moi, ou alors c'est que vous me prêtez trop, ce qui est quand même bien par les temps qui courent, mais je maintiens que votre # 130 est dénué de tout fondement :

"@léo: je viens de lire la totalité de ce fil ( ouf!) et je suis prise d'un malaise, il n'y aura donc pas d'autres publications prévues pour les M@nuscrits? En un mot, doit-on cesser d'espèrer une publication aux LS ?"

Où diable avez vous vu ça ?

142. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Gérard. Marco is right, don't be dogmatic, relax, Gérard.

143. Le lundi 13 octobre 2008 par Clic

Pour les leçons, où faut-il s'inscrire ?

144. Le lundi 13 octobre 2008 par Carole Fives

@léo: je ne l'ai pas lu, je l'ai senti ;) @marco: c'est toi que je vais prendre pour coach ! Mais je crois que la prescription de Stubborn est pas mal: café-chocolat. @dahlia: ça va m'être difficile de faire une critique objective de "Adore" puisque j'aime beaucoup déjà le personnage de Dahlia et qu'ensuite tu m'as fait un comm' qui m'a beaucoup touchée pour "Tandis que vous". C'est vrai qu'on a beau dire, ce genre de trucs, ça joue un peu beaucoup. Un bon sujet de psycho sociale;) @Florent G: je cherche une question pour Géraldine, heu, Géraldine, as-tu d'autres projets d'écriture? Est-ce que pour toi il y a un avant et un après publication, au niveau de ta propre production? Je pense ici aux propos de Barthes, qui soutient qu'une première publication est nécessaire pour pouvoir envisager sereinement la suite. Es-tu ammenée à faire des lectures de ton livre? Quels rapports est-ce que tu entretiens avec l'oralité, la mise en voix de tes textes? Bon, voilà, si j'en trouve d'autres d'ici demain, je ferai suivre...

145. Le lundi 13 octobre 2008 par Christelle

@Dahlia Je me suis mal exprimée : à mes yeux, vous ne vous "illustrez" pas dans la photo, puisque vous n'êtes pas photographe, mais modèle, donc objet de la photo: d'où le terme de présence, qui n'est pas lié à un travail, mais à des qualités intrinsèques. C'était pour donner un avis en regard de certains commentaires qui considéraient que vos photos vous desservaient. Touche-à-tout : Je pensais plutôt à vos textes quotidiens, ou à vos critiques littéraires, qui appartiennent à une forme d'écriture particulière, percutant sur un tempo court, quasi journalistique. Mais être bon dans ce domaine (et ce n'est pas rien), savoir mener un raisonnement, une idée, une thématique avec style/humour/poésie/autre, ne signifie pas qu'on sache automatiquement mener à bien une entreprise très différente : le roman. Bien écrire ne signifie pas être écrivain, et "Adore" illustre pour moi parfaitement le cas. Ce qui ne veut pas dire "jamais". Mais ce ne sera pas cette fois, ni ce livre. Cordialement

146. Le lundi 13 octobre 2008 par Gérard

@Relaxante et divertissante doit être, sans aucun doute, la culture du consensus. Pensons d'autres sommets : Le Clézio sur ses vieilles pistes aztèques, par exemple.

Relax, dit-on au briseur de nombrilisme. Artaud, c'est gênant en effet. Rougissez. Pouah : une référence !!! Alors que nous sommes si bons naturellement !

Vous êtes les plaisants sujets condescendants de la société de consommation. Du fun, pas de vertige. Du ricannement, pas de grand rire. Rimbaud n'est qu'une référence pour apéro sur les Champs. Remettez vous au boulot, si vous savez encore de quoi ce boulot est fait !

		

147. Le lundi 13 octobre 2008 par Gérard

(Et voyez, toujours cette dissymétrie : je donne des pistes (gratos), vous inventez de pitoyables contre-feux parce que je viens du dehors).

148. Le lundi 13 octobre 2008 par Manuel Montero

Mais Gérard, Artaud avait aussi ses complaisances, quand il a réussi à conquérir sa place de cracheur dans la soupe, en faisant retomber ses critiques sur les américains (Pour en finir avec le jugement de Dieu). Vous avez écrit un très bel article sur le haïku, pourquoi vous défouler contre des gens qui ont plutôt votre même sensibilité, comme un adolescent ? Artaud n'a jamais été une sauvegarde infaillible contre l'esprit de consommation. Et j'en ai la photo sur l'étagère, comme tout le monde.

149. Le lundi 13 octobre 2008 par Marco

@ Clic 143: pour les leçons, il faut s'inscrire chez "Gégé Littérature", et c'est gratos. Même si vous venez à deux, Christian et toi, je pense que ça devrait rester gratos. Pitoyables contre-feux non autorisés, en revanche.

150. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Carole Fives. Alors relisez, vous verrez que vous avez senti "à côté", ça arrive.

151. Le lundi 13 octobre 2008 par leo

@Gérard. Merci pour vos encouragements. Je me remets immédiatement au boulot : Artaud, j'Adore : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 etc...

152. Le lundi 13 octobre 2008 par Stubborn

@Dalhia. Lu. Bon, je trouve que ça manque parfois cruellement de maturité, et que certains passages sont d'un point de vue purement stylistique encore relativement faiblards, mais surtout, surtout je trouve qu'Adore manque de votre lâcher-prise. On sent pourtant par instant quelque chose de vraiment cash — là c'est bien, là vous y êtes, là c'est subjuguant — et puis, la phrase suivante, vous vous en tenez de nouveau au connu de la littérature. Ce qui évidemment, vous plante. Ce que je trouve assez dommage à dire vrai.

153. Le lundi 13 octobre 2008 par Nicolaï Lo Russo

Je referme à l'instant le m@nuscrit de Dahlia et je me dis que je viens de lire quelque chose d'intéressant. Peu désireux de me livrer au "j'aime / j'aime pas", peu constructif sous ces néons, je vais plutôt, sommairement et sous l'éclairage de ce qui c'est dit dans les derniers croisements de ce fil, essayer d'expliquer pourquoi ce texte me paraît sinon abouti (un m@nuscrit, par définition, l'est rarement), en tout cas intéressant. Il y a d'abord l'histoire, simple, classique — le type attaché-baillonné par son amoureuse, vengeresse trahie qui lui fera connaître à sa façon les chemins de la rédemption —, histoire qui saura plaire à quiconque goûte le charme très couru de l'érotique du huis-clos ; il y a ensuite la narration, alternée, antichronique, habile construction qui rythme la lecture, et mène ici efficacement au final (c'est ce qu'on lui demande à la narration : le texte est assez court, ça galope plutôt bien) ; et puis il y a le style, le style oui ; je suggère : replet au début, cherchant son air, écriture qui se règle à mesure, hésite, se teste, s'élargit en sons, s'émancipe, trouve parfois sa lumière, mais dont l'origine, en "formation continue" pourrait-on dire, mérite qu'on s'y arrête : Ne serait-ce pas là, précisément, dans cette transformation, cette mutagénèse du verbe (merci Ch.Muller pour le prêt), l'intérêt principal — je dirais même l'essence — de "Adore" ? plutôt que dans la dramaturgie minimale et l'architecture qu'elle développe ? (cette dernière fonctionnerait alors comme caisse de résonance sémantique de la mutation : confiné/libéré ; rancoeur/pardon, obscur/clair, etc.) — Qu'on soit d'accord : je ne juge pas (ou si peu) ce n'est pas mon travail, encore moins mon rôle ; je pose juste la question.

Léo (#129), suite à un salutaire réglage de Marco, propose un distingo fertile : Il y a d'abord Dahlia du web ; bloggeuse à dominante culturelle (dira-t-on), écrivante du bref, analyste du présent liquide, jongleuse de l'éphémère, qui parfois aussi se raconte, partage, en passeuse de l'émotif. (Souvent efficace dans ces rôles, Dahlia.) Et puis il y a Chloé Saffy. Jeune Toulousaine baignée de livres (qu'elle lit avec la voracité d'un piranha sous stéroïdes), modèle à ses heures, amatrice fetish de musiques obscures, et qui, donc, entre ici "en littérature". Qui a écrit un roman. Livré un m@nuscrit. Or comment écrit-on un roman ? Dans quelles conditions est-ce que ça naît ? Serait-ce dans le silence ouaté des chambres sourdes, où pendant des mois et sur des tables en noyer, l'angoisse blanche l'y dispute au viscéral ? Serait-ce désormais, génération aidant, dans les flashes musik.com - sexy blue girl - bloggy brain, où les sonopixels webéens couratent allumés parmi les trolls en furie (et en jpeg)? Je pose la question. Et si ça naissait, justement, entre les deux. Entre les deux, pour certains. Hein ? Si la substance déconstruite de cet écrit nouveau, en éruption/émotion permanente, était dorénavant ce qui caractérisera l'Après. Le "lâcher prise". L'éventuelle suite. Ce sont des questions, cruciales, qui m'intéressent. Je crois que "Adore", indépendamment de ses qualités et/ou de ses défauts, indépendamment, aussi, de ce que ça raconte, met cela en question. Voilà, intrinsèquement, l'intérêt spécial que je lui trouve ; roman qui pourrait être relevé, poursuivi, dans ce sens.

154. Le lundi 13 octobre 2008 par erratum

il fallait lire "sinon inabouti", bien sûr.

155. Le mardi 14 octobre 2008 par erratum ratatum

mais non, Nicolaï c'était bien juste :) "sinon abouti" !

156. Le mardi 14 octobre 2008 par Leeloo

@ Nicolaï - on n'attendait pas moins de vous ^^

157. Le mercredi 15 octobre 2008 par Manuel Montero (Dulcinée)

Je lis par petits bouts Adore. Grâce à cette structure ritualisée (théâtrale ou à l'américaine) l'image qui se dégage est forte. Je continue à penser aux bandes dessinées de Stanton, qui pourraient l'inspirer aussi pour ses photos. J'ai par la suite découvert son site photo, pourquoi n'envisage-t-elle de devenir actrice dans une mise en scène d'Adore. Aussi elle, dans le roman, me fait penser à mes Dulcinée. Cliquez.

158. Le mercredi 15 octobre 2008 par Dahlia

@Carole Fives (144): vous n'êtes obligée de rien, je veux dire si vous n'aimez pas, ne vous rongez pas les sangs, je vous écouterai quand même ;)

@Nicolaï Lo Russo (153): c'est la critique la plus "dingue" que j'ai eu :D Très ressentie en tout cas et bien vue. Notamment pour les résonances du texte où plein de choses se répondent entre elles. Ca je ne m'en suis pas rendue compte à l'écriture, c'est plus tard, qqn qui l'a lu et me l'a fait remarquer. C'est toujours étrange d'expérimenter à son tour cette fameuse notion d'inconscient dans ce qu'on écrit et qu'on réalise bien plus tard (j'enfonce une porte ouverte là). (faudra que je développe plus tard, mais très touchée en tout cas, vraiment)

@Manuel Montero (157): Eric Stanton ! Vous m'en voyez ravie ^^ Devenir actrice pour une mise en scène du texte, heu je ne crois pas. Jouer la comédie sur scène ou devant une caméra c'est pas la même chose que devant un objectif... Je ne suis pas sûre d'en être capable. Et puis bon courage à la personne qui voudrait adapter ça pour le théâtre ou le cinéma quand même!

Ceci dit... On s'était quand même amusées à jouer sur ces notions de séquestration avec Kelly B., qui me photographie quasiment depuis mes débuts, notamment sur ces photos: là, là et enfin là. On pourra pas dire que je n'ai pas donné de ma personne :D

159. Le mercredi 15 octobre 2008 par JLM

@Léo... Juste merci d'avoir souligné ce texte. Bien aimé, vraiment. Jean-Luc (Manet)

160. Le dimanche 19 octobre 2008 par marie lebrun

@Dahlia. Votre roman est celui d'une amoureuse et du coup, vous avez manqué d'audace et de méchanceté avec vos personnages. Avec un tel sujet, je ne m'attendais pas à un roman aussi noir que "Lunes de fiel" de Pascal Bruckner, mais à un récit tout de même un peu plus cruel et à une fin plus ambigüe. Pour un premier roman ,c'est tout de même très prometteur.

161. Le dimanche 19 octobre 2008 par Macha

Moi je suis admirative. Vous avez cumulé deux clichés, deux difficultés, raconter la jouissance sexuelle et le sentiment amoureux, sans jamais faire grincer des dents. Ce n’est pas rien. J’aime le cliché quand il est étiré, « revisité », réapproprié. La peur du cliché joue comme la censure. Certains passages sont plus « esthétisants », moins « littéraires » que d’autres qui sont vraiment lâchés, jouissifs. A vous lire.

162. Le dimanche 19 octobre 2008 par Dahlia

@Marie Lebrun: sachez d'abord que je suis flattée de la comparaison avec Lunes de fiel qui est un roman que j'ai lu à 16 ans (après avoir vu le film) et que je relis régulièrement. Pensez-vous plus à la cruauté du roman ou de son adaptation cinématographiques qui sont à mon sens, très différentes? Mais rappelez-vous dans Lunes de fiel, le couple Franz/Rebecca (ou Oscar/Mimi dans le flm) est voué à la chute dès le départ car ils n'ont pour ainsi dire aucune valeur en commun et se méprennent sur leurs "sentiments". Dans Adore, les valeurs, la complicité, les résonances communes préexistent chez chacun des personnages et ne demandent qu'à s'unir. C'est à mon sens une des pires violences qu'inflige Verlaine à Anabel, ce silence, ce mur qu'il lui impose souvent, non pas pour l'éprouver, mais parce qu'il "ne sait plus agir autrement" tellement il est enchainé dans ses propres carcans et schémas.

@Macha: je suis touchée et je vous remercie. C'est en effet qqch de souvent très difficile à renouveller en littérature (que dis-je, même au cinéma c'est difficile!) et j'avais peur en écrivant qu'on ne ressente pas ce que je voulais faire passer à ce niveau. Voilà, je voulais qu'on ressente.

163. Le dimanche 19 octobre 2008 par marie lebrun

@Dahlia. Je pensais au roman , je n'ai pas trop aimé le film de Polanski. "Lunes de fiel" est un roman extrêment cynique et peu optimiste. C'est pour cela que je disais que ce n'était sûrement pas votre propos. Mais j'avoue qu'au début d'Adore, j'ai cru qu'on y irait vers quelque chose de plus noir. J'aime bien les romans qui finissent mal. Je dois être un peu masochiste. Avez vous lu "Belle de jour" de Kessel et "Le journal d'une femme de chambre" de Mirbeau?

164. Le dimanche 19 octobre 2008 par Lune

Non moi j'aime bien l'histoire et surtout la fin justement. En dehors des clichés habituels, le couple SM forcément voué à la destruction et au drame. Lune de Fiel est un beau roman, mais il est sans réel rapport avec le texte de Dahlia. Dahlia, c'est une thérapie forcée, un fantasme de femmes, pouvoir coincer son amant, et exiger de lui, non pas des explications mais une introspection, les hommes partant souvent au moment crucial de la relation, quand celle-ci touche à leur intimité profonde. L'héroïne ne cherche pas le dialogue, elle impose une écoute. Elle connait déjà les réponses. Elle sauve son couple.

165. Le dimanche 19 octobre 2008 par Lucie Dormeur

@Macha. Votre # 161. Vous me donnez l'envie de lire le m@nuscrit de Dahlia que je trouve vraiment très sympathique. Comme j'ai moi-même un t@puscrit au frigo, je vous inviterais volontiers à me faire l'honneur d'être ma liseuse attitrée lorsqu'il sera terminé. Pour le moment je cherche un correcteur.

166. Le dimanche 19 octobre 2008 par Macha

@ #165 :))))

167. Le dimanche 19 octobre 2008 par Clic

@Lucie Dormeur, je suis votre homme (non, je souris).

168. Le dimanche 19 octobre 2008 par Lucie Dormeur

@Macha. Votre # 161. J’avoue ne rien comprendre à votre signe d’humour parce que je parlais très sérieusement. J’ai lu votre manuscrit et j’estime que vous avez de la plume. Le seul reproche que je pourrais lui faire est qu’il laisse un goût de trop peu et, croyez-moi, je m’ennuie vite. Pour moi, un bon livre est celui dont on sait qu’il pourra être relu un jour.

@Clic. Votre # 167. Dois-je me vexer ? Le t@puscrit étant très corsé, je crains qu'il ne fut enfant très non-admis. Courageuse mais pas téméraire.

169. Le lundi 20 octobre 2008 par Clic

@Lucie Dormeur, ne vous vexez surtout pas surtout s'il est corsé.

170. Le lundi 20 octobre 2008 par Lucie Dormeur

@Clic. Votre # 169. Etant donné que j'ai pu constater que ce blog n'est pas dépouvu de joyeusetés et farces diverses, je m'abstiendrai de vous prendre au mot. Un clic n'est qu'un clic et le déguisement est passe-partout. Mille et cent peuvent aisément se cacher par derrière. Diable ! déjà le début du jour, vais-je tenir jusqu'à l'aube ? Sur ce, je vais me dévouer pour confier ma vraie pensée à un fol en faux-dieu qui s'énerve.

171. Le lundi 20 octobre 2008 par Au théâtre ce soir

@ Lucie Dormeur - ... joyeusetés, farces, confessions, démons de minuit, quiproquos et marivaudages ... dont toutes les ficelles sont à la portées d'un clic.

172. Le lundi 20 octobre 2008 par Lucie D.

@Au théâtre ce soir. Marivaudages ? Je ne dirais pas. Et pour l'ennui, encore moins. Il s'agissait d'un ouvrage faussement pieux sur l'autre rive.

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