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dimanche 31 juillet 2011
Par general,
dimanche 31 juillet 2011
Une crise financière internationale… l’orage approche
Les grandes crises financières sont précédées par des signes avant coureurs. Séparément, leur importance n’est pas déterminante, ensemble ils peuvent annoncer l’orage. Lire la suite
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lundi 25 juillet 2011
Par general,
lundi 25 juillet 2011
Philippe Vallet recevait aujourd'hui Gabriel Matzneff à propos des Émiles de Gab la Rafale dans "Le livre du jour" de France Info. Vous pouvez l'écouter ici.
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vendredi 22 juillet 2011
Par general,
vendredi 22 juillet 2011
Merkel – Sarkozy, un amour de CDS ou comment s’en débarrasser ?
Dans son dernier livre, Franz-Olivier Giesbert rapporte un dialogue savoureux entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. « Angela, nous deux en Europe, c’est la tête et les jambes » (sans préciser qui est qui). Réponse de la chancelière : « Non, Nicolas, tu es la tête et les jambes, moi je suis la banque ». Lire la suite
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jeudi 21 juillet 2011
Par general,
jeudi 21 juillet 2011
Un bel article de l'écrivain Salim Jay sur le premier livre de Malik Kuzman, Tout le monde aime Mohamed, dans le quotidien marocain Le Soir.
Malik Kuzman, joker de la littérature marocaine de langue française ?
la chronique de Salim Jay
Faut-il en appeler aux Confessions de Rousseau pour présenter aux lecteurs (qui en seront éberlués) le récit de Malik Kuzman Tout le monde aime Mohamed paru aux éditions Léo Scheer en juillet 2011 ?
En 1765, Jean-Jacques Rousseau commence d’écrire Les Confessions qui furent publiées en 1782, quatre ans après sa mort. Malik Kuzman publie Tout le monde aime Mohamed en étant bel et bien vivant, sous un « nom d’auteur », nous dit son éditeur, qui est donc le pseudonyme « du jeune homme qui raconte ici sa vie ». Meilleur père que Jean-Jacques dont on suppose qu’il déposa son premier enfant aux Enfants trouvés, le narrateur de Tout le monde aime Mohamed achète, à la dernière ligne du récit « le machin à la gomme pour les dents du petit ». Lire la suite
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mercredi 20 juillet 2011
Par general,
mercredi 20 juillet 2011
L'Académie Française se penche à son tour sur le mystère du fauteuil 32 et s'interroge : le fantôme du fauteuil 32 existe-il vraiment ?
Nathalie Rheims répond :
Est-il possible de choisir son père ? À lire Nathalie Rheims, il semble que oui. Le fantôme du fauteuil 32, paru aux éditions Leo Scheer, retrace un moment de la vie de l’Académie, mais décrit surtout l’amour d’une fille pour son père, un père qu’elle admire. Si le livre évoque d’une façon romancée et fictive l’histoire rocambolesque du fauteuil 32 de l’Académie française, il est aussi un hommage ou plutôt un éloge de Maurice Rheims.
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Par general,
mercredi 20 juillet 2011
Grâce aux Présidentielles, la crise disparaît…un plan de communication intitulé "3% de déficit" !
Alors que les errements du secteur financier sont de retour sur le devant de la scène européenne, la Finance réclame sans vergogne à nos dirigeants politiques l’application immédiate de plans d’austérité à l’endroit des contribuables pour juguler des dettes souveraines qu’ils jugent excessives alors que ces mêmes dettes n’ont gonflé qu’en raison de l’insouciante prodigalité du secteur privé et non du public.
Pourquoi nos "responsables" politiques sont-ils prêts à tout mettre en œuvre pour exécuter cette requête en privilégiant moins d’Etat et une rigueur budgétaire accrue ? Pourquoi ont-ils étrangement oublié les causes premières de la crise, soit la déréglementation financière, l’excès de dettes du privé et la perte de substance des économies induite par la dérégulation du capital ? Lire la suite
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samedi 16 juillet 2011
Par general,
samedi 16 juillet 2011
Commencée en 2004 voici la collection de livres d'art JANVIER / LEO SCHEER, onze artistes ont été publiés jusqu'à présent : Lire la suite
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Par general,
samedi 16 juillet 2011
Sur le site de BSC News, Emmanuelle De Boysson s'entretient avec Brigitte Kernel à propos de la réédition de son roman Ma psy, mon amant qui était devenu introuvable. Dans cet entretien, Brigitte Kernel livre une autopsie du monde clos des salles de divan.
Productrice animatrice de l’émission Noctiluque sur France inter, Brigitte Kernel a publié en 2008 « Fais-moi oublier » chez Flammarion et en J’ai lu (2010). Un roman à succès sur l’amour entre femmes.
« Ma psy, mon amant » est né au cours d’une séance chez un psy. La romancière a imaginé qu’Annie, une patiente, remarque des signes de nervosité chez son docteur. Plus elle lui parle de son nouvel amant, plus celle qui l’écoute s’angoisse.
Persuadée que la psy a reconnu son mari ou un amant dans ses descriptions, Annie détaille avec délectation ses aventures... Cette autopsie du monde clos des salles de divan prend l’allure d’un thriller rondement mené qui nous fait frémir. Il se passe des choses étranges et suspectes dans ce face à face où on se livre et on dépense sans se protéger. On retrouve avec bonheur le style limpide, juste, sensible de Brigitte Kernel, au plus près de l’émotion. De l’essentiel. Lire la suite
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mercredi 13 juillet 2011
Par general,
mercredi 13 juillet 2011
Sur le site LE PANDEMONIM LITTÉRAIRE, Marianne Desroziers évoque le recueil de nouvelles de Julie Oyono publié aux ELS dans la collection M@nuscrits.
Cinq nouvelles composent ce petit recueil de Julie Oyono ou plutôt Juline B., son nom d’auteur et de blogueuse, car cette jeune femme (par ailleurs journaliste dans la presse) s’est d’abord fait connaître par le biais d’Internet (j’ai décidé de ne plus m’exprimer sur les éditions Léo Scheer : je ferme donc cette parenthèse à caractère informatif).
Incontestablement, la demoiselle a la plume légère et le sens de la formule ainsi qu’en témoigne le titre du livre.
Examinons les nouvelles du recueil une par une : Lire la suite
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Par general,
mercredi 13 juillet 2011
Vers une nouvelle crise de 1937…
L’économiste Martin Wolf décrit une situation inquiétante (Financial Times, 5 juin 2011) : « La zone euro, telle qu’elle a été conçue, a échoué. » Quant à Paul Krugman, prix Nobel d'économie en 2008, il utilise la métaphore d’un cœur de centrale nucléaire : « Selon moi, le niveau d’eau a tellement baissé que les barres de combustible sont à sec. Nous sommes entrés dans une zone de fusion. »
Pourtant, « La crise est finie » crient les gouvernements, c’est peut-être vrai en Allemagne grâce à la Chine, à présent le premier partenaire allemand. Lire la suite
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Par general,
mercredi 13 juillet 2011
Grèce : jusqu’où vont nous mener les chants des Sirènes ?
Depuis mai 2010, la Grèce est "sauvée", l’eurozone a lancé un programme de 110 Milliards € dont 30 financés par le Fonds Monétaire International (deux fois plus que pour la Roumanie). Ensuite, les investisseurs, pleinement rassurés, devaient reprendre le droit chemin de l’acquisition de la dette grecque
Or, un an après, de la dette grecque personne ne veut, un deuxième programme est à l’étude. Les études durent longtemps, les décisions auraient du être prises début juin 2011…
La vérité sort du puits où on l’avait caché : les investisseurs, qui sont surtout des gestionnaires de fonds d’assurance et de fonds de pension ne peuvent professionnellement pas prendre de risque puisque leur mission est, en effet, d’investir sans risques, ils ont donc l’obligation de la peur. Lire la suite
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vendredi 8 juillet 2011
Par general,
vendredi 8 juillet 2011
Dans sa Petite Librairie, Fanny nous parle de ce 3e livre de Saphia Azzeddine que l'auteur est en train d'adapter au cinéma dans un film produit par Berel Films (Nathalie Rheims), 2e film après Mon père est femme de ménage :
La Mecque Phuket de Saphia Azzedine.
Ca faisait bien longtemps que je voulais me lancer dans cette lecture , c'est chose faite, avec grand plaisir.
L'histoire: Fairouz et sa soeur veulent offrir un voyage à la Mecque à leurs parents. Elles économisent pour offrir ce bonheur suprême à ceux qui les ont fait naître et éduquées. Est-ce un sacrifice? est-ce un devoir? Fairouz nous narre quelques éléments de son quotidien, sa meilleure amie, sa famille, ses coutumes et les différences d'éducation entre frères et soeurs. Entre immigration, tradition et réalités de la vie, Fairouz essaie de s'affranchir pour pouvoir se construire, ce qui n'est pas du goût de tous. Elle oscille entre ce qu'on lui a transmis et ce qui se profile à l'horizon : la Mecque? ou Phuket?
Mon avis: Un très beau roman que j'ai dévoré : un sujet pas évident à traiter et Saphia Azzedine le fait avec brio : beaucoup d'humour, beaucoup d'ironie et une vision tantôt pessimiste, acerbe tantôt passionnée et enthousiaste. De nombreuses questions sur l'immigration, sur la réussite, sur le rapport à l'autre et sur la construction de sa personnalité entre tradition et affranchissement. L'écriture est rythmée et varie habilement des moments de réflexions et des moments de "tensions". Une vraie réussite et un roman que je vous conseille vivement.
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Par libraires,
vendredi 8 juillet 2011
Les "FICHES LIBRAIRIES" reprennent les textes de présentation des livres "à-paraître" aux ELS telles que nous les communiquons aux représentants de notre diffuseur/distributeur : UD Flammarion, chargés de promouvoir notre programme de publications futures. Nous mettons en ligne ces informations (qui peuvent être légèrement modifiées) afin que les libraires et la presse puissent en disposer à temps. Ces billets ne sont pas signés "Général", ce qui permet, en cliquant sur l'auteur : "Libraires", d'accéder rapidement à l'ensemble des "FICHES LIBRAIRIES" classées dans l'ordre chronologique, comme les premières fiches ci-dessous.
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Par libraires,
vendredi 8 juillet 2011
 
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
CLAIRE JULLIARD
Titre: L'Oie sur un lac gelé
Sortie: 21 septembre 2011
Prix vente: 18 euros
220 pages
Collection Littérature (blanche)
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Un recueil de nouvelles au ton léger, où le plus vieux sujet du monde – l’amour, l’amitié – trouve toujours à se renouveler.
Dans chacune des huit nouvelles de ce recueil, Claire Julliard met en scène des personnages qui se ressemblent : hommes ou femmes, ils ont entrevingtetquaranteans,rêventdel’âmesœur tandis qu’ils vivent seuls,confinés dans de petits studios,sans objectifs bien déterminés, tels d’éternels adolescents.
Ici ou là, les liens amicaux se dénouent,les histoires amoureuses s’essoufflent, la solitude effraie. Que faire quand les relations tournent au désastre? Entre déceptions, petits arrangements et recherches invétérées, il reste encore de la place pour l’humour, cette distance qui sauve tout.
CLAIRE JULLIARD a un temps été institutrice tout en écrivant dans des revues. Aujourd’hui, elle est journaliste littéraire et écrivain.Elle a notamment publié plusieurs livres pour la jeunesse à L’École des Loisirs,une biographie de Boris Vian (Folio,2007),ainsi que,plus récemment,Les plus grands scandales littéraires (Librio, 2009).
Extrait (de la nouvelle Finir la nuit)
Le seul point de désaccord entre Charlotte et Roger-Louis concernait justement l’amour. Lui prétendait que le plus grand amour c’est celui qui vous fait le plus souffrir et Charlotte rétorquait avec force comme pour s’en persuader qu’il avait tort de lier l’amour à la souffrance. Mais Roger- Louis tenait bon. Un jour, après une partie de flipper au café, Roger-Louis proposa le pacte suivant à Charlotte : Si dans dix ans tu n’as pas trouvé l’homme de ta vie et moi la femme de mes rêves, on n’a qu’à se marier ensemble. — Tope là ! fit Charlotte. Ils se tappèrent dans la main et remirent une pièce dans le flipper. Chacun en son for intérieur restait bien persuadé qu’il rencontrerait un jour quelqu’un de plus exaltant qu’une Charlotte ou qu’un Roger-Louis et que l’amour c’est pas qu’une partie de rigolade entre deux ados attardés.
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Par general,
vendredi 8 juillet 2011
Mercredi 6 juillet, à l'occasion de la sortie du livre d'Alessandro Mercuri Peeping Tom, interview de Dominiq Jenvrey dans le cadre de son Emission de littérature.
(Radio Campus Orléans).
Écoutez l'entretien ici
L'Emission de littérature de Dominiq Jenvrey, quoique confidentielle, est devenue un rendez-vous incontournable de la scène littéraire et intellectuelle française avec des invités tels que Pierre Guyotat, Bruno Latour, Christophe Claro, Isabelle Stengers…
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jeudi 7 juillet 2011
Par general,
jeudi 7 juillet 2011
Sur le site de Politis.fr, L'hebdo indépendant et engagé, le jeudi 7 juillet, ce billet sur Camille Laurens :
Les éditions Léo Scheer font paraître Camille Laurens, dans la collection « Écrivains d’aujourd’hui », sur l’œuvre de la romancière (264 p., 10 euros).
Camille Laurens et une certaine critique
On a encore en mémoire la polémique qui a opposé en 2007 Camille Laurens et Marie Darrieussecq, la première dénonçant « une sorte de plagiat psychique » à propos du livre que faisait alors paraître la seconde, Tom est mort (POL). Puis la polémique fut artificiellement relancée en 2010, lors de la parution de Romance nerveuse (Gallimard), le premier roman de Camille Laurens depuis l’affaire, qui pourtant n’y consacrait que quelques pages et de manière distanciée.
Camille Laurens, invitée le 3 mai dernier à Paris dans le cadre du séminaire « La Critique impossible ? », animé par l’écrivain Bertrand Leclair et Christophe Kantcheff, est revenue sur cette polémique pour analyser le processus médiatique qui s’est mis alors en branle et l’a prise pour cible, tout en lui retirant la parole alors que Marie Darrieussecq pouvait amplement s’exprimer.
Le texte de l’intervention de Camille Laurens est désormais accessible sur le site de l’Institut français de presse (IFP), qui accueille les séances du séminaire. C’est un texte pertinent et courageux sur une certaine critique majoritaire qui bafoue les règles de base du journalisme et travaille à charge.
« Au-delà de la situation de la critique littéraire aujourd’hui, conclut Camille Laurens, cela soulève beaucoup d’interrogations sur la manière dont l’espace médiatique est incapable d’opposer la moindre résistance à la mécanique même de la société du spectacle. Cela amène également à réfléchir sur l’intrication des enjeux médiatiques et éditoriaux. »
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mercredi 6 juillet 2011
Par general,
mercredi 6 juillet 2011
Emmanuel Loi dédicacera son dernier ouvrage et en lira des extraits à la librairie Le Lièvre de mars.
21 rue des Trois-Rois
13006 Marseille
vendredi 8 juillet à partir de 19 heures
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Par general,
mercredi 6 juillet 2011
Nous vous proposons de lire la deuxième nouvelle du recueil N’entre pas, d’Emmanuel Loi, en librairie aujourd'hui, mercredi 6 juillet 2011.
- Lire la 2e nouvelle
- (Re)lire la 1ere nouvelle
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Par libraires,
mercredi 6 juillet 2011

FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
SAPHIA AZZEDDINE
Titre: Héros anonyme
Sortie: septembre 2011
Prix: 15 euros
120 pages
Collection Littérature (blanche)
Le quatrième roman de Saphia Azzeddine.
Après Confidences à Allah (2008), Mon père est femme de ménage (2009), La Mecque-Phuket (2010), Saphia Azzeddine a choisi, pour son quatrième roman, d'explorer le désordre qui règne dans les esprits d'un jeune homme que le destin conduira à commettre l'irréparable : un attentat sanglant. Son objectif : frapper l'innocence, atteindre la quintessence de la terreur.
Pour suivre ce cheminement, l'auteur convoque l'histoire contemporaine qui relie les principaux évènements des dix premières années du deuxième millénaire vus par ce héros ordinaire, que son caractère quelconque rend terrifiant.
Une fois décidé, son acte irréversible le conduira à sortir définitivement du chemin de sa propre vie.
Ce texte qui mêle le roman et le pamphlet jette une lumière crue sur les tiraillements et les soubressauts du monde contemporain.
SAPHIA AZZEDDINE vit et travaille à Paris. Elle est romancière, scénariste et réalisatrice (elle vient de réaliser son premier long métrage : Mon père est femme de ménage avec François Cluzet).
Le point de vue de la presse sur ses précédents livres:
Au sujet de Confidences à Allah
Un salutaire pavé dans l’islam, qui est aussi un vrai bon livre. (Édouard Dutour, Elle)
Un premier roman terrifiant de cruauté et d’injustice. (Le Monde des livres)
Au sujet de Mon père est femme de ménage
Une fable désopilante et souvent émouvante. (Atmosphères)
Le style est enlevé, enjoué, loin des poncifs habituels. (Marianne Payot, L’Express)
Au sujet de La Mecque-Phuket
Une comédie jouissive qui fait un bien fou. (Emmanuelle de Boysson, Marie-Claire)
Moins “sanguinaire”, plus “poilant” que les deux premiers, ce roman est saturé toujours d’un amour qui se bat pour être sincère pour le Très-Haut. (Marine de Tilly, Le Point)
EXTRAIT
"J’aurais bien aimé que ce soit vraiment des arabes qui pulvérisent les tours jumelles. Ca aurait enfin signifié qu’ils sont de nouveau capables de flirter avec le grandiose.
Fini la dérive, bonjour l’audace! Du travail d’arabe, mais de chirurgiens arabes, s’il vous plaît.
Fiérot, je visionnais en boucle ces images délirantes depuis mon réveil et très vite le réel détrôna la fiction et je compris tout seul que mon peuple était bien trop étriqué dans son calbute pour foutre un bazar aussi démesuré.
Les images n’en perdaient pas pour autant de piquant mais ce jour-là je troquais mon keffieh pour ma casquette des yankees. Je m’étais réjoui trop vite, aucune performance à signaler du côté des merguez ce 11 septembre 2001."
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mardi 5 juillet 2011
Par libraires,
mardi 5 juillet 2011
 
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
EMMANUEL RABU
Titre: Futur fleuve
Date sortie: 28 septembre 2011
Prix de vente provisoire:
160 pages
Collection Laureli
Une catastrophe nucléaire d’ampleur mondiale a lieu. L’humanité oublie ses prétentions pour être condamnée à la survie. Un groupe de personne décide de quitter leur ville détruite à la recherche d’un endroit plus vivable. Le livre est l’histoire de leur trajet et la description d’un monde apocalyptique. Il décrit les aventures de personnages attachants projetés dans une situation extraordinaire avec un bon sens du suspens, sachant aussi s’adonner à de passionnantes descriptions de paysages fascinants de désolation.
En parallèle est, entre autres, évoquée la question de la domestication animale – les animaux ayant survécu réinvestissant le champ laissé vaquant par les hommes affaiblis. Pas de misérabilisme, pas de constat désespéré : la fin est ouverte, permettant d’imaginer comment réinventer la vie dans un monde menacé.
On songe à La Route de Cormac McCarthy, l’univers de J.G. Ballard... ; et côté cinéma : une démarche comparable à celle de Quentin Tarantino ou Robert Rodríguez : investir le champ de la série B. Emmanuel Rabu ne perdant par ailleurs rien de l’exigence de son écriture : le livre est, non pas un compromis mais une rencontre sincère entre littérature dite populaire et littérature dite exigeante.
EMMANUEL RABU est né à Nantes en 1971 et vit à Paris. Il a notamment publié Tryphon Tournesol & Isidore Isou (Le Seuil, Fiction & cie, 2007) et Cargo Culte (Dernier Té- légramme, 2007). Écrivain et poète sonore, il a créé et dirigé des festivals et événements autour de la poésie sonore et de la musique improvisée et réalise actuellement une programmation pour les librairies LibrEst dans le cadre d’une rési- dence octroyée par la région Ile-de- France. Il a également dirigé plusieurs revues et collectifs notamment la revue PlastiQ (éditions MeMo, 1999) revue papier + CD consacrée à la poésie et aux musique dites expérimentales, et Écrivains en séries (Laureli/Léo Scheer, deux volumes, 2009 et 2010), deux volumes collectifs faisant se rencontrer écrivains et séries télé.
EXTRAIT :
... À l’aube ils repoussaient la moustiquaire et descendaient des hamacs. Parfois, dans les mobil homes qui avoisinaient la piste, des générateurs continuaient d’alimenter des appareils électriques : réfrigérateurs, ventilateurs, télévisions, radios. Ils utilisaient ces résidus d’humanité dés- ormais absente (un hélicoptère, un obus récent) comme un calendrier des bombardements. Plus les cratères d’argile rouge, ocre, nus, nets, se multipliaient, plus Twen-Ch’Ang, Maïa et Ada se rappro- chaient des zones actuelles de combat ; pourtant aucun son – propre à la guerre, ne leur parvenait encore. Les cartes ne servaient à rien, certaines n’étaient plus que des agglomérats de papier mâché conservés dans les poches des sacs à dos. Ils avançaient articulant leur capacité encore à se déplacer et le chemin qu’ils traçaient. Leurs seuls repères étaient désormais les altérations de la jungle. Aucune boussole, aucun compteur Geiger, aucune constellation. Ils se défaisaient à mesure qu’ils progressaient des prothèses qui les avaient aidé à se maintenir en vie. Ils apercevaient des globes de verre abritant des rescapés mais s’en tenaient à distance. Ils restèrent plusieurs jours sans voir les chiens, les croyant noyés, abattus, malades. Et ils réapparurent des jours plus tard, les entourant à nouveau comme un filet ajouré. Comme des bouées légèrement mobiles. Ils contrevenaient parfois aux règles élémentaires qu’ils s’étaient fixés et auxquels ils étaient parvenus à se soumettre jusqu’alors.
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Par libraires,
mardi 5 juillet 2011

FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
MYRIAM THIBAULT
PREMIER ROMAN
Titre: Orgueil et Désir
Sortie provisoire: 21 septembre 2011
Prix provisoire: 15 euros
120 pages
Collection Littérature (blanche)
Le premier roman d’un jeune auteur prometteur, où hommes et femmes se cherchent et s’esquivent, entre désir et orgueil.
Un jeune chroniqueur télé, content de sa per- sonne, a un coup de foudre pour une femme élégante croisée dans la rue. Il la suit jusqu’à ce qu’elle le remarque. Après quoi il se sent idiot et fuit. Attirée par le regard de cet inconnu, c’est alors elle qui décide de le suivre. Ils finissent par se rencontrer réellement, chacun ayant décidé d’avouer son attirance, et passent la soirée ensemble. Pourtant,aucun des deux ne voudra faire un pas décisif vers l’autre, chacun restant sur son quant-à-soi, l’orgueil étant plus fort que le désir.
Au gré des rues parisiennes et des références culturelles, Myriam Thibault épingle l’incapacité à dévoiler ses envies et à avoir le courage de les vivre chez des êtres préférant passer à côté des choses essentielles plutôt que – la pire des infamies – risquer une déception.
MYRIAM THIBAULT a 17 ans. Elle vient de passer son baccalauréat à Tours. Elle joue du piano et de la flûte traversière (dans un big band) ; elle tient également un blog littéraire, Angel-A. Orgueil et Désir est son premier roman.
Extrait
Assis à la terrasse d’un café, je suis un homme quelconque. Ou, pour le moins, je passe pour un homme quelconque. Habillé d’un costume noir qui m’a coûté plus de mille cinq cents euros, d’une chemise à fleurs dont on reconnaît au premier coup d’œil les motifs d’un célèbre couturier britannique, et chaussé de derbys marron assorties, je ne suis pas un homme si quel- conque que ça finalement. Dans une campagne profonde de la Corrèze ou du Cantal, on me prendrait pour un acteur. Or je ne suis qu’un petit chroniqueur de télévision qui, soyons honnêtes, est très bien payé pour déblatérer trois ou quatre blagues qui ne font rire que mes amis snobs sur une chaîne nationale, le vendredi tard dans la nuit. Ceci dit, tant mieux pour moi. Les autres, ceux qui m’insultent et me traitent de bon à rien, à l’évidence des jaloux, n’avaient qu’à devenir snobs eux aussi.
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Par libraires,
mardi 5 juillet 2011
 
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
DOMINIQUE DUPART
PREMIER ROMAN
Titre: Myrha Tonic
Date de sortie: 7 septembre 2011
16,50 euros
142 pages
Collection Laureli
Avec ce premier roman percutant, Dominique Dupart raconte l’épopée de deux quartiers populaires du nord-est parisien : Château-Rouge – près de Barbès, dans le XVIIIe arrondissement – et le quartier des Orgues – dans le XIXe arrondissement, près de Stalingrad à travers le regard et le parcours d’une jeune femme passionnée. Son héroïne étudiante se fraye un chemin dans ce Paris loin des clichés véhiculés par les syndicats d’initiative. Ici point de baguette de pain sous le bras, de béret ni d’accordéon, mais des kebabs pas cher, des cailloux de crack, des mariages blancs, des bagarres sanglantes, des deals en tous genres, des marchandises tombées du camion, de la drogue, de la prostitution... le tout rythmé par des descentes de police.
Pourtant, aucun misérabilisme ni voyeurisme. Un regard presque amoureux – car il est aussi question d’amour dans Myrha Tonic – dépeint ces quartiers à la mauvaise réputation et suit la ligne grise du métro aérien qui les relie, détaille les balafres et blessures de ses habitants, raconte leurs vies chaotiques. Dans ce roman d’initiation, les princes charmants s’appellent Choucri ou Barbaross ; la ville lumière est tissée de rues sombres ; la question politique est omniprésente.
Comme un Pierre Guyotat en son temps, Dominique Dupart invente une langue fière de ses métissages en se confrontant à la sonorité des mots. Elle en cisèle la matière dans un récit parfois diffracté dans lequel on se perd avec délice pour mieux jouir de Paris métamorphosé en paysage musical : car l’héroïne fuit aussi le blues des boulevards. Elle quitte la rue Myrha pour New York où elle découvre le Tonic, le célèbre club de jazz d’avant-garde situé dans Norfolk street (Lower east side) ayant notamment fait connaître le musicien John Zorn. Le Tonic, Archery,un album bruitiste des années 80, les albums Masada de John Zorn font résonner le Paris de l’auteur. Ils font entendre, de façon inédite, la partition identitaire qui se joue dans la ville lumière. Quand les batailles sanglantes des quartiers maudits deviennent des concerts rares, précieux.
DOMINIQUE DUPART signe avec Myrha Tonic son premier roman. Elle enseigne la littérature française à l’université de Lille III et vit entre Lille et Paris. Par ailleurs, elle écrit pour la revue Vacarme et le site fabula.org ; elle est membre du comité de rédaction des revues Vacarme et Écrire l’histoire.
EXTRAIT:
...Myrha Myrha. Des crèmes dans les vitrines. Des viandes dans les boucheries. Des bananes orange, noires, vertes. Elles patientent. Des tilapias. Des chinchards. Deux silhouettes contournent les at- troupements dans Suez, dans Panama. Les grappes sont serrées, concentrées contre les murs. Cravates. Ceintures. Montres. Parfums. Les maïs chauds destinés à la vente s’empilent dans de grands sacs-poubelle. Tout le monde est prêt à fuir, par commodité. Tout le monde fuit régulièrement. Entre deux mosquées, Myrha et Poissonniers, une église évangélique noire, une synagogue fermée. Eslem N’ioumré Djerba. Un restaurant de cuisine africaine. Des cantines arabes. Les brochettes y sont rangées dans des réfrigérateurs à vitres transparentes. Rue des Gardes. L’ancien Mont de Piété. Les livres vendus dans les épiceries arabes sont des livres sacrés. Les deux silhouettes descendent Léon. Elles s’écartent l’une de l’autre et entrent Chez Éphèse. Dans le restaurant, le garçon fait un geste à la fille. La fille s’assoit à une table.
Dans le fond du restaurant, un morceau de silhouette mouvante palpite. Un morceau d’homme, tronçonné à la nuque, au bassin, découpé par le passage des plats, tourne et se retourne dans une forge minuscule. L’homme souffle sur une poêle fumante, tendue à l’extrémité d’un bras de couleur noire. Son bras remue, touille la nourriture. Des éclairs de rose, sa main entrouverte, passent aussi l’ouverture. Quand la porte glisse en avant et en arrière, et laisse le passage à un serveur armé de plats vides, d’assiettes sales, la silhouette recule. Le garçon disparaît dans la forge de l’homme noir. Une assiette pleine est posée sur la table. La fille feuillette un prospectus de Fret cargo pour l’Afrique. Une buée parfumée, chaude monte. Elle attend.
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Par libraires,
mardi 5 juillet 2011
 
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
SOLANGE MÉZAN
Titre: La Manouba
Date sortie: 31 août 2011
Prix de vente: 16 euros
150 pages
Collection Littéraire (blanche)
Une tragédie sans complaisance.
Elle le voulait ce dernier enfant, pour elle, que pour elle. Elle était mère d’un garçon et d’une fille . Elle avait rempli son rôle d’épouse. L’enfant désiré, le dernier, ne serait qu’à elle, à ses côtés. Mais voilà, l’enfant désiré se révèle difficile à vivre.Un enfant dont le corps grandit, se métamorphose en homme mais dont l’intelligence sera toujours celui d’un petit garçon.Elle ne vivra que pour lui, oubliant ses autres enfants. La Manouba sera le lieu de vie de cet enfant, un lieu d’abandon.
SOLANGE MÉZAN est psychanalyste et écrivain. Elle a publié chez P.O.L un premier roman intitulé J’aime en 2005.
Extrait
Elle déambulait à heures fixes, raide comme un balai et droite comme un i, de sa chambre à la cuisine puis de la cuisine à sa chambre, pour aller s’effondrer ensuite d’un seul coup dans son lit comme une poupée brutalement vidée des chiffons qui la rembourraient, en pleurant silencieusement comme une petite fille inconsolable.Elle traversait ce bout de couloir sombre qui séparait les deux pièces et sur ce parcours d’un mètre ou deux, qui semblait trop long et trop pénible pour ses petites jambes, elle effectuait une étrange et inquiétante danse chaotique, faite de soubresauts, pliant son corps presque en deux au moment où par hasard il lui arrivait de croiser l’un de ses petits-enfants, comme si d’une fois sur l’autre elle avait encore réussi à les oublier, à barrer leur prénom de sa mémoire, à biffer l’événement même de leur naissance pour pouvoir poursuivre l’histoire de vie et de mort qu’elle se racontait, dont ils ne savaient rien si ce n’est qu’aucun d’eux ne devait y avoir de place.
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Par libraires,
mardi 5 juillet 2011
 
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
FABRICE LARDREAU
Titre: Un certain Pétrovitch
Sortie: 31 août 2011
Prix de vente: 18 euros
200 pages
Collection Littéraire (blanche)
Comment un chef comptable devient Spiderman.
Allez ouvrir la porte madame Humbert, je vous prie... En prononçant cette phrase fracassante (ce doit être la première fois qu’il ose demander quelque chose à son assistante), Patrick Platon Pétrovitch, chef comptable, vient de donner une inflexion définitive à son existence. Jusque-là, sa vie a été celle de tout le monde. Passé l’effervescence d’une jeunesse vouée au hard rock, une fois les illusions de gloire dissipées, il a fallu rejoindre la grisaille commune. Travail ennuyeux, morne banlieue. Que restait-il à espérer ? Désormais, il agit. Un voisin trop bruyant ? Il lui dit sa façon de penser. Une réunion de copropriétaires? Il dénonce les manœuvres du syndic. Et le pli est pris, au bureau, de se faire respecter.
Mais il s’agit d’autre chose. Il le comprendra quand, face à une valise isolée, dans le RER, il aura le courage d’intervenir, la jetant sur le quai (qu’importe qu’ensuite un touriste américain furieux vienne la lui réclamer ?), ou quand il se portera au secours d’une jeune femme agressée (détail : il finit à l’hôpital). Il n’est pas un homme ordinaire qui se reprend en mains. Son destin est de sauver les autres, et cela a un nom : il est un super-héros.
Plus précisément, Spiderman.
FABRICE LARDREAU est né en 1965. Il est l’auteur de six romans, dont Une fuite ordinaire, remarqué par Michel Houellebecq, et Contretemps, salué par la critique et traduit en plusieurs langues. Il collabore au magazine Transfuge.
DU MÊME AUTEUR : Les Draps de papier, Denoël, 1994 ; Une fuite ordinaire, Denoël, 1997 ; Les tirages flous ne sont pas facturés, Denoël, 1998 ; Quelqu’un marche là-haut, Albin Michel, 2000 ; Contretemps, Flammarion, 2004 ; Nord absolu, Belfond, 2009.
Extrait
Pétrovitch bondit. Le voici devant la bande, jambes puissamment écartées. Les pouilleux dévêtissent la jeune femme, lui déchirent son corsage. Eh vous ! leur dit-il. Je n’en suis pas encore à parler de moi à la troisième personne, mais je dois avouer que ma voix m’a surpris. Une vraie parole de justicier. Bref. Il (c’est-à-dire moi, Patrick Platon Pétrovitch, comptable à mes heures, super-héros fraîchement adoubé) s’est penché vers les brigands pour les admonester.L’admonestation n’est plus ce qu’elle était. Un objet brillant a surgi dans mon champ de vision.Je ne crois pas qu’ils aient prononcé une parole. Ils se sont contentés d’enfoncer l’objet dans ma cuisse gauche – un objet fortement contondant. Je me suis écroulé sur la banquette avant de recevoir un coup sur la tête. En guise d’adieu, je suppose. Vraiment impolis ces jeunes gens.
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Par libraires,
mardi 5 juillet 2011
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
PREMIER ROMAN
SYLVIE SARHAMI
Titre: Portrait d'un jeune homme en chien de fusil
Sortie: 31 août 2011
Prix de vente: 15 euros
96 pages
Collection Littérature (blanche)
Une évocation brûlante de la fin de l’adolescence
Le narrateur invisible de ce livre s’adresse à un jeune homme de 17 ans, dont il raconte quelques mois à la deuxième personne, comme si ce moment unique dans une vie ne pouvait qu’être dit à distance, comme si l’adolescent était toujours l’autre, l’étranger, celui qu’on ne sera jamais plus, et dont le souvenir tient du rêve, ou de la fiction.
Dans une langue musicale et brûlante, syncopée, au lyrisme sombre, tendu, Sylvie Sarhami décrit ainsi les dérives nocturnes, l’errance urbaine d’un garçon raisonnablement perdu, c’est-à-dire en attente, avide, mais portant déjà en lui le poids du passé, la nostalgie de l’enfance, de la pureté, et d’un amour perdu. Il rencontre des filles, et un jeune garçon. Qui aime-t-il ? Qui désire-t-il ? Il apprend à se connaître à mesure, presque au hasard.
Et puis il y a l’énigmatique figure de M. Morgueil, qu’il doit rencontrer sans qu’on devine jamais pourquoi, ce qui laisse planer une menace sur l’ensemble du récit, jusqu’au dénouement, plus mystérieux encore. La menace, peut-être, de l’entrée dans le monde adulte, que ce premier roman, avec son ardeur juvénile, semble vouloir repousser encore un peu.
Sylvie Sarhami a 25 ans. Portrait d’un jeune homme en chien de fusil est son premier roman.
Extrait
Tout connaître et tout recommencer. Tout détruire et tout illuminer. Tu avais passé le temps des déceptions et des passions toujours déçues. Tes larmes s’offraient aux plus offrants, au sacrifice d’un bonheur plus grand, plus insaisissable.
Tu te mis à chanter à tue-tête. Rien ne pouvait plus t’arrêter. « Nadia, tu n’es qu’un cadavre, déjà les phrases se penchent vers toi. Tu auras vécu mais rien d’autre ne subsistera de tes attraits, ni de ta grâce. »
Morgueil, ce cher homme, n’était-il pas rongé de l’intérieur lui aussi ? « Revenez me voir », t’avait-il dit… Et tu ne l’avais jamais revu…
Ils t’avaient tous servi dans ta souffrance. Ils n’avaient tous été que des victimes. Tout était possible. Le bruit, les voyages, les amours te feraient oublier.
L’odeur de fer t’indisposa. Les sifflets dans la brume se répondirent. Les quais nourris de solitude s’offraient à la nuit. Hurla la lugubre sirène d’une voiture de police.
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lundi 4 juillet 2011
Par libraires,
lundi 4 juillet 2011
 
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
BRUNO GIBERT
Titre: Tragédies en kit
Sortie: 17 août 2011
Prix de vente: 18 euros
220 pages
Collection Littérature (blanche)
Quand une éruption volcanique en Islande contraint le monde à se réinventer.
Au printemps 2010, un volcan islandais portant un nom imprononçable pour qui n’est pas islandais entre en éruption et bloque pendant des semaines une grande part de la circulation aérienne mondiale. Une Canadienne qui attendait sa correspondance pour l’Égypte se retrouve bloquée à Roissy avec des milliers d’autres voyageurs immobiles. Elle observe à distance la sorte de société parallèle qui s’improvise alors, puis se mêle peu à peu, et peu à peu une double histoire se dessine : celle qui l’a amenée là, seule, parce qu’elle voulait s’éloignerdesonmari;celledecettevieentre parenthèses qu’il faut bien créer tant que la paralysie dure. Double suspension, double hésitation du sort. Elle avancera au hasard des rencontres, courra le risque de tout perdre, se retrouvera avec un homme qu’elle n’est pas sûre de désirer, mais quand rien n’a plus de sens,tout redevient possible.
Dans un épilogue drolatique et effrayant, Bruno Gibert imagine ce que pourrait être, dans cinquante ans, un monde sans pétrole, et donc sans avions, amenant son récit jus- qu’aux rives du fantastique, ou d’un réalisme plus profond, qui fait voler en éclats les apparences rassurantes des choses.
BRUNO GIBERT est né à Vincennes en 1961. Il est également illustrateur de livres pour enfants. Il est l’auteur de six livres, dont le premier, Claude, a obtenu le prix du Premier Roman.
DU MÊME AUTEUR: Claude, Stock, 2000 ; Les Écrivains, Stock, 2002 ; Le Sol de Mars et autres photographies, Stock, 2003 ; Juste né, Stock, 2005 ; Réussir sa vie, Stock, 2006 ; Avec enfant, Stock, 2009.
Extrait
Elle prit place à côté de l’immense baie vitrée et trouva si naturel de ne penser à rien qu’elle s’en inquiéta presque. Je ne suis pourtant pas une pierre, ou une plante, ou une chose, se dit-elle pour se rassurer. Le soleil, en rentrant à grand fracas, venait cogner le côté droit de sa figure. Sous ce torrent de lumière, elle n’était plus qu’une sensation qui attend l’heure d’entamer son repas. En face d’elle, il y avait un homme. Il ressemblait à un Jim Bradley devenu adulte, ou au moins à l’image assez précise qu’elle s’en faisait. Cette similitude appuyée la frappa à tel point qu’elle ne put détacher son regard. Elle se dit que si cet homme pouvait être une sorte de Jim Bradley, la femme assise à côté de lui aurait alors pu être elle-même s’ils s’étaient mariés comme ils se l’étaient promis au début des années 90. Et cette petite fille d’environ cinq ans serait la leur.
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Par libraires,
lundi 4 juillet 2011
 
FICHE DE PRÉSENTATION
POUR LES LIBRAIRES
PREMIER ROMAN
SOPHIE SCHULZE
Titre : Allée 7, rangée 38
sortie : le 17 août 2011
Prix de vente : 15 euros
96 pages
Collection : Littérature (blanche)
Que vaut une vie humaine ?
Au début du XXe siècle, en Allemagne, Franziska met Walter au monde. Ce roman raconte Walter, l’Allemagne, et le siècle. Walter, exilé en France, deviendra légionnaire, puis mineur. Il se mariera, aura des enfants, vieillira, mourra. Un destin anonyme, enfoui dans la multitude. Un homme semblable aux autres, qui ne pèse pas sur l’histoire, et que l’histoire malmène. De la naissance à la mort, le tracé vertigineux du temps.
Que vaut une vie ? En mêlant l’histoire d’un homme à l’histoire de l’humanité, dont les étapes tragiques se succèdent au rythme effréné de ce siècle, ponctuées par l’évocation des grandes figures de la philosophie alle- mande, de Nietzsche à Heidegger et Hannah Arendt, Allée 7, rangée 38 réussit, avec une force d’évocation impressionnante, à donner le sentiment bouleversant de la précarité des hommes.
SOPHIE SCHULZE, ancienne élève de Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy à Strasbourg, auteur d’une étude sur Nathalie Sarraute parue dans la revue de l’université de Moscou, a vécu en Arabie saoudite, au Niger et en Russie ; elle vit aujourd’hui à Paris. Allée 7, rangée 38 est son premier roman.
Extrait
Une douleur vive réveille Walter. Elle ne dure pas. Mais elle le laisse hémiplégique. Cloué dans un fauteuil, Walter continue, chaque jour, de prendre des nouvelles d’Alice. Son fils lui dit qu’elle va bien, que l’on s’occupe bien d’elle à l’hôpital. Il ne saura pas qu’Alice est morte. Elle n’est pas morte, d’ailleurs. Elle est là. Il lui parle. Dans leur patois. Parfois Alice disparaît et Walter se retrouve enfant, en Allemagne. Il regarde la maison de son père. Il parcourt les champs du regard. Il revoit les vaches. Sa mère a les cheveux noirs. Elle vient l’embrasser le soir en cachette du père. Ses baisers sont tendres. Elle l’aime. Elle lui prépare un bon lait chaud quand il est malade. Il ne se souvient plus quelle est sa langue, ni quel est son pays. L’Allemagne. Alice. Il voudrait tellement partir, rejoindre Alice.
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Par libraires,
lundi 4 juillet 2011
En librairie le 17 août 2011 :
Bruno Gibert, Tragédies en kit
Sophie Schulze, Allée 7, rangée 38 (premier roman)
En librairie le 31 août 2011 :
Fabrice Lardreau, Un certain Pétrovitch
Solange Mézan, La Manouba
Sylvie Sarhami, Portrait d'un jeune homme en chien de fusil (premier roman)
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Par libraires,
lundi 4 juillet 2011
Le traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations de blogueurs pour lequel j'ai reçu une aide précieuse d'Alexandra Varrin et Abeline Majorel, sera en librairie le mercredi 6 juillet 2011.
Il se présente comme un abecedaire de 26 rubriques, et s'inscrit dans une réflexion menée depuis plusieurs années et dont j'aimerais dire quelques mots.
Le "Traité" est à mes yeux une première illustration des conséquences de l'Internet sur les "usages" et donc sur le fonctionnement de la société. J'avais commencé cette analyse des futurs possibles au début des années 90 avec un ouvrage de prospective : La démocratie virtuelle, à un moment où le Net n'existait pas encore en France et que j'avais découvert à travers la Mission gouvernementale des autoroutes de l'information à laquelle je participais. Lire la suite
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Par general,
lundi 4 juillet 2011
Renaud Czarnes signe son premier roman. Un cheminement intérieur, pour décors, Montmartre et Rungis...
La vie fait son oeuvre
À 46 ans, le journaliste Renaud Czarnes publie son premier roman, ''Un passant ordinaire''. Une invitation à une plongée dans le Paris populaire. Celui de Montmartre. Et de virées à Rungis (94), cet immense frigo , en compagnie de MonMonde, la tripière de la rue Lepic. Au fil des pages viendront les allers-retours du côté de Villejuif (94). Ces lieux vont jalonner le cheminement de Calude -curieux prénom du héros-, un dilettante qui a choisi de laisser le travail venir à lui, jusque dans sa rue... Du coup, il enchaîne les petits boulots, nettoie le magasin de MonMonde et prépare les commandes. Calude joue aussi de la batterie dans un resto du quartier. Et peine à achever une thèse de lettres modernes traitant des femmes et du discours sur le sexe dans l'oeuvre de Céline .
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Par general,
lundi 4 juillet 2011
Renaud Czarnes: ''Un passant ordinaire'' à la Musicalame à Lyon, 16 rue Pizay le mercredi 6 juillet à 19h30
C'est toujours très agréable de lire un livre avec lequel on se sent immédiatement familier . Même quand tout vous sépare du personnage principal et des secondaires. Même quand vous n'habitez pas l'endroit où cela se passe. Même quand rien dans l'histoire ne ressemble à votre propre vie...
Mais ce sourire qui pointe régulièrement pendant la lecture. Sourire au livre, en tête à tête avec lui, dans l'intimité de la lecture, sourire complice à l'auteur inconnu. Et ces éclats de rire aussi solitaires que sonores. Et par moment l'envie de ressortir du lit pour aller mettre sur la platine le disque dont il est question, là, à cette page. Celui de la précédente aussi puisque je suis debout.
Calude est un grand gamin pas totalement sorti de l'adolescence, RMIste un peu glandeur, batteur amateur très amateur de jazz, étudiant dilettante qui procrastine depuis 10 ans autour d'une thèse inachevée sur Les femmes et le discours sur le sexe dans l'oeuvre de Louis-Ferdinand Céline! Pour boucler ses fins de mois, il rédige quelques chroniques de jazz dans des journaux féminins et surtout, il s'initie à la triperie rue Lepic dans l'échoppe de Rosamonde qui n'a pas sa pareille pour sélectionner les abats sur le marché de Rungis. Côme, son vieux voisin retraité du CNRS, 80 ans au compteur et toujours allant, lui sert de confident. Le samedi matin, il installe sa batterie dans la rue et massacre des standards avec quelques copains et son ami contrebassiste Très-Cher-Zut (qui ne dit jamais de gros mots), puis partage la quête autour d'un apéro.
Existence tranquille, ni vibrante ni triste, nourrie de foie de veau, de musique et de menus plaisirs. On rit beaucoup à partager le quotidien de ce grand con, l'écriture de Renaud Czarnes distillant un humour délicieux. On y retrouve plein de choses connues, de gens déjà vus, de situations cocasses mais si réalistes.
L'arrivée de Zoé dans l'immeuble bouleverse cet équilibre. Bien sûr qu'il tombe amoureux. Bien sûr. L'arrivée de Zoé dans l'immeuble bouleverse cet équilibre. Bien sûr qu'il tombe amoureux. Bien sûr.Soudain, bien calé dans les oreillers, le sourire du lecteur tourne au jaune. L'empathie avec Calude ne peut que nous amener à nous poser quelques questions, non pas sur le est-ce que ça m'arrivera? mais plutôt comment le vivrai-je quand ce sera mon tour? .
On ne saura pas comment s'en sort Calude. L'important n'est pas là. L'important, c'est que soudain, l'urgence de la vie l'aura mis en mouvement : pour terminer sa thèse, pour aimer Zoé, pour se rapprocher de ses amis, pour... VIVRE !
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dimanche 3 juillet 2011
Par libraires,
dimanche 3 juillet 2011
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