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mercredi 28 septembre 2011
Par general,
mercredi 28 septembre 2011
Chronique de Sébastien Moig sur le premier roman de Sophie Schulze, Allée 7, Rangée 38.
Le destin d’un homme se lit-il dans ces moments éphémères qui précèdent son existence ? Walter naitra d’un amour. Celui de sa mère Franziska pour Karl, un pêcheur attentionné qui lui fait la cour. Mais le père de la jeune fille a d’autres perspectives, celles d’un bon mariage avec Gunther. Franziska cachera sa grossesse à son époux et l’enfant naitra sans amour paternel. Sans père, Walter sera aussi sans patrie, chassé qu’il est de la ferme familiale par son beau-père.Il trouvera refuge en France où il s’engagera dans la légion pour gagner le droit à une existence loin de son Allemagne natale. Hannah Arendt quant à elle suit les enseignements de Heidegger mais elle s’éloigne progressivement de son maitre en se rapprochant du sionisme.
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lundi 26 septembre 2011
Par general,
lundi 26 septembre 2011
Claire Julliard était l'invitée cette nuit de Brigitte Kernel dans l'émission Noctiluque sur France Inter
pour parler de son dernier roman L'Oie sur un Lac Gelé
Dans chacune des huit nouvelles de ce recueil, qui peut aussi bien se lire comme un roman, Claire Julliard met en scène des personnages qui se ressemblent: hommes ou femmes, ils rêvent de l’âme sœur tandis qu’ils vivent seuls, confinés dans de petits studios, sans objectifs bien déterminés, tels d’éternels adolescents. Ici ou là, les liens amicaux se dénouent, les histoires amoureuses s’essoufflent, l’isolement effraie. Mais, entre déceptions, petits arrangements et recherches invétérées, il reste, au cœur de la solitude des villes, de la place pour l’humour, cette distance qui sauve tout et qui sans cesse renouvelle le plus vieux sujet du monde.
Retrouvez l'émission en cliquant ici:
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lundi 26 septembre 2011
Dominique Dupart lira des extraits de son roman Myrha Tonic et signera l'ouvrage
à la LIBRAIRIE MICHÈLE IGNAZI
le Jeudi 29 septembre à 19h
Librairie Michèle Ignazi, 17 rue de Jouy 75004 (Métro Saint Paul)
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dimanche 25 septembre 2011
Par general,
dimanche 25 septembre 2011
Troisième article de Florent G. publié par Le Monde des livres, dans la page Forum, qui réunissait les avis contradictoires des écrivains Yannick Haenel et Jean-Noël Pancrazi sur un livre de Dominique Sigaud, Franz Stangl et moi (Stock), débat dont il retrace ici les enjeux.
À l'écoute d'un nazi
Franz Stangl et moi est un dispositif complexe, qui mêle les éléments les plus disparates. La vie de Franz Stangl (1908-1971), policier autrichien devenu commandant des camps d'extermination de Sobibor puis de Treblinka, en occupe le centre. Le livre n'est pas pour autant une biographie, même romancée : ce centre polarise un ensemble de réflexions, de souvenirs, de bribes de fiction, dont il est le prétexte ou le motif, et qui a pour visée dernière une sorte de théorie générale du monde occidental, pris dans ses relations avec le "dragon", figure du mal partout à l'oeuvre dans l'histoire. Lire la suite
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Par general,
dimanche 25 septembre 2011
Le deuxième article de Florent G. dans Le Monde des livres était consacré, à l'occasion de la sortie du Limonov d'Emmanuel Carrère, à l'écrivain et homme politique russe.
Les deux faces d'Edouard Limonov
Avant qu'Emmanuel Carrère ne vienne compliquer le jeu, les Français ne conservaient en mémoire que deux figures de Limonov. Au début des années 1980, un Soviétique plus ou moins dissident, en tout cas rebelle, voyou, incarnation de l'underground moscovite, débarquait à Paris après un premier exil à New York. Il décrivait dans des livres fiévreux, provocateurs, une vie de misère et de plaisirs, les errances nocturnes, l'homosexualité, le romantisme de l'échec et de la colère. Qui aurait pu lui résister ? Une décennie s'ouvrait, durant laquelle Limonov, premier du nom, serait fêté et choyé, même s'il n'atteindrait pas la gloire dont il rêvait. Il n'était qu'à la mode. En secret, il aspirait à se mêler d'affaires plus substantielles, dans les parages de l'Histoire. Lire la suite
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jeudi 22 septembre 2011
Par general,
jeudi 22 septembre 2011
Retrouvez en octobre à Nanterre des extraits du livre Vacances d'été d'Emmanuelle Heidsieck affichés dans la ville,
ainsi qu'une exposition à la Galerie Villa des Tourelles, 9 rue des Anciennes-Mairies, 92000 Nanterre.
Commissaires de l'exposition: Frédéric Dumond et Emmanuel Adely.
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mercredi 21 septembre 2011
Par general,
mercredi 21 septembre 2011
Euro : la revanche des francs -tireurs
Depuis dix ans, ils se battent contre l'euro et prédisent le pire. Ces économistes et intellectuels iconoclastes ont longtemps prêché dans le désert. Désormais, on les regarde autrement...
Ils ne sont pas habillés comme des traders. Ils ne passent pas à la télévision. Un seul d'entre eux est banquier d'affaires, Philippe Villin. Les autres sont des économistes, des intellectuels. De gauche comme de droite. Tous affirment depuis des années que la mort de l'euro est programmée. Aujourd'hui, pour eux, ce n'est plus qu'une question de jours, de mois peut-être. Guère plus. Lire la suite
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mercredi 21 septembre 2011
Marien Defalvard, Myriam Thibault : la littérature appartient à ceux qui se lèvent tôt !
Les éditeurs rêvent tous de le découvrir un jour, le messie de l’édition, jeune prodige de moins de vingt ans qui bouleversera l'histoire de la littérature, enfant au visage d’ange doté d'une plume de vieux sage, réincarnation de Rimbaud au XXIe siècle. Plus investis que jamais dans cette chasse au trésor, ils révèlent ce mois-ci plusieurs talents littéraires, plus jeunes et insoumis les uns que les autres. Lire la suite
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mardi 20 septembre 2011
Par general,
mardi 20 septembre 2011
Jetez-vous sur Peeping Tom, le deuxième livre d’Alessandro Mercuri.
Douze. Certes, il y a douze coups à minuit, douze apôtres à la table d’un Rabbi en état de chrysalide la veille de son martyr qui le fera Christ, douze dans le titre du poème d’Alexandre Block, douze notes par série dans le dodécaphonisme. Mais il y a surtout douze essais hybrides dans le livre d’Alessandro Mercuri, Peeping Tom, suite de Kafka Cola (Léo Scheer, 2008).
De quoi s’agit-il ? De récits critiques dont la matière conjugue des éléments d’apparence hétéroclites pour en faire apparaître les correspondances. Ainsi, dans “Turkish Delight”, la conjonction de trois événements début 2010 – la mise en sommeil de l’activité solaire, la plus longue éclipse du millénaire et la naissance d’un agneau à visage humanoïde – prétexte à d’ironiques digressions sur le sens de la fiction, et d’une manière implicite, sur l’art de raconter des histoires extraordinaires.
Dans le tautologique “Mandrake est Mandrake”, la figure du célèbre magicien dédoublé, à la fois personnage de fiction et réel magicien dupliqué au cinéma, multiplie les perspective de la gémellité.
Chaque essai est doté d’un appareil visuel remarquable, une mention spéciale devant être décernée à la série de photos qui voit Mandrake et Mitterrand s’interchanger. Il n’est pas nouveau de faire copuler culture savante et populaire, pseudo-sciences et vrais savoirs, culture pop et auteurs classiques. Le ton de Mercuri, en revanche, est nouveau. Ni Gonzo, ni universitaire, ni quoi que ce soit de pédant, son écriture fructifie dans l’ironie, une ironie qui laisse une chance à son sujet et lui donne la préciosité d’une révélation conceptuelle inédite. Une dernière remarque : il y a bien douze essais mais aussi trois annexes courtes qui viennent relativiser cet alexandrin…
Jean-Noël Orengo
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mardi 20 septembre 2011
On lit Mercuri comme on subirait sous hypnose les illusions d’un magicien. Ce sont plaisir, stupéfaction, amusement et sidération mêlés à voir quelques fragments de notre apparente réalité factuelle entrer en vibration et voler en éclats pour dévoiler leur face cachée. Préférant comme Raymond Federman “l’irrationalité ludique de l’homme à sa rationalité bien-pensante”, Alessandro Mercuri soumet, dans le prolongement de son précédent essai Kafka Cola, notre société au principe de non contradiction, dans la droite ligne de Protagoras, le père de la dialectique, qui considère qu’il existe “sur chaque chose, deux discours possibles et contradictoires”.
Il ne s’agit pas moins que de réenchanter la philosophie — et la perception de notre monde qui en découle — en faisant prévaloir le principe de controverse cher à Schopenhauer sur la dialectique systémique de Hegel. La tradition philosophique ne s’est-elle pas construite sur une imposture majeure en voulant “faire passer une chose pour ce qu’elle n’est pas” ? Pour qu’adviennent les concepts, il aurait fallu vider les grands mythes et les figures héroïques de leur substance, tourner le dos aux forces de la matière et aux principes premiers : “la philosophie serait née du meurtre rituel des divinités, scalpées,écorchées puis dépouillées de leur corps, de leur physicalité, de leur être”. “Au royaume des Idées, la philosophie dégouline d’un amour platonique pour le juste, le bien, le beau, le vrai”. Lire la suite
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mardi 20 septembre 2011
Pour bien appréhender cet ouvrage, peut-être faut-il présenter brièvement son auteur. Alessandro Mercuri est à la fois auteur et réalisateur. Il a étudié la philosophie mais également le cinéma et possède la double nationalité française et italienne.
"Peeping Tom" est à l’image de cette courte présentation. De la même manière que son auteur semble être multiple dans son parcours professionnel et universitaire, ce livre est à la fois un essai littéraire, philosophique, un pamphlet, une analyse artistique et une réflexion sur la politique. Insaisissable donc. D’ailleurs, il est intéressant de constater que la quatrième de couverture de l’ouvrage elle-même ne semble pas parvenir à le définir.
Quoi qu’il en soit, cette diversité est ce qui en fait sa force mais aussi sa limite. Composé d’une dizaine de textes – parfois inédits et parfois déjà publiés dans des revues – "Peeping Tom" alterne le très bon (Malavita Filosofica, L’infini moins un…) et l’anecdotique (Le Bon, l’obscène et le vulgaire – Onfray, Sade et Sarkozy, Castorama) ; c’est un peu comme au marché aux puces, il y en a pour tous les goûts. Or, bien que déroutante, cette impression de fourre-tout cache une cohérence, un fil conducteur qu’il est toutefois bien difficile de trouver. C’est donc avec un peu de persévérance qu’on peut trouver un réel intérêt à la lecture de cet ouvrage. Lire la suite
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mardi 20 septembre 2011
LE MAGAZINE DES LIVRES n°32 septembre / octobre 2011
ETAT DES LIEUX
Après l’étonnant Kafka Cola en 2008, Alessandro Mercuri est de retour avec Peeping Tom. « Peeping Tom », Tom le voyeur, est celui qui osa regarder Lady Godiva passer nue sur son cheval et eut pour cela les yeux brûlés. « L’aveuglement , est-il écrit en quatrième de couverture, est le prix à payer quand on voit ce qui ne doit pas être vu. »
A mi-chemin entre l’essai et la fiction, Peeping Tom est un livre constitué de plusieurs chapitres distincts dans lesquels le lecteur fera la rencontre d’Aristote et de Nicolas Sarkozy, d’Ulysse et de Ségolène Royal, de Jésus et de Superman ou encore de Mandrake et de Mandrake (la personne réelle et le personnage fictif). Reprenant à son compte la proposition de Protagoras selon laquelle « l’homme est la mesure de toute chose », l’auteur considère que la vérité n’est qu’illusion, qu’elle n’est que là où l’on veut bien la trouver. Lire la suite
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mardi 20 septembre 2011
Peut-on ré-enchanter la philosophie, entartrée dans son image de sphère inaccessible ? Je serais tentée de répondre par l’affirmative après lecture de l’ouvrage d’Alessandro Mercuri : son recueil d’articles et de pamphlets, en multipliant les angles d’approche (tour à tour littéraires, artistiques, politiques…), réinvente la philosophie (désacralisant, dès le premier article, ce sacro-saint « amour de la sagesse », pour en faire un genre littéraire accessible) et notre regard sur le monde.
Peeping Tom (Tom le Voyeur) nous invite à reconsidérer notre rapport à la vision. A défaut d’être voyant, le philosophe se fait voyeur paranoïaque et questionne ce que l’on peut ou non voir (qu’il s’agisse de la violence – Mondo Kawaii @..@ s’attaque ainsi aux Happy Tree Friends- ou du miracle- La nuit du mort vivant interroge la représentation de la résurrection du Christ), les jeux de perception entre illusion et réalité, de fusion entre vrai et faux (je pense notamment à cet article sur Mandrake, où personnage de BD et magicien réel finissent par se confondre, complété par cette annexe où Mandrake fusionne avec l’image de Mitterrand), entre fiction et philosophie (s’attardant ainsi sur l’étrange prix Nobel de littérature décerné à Bergson). Lire la suite
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mardi 20 septembre 2011
« Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux » dit le renard au Petit Prince.
« On ne voit qu’à travers un trou de serrure, l’essentiel est invisible pour l’esprit » réplique en écho Alessandro Mercuri qui signe ici un essai-fiction sur notre société introduit par la légende de Lady Godiva.
Cette jeune et belle dame de Coventry est connue pour avoir pris son mari au mot et traversé la ville nue sur un cheval. On raconte que tous les habitants, par pudeur et déférence envers leur dame souveraine, restèrent cloîtrés chez eux lors de cette équipée « eroïque ». Seul Tom, poussé par une curiosité frénétique, se permit de jouir du spectacle et en perdit la vue, voire la vie. Tom qui fut surnommé, Tom le voyeur, Peeping Tom.
Peeping Tom n’est pas un personnage anodin pour les anglo-saxons à tel point qu’il est devenu une expression idiomatique courante reprise volontiers dans le domaine artistique que ce soit au théâtre ou au cinéma, en musique actuelle ou en art visuel.
Peep show… Lire la suite
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mardi 20 septembre 2011
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Par general,
mardi 20 septembre 2011
Dans le magazine de la CITÉ nationale de l'histoire et de l'immigration : à propos du premier roman de Sophie Schulze :
C’est un drôle de premier roman que ce récit signé Sophie Schulze. Elle y entrelace l’existence de Walter, jeune allemand immigré en France au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’exil et l’engagement d’Hannah Arendt, quelques pages et figures de la philosophie allemande et le cheminement de l’idée européenne portée ici par le philosophe juif allemand Husserl et, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, par Robert Schumann. C’est dire si le pari de l’auteure était de mêler petite et grande histoire. Lire la suite
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lundi 19 septembre 2011
Par general,
lundi 19 septembre 2011
Myriam, 18 ans, "ado normale et hors norme", publie son deuxième livre
"Je m'étais lancé le défi de publier mon premier livre avant mes 18 ans", explique Myriam Thibault. Le 21 septembre, deux semaines après sa majorité, cette Tourangelle, benjamine de la rentrée littéraire, publie chez Léo Scheer son deuxième ouvrage, et premier roman.
Pour autant, "je suis une ado normale", jure la discrète jeune fille brune. "Je suis juste hors norme pour la lecture, je lis six à sept romans par mois en moyenne".
De la littérature contemporaine, "les classiques m'ennuient un peu". Parmi ses auteurs de prédilection, Frédéric Beigbeder, Thomas Lélu, David Foenkinos. Elle cite aussi Boris Bergmann -"qui a publié son premier livre à 16 ans, un déclic pour moi"- ou un autre phénomène de précocité, Françoise Sagan.
Fille unique d'un cadre et d'une femme au foyer, Myriam Thibault écrit "à temps perdu". Elle vit avec ses parents dans une grande maison cossue au centre de Luynes, près de Tours. Coiffure sage, tenue sage, vie sage. Myriam joue de la flûte et du piano. Elle adore Benjamin Biolay, Arthur H, le jazz...
Elle a passé cette année son bac ES (mention AB) dans un lycée privé de Tours. Un carton en français ? "Euh, je me suis un peu plantée", sourit-elle. 8 à l'oral, 13 à l'écrit.
Myriam Thibault adore les phrases courtes, un style direct, moderne, voire "branché". Elle traite des thèmes "à la mode", plutôt légers: l'amour de Paris (pour son recueil de nouvelles "Paris je t'aime" chez Léo Scheer), ou l'univers impitoyable des milieux branchés parisiens et ses relations humaines faussées pour "Orgueil et désir", son nouveau roman qui paraît le 21 septembre.
Myriam Thibault le reconnaît sans fausse pudeur: elle a joué sur son âge comme d'un "argument marketing". "Je pense que si je n'avais pas donné mon âge, Léo Scheer ne m'aurait pas demandé d'envoyer mes nouvelles", dit-elle.
Sur le blog de la maison d'édition, certains internautes ont critiqué la "fadeur" ou "les clichés" de la jeune écrivaine. Le magazine Elle décèle un talent naissant mais juge que le "ton innocent trahit la provinciale en quête d'évasion dans la capitale". Léo Scheer, lui, défend le "petit ton frais et nouveau" de sa protégée.
La jeune fille a commencé à trouver un public: "Paris je t'aime" s'est vendu à 1.500 exemplaires. Un résultat honorable pour un premier ouvrage selon Leo Scheer.
Myriam Thibault ne ménage pas ses efforts pour aider à "vendre" son roman: courriels aux librairies pour organiser des dédicaces, aux salons du livre...
Un quasi-anonymat aux antipodes de l'autre "jeune prodige" de cette rentrée, Marien Defalvard, 19 ans. Son premier roman, "Du temps qu'on existait" (Grasset), fait déjà le "buzz". A l'instar de la plupart des grands médias, Télérama salue le roman "parfois insupportable, souvent audacieux" d'un "dandy proustien". Les jurys des prix Renaudot et Flore l'ont retenu dans leur première sélection.
Loin de ce tourbillon médiatique, Myriam Thibault entamera, quelques jours après la sortie d'"Orgueil et désir", une licence de lettres modernes appliquées à la Sorbonne à Paris.
En vue d'une carrière d'écrivain ? "J'en rêve bien sûr, mais c'est trop aléatoire". Il lui faudra donc bien se trouver un gagne-pain. "J'aimerais travailler dans l'édition, et rédiger des chroniques dans des magazines".
Un troisième roman est en gestation. Sa rédaction n'a pas commencé. "Je commence à rédiger puis les personnages me guident. je ne fais pas de plan". Ni pour son roman, ni pour sa carrière. A 18 ans, avec deux ouvrages derrière soi, on a la vie devant soi.
© AFP, le 18 septembre 2011
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samedi 17 septembre 2011
Par general,
samedi 17 septembre 2011
Arnaud Viviant a consacré aujourd'hui sa chronique littéraire hebdomadaire de France Inter au nouveau roman de Fabrice Lardreau, Un certain Pétrovitch. Vous pouvez l'écouter ici.
Il a également publié sur le site Les Influences l'article ci-dessous :
Un Spiderman complètement Gogol
Fabrice Lardreau fait partie des rares écrivains français contemporains que Michel Houellebecq a distingués un jour. Bon. Ici, dans ce conte intitulé Un certain Pétrovitch, il fait en tout cas acte de piété littéraire, et même de prosternation, en réécrivant une version moderne (post-moderne ?) de la célèbre nouvelle Le Manteau (1841) de Nicolas Gogol. On connaît l’histoire : Akaki Akakievitch, un petit fonctionnaire de Saint-Pétersbourg, n’a d’autre rêve que de s’acheter un manteau chaud pour l’hiver ; il y parvient au prix de sacrifices inouïs, mais le soir même des voleurs le lui dérobent. Il en crève. La nouvelle s’achève sur un épilogue fantastique : le fantôme du héros hante les rues de Saint-Pétersbourg pour arracher des manteaux aux hauts fonctionnaires (la classe). Lire la suite
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jeudi 15 septembre 2011
Par general,
jeudi 15 septembre 2011
Juste majeure et déjà auteure
Myriam Thibault sort son deuxième roman.
Mercredi 21 septembre. Myriam Thibault, 18 ans tout juste, a cette date bien en tête. Rentrée universitaire ? Non, sortie officielle de son deuxième livre. Après la publication de « Paris, je t'aime », un recueil de nouvelles, elle s'est lancée dans le roman, avec « Orgueil et désir » (*).
Un premier roman dont on parle dans le monde littéraire tourangeau avant même qu'il ne soit sorti. Jean-Yves Laurent-Lefèvre, président du comité de lecture de la Forêt des livres, repère « Paris, je t'aime » et demande une épreuve de son prochain ouvrage à son éditeur Léo Scheer. Résultat : celle qu'il compare à Françoise Sagan reçoit le prix du premier roman de la Forêt des livres. Un coup de pouce bienvenu afin de poursuivre une carrière littéraire précoce et prometteuse.
Paris, ville objet de désirs et d'inspiration.
Avec ces deux ouvrages, Myriam Thibault expérimente le passage de la nouvelle au roman. « Le roman exige beaucoup plus de souffle, un peu plus de travail aussi. » Chaque livre lui demande une année d'écriture, lorsque son emploi du temps de lycéenne à Saint-Grégoire lui laisse un peu de répit. « J'étais en première et en terminale, je n'avais pas d'heures fixes pour écrire. » Le roman prend lui aussi vie à Paris, point névralgique de son inspiration. « J'y vais souvent. Quand j'écris, j'ai toujours un plan de la ville à côté de moi. » Un outil dont elle devrait se passer assez rapidement, puisque sa rentrée universitaire se fera à Paris, en lettres modernes appliquées à la Sorbonne. Une arrivée dans cette capitale tant attendue, ville objet de désirs et de matière littéraire pour son oeuvre. Belle impulsion, imagine-t-on, pour la poursuite de son travail romanesque.
(*) « Paris, je t'aime ». « Orgueil et désir ».
(**) (Photo Thierry Rateau)
Naëlle Le Moal le 15 septembre 2011
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mercredi 14 septembre 2011
Par general,
mercredi 14 septembre 2011
Steven Sampson signera son dernier livre Corpus Rothi le:
Mardi 27 septembre à 20H à La Belle Hortense,
31, rue vieille du Temple 75004 Paris
Jeudi 13 octobre à 20H à La Librairie des Gatines,
9, rue des Gatines 75020 Paris
Jeudi 20 octobre à 20H à La Maison de la Culture Yiddish (rencontre avec Cécile Guilbert),
29, rue Château d'eau 75010 Paris
Mardi 10 novembre à 19H au Village Voice Bookstore,
6, rue Princesse 75006 Paris
(rencontre autour de Philip Roth avec Livia Manera Sambuy (auteur d'un documentaire sur Philip Roth) et Paule Lévy, universitaire et spécialiste de la littérature judéo-américaine.
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dimanche 11 septembre 2011
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dimanche 11 septembre 2011
Allée 7, rangée 38 , le premier roman de Sophie Schulze, fait partie des 12 romans sélectionnés par le prestigieux Prix Wepler-Fondation La Poste.
Les onze autres romans sélectionnés sont :
Jean-Christophe Bailly, Le dépaysement : voyages en France, Seuil
Lilyane Beauquel, Avant le silence des forêts, Gallimard
Nicolas Bouyssi, S'autodétruire et les enfants, P. O. L
Sylvain Coher, Carénage, Actes Sud
Kamel Daoud, Le Minotaure 504, Sabine Wespieser éditeur
Patrick Deville, Kampuchéa, Seuil
François Dominique, Solène, Verdier
Alain Jaubert, Tableaux noirs, Gallimard
Philippe Lançon, Les îles, Éditions Jean-Claude Lattès
Éric Laurrent, Les découvertes, Éditions de Minuit
Lorette Nobécourt, Grâce leur soit rendue, Grasset
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Par general,
dimanche 11 septembre 2011
Ce 11.09.11. Depuis deux ans, dirigeants politiques et banquiers des principales économies de la planète s’activent, dans le plus grand secret. G7, G20, Banque centrale européenne multiplient les conférences téléphoniques d’urgence pour empêcher une nouvelle débâcle de la finance spéculative, à chaque réouverture des marchés financiers, inquiets du ralentissement de la croissance mondiale et d’une propagation de la crise de la dette en zone euro.
L’ancien président de la Banque centrale américaine (Fed), Alan Greenspan prédit que la déprime sur les marchés financiers va continuer «un moment». A propos d’un possible «krach», dès lundi 08 août 2011, il répond : «difficile à dire. Le seul test que nous avons c’est le marché israélien et il a chuté de -7% à la clôture».
Si donc vous souhaitez comprendre cette crise, il vous suffit de lire cette article intitulé La crise pour les nuls :
La crise pour les nuls
Face à la montée en puissance des marchés et l’absence de débat politique sur le contrôle et la régulation de la finance, les rebondissements successifs de la crise en cours rappellent donc l’actualité de notre livre La Vérité sur la crise (Ed. Léo Scheer) et du sous-titre La crise est finie ! Tenez bon, la suivante arrive. Ouvrage que Laurent Pinsolle, fondateur du blog http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/, rend accessible par une série d’articles publiés sur le site de l’hebdomadaire Marianne où analyses et décryptages permettent à chaque citoyen(ne) une lecture synthétique et immédiate de la crise financière en cours…et à venir. Lire la suite
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mercredi 7 septembre 2011
Par general,
mercredi 7 septembre 2011
Félicitations à Marie Lebey et bravo aux jurés du PRIX RENAUDOT qui obtiennent ainsi le prix de l'indépendance et de la liberté.
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lundi 5 septembre 2011
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lundi 5 septembre 2011
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dimanche 4 septembre 2011
Par general,
dimanche 4 septembre 2011
Sur son Blog Gauliste Libre, Laurent PInsolle évoque le dernier livre de Morad El Hattab : LA VÉRITÉ SUR LA CRISE
Morad El Hattab explique la crise.
Le dernier livre coécrit par Morad El Hattab sur la crise financière se lit comme un gros polar de près de 400 pages qui recensent tous les excès proprement incroyables de la finance avec un détail qui surpasse les livres que j’avais déjà lus. Une somme foisonnante mais très instructive.
Une excellente synthèse de la crise Lire la suite
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vendredi 2 septembre 2011
Par general,
vendredi 2 septembre 2011
Bruno Gibert, Tragédies en kit
Et si je profitais d'un désordre général pour mettre ma vie ordinaire entre parenthèses ? C'est à peu près l'idée de Patricia, voyageuse canadienne (en solo) qui se retrouve bloqué à Roissy en 2010 à cause de l'éruption de l'Eyjafjöll. À moment hors du commun, décisions extraordinaires : elle se laisse couler dans une sorte de hors-temps où tous les repères vacillent, manière pour Bruno Gibert de sonder la fragilité de nos vies si sûres. La fin du livre, qui anticipe celle du pétrole, ajoute un charme quasi SF à ce beau roman de crise.
L. B.
Chronic'art #73 (septembre-octobre 2011)
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jeudi 1 septembre 2011
Par general,
jeudi 1 septembre 2011
Une recension approfondie du volume d'"Écrivains d'aujourd'hui" consacré à Camille Laurens sur parutions.com.
Camille Laurens : radiographie d'une œuvre
par Arnaud Genon
(Arnaud Genon est docteur en littérature française, professeur certifié en Lettres Modernes. Enseignant à Casablanca, il est Visiting Scholar de ReFrance (Nottingham Trent University). Auteur de Hervé Guibert, vers une esthétique postmoderne (L’Harmattan, 2007), spécialiste de l’écriture de soi dans la littérature contemporaine, il a cofondé les sites herveguibert.net et autofiction.org.)
En 2007, les Éditions Léo Scheer lançaient la collection « Écrivains d’aujourd’hui ». Elle se donnait pour objectif de découvrir les auteurs qui font la littérature contemporaine en leur offrant la parole dans un long entretien, en proposant une chronologie-biographie, des notes de lecture sur l’ensemble de leurs œuvres et parfois des textes des écrivains eux-mêmes. Les deux premiers volumes, consacrés à Frédéric Beigbeder et Emmanuel Carrère, avaient tenu leurs promesses. Ils constituaient non seulement une très bonne entrée dans leurs œuvres respectives mais aussi, pour ceux qui les connaissaient, un prolongement, une manière d’aller plus loin grâce notamment aux lectures souvent pertinentes d’Angie David.
Le dernier titre de la collection se penche sur le travail de Camille Laurens. Et là encore, le contenu ne déçoit pas. Le long entretien de plus d’une centaine de pages, mené par Florent Georgesco avec la participation d’Angie David, permet de revenir sur l’ensemble de l’œuvre de l’écrivaine et d’en mettre en lumière les différentes facettes. Les premiers textes de Camille Laurens étaient loin de l’univers intime et autofictionnel qu’elle a créé à partir de Philippe (P.O.L, 1995). En effet, le caractère labyrinthique, ludique et légèrement formaliste du cycle composé d’Index (P.O.L, 1991) de Romance (P.O.L, 1992), des Travaux d’Hercule (P.O.L, 1994) et de L’Avenir (P.O.L, 1998) révélait dans une certaine mesure la fascination de Camille Laurens pour « les architectures complexes, très élaborées, du Nouveau Roman, d’un Robbe-Grillet par exemple, où l’on trouve peu d’émotion » (p.23). Cependant, L’Avenir venait en même temps clore cette tétralogie et marquait le début « d’une nouvelle période où l’autofiction prend une importance plus grande » (p.54). Lire la suite
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Par general,
jeudi 1 septembre 2011
Sur son blog, Fattorius, Daniel Fattore écrit à propos de Gourou, le livre de Camille de Casabianca paru aux ELS en avril 2011 :
Un roman qui adopte la gourou attitude
"Gourou": court et concis, le titre du roman de Camille de Casabianca, publié par Leo Scheer en mars dernier, a le mérite d'annoncer la couleur sans ambages particulières. D'emblée, le lecteur devine un univers mystique dans le sous-continent indien, assorti de vaches sacrées et, peut-être, de clins d'oeil aux penseurs qui sévissent dans les entreprises. Eh bien... il y a effectivement un peu de tout ça dans ce livre, concentré sur 232 pages.
e versant "entreprise" du roman est aussi son point de départ; il permet à l'auteur de camper un monde froid, celui du génie génétique, où évoluent des personnages apparemment très rationnels et cartésiens - à commencer par Paul, le patron, tout fier de sa chère Carlotta, que l'auteur présente en entretenant habilement un certain temps le doute sur sa véritable nature... Sa femme Michelle aussi semble bien à l'abri de toute velléité mystique; c'est pourtant elle qui va partir dans un ashram indien, à la recherche du sens de la vie, sous la férule d'un gourou - nous y voilà! Lire la suite
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