1795. Les ELS au Canada : Véronique Bruez par Patrice Dansereau
Par general, lundi 2 janvier 2012 :: #1795 :: rss
Le blogueur canadien Patrice Dansereau, écrivain et agent immobilier (qui raconte ses aventures au jour le jour, depuis sa « reconversion », avec humour et style), écrivait dans son billet du 29 décembre : Petite provision de lecture pour le temps des fêtes... Des six livres choisis, je constate que cinq proviennent des Éditions Léo Scheer. Sans connaître l'entièreté de leur catalogue, je suis en mesure de dire que cet éditeur me semble faire preuve d'une étonnante constance dans la recherche de la qualité et de l'originalité, loin des idées reçues et des modes actuelles. De plus en plus rare... Deux jours plus tard, il consacrait un billet à l'un de ces livres, La Terrasse des Paresseux, carnets marocains de Véronique Bruez. Le voici :
Dernière note
(samedi 31 décembre 2011)
... Je n'ai, en réalité, pas trouvé la dernière note que je voulais « poster » aujourd'hui, jour de la Saint-Sylvestre, le dernier jour avant le début de la dernière année du calendrier maya que d'aucuns voient comme la dernière année tout court... Je n'ai pas l'art de dresser des listes, ni des bilans ; je réalise aujourd'hui que je lis souvent les mêmes auteurs que je lisais il y a dix ou trente ans...
Je pourrais quand même vous dire tout le bien que je pense et le plaisir que j'ai eu à la lecture du livre de Véronique Bruez, La Terrasse des Paresseux (Éditions Léo Scheer). Ces « carnets marocains » écrits à partir de 2004 racontent, entre autres choses, sa découverte du Maroc et, par bien des aspects, m'ont permis de me remémorer mon propre séjour là -bas, en 1981, ou en l'an 1401 de l'Hégire (pour faire un clin d'œil à Louis Gauthier et à son très beau «journal» dont j'ai déjà dit (trop) brièvement tout le bien que j'en pensais)...
Je m'en veux de ne pas avoir annoté ma lecture comme je le fais parfois... mais je comprends maintenant que les extraits auraient été trop nombreux... Je cite quand même ce morceau qui ne rend pas justice au sentiment général que l'auteur porte aux Marocains, mais qui traduit ce que j'ai moi-même ressenti à l'époque : Nous sommes toujours considérés d'abord comme des objets sexuels (c'est une femme qui écrit), puis accessoirement comme des portefeuilles ambulants, enfin, parfois, comme des êtres humains. Nous sommes d'abord un type (la femme européenne) et ensuite une personne. Pour nous il me semble que les gens que nous rencontrons sont d'abord des individus, puis un générique. La dépersonnalisation et le contraire. (p. 240)
J'aime le style et l'esprit de cet auteur, ces écarts, coq à l'âne et digressions où le trivial côtoie la véritable intelligence et où la superficialité a toute la profondeur de la peau (« la peau est ce qu'il y a de plus profond » pour parler comme Valéry). Merci donc à Véronique Bruez... et à son éditeur, qui m'auront permis de finir l'année en beauté et en douce nostalgie.

Commentaires
1. Le lundi 2 janvier 2012 par Lulu
2. Le lundi 2 janvier 2012 par rip
3. Le lundi 2 janvier 2012 par A.
4. Le lundi 2 janvier 2012 par Choupette
5. Le mardi 3 janvier 2012 par rip
6. Le mardi 3 janvier 2012 par auddie
7. Le mardi 3 janvier 2012 par rip
8. Le jeudi 5 janvier 2012 par Deville
9. Le vendredi 6 janvier 2012 par au pire, rip
10. Le vendredi 6 janvier 2012 par CHOUKRAN
11. Le vendredi 6 janvier 2012 par rip
12. Le vendredi 6 janvier 2012 par Choupette
13. Le vendredi 6 janvier 2012 par CHOUKRAN
14. Le samedi 7 janvier 2012 par Deville
15. Le dimanche 15 janvier 2012 par A.
16. Le lundi 16 janvier 2012 par ab à Rip et zonzon
17. Le mardi 17 janvier 2012 par riprap
18. Le mercredi 18 janvier 2012 par auddie
19. Le vendredi 20 janvier 2012 par rop
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