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Blog des ELS La Revue Littéraire
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lundi 30 juillet 2007

107. Effets d'intimité

"Des sites "privés" créés sur Internet, permettent aux internautes, grce à l'usage de la webcam, de montrer tous les instants de leur vie quotidienne. Cette exhibition permanente des gestes et des activités réclame un regard voyeur qui se dispense de toute identification. Celui qui est regardé au jour le jour peut accomplir les gestes les plus banals, il suscite de la curiosité à partir du rien de l'exitence quotidienne, il provoque du suspens à partir d'un désintérêt évident. Il fabrique en quelque sorte des "effets d'intimité" pour le regard de l'autre. Ce n'est pas une mise à nu, c'est un déshabillage du corps et des sentiments qui s'impose comme l'expression d'un désir de représentation publique de soi. C'est l'intimité en devanture. Cet exhibitionnisme se traduit par une disparition de la singularité: l'autre devient le même que celui qui s'exhibe, comme dans une duplication clonique. Plus de projection, plus d'identification, mais un constat de similitude."

Cette réflexion de Henri Pierre Jeudy (L'absence de l'intimité) dans Libération du 30 juillet pourrait être une bonne introduction à notre cogitation sur littérature et Internet. Le débordement de l'intime, qui est l'enjeu de la littérature contemporaine, va devenir, avec l'avènement de l'Internet comme infrastructure d'une autre forme de civilisation, un sujet central. La littérature apparaît ici comme un aboutissement, une transcendance de cette mise en exhibition des "effets d'intimité", car c'est dans la littérature que peut se dire cette vérité qui sans elle se réduit au "rien de l'existence quotidienne". Nathalie Rheims, dans son dernier livre: Journal intime, roman évoque ce constat de Gide : "Il serait temps de dire la vérité. Mais je ne pourrai la dire que dans une oeuvre de fiction." Ce vers quoi se dirigent les "singularités quelconques" de la blogosphère, rejoignant par là ceux qui les tirent dans cette direction: Cécilia, Nicolas, Ségolène et François, les nouveaux héros de "La politique, roman". Celà valait bien la Une de Libé.

samedi 28 juillet 2007

106. Critiques.

Il ne faut pas oublier que ceci est un instrument de travail. Voici les livres ELS dont on parle aujourd'hui sur le Net. Proust vous écrira. de Marie Odile Beauvais, Serviles servants de Tarik Noui et maternA de Hélène Bessette.

vendredi 27 juillet 2007

104. à mort les vélib'

Hier, avec Céline, nous avons décidé d'aller à la Galerie à vélo. Nous voilà parties pour trouver un vélib'. Nous avons commencé par nous rendre à la borne à côté du bureau. Elle ne fonctionnait pas. Nous sommes allées un peu plus loin. La deuxième était hors connexion. La troisième également. Nous nous sommes retrouvées Place de la Concorde à attendre un bus. Au bout de dix minutes, ne voyant pas le bus arriver et constatant qu'aucun vélib' ne voulait de nous sur leur selle, nous avons décidé de nous rendre à pied à la galerie. Nous avons longé les jardins des Tuileries (où se trouve une fête foraine en ce moment), sommes passées devant Le Louvre, avons traversé le pont Royal et bifurqué dans plusieurs rues, pour arriver, enfin, à la galerie. En chemin nous avons trouvé deux autres bornes vélib qui, elles aussi, ne fonctionnaient pas. Pour une fois que j'étais motivée pour faire du vélo en plein Paris, ce sont les vélib' qui ne voulaient pas de moi ! Aujourd'hui, j'ai croisé deux personnes qui avaient emprunté ces maudits vélos. On aurait dit qu'ils me narguaient à pédaler sur leur engin d'acier ! Tout ça pour dire qu'à peine mis en place, ça bug déjà ! Donc si vous voulez me soutenir : boycoter les vélib'!

103. L.T.V.

Littérature et télévision, Yves Delahaie revient sur ce sujet classique pour EVENE sous le titre : Entre mort et dénaturation. Cette analyse, trés caractéristique, devrait faire réfléchir les animateurs du site EVENE sur leur propre implication. Aujourd'hui, avec la convergence croissante entre video et Internet, ce n'est plus à la télévision que se joue l'avenir de la propagation du livre, mais sur le réseau numérique. S'il y a une nouvelle télévision du livre qui doit prendre le relai des anciennes formes cathodiques, ce sera sur Internet. Mais ici, les règles du jeu sont différentes, comme l'ont démontré des sites comme Myspace pour l'édition musicale. Qu'est-ce que la L.T.V.? celui qui trouve la réponse peut faire une bonne action et, au passage, gagner un peu de sous.

mercredi 25 juillet 2007

99. buzz

Wikipedia nous dit : "Le buzz est une technique marketing consistant, comme son nom l'indique à faire du bruit autour d'un nouveau produit ou d'une offre. Proche du marketing viral, il en diffère par la maîtrise du contenu (message publicitaire). Le buzz.Le buzz n'utilise pas un média spécifique mais occupe tous les canaux de communication afin d'arriver à faire parler d'un objet. C'est une sorte de publicité sauvage qui passe par le consommateur et le fait devenir vecteur du message. Le schéma de diffusion est donc le bouche-à-oreille (voir rumeur), on parle également de marketing viral. Il s'inscrit dans une stratégie de diffusion à budgets plus modestes et dans des modes de diffusion souvent novateurs. Le buzz repose sur un principe de surprise puisque les moyens utilisés doivent être sans cesse renouvellés pour faire sensation et donc faire parler. C'est un cas très intéressant où le média est l'objet de la communication et non son moyen."

Il faudrait y penser pour les prochaines élections à l'Académie, par exemple, combien de fauteuils à pourvoir, qui sont les candidats?, pour les Prix Littéraires 2008, pour les chouchous des libraires... car l'édition est un métier de buzz.

mardi 24 juillet 2007

92. La règle du jeu.The game.

1) Chaque mois, les Éditions Léo Scheer remettent le Prix Peillet.

2) Le gagnant est un pseudo, choisi sur le Blog des Éditions, qui révèle sa véritable identité. (ex:juillet 2007 = Sandgirl)

3) Le prix ce mois ci est : la collection complète de La Revue Littéraire.

4) Le gagnant devra donner son adresse pour recevoir son prix par la poste.

dimanche 22 juillet 2007

91. Le feuilleton des couvertures (suite et sans doute pas fin)

Il y a quelques semaines, j'abordais déjà la question épineuse des couvertures donnant lieu, en général, à de longs laps attentifs et/ou angoissés… Plusieurs cas de figure. Soit la bonne idée surgit dès le début (cf. le commentaire de « Bébert de Savoie » dans mon billet du 26 juin) soit… hé bien on hésite entre plusieurs partis à prendre avant de discerner où se situe l'enthousiasme général. Ça peut être long et compliqué. Trois personnes préfèrent la couverture rouge, trois la bleue… une quatrième tente « et si tu essayais en vert ? » Une cinquième : « oh non, ça porte malheur… » Et puis il y a aussi la solution du coup de thétre tel qu'il vient de se produire pour la couverture de Corbière le crevant. Emmanuel Tugny m'ayant montré, par hasard, une aquarelle de Nathalie Talec (il a écrit un texte dans le catalogue à paraître qui lui sera consacrée), j'ai eu un déclic immédiat et créé la couverture ci-contre qui résonne, vous le verrez le 17 octobre, parfaitement avec le livre.

Laureli a de la chance ! Après Élie Kongs, Virginie Barré, Fanette Mellier, Béatrice Cussol, Jean-Jacques Rabu : Nathalie Talec. Je tentais de créer un lieu, certes centré autour de la question du roman, mais où l'intégrité de la notion de genre se disloque peu à peu ; il semblerait également que s'y tissent, spontanément, des dialogues avec l'image et les autres arts – mais on verra cela, live, à la Galerie Léo Scheer le 18 octobre prochain : les auteurs de la collection y montreront leur travail à travers lectures, performances, musique, vidéos…

samedi 21 juillet 2007

90. Le prix à Peillet. (La monnaie vivante)

Sandgirl m'a envoyé une photo d'elle au même ge que Darrieussecq (cf.infra). Je préfère vous faire découvrir celle qui figure sur son site. (Ne regardez surtout pas au dessus, c'est gore). Vous noterez quelques réminiscences de l'inscription de la syntaxe de Pierre Klossowski sur le corps de Roberte.

vendredi 20 juillet 2007

89. Fresh News

Le département de Philosophie de l'university of Essex

a offert un poste à notre ami

Patrice Maniglier qui l'a accepté.

88. L'amuseur amusé.

Je me permets une petite pause "bac à sable" dans le trés intéressant débat initié par François Bon sur le livre et l'Internet, pour signaler la troisième galaxie proposée par Christian Authier dans le Figaro Littéraire Été de ce vendredi 20 juillet. Il n'est pas sr que celà amuse les six astres de cette nébuleuse des "AMUSEURS". Je ne retiendrai que le signe particulier de François Weyergans:"a publié Salomé, son "premier" roman, jusque-là inédit, en 2005 chez Léo Scheer." pour inciter à un nouvel épisode de MOEPFW.

Cet exercice, qui fait penser aux cartes de socio-styles de Bernard Cathelat des années 80, devrait nous inciter à faire, pour La Revue Littéraire, une véritable cartographie de l'espace littéraire. Si je me souviens bien des recommandations du gourou d'Havas, il faut commencer par définir les quatre pôles de l'abscisse et de l'ordonnée.

jeudi 19 juillet 2007

87. Laissez parler les ptits papiers

… ne me remettant toujours pas de la fermeture des Papeteries de la Gorge signifiant l'arrêt de la fabrication de l'Astrid 80 grammes que j'aimais à caresser en tournant les pages des livres qui avaient le bon got d'être imprimés sur ce papier et après le passionnant débat – loin d'être terminé ! – concernant la question des droits d'auteur (il manque notamment un substantiel commentaire d'Emmanuel Pierrat à ce sujet), je vous invite à lire ce très complet article de François Bon sur le Livre et l'Internet, sur son blog Tiers Livre, ainsi que cette brève, sur la survie du papier. Et puis je me remets à mes notes de lecture pour La Revue Littéraire…

lundi 16 juillet 2007

86. Les confessions d'Olivier Nora.

Les propos d'Olivier Nora recueillis par Astrid de Larminat pour le Figaro Littéraire-été du 14-15 juillet sont trés intéressants, en particulier sur l' "à-valoir".

"Mais je dois dire franchement que je suis hostile à cette dérive générale qui a fait de l'à-valoir, non plus une avance sur les ventes escomptées d'un ouvrage, mais une manière de coter la valeur en Bourse sociale, mondaine, médiatique d'un auteur dans Paris."

En résumé : Au secours, les à-valoirs! Pardon, chers confrères.

Trois "Ave" et quatre "Pater", chaque matin, jusqu'à la rentrée littéraire.

samedi 14 juillet 2007

85. La chasse spirituelle.

La discussion avec Florent et Sandgirl à propos d'Emmanuel Peillet pourrait être l'occasion de passer aux travaux pratiques. J'aimerais bien rééditer La chasse spirituelle de Rimbaud, qui n'existe actuellement que pour les bibliophiles, et deviendrait ainsi le premier titre de la collection du Blog des Editions Léo Scheer. L'article de Michel Braudeau, notre confrère de la N.R.F. (dont nous célèbrerons le centenaire dans le N 35. (Eté 2008) de La Revue Littéraire , démontre à quel point les meilleurs spécialistes ignorent la réalité historique de ce texte. Avant d'aller plus loin et d'en parler avec Le Mercure de France, il faudrait une préface permettant de situer les rôles respectifs de Pascal Pia, Maurice Saillet, Emmanuel Peillet et Maurice Nadeau (qui pourrait évoquer quelques souvenirs) dans le contexte de la naissance du Collège de Pataphysique.

vendredi 13 juillet 2007

84. Prix Emmanuel Peillet

Il s'agit du prix que je voudrais créer pour le vainqueur de The Game. C'est mon ami Jean Baudrillard qui m'a fait découvrir ce personnage fascinant. Emmanuel Peillet avait été son professeur de philosophie à Reims et l'avait entraîné dans la supercherie de ''La Chasse spirituelle''. Jean m'a confié qu'il était l'auteur de certains poèmes (Il avait 19 ans). Cette année là, Peillet créait le Collège de Pataphysique qu'il anima jusqu'à sa mort en 1973. Si le Collège existe encore aujourd'hui, son véritable rayonnement ne dura que pendant les années du règne de son créateur ( 50 et 60 ) qui dirigea d'une main invisible cette société occulte. Duchamp, Queneau, ManRay, Vian, Ernst, Leiris, Saty, Miro, etc participaient à ses réjouissances et à ses travaux que l'on peut maintenant commencer à découvrir. ( La "désoccultation" en 2000 a permis de voir surgir certaines archives.) Avec le Collège de Pataphysique, Emmanuel Peillet est, pour moi, un des précurseurs de la civilisation que nous voyons naître sur le Web, et son got pour les pseudonymes et ce que nous désignons comme avatar, est le symptôme du besoin d'identités polymorphes qui la caractérise désormais. Les questions que soulèvent Wikipedia ne sont pas trés différentes de celles générées par les travaux du Collège, comme les oeuvres d'Alfred Jarry, écrites par lui et ses camarades et qui trônent dans la Pleiade.

83. Le deuxième bureau

Comme j'arrivais ce matin rue de l'Arcade, débouchant de la rue Castellane, j'ai vu, devant la porte du 22, un groupe de trois jeunes femmes dans lesquelles j'ai tout de suite reconnu Anne, Céline et Julie. J'ai accéléré le pas pour me joindre à leur bavardage (matinée ensoleillée, brise légère, humeur douce, bonnes conditions pour un bavardage). Plus je m'approchais, plus l'évidence s'imposait, que ce n'était pas elles, qu'il s'agissait d'inconnues, d'indifférentes, chacune reflétant son modèle, mais comme les miroirs déformants du jardin d'Acclimatation nous reflétaient, avec Jeanne-Salomé, autrefois. Trois caricatures. Elles ont disparu avant que j'aie pu les approcher. J'ai pris l'ascenseur seul, pensif.
Y aurait-il, quelque part dans cette maison, un deuxième bureau où chacun de nous aurait son double? Je sens que je vais avoir du mal à me débarrasser de cette pensée aujourd'hui. Et que feraient ces doubles? Publient-ils d'aussi bons livres que nous? Ont-ils une revue? Ont-ils un blog, où l'une de ces jeunes femmes est en train d'écrire un billet pour évoquer l'étrange vision, rue de l'Arcade, d'une caricature du vrai Florent Georgesco?

jeudi 12 juillet 2007

82. Sucrer n'est pas jouer

Pendant ce temps là, il y en a d'autres qui ne jouent plus, mon cher Florent.

P.S. Oui, je sais, c'est un titre à la Libé.

79. SANDGIRL (The Game)

Le jeu lancé par notre site : "The Game" ( Qui se cache derrière un pseudo?) commence à faire des émules. Sur le blog de Pierre Assouline, qui a fêté son millième billet et son 69.284 ème commentaire, ce 10 juillet 2007, on commence à s'interroger sérieusement sur l'identité de qui se cache derrière le peudo de SANDGIRL qui a répondu à mon interrogation sur la métaphore de Sand ( George ou plage?):

"Ni l'une, ni l'autre, Sandgirl a pris forme pour dire les dunes, le désert, les oasis, les sables mouvants, les risques de l'enlisement, and so on, and so on... Métaphoriquement, vous l'aviez déjà compris. Sinon, vous permettez que je vous réfère à un commentaire écrit il y a peu, chez Passou ? Suivez l'autre lien qui y est inclus, et vous verrez...passouline.blog.lemonde.f...et là, je découvre ce dialogue :

"Sandgirl : Êtes-vous un homme? Japonaise (Abe)? Fan finie d'America (Sandman)? Ah ces pseudos, on ne sait jamais qui se cache derrière! Simple curiosité, aucune animosité, hein?!" Rédigé par: LP | le 12 juillet 2007 à 00:02...à quoi elle répond :

"LP, ça ne vous arrive jamais de cliquer sur les signatures ? Vous ne savez pas ce que vous pourriez découvrir…Sinon, votre question en fera se marrer plus d'un ici : si je suis un homme, l'affaire est bonne. ( Hein, Passou ? Z'imaginez, un mec vous ayant fait la cour comme je le fis LP, vous allez faire s'étouffer not' Passou avec son café !) Bon, LP, disons que je crois avoir un grain de DB : autrement dit, les mecs ne nous en imposent pas trop, si vous voyez ce que je veux dire… Alors, hein, on prend des coups, aussi. Sinon, la Fille du Sable que je suis a pris forme là (notez les signatures avec “sandâ€?, avant que de pseudo fixer, c'est toujours bibi) : ça nous change de la côte d'Adam !" Rédigé par: sandgirl | le 12 juillet 2007 à 00:36

Alors, qui sera le premier gagnant de The Game?

78. Forza Bastia (suite)

... nouvelle tentative d'identification (toujours en 1978 mais à Granajola, en Castagniccia - comme l'ne le suggère...)

74. Le plus patient webmaster du monde...

Je tiens à dire qu'aux Éditions, nous avons la chance d'avoir le plus patient webmaster du monde. Pour ne pas nous perdre en multiples détails et anecdotes, je raconterai simplement qu'après une dizaine d'échange d'emails, il parvient, sans s'énerver, avec le sourire, même ! (oui oui, on peut sentir quand une personne sourit par email) à envoyer ce genre d'illustration pour expliquer comment mettre en forme une image dans le blog…
Ça y est, je sais faire "shift"/"alt"/"L" !!!
Tony, tu as passé quelques années au Tibet, c'est ça ?

77. Skorecki blog spot

Un jour, quand j'aurai le temps, je vous raconterai les aventures de ''Il entrerait dans la légende''. En attendant, vous pouvez toujours aller voir ce qui se passe sur le Blog de Louis Skorecki, ou regarder Les cinéphiles I,II et III ( avec Axelle Ropert ( scénariste et actrice de Mods) et la participation de Beigbeder)

mercredi 11 juillet 2007

76. Marie Darrieussecq à 2 ans et 1/2

75. Emilie Colombani & Nathalie Levisalles

Qu'est ce qu'une bonne journée? Celle qui commence par de bons articles dans la presse. Aujourd'hui, l'excellent article d'Emilie Colombani ( une des meilleures plumes actuelles à mon got.) dans Technikart, sur le roman de notre Mathieu Terence-de-Nice, l'autre "Nouvelle Star". Et puis, dans un tout autre registre, le portrait de Christine Albanel par Nathalie Levisalles en quatrième de Libé. Un modèle du genre. Bon, j'ai toujours un problème avec les titres de Libé ( Le masque de la plume...) mais c'est comme ça. Je ne sais pas trés bien pourquoi, est-ce depuis qu'elle a confié à Antoine Gallimard cette mission sur les librairies indépendantes, mais je suis fan. Doit-elle, pour autant, suivre les conseils des écrivains, ceux de Sollers sur sa coupe de cheveux (cf infra) ou de Tillinac : "Christinette, méfie-toi de ta jolie langue." Pas sr.

73. Forza Bastia

Sans doute en hommage au texte éponyme de Noël Casale dans le dernier numéro de __La Revue Littéraire__, So Foot offre dans son numéro d'été (certains numéros) le DVD de Forza Bastia de Jacques Tati : un reportage réalisé en avril 1978 sur l'équipe de Bastia opposée au club d'Eindhoven sur le terrain de Furiani à l'occasion du match aller de la finale de la coupe d'Europe de football. C'est sa fille qui en a fini le montage.

(La photo ci-contre n'est pas tirée du film…)

mardi 10 juillet 2007

72. Reseau social.

Tony me signale le site d'une amie à Los Angeles qui anime un "réseau social" : jetsetshow Qu'en pensez vous comme modèle pour Fresh? Cela permettrait d'étendre la notion d'annuaire et d'initier une sorte d'encyclopédie Wiki. Par la suite, celà pourrait servir de structure de base pour les autres communautés ( Littéraire, Arts, Cinema ) What do you think?

A part ça, excellente initiative du Nouvel Obs avec Rue89 de créer "un portail communautaire sur l'actualité des livres" qui sera piloté par Jérôme Garcin : bibliobs.com. ça commence à bouger...

lundi 9 juillet 2007

71. O tempora (o mores)

Je tenais à remercier (et je suis sre que vous êtes nombreux à vous joindre à moi) Météo France pour ce temps propice au travail et à la concentration. On n'a même pas envie de mettre le nez dehors entre midi et deux ! On néglige les soldes, on pense, certes, à la plage mais comme on y penserait à la Toussaint… Dites-moi, c'est comme dans une certaine chaîne de télévision, il y a un membre de l'équipe Sarkozy qui est arrivé à Météo France, c'est ça ? La France au travail grce à la météo ? Fort impressionnant.

Cela ne m'empêche pas d'avancer lentement dans la maquette du Corbière. Toujours ce passage problématique entre les logiciels word et xpress qui fait tomber les mises en forme, avale les notes, s'amuse à remplacer les guillemets, se moque de la notion d'espace insécable… mais je me régale à rétablir les notes de bas de page, ce qui me permet de me replonger dans Les Amours jaunes.
Outre Laure Mentzel et Jean-Baptiste Scieux, deux rédacteurs fort méritants de La Revue Littéraire (et amis) ayant bravé les éléments pour se charger de services de presse, Julien Doussinault est passé au bureau. Nous avons parlé, avec Florent, de son futur livre sur Hélène Bessette (dans la collection biographies). J'ai hte qu'il soit en librairie, qu'il soit lu par tous ceux que l'énigme Bessette intrigue ou passionne car il détaille à la fois le roman de la vie d'Hélène Bessette et éclaire la séquence historique capitale – notamment pour l'histoire de l'édition – qu'elle a traversé, incarnant la manière dont le temps peut s'écouler étrangement en littérature. « Je serai connue 30 ans après ma mort », disait-elle – son dernier livre publié (sa mort littéraire) datant de 1973.

70. Ma douleur face aux représentants de photocopieurs

Suite à divers entretiens avec des représentants de photocopieurs, le choix s'avère difficile. Ils dénigrent leurs concurrents (jusqu'ici cela me semble logique) mais en plus ils me harcèlent pour avoir une réponse (en particulier Monsieur A qui m'appelle 30 minutes deux fois par jour!). Bref, ce cher monsieur commence à m'exaspérer au point que je n'ai plus du tout envie de travailler avec lui. Est-ce la meilleure solution? Je ne pense pas, mais après avoir passé environ quatre heures au téléphone en trois jours avec ce brave homme, je crois avoir le droit de refuser son offre (pas si intéressante soit dit en passant!). Alors je planche encore sur toutes les offres que l'on m'a proposées en espérant faire le bon choix! Croisez les doigts pour que je ne devienne pas plus folle que je ne le suis déjà. En attendant cette image caractérise bien mon état d'aujourd'hui

69. T.W.W.

Je tiens à remercier toute l'équipe pour ce magnifique cadeau d'anniversaire qu'est T.W.W. (The West Wing) en français : Maison Blanche, série définitivement géniale qui accompagne mon séjour à St Florent. Martin Winckler a raison, c'est du niveau de Billy Wilder! En plus l'éminence grise s'appelle Léo. ( à propos, il faut que je pense à réclamer mes royalty sur Harry Potter )

Je soupçonne un certain Jed Bartlet à la française, donc de droite, de le regarder en boucle pour essayer de s'en inspirer. Mais il manque dans son entourage une pièce essentielle : C.J.Cregg, la porte-parole. C'est normal puisqu'elle est chez nous. (Anne Procureur, qui finira bien par écrire dans le blog.)

dimanche 8 juillet 2007

67. Blog littéraire

Le Blog littéraire est devenu une mine qu'il faut creuser. Le plus célèbre, celui de Pierre Assouline, connaît un succès spectaculaire.

Le 30 aot paraîtra chez Gallimard : "Le Portrait." Il s'agit du roman de la rentrée de Pierre Assouline où le portrait de la Baronne James de Rothschild par Ingres joue un rôle central et mystérieux. C'est Nathalie Rheims qui chroniquera le livre dans La Revue Littéraire N32 de l'automne 2007.

"La République des livres." hébergé par Le Monde.fr est remarquable, d'une part pour les billets de "Passou", mais aussi pour ses commentateurs réguliers. L'anonymat conféré par les pseudo donne une liberté de ton particulièrement vivante et amusante à ces commentaires. Bien-sr il y a des dérapages, mais n'est-ce pas tout le sel de l'Internet. Je me suis souvent surpris à être tenté de découvrir qui se cache derrière "Bifidus actif", "Polémikoeur", "Sandgirl", "Labelleveste", "Shut your eyes" ou "Plock" qui semble bien me connaître...

Ceci pourrait devenir un de nos concours : "Devinez qui se cache derrière un pseudo."

Pierre Assouline recommande quelques blog, je vais aller voir...Bon. J'ai vu. P.A. ne doit pas aimer la concurrence...

P.S. Je lis dans l'article de Libé ce matin : "Wikipédia se trompe à tous vents." que le trophée qui lui était attribué par les étudiants du master de journalisme de Sciences-Po ( Champion de France 2001 du jeu de paume ) détonnerait dans le pedigree de l'écrivain. Qu'en pense l'adepte de ce noble sport?

66. MOEPFW(4) F.W. dans le 93.

Selon notre correspondant à Bruxelles, notre cher F.W. célébrait le 93 th birthday de Mother herself, celle des 3 days, dans la suite Jacques Brel de l'Hôtel Metropole. Il y eut du pigeonneau et du homard.

"En plein coeur du centre historique de la Capitale d'Europe, à quelques pas de la Grande Place, la Bourse et le thétre de la Monnaie, proche des centres commerciaux principaux de la ville, l'Hôtel Metropole offre un point de départ idéal pour découvrir la ville et une situation stratégique pour les hommes d'affaires."

Dernier SMS reçu : "Tu dors, je suppose." le 09.07.07. à 3h08. Auquel j'ai répondu : "Plus maintenant." le même jour à 9h35.

samedi 7 juillet 2007

65. Gabriel Matzneff

Nous recevons de Gabriel le message suivant :

"Entre les paisibles années 1930 où Montherlant descendait au Saint-Georges et le paisible an de grce 2007 où y séjourne Weyergans, il y eut une période intermédiaire, beaucoup moins paisible où à Alger les bombes et les grenades explosaient telles que des pétards le jour du 14 juillet, mais où la vie n'en était pas moins charmante au bar de l'hôtel Saint-Georges où les colonels conspiraient devant un pastis et les jolies filles vous reluquaient en sirotant un blody-mary. Dans ces années 1959, 1960, 1961, c'était la guerre, mais la vie continuait et le bonheur était d'autant plus exquis qu'il était menacé. Ce qui faisait alors le charme d'Alger, c'était cet amalgame de présence européenne et de vie indigène, le contraste existant entre la Casbah et Belcourt, Bab-el-Oued et la rue Michelet, cette diversité chatoyante, méditerranéenne. C'était pourquoi, bien que je ne fusse pas "Algérie française", je ne parvenais pas à imaginer Alger sans la France, tant elles semblaient liées, consubstantielles. Ah! la rue Michelet! A l'époque j'étais fou amoureux de Monique, la ravissante fille du meilleur boulanger de la très européenne et bourgeoise rue Michelet. J'avais vingt-trois ans, Monique en avait treize, et il n'était pas question de l'amener dans une chambre de l'hôtel Saint-Georges, sa soeur aînée lui servant de vigilant chaperon, mais nous nous bronzions dans une piscine très élégante où (malgré la prétendue "intégration" pronée par le gouvernement) les Arabes n'étaient pas admis, nous mangions des huitres sur la plage de Sidi-Ferruch, nous nous donnions des baisers en cachette. C'était la guerre, mais la tragédie nationale que tous nous vivions ne nous empêchait pas de savourer nos plaisirs particuliers. Le Saint-Georges s'appelle aujourd'hui le El Djézaïr, les baisers de la jeune Monique n'existent plus que dans le souvenir que j'en ai, nos existences s'écoulent comme du sable entre les doigts d'un enfant, bientôt seuls nos livres resteront pour témoigner de ce que nous fmes."

Gabriel Matzneff, 7 juillet 2007

64. Aix > Paris : l'Atelier du XXe

Lors du dernier prix Wepler, concentration littéraire s'il en est, j'ai rencontré grce à Pierre Hild, Georges-Marc Habib, le responsable de l'Atelier du XXe, à Paris. Rencontré, non, revu, mais j'ai mis quelques minutes à m'en souvenir car il était tout jeune libraire à la Librairie Goulard, à Aix-en-Provence, en 1995, où je découvrais les joies actives de l'hypokhgne. Nous parlions alors Thomas Bernhard, ou plutôt, lui parlait car je devais prononcer une syllabe toutes les heures, à l'époque – si, si, il en reste des témoins – et lisais avec bonheur les livres conseillés.

Quelques années plus tard, donc, en novembre dernier, entre deux coupes de champagne wepleriennes, nous décidmes d'une soirée Bessette, réalisée le mois dernier, avec Julien Doussinault et Pierre Hild (notamment critique au Matricule des Anges, à Page des libraires…). Nous y avons parlé des livres republiés mais aussi du numéro de la revue IF consacré à Bessette, donnant à lire intégralement sa théorie littéraire, Le Résumé, ainsi que des extraits de lettres à Jean Bosquet et une présentation fort éclairante, comme toujours, de Julien Doussinault. La librairie était pleine et chaleureuse, les questions du public passionnées et pertinentes, je me suis régalée, comme toujours, à lire des extraits Suite Suisse, Garance Rose, La Tour, Ida ou le délire… et j'ai encore déniché des merveilles, Georges-Marc Habib étant particulièrement attentif à la moyenne et petite édition. Bref, un nouveau moment de bonheur, merci l'Atelier !

D'autres manifestations s'y dérouleront prochainement, parmi lesquelles, à la rentrée : une « déclarction » de Julien Blaine (le clan de Ventabren) et une présentation des éditions MF par Bastien Gallet.

Librairie l'Atelier 2 bis, Rue du Jourdain - 01 43 58 00 26 75020 Paris, métro Jourdain (je vous conseille également la boulangerie du coin et le caviste se trouvant sur le trottoir en face de la librairie avec les habituelles conseils civilisés et hypocrites de modération…)

63. Carte Postale

Bon souvenir de Saint Florent.

Croisé, ce matin, Teresa Cremisi, devant une pizzeria.

Il parait que le 07.07.07. est un jour porte-bonheur.

vendredi 6 juillet 2007

61. Deuxième Cercle

Cabrera 12 (du billet N44) m'apparaît comme une commentatrice particulièrement inspirée. Le deuxième cercle de ce blog commence à prendre tournure. Evidemment, ils ont l'avantage sur nous de pouvoir se cacher derrière un pseudo. Mais certains, qui voudraient écrire des billets sous leurs noms, pourraient peut-être faire partie d'une liste invités, auteurs ou parrains. A moins que nous acceptions l'idée d'avoir des billets sous pseudo. Tony peut-il créer ça? A ne pas confondre avec le Cercle des Economistes, ou avec celui du "club" de l'ouverture. (cf Le Monde daté du 6 juillet 2007)

60. La vie à l'envers d'Alain Jessua

Hier, nous avons reçu aux éditions La vie à l'envers d'Alain Jessua qui sortira en librairie le 24 aot prochain. Ce livre est accompagné du dvd du film (sorti au cinéma en 1964). En rentrant chez moi, je me suis précipitée sur mon lecteur dvd. Depuis que nous travaillons sur ce projet, j'ai souvent discuté avec Alain Jessua de la façon dont ce film est né, de son rapport avec les acteurs (la timidité de Charles Denner, la gentillesse de Jean Yanne...), de la réception du film à sa sortie. Alain Jessua m'a raconté que lorsqu'il rencontrait des femmes qui avaient vu le film, elles lui sautaient au cou en racontant leur émotion et aussi les dépressions nerveuses qui ont souvent suivi le visionnage. Léo Scheer m'en a aussi beaucoup parlé : il se souvient d'y être allé dès sa sortie, c'est un film qu'il n'a jamais oublié. Pour lui, il tombait sous le sens qu'il était important de le rendre disponible au public, de le faire enfin connaître. J'ai donc appréhendé ce film "à l'envers" puisque je le connaissais, en quelque sorte, de l'intérieur. Ce film est fascinant : il s'agit bien de folie mais il n'en est jamais question. J'ai retrouvé quelques similitudes avec Le procès, dans la façon de filmer et dans certaines situations, à une immense différence près : je n'ai jamais ressenti la moindre angoisse ou un quelconque malaise. L'humour est partout présent, les acteurs sont parfaits. J'ai vraiment ressenti une grande fierté lorsque le film s'est fini, j'ai le sentiment que c'est quelque chose d'important que les gens connaissent et voient La vie à l'envers. Lorsqu' Alain Jessua a eu l'idée de ce film, il a rencontré des médecins, des psychiatres. L'un d'entre eux lui a dit de ne pas chercher à imiter la folie telle qu'on la voyait dans les hôpitaux mais plutôt de chercher au fond de lui sa propre folie. Ce film a réussi à me tranquilliser : nous pouvons être heureux, mais vraiment heureux, lorsque nous devenons fous...

59. MOEPFW (3)

Thème astral, carte du ciel et planètes pour François WEYERGANS, né le 2 aot 1941 à 18h30 à Etterbeck (Belgique) Soleil en 958 Lion, AS en 2144 Sagittaire, Lune en 1031 Sagittaire, MC en 2432 Balance

jeudi 5 juillet 2007

58. « Quels braves gens, les chiens ! » (Tchekhov)

Lu un essai de Pascal Herlem, Les Chiens d'Echenoz – afin d'en extraire un passage qui sera publié dans La Revue Littéraire de la rentrée –, où l'on découvre, amusé puis bientôt en joie, une forme d'intimité, secrète bien que par ailleurs soupçonnée, qui se noue entre un personnage (il y en a un grand choix à disposition), un chien (également au choix), un auteur (père de l'alliance des deux premiers), un second (celui dudit essai, instigateur de l'alliance de cette totalité). Se produit une circulation étrange, doublée en miroir, d'une part entre le creux (le vacant, ou le refoulé) d'un personnage et le fluide canin (un langage-chien en somme) qui vient le combler, d'autre part entre les trouées silencieuses de la prose d'un écrivain et les mots d'un autre qui viennent s'y loger. À travers ce mode psychanalytique, où l'homme révèle la bête, où, sans doute plus encore, la bête révèle l'homme, l'intimité est mouvante, n'existant que par et dans la relation, elle est à attraper en abscisses et non plus en ordonnées. Une bien belle idée que cet essai ! Et une bien difficile tche que d'avoir à sélectionner. (Mais je crois que c'est fait.)

57. visites virtuelles des librairies.(3) TSCHANN

Sur le site de Textes & Voix animé par Nadine Eghels (Photo)

On peut lire ce petit historique de la librairie TSCHANN

"La librairie Tschann est fondée en 1929 par M. et Mme Tschann à Montparnasse. La librairie est inscrite dans l'histoire de la littérature et du livre au XXème siècle. Louis Tschann et Marie-Louise Castex, son épouse, sont amis des principaux acteurs de la vie artistique de Montparnasse.

Marie-Madeleine, leur fille reprend la librairie vers 1960. Marie-Madeleine Tschann prend une part active à la présentation de Samuel Beckett, lorsqu'il commençe d'être joué. Elle défend à partir des années 70 le principe de la loi sur le prix unique du livre. Elle mène ce combat pour la reconnaissance de la spécificité du livre au côté de Madame Lavocat, libraire et Jérôme Lindon, éditeur. La loi Lang récompense en 1981 leurs efforts. Un procès oppose alors Tschann au propriétaire des murs du 84 boulevard du Montparnasse.

En 1989 Tschann déménage au 125 et triple son espace. Marie-Madeleine transmet la librairie à son neveu : Jerome Grossman en 1993. Lui-même la cède à deux employés en 1999 : Fernando Barros et Yannick Poirier. Avec Muriel Bonicel, ils forment équipe depuis 1990.

Aujourd'hui Tschann poursuit son travail en direction d'un lectorat fidèle à la qualité des textes. Elle défend autant la poésie, la littérature, les sciences humaines, l'esthétique."

J'aime beaucoup cette librairie, ses choix courageux et toujours intéressants. Textes & Voix est aussi un enjeu important.

55. La libraire de la Bibliothèque : Pascale Dulon

Aux pieds de la Bibliothèque François Mitterrand, à Paris, se trouve le btiment MK2 recelant une des plus belles librairies que je connaisse. Une des plus tentantes, irrésistiblement tentante… s'y rendre en sachant qu'on ne pourra pas s'empêcher d'y faire des folies : difficile de ne pas ressortir avec des sacs plein de découvertes et de choses qu'on recherchait depuis tant de temps, en ayant un peu oublié qu'on les cherchait.

J'ai rencontré Pascale Dulon, responsable de la librairie, à une lecture de Liliane Giraudon, au printemps dernier, au musée Zadkine. Elle avait choisi, outre ses textes, de lire des extraits de livres d'Hélène Bessette. C'était au moment où je m'apprêtais à annoncer la publication du ''Bonheur de la nuit''. Julien Doussinault (biographe de l'auteur) m'a présenté Pascale Dulon, très émue et enthousiaste de la réapparition d'Hélène Bessette, qu'elle connaissait et aimait depuis longtemps grce à… Claude Royet-Journoud (ça devient un leitmotiv), qui lui avait fait connaître lorsqu'elle travaillait à la librairie Compagnie. Pascale Dulon m'a donc gentiment proposé – et je l'en remercie à nouveau vivement – d'organiser une soirée de présentation et lectures de textes bessettiens en compagnie de Nathalie Quintane, Noëlle Renaude, Julien Doussinault et Frédéric Léal. Cet événement a attiré beaucoup de monde et a été l'une des étapes importantes de la « réapparition » de l'auteur puisque nous avons pu y lire des extraits de livres épuisés et plus qu'épuisés – mais qui ne le resteront pas longtemps. Nous lisions et conversions, immobiles, avec derrière nous, visible pour les spectateurs, la dalle illuminée de la Bibliothèque, formant scène, animée de passant. Quel meilleur cadre pour donner voix aux romans-thétre d'Hélène Bessette ?

56. Intime, in time

Lacan l'aurait peut-être essayé : l'intime arrive à temps. Aprés une période électorale marquée par le déplacement des frontières privé/public, la rentrée littéraire semble devoir prendre le relai en faisant basculer les enjeux politiques dans l'espace littéraire.

Personnellement, ce glissement me plait, d'abord parce qu'il accompagne le déplacement de la conscience en général, qui tire la politique vers la psychanalyse, (c'est sa place) ce qui la rend à nouveau intéressante; ensuite parce qu'elle confirme le primat de la littérature, ce qui ne peut que nous réjouir.

Le fait que ça tourne autour de l' "intime" est intéressant, la question étant, comme toujours : peut-on disposer sans vergogne du vécu intime de l'autre?

mercredi 4 juillet 2007

54. D’un blog l’autre

… quelques reliefs de mes aventures éditoriales antérieures au blog des Éditions Léo Scheer se trouvant archivés ailleurs (digressions, cauchemars, lectures, calage, calage encore et autres joies), que vous raconter entre deux giboulées ? (Allez, le temps n'est pas si terrible pour un mois de novembre…) Ma foi, que je réalise la maquette de Corbière le crevant et que tout le monde n'étant pas encore en maillot de bain, il reste des rendez-vous pris pour parler de la prochaine rentrée littéraire. Je serai également invitée à lire au Musée Zadkine jeudi 19 juillet à 19 heures pendant une exposition d'Angela Detanico & Rafael Lain, si une soirée d'été rue d'Assas vous tente. J'y lirai des extraits de mon livre Fonction Elvis (n'oublions pas que nous fêtons les 30 ans de la disparition du King !) mais aussi des textes de Kathy Acker, Christophe Hanna et Emmanuel Tugny.

(Musée Zadkine, 100 bis rue d'Assas, 75006 Paris, métro Notre-Dame-des-Champs. Entrée libre : réservation indispensable au 01 55 42 77 20.)

mardi 3 juillet 2007

53. MOEPFW (2)

Selon un de nos correspondants, FW, aurait été aperçu à Alger où il séjournait à l'hôtel El-Djazaïr ex-Saint George, "dans une chambre occupée avant lui par le général Eisenhower sixty-five years ago." Nous avons vérifié auprés de notre agent à Alger qui nous transmet le rapport suivant: "LES CHAMBRES:296 chambres standing. Toutes les chambres ont été réformées les deux dernières années. Ameublement, décoration, moquette, salle de bains...tout à été changé. Il était temps. Un hôtel de classe ne devrait jamais montrer de traces d'usure. L'aspect le plus important à mon avis est le changement des lits dont les matelas étaient vraiment en fin de course. 3 suites sénior et 15 suites junior. Une des chambres du Djazaïr.munie d'une plaque, à servi de QG au général Eisenhower pendant la préparation du débarquement en Italie. L'information transmise par notre observateur semble donc exacte.

L'hôtel El Djazaïr (anciennement Saint George) a été fondé en 1889, sur l'emplacement d'un vieux palais hispano-mauresque dont de nombreux vestiges subsistent encore. Il était surtout destiné, à l'origine, à loger avec tout le confort auquel ils étaient habitués, les amis et les invités de la bourgeoisie résidente à Alger. Parmi les pensionnaires les plus prestigieux, il faut citer : Le Roi de Grèce, Le Duc de Vendôme, Le Baron de Rothschild, Simone de Beauvoir, André Gide, Henri de Montherlant, Rudyard Kipling, Francis James, Winston Churchill…et, désormais, François Weyergans. Selon Eric.W., "Il voulait revenir là pour commencer ou finir un livre. On lui a conseillé de revenir après le ramadan." A travers ce message énigmatique, nous apprenons que F.W. est dans une de ces phases de transition qui font le style "weyergansien" ou "weyergrafesque". On me signale que Gabriel Matzneff a également séjourné là.

Message codé : L'apparition de F.W.in blog A.G. in J.D.D. = f ( 3jc2m/in folio) Nora étonné personne.

lundi 2 juillet 2007

52. Tout le monde dit I Love You

À la suite de Léo, voici quelques visites de librairies, sans ordre quelconque – ou alors un ordre de réception de photographies des lieux en question. Car flner dans une librairie et en rapporter des trésors est l'une de mes activités favorites (ce qui est loin d'être un scoop) ; & de nombreux libraires soutiennent avec passion Laureli depuis son tout premier livre, Le Bonheur de la nuit, d'Hélène Bessette, ce qui permet à la collection d'exister, visiblement, et aux auteurs qu'elle défend d'être connus des lecteurs. Que tous en soient vivement remerciés.


Pour commencer ma déambulation, la librairie Litote en tête, 17 rue Alexandre Parodi (ça ne s'invente pas), dans le Xe arrondissement de Paris, tout près du canal. Maryline Guidicelli & Corinne Scanvic animent un lieu magique où l'on croise les bambins du quartiers… et Paul Auster ou Claude Royet-Journoud, par exemple. Et bien d'autres, et bien d'autres… Maryline et Corinne tiennent aussi assidment le blog de la librairie, vraiment passionnant pour qui s'intéresse de près ou de loin à la vie du livre.

Elles avaient réalisé une superbe vitrine Bessette en septembre dernier.

51. martin arnold

Rendez-vous à 18h à la galerie avec 2J.S pour visionner le film de Martin Arnold : Deanimated/The invisible Ghost (2002) présenté dans le cadre de l'expo Fresh (encore quelques jours).

Martin Arnold is one of Austria's most prominent experimental filmmakers. His latest work, Deanimated: The Invisible Ghost, is a painting-over of the classical American horror film strip: As the action progresses, the protagonists are one by one digitally eliminated so that the film becomes progressively deserted. Through this process of "de-animation," a new, more open and enigmatic version emerges from the former conventional suspense.

Martin Arnold travaille image par image avec une tireuse optique qu'il a lui-même développée. Une pratique artisanale qui se rapproche fortement de l'échantillonage (sampling) utilisé dans le mouvement techno.

Martin Arnold, né à Vienne (Autriche) en 1959, est un cinéaste autrichien particulièrement réputé pour ses films de found footage. Il a dit :

"Le cinéma d'Hollywood est un cinéma d'exclusion, de raccourci et de rejet, un cinéma de refoulement. Il y a toujours autre chose derrière ce qui est nous est montré, qui n'est pas représenté . Et c'est précisement cela qui est le plus intéressant à prendre en compte."

50. Mais où est passé François Weyergans?

M.O.E.P.F.W. C'est le nom de code d'un projet des E.L.S. dans lequel le Prix Goncourt 2005 n'y va pas par quatre chemins, mais par mille. Pourquoi pas une version blog en attendant la publication de l'intégrale des SMS.

Premier épisode F.W.in China.

En fait j'aimerais lancer ici un nouveau Journal des Goncourt.

dimanche 1 juillet 2007

49. Houellebecq shoot Arrabal

Pendant ce temps là, Houellebecq tourne l'adaptation de La possibilité d'une île, ici avec Fernando Arrabal.

Les auteurs sont de plus en plus attirés par la réalisation de l'adaptation au cinéma de leurs propres oeuvres. Je pense qu'il s'agit d'un phénomène important et qu'à l'avenir les éditeurs devront devenir des producteurs. Les nouveaux moyens techniques numériques, qui permettent de faire des films avec des cots moindres, devraient ouvrir ce domaine à des auteurs qui jusqu'à présent, n'osaient même pas y penser. J'ai revu Eric Vuillard avant hier, il commence bientôt le tournage de son premier long métrage...

48. Eribon dans la rue.

A voir l'entretien de Didier Eribon avec David Servenay dans Rue 89, le nouveau journal créé il y a deux mois sur le net par des anciens de Libé.

En ligne le 21 juin, il a 3.465 visites à ce jours et 26 commentaires et a fait remonter ''D'une révolution conservatrice'' à la 265e place des meilleures ventes sur Amazon.

Il est accompagné d'un extrait de 3mn de l'abecedaire de Deleuze sur le thème : "Etre de gauche" présenté par Alain Riché, pour aider à la reconstruction de la gauche, avec des commentaires à lire.

Tout ça pour inciter Anne Procureur à venir sur le Blog. J'espère, chère Anne que vous ne raterez pas le blog d'Antoine Gallimard ( un autre éditeur indépendant ), ce matin dans le JDD, tenu par une fameuse webmistress: Marie-Laure Delorme.

PS. Rue89 fête ses 3 mois.

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