Lacan l'aurait peut-être essayé : l'intime arrive à temps. Aprés une période électorale marquée par le déplacement des frontières privé/public, la rentrée littéraire semble devoir prendre le relai en faisant basculer les enjeux politiques dans l'espace littéraire.

Personnellement, ce glissement me plait, d'abord parce qu'il accompagne le déplacement de la conscience en général, qui tire la politique vers la psychanalyse, (c'est sa place) ce qui la rend à nouveau intéressante; ensuite parce qu'elle confirme le primat de la littérature, ce qui ne peut que nous réjouir.

Le fait que ça tourne autour de l' "intime" est intéressant, la question étant, comme toujours : peut-on disposer sans vergogne du vécu intime de l'autre?