Pourquoi un si long silence? Interroge Didier Jacob dans le Nouvel Obs N?2237 du 20 septembre, et Pierre Michon de lui expliquer pourquoi il écrit si peu: il cherche Dieu. Au milieu de l'entretien, un encadré. Et là, les deux héros du feuilleton de ce blog: Jean-Jacques Schuhl et François Weyergans, baptisés ici "LES GRANDS SILENCIEUX". Quelques bizareries dans les quatorze lignes qui leurs sont consacrées. Pour Schuhl, sans doute pour montrer à quel point le temps parait long lorsqu'il ne publie pas, on évalue à quarante ans la période qui va de "Rose poussière" (1972) à "Ingrid Caven" (2000), tout en omettant "Telex n?1" de 1976. L'entretien a peut-être été réalisé au téléphone, car Jean-Jacques Schuhl adore omettre ce livre et prétendre qu'il n'aurait pas du le publier. Il est d'ailleurs devenu introuvable, et ceux qui le connaissent savent à quel point c'est dommage. Plus étrange encore, pour François Weyergans, on prétend que "Trois Jours chez ma mère" "avait été annoncé pour la rentrée littéraire Grasset 1997". Ceci ouvre un nouvel épisode ébouriffant de M.O.E.P.F.W. puisqu'apparemment, en 1997, F.W. prétend avoir publié, justement dans la rentrée de Grasset, un livre intitulé "Franz et François". Serait-ce, en réalité, le premier roman de Charles Dantzig, énigme qui expliquerait son entrée chez Grasset à ce moment là, le jeune auteur prodige du "Remy de Gourmont" aurait écrit ce livre pour calmer les critiques littéraires qui n'en pouvaient déjà plus d'attendre "Trois Jours chez ma mère" dont certains prétendent que le contrat a été signé en 1992. Ceci expliquerait son dernier roman qui parait dans cette rentrée sous le titre "Je m'appelle François". Peut-être une nouvelle affaire de plagiat en perspective.