Previously on "Black-Plasticité": Catherine Malabou, vivant une expérience personnelle de cogito (comme Descartes), aboutit à l'hypothèse d'une "Plasticité destructrice", (un peu comme l'hypothèse des "trous noirs" dans l'univers qui fut vérifiée longtemps après sa formulation). C.M. rappelle le lien étroit entre "la détermination des troubles psychiques" et "un certain état ou un certain ?ge de la guerre." (pensée freudienne vs guerre 14-18), le traumatisme, coeur de la psychiatrie de guerre contemporaine, ou Bettelheim (autistes vs "musulmans" des camps). (sur ce sujet, C.M. cite "La forteresse vide", je recommande aussi la lecture de l'admirable "Coeur conscient".

13h Flash spécial Goncourt/Renaudot. Le triomphe de la médiocrité. (Comme dit A.D. le plus mauvais livre de la rentrée + une deuxième couverture de Télérama pour Pennac.

A propos d'angoisse de sidération, il s'agit bien, pour C.M. de tirer les leçons de ce que nous ont appris les découvertes récentes sur les atteintes du cerveau affectif (atteintes de sites conducteurs d'émotions ou, carrément, rupture de connexion.). Pour mettre son projet en ordre de bataille, elle organise trois divisions blindées:

1) Démontrer que l'évènementialité cérébrale se substitue à l'évènementialité sexuelle dans la psychopathologie à venir.

2) Dégager leurs traits communs pour aboutir à une théorie générale du trauma.

3) Mettre au jour la plasticité destructrice comme formant la psyché par déconstitution de l'identité (point aveugle de la psychanalyse et de myopie de la neurologie.)

Voilà le plan d'attaque, sachant qu'entre temps, l'hypothèse a reçu quelques renforts ("la souffrance psychique des malades cérébraux est aujourd'hui plus largement reconnue.")

Fin du préambule. Prochainement on B.P.: les trois introductions.