Je signale au passage que je ne compte pas tout dépouiller car je n'écris pas un mémoire sur la réception des ?uvres de Calaferte, que je ne suis pas une spécialiste de Calaferte (en existe-t-il d'ailleurs ?), et que je n'ai pas lu toutes ses ?uvres (il y en a plus d'une centaine et je me réjouis d'en avoir encore à découvrir, notamment La Mort du prince - Créon, qui, je suppose, n'aura rien à voir avec l'argumentaire frelaté et petit bourgeois du Créon de Jean Anouilh).

72 articles de presse en 28 ans, ce n'est quand même pas rien, même si par an, ça ne fait que 2,6 articles, ce qui finalement n'est pas beaucoup.
' Non, ce n'est pas beaucoup. On va regarder dans le Klapp.
Le Klapp, c'est-à-dire la Bibliographie der Französishen Litteraturwissenschaft, d'Otto Klapp, énorme travail de recensement d'articles sur la littérature française, de 1956 à nos jours, et prodigieux sésame en plusieurs tomes disponibles rangée 27 840 (01) KLA. ' Quelle année ?
' 1992. (L'année de publication de La Mécanique des femmes, et celle où Calaferte obtient le Grand Prix National des Lettres pour l'ensemble de son ?uvre. Oui. Et je n'ai pas encore lu une ligne à ce propos.)
Résultat : une référence (10670), l'article de Jeanne de Berg dans Télérama, cité plus haut. C'est tout.
Je prends le tome 1963, date de publication de Septentrion ; un livre qui sera censuré (et réédité qu'en 1984 chez Denoël), ça a d? faire couler beaucoup d'encre. Je prends aussi le tome 1984, on ne sait jamais.
NICHTS.
Je regarde le tome 2004, dernier de la série. Une référence (14076) concernant le thé?tre de Calaferte (quelle moisson !), un ouvrage d'Anne Ubersfeld (cf. son incontournable Lire le thé?tre aux Éditions sociales, 1977), La Parole solitaire, Calaferte, Vivaner, Minyana, Durringer, Lagarce, Koltès, Reza. Ce n'est pas une étude exclusivement sur Calaferte, mais il n'est pas en trop mauvaise compagnie. J'apprends à me réjouir de peu, le chemin n'est pas si touffu. Évidemment, la bibliothèque ne l'a pas. Je fonce au bureau 08, en me disant que le Klapp est vraiment surévalué. Et qu'on ne recense que ce qu'on veut bien recenser.

' Toujours rien sur Calaferte. (C'est-à-dire pas un essai digne de ce nom.)
' On va regarder dans MLA International Bibliography. Il tourne son écran.
4 Références :
7 pages « Identité et fragment chez Louis Calaferte » dans Poétiques de la discontinuité de 1870 à nos jours.
13 pages « Du père et du fils : Blaise Cendrars et Louis Calaferte » dans Blaise Cendrars 5 : portraits de l'artiste (Éd. Minard), par Fabrice Humbert.
5 pages de Jean-Paul Guichard dans "La Mariée mise à nu parâ?¦ : Corps de femmes, regards de femmes dans la littérature au tournant du siècle", dans The journal of Twentieth Century Contemporary French Sudies, vol.6, 2002.
2 pages de Serge Sanchez dans le Magazine Littéraire de mai 1996 : « Calaferte sur le vif ».
C'est tout. Je rappelle que c'est une bibliographie internationale.
' On va regarder les catalogues des autres bibliothèques.
Résultat :
Bibliothèque Sainte-Geneviève : 8 références : les livres de Calaferte.
Catalogue de la Bibliothèque Nationale (BN-Opale Plus, 1 million de notices) : 8 entrées, dont une intitulée « Critique et interprétation », mon c?ur bat, je clique : un mémoire de maîtrise de Sophie Brafman, Louis Calaferte : une tentative de poétisation totale, 80 pages, 2002. Description matérielle : reliure à spirales, c'est-à-dire non publié, donc inaccessible, car il faut se rendre à l'UFR de l'université pour le consulterâ?¦

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