« Livres Hebdo » a organisé vendredi 14 mars, une table ronde sur le thème « Une nouvelle génération d'éditeurs. Pour quoi faire ? ». Un public composé essentiellement de jeunes professionnels a posé de nombreuses questions.

Face à Gérard Aimé, fondateur des éditions Alternatives, Emmanuelle Vial, la directrice de Points, Hugues Jallon, le directeur éditorial de La Découverte, Marie-Pierre Gracedieu, éditrice de la Cosmopolite chez Stock et Frédéric Joly, directeur littéraire chez Climats et Flammarion.

Le débat n'est pas tombé dans la caricature de l'opposition des anciens et des modernes. Les trentenaires ont réaffirmé leur vision pragmatique et optimiste du métier envisageant l'édition de façon finalement très classique."

N'étant pas au Salon du Livre je n'ai pas eu la possibilité de suivre ce débat autour d'une question importante. Peut-être pouvons nous la reprendre dans notre Salon "B". Quand je pense aux grandes figures qui ont marqué l'édition contemporaine : Christian Bourgois, Claude Durand, Bernard de Fallois, Jean-Claude Fasquelle, Maurice Nadeau, Robert Lafon etc.. je me dis que l'apparition d'une nouvelle génération d'éditeurs (des trentenaires) soulève bien des questions. D'abord parce que le rôle devenu dominant de la machine industrielle (distribution/diffusion) n'est pas propice à l'émergence de fortes personnalités, ensuite, parce qu'il faut beaucoup de temps pour "former" un éditeur, et que les cycles deviennent de plus en plus courts.

Nous avons une nursery aux E.L.S. qu'il est intéressant de suivre : Laure Limongi, Florent Georgesco, Mathieu Térence, Angie David... c'est quoi, être éditeur?