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Blog des ELS La Revue Littéraire
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mercredi 30 avril 2008

527. Les M@nuscrits de la semaine

Deux nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :

- Jean-Christophe Heckers, Vous Autres (278 p.)
- Manuel Montero, Le Lavardo (8 p.)

526. Chronique-Lettre de Gabriel Matzneff à propos de l'exposition Zucca.

Sur le site de Gabriel Matzneff, cette chronique-lettre adressée à Bertrand Delanoë à propos de l'exposition Zucca :

"Zucca, l'occupation et Delanoë

29 avril 2008

De retour de Marrakech, j'ai visité à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, rue Pavée, une exposition de photos prises sous l'occupation par le photographe André Zucca. La photo de la piscine Deligny, qui date de 1943, m'a vivement ému, ce qui n'étonnera pas mes lecteurs qui savent la place que ce lieu enchanteur occupa dans ma vie de 1957 à 1993, ainsi que le rôle qu'il joue dans trois de mes romans. M'a également touché celle du guignol des Champs-Elysées, car ce guignol, sous l'occupation, j'y suis allé très souvent, et peut-être suis-je un des blondinets que Zucca a photographiés de dos, assis sur les bancs.

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lundi 28 avril 2008

524. NABTRACT VI

Voici le dernier "Tract" de Marc-Édouard NABE, intitulé : Le ridicule tue.

Ces "Tracts" sont imprimés et collés sur les murs par un groupe de fans bénévoles.

"Une grenouille piquée par des frelons? Non. Une citrouille passée sous un camion? Non plus. Chantal Sébire, voyons! Une institutrice de Plombières (Côte-d'Or) atteinte d'une tumeur rarissime qui lui défonce le nez, lui boursoufle les paupières, puis la gueule tout entière devenue une sorte de sculpture inachevée, mauve et verdâtre. Son cruel cancer déformant en a fait une extraterrestre, mais une extraterrestre avec les pieds bien sur terre...

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vendredi 25 avril 2008

523. M@nuscrits, on en parle.

Sur fluctuat.net. Merci à Celine qui recommande de venir jeter un coup d'oeil sur M@nuscrits, en rappelant :

"Vous le savez peut-être, le site des éditions Léo Scheer propose depuis plusieurs mois la rubrique M@nuscrit, qui permet aux internautes de mettre leur manuscrit en ligne, et, de fait, d'être lus, commentés, notés. Bien entendu, le support numérique de lecture n'a rien d'une révolution, et on ne compte plus le nombre d'ouvrages mis en ligne par des écrivains en herbe. Mais il faut souligner qu'ici, ce sont des éditeurs eux-mêmes qui s'y mettent. L'initiative de Léo Scheer avait soulevé de nombreuses interrogations. S'agissait-il d'expérimenter de nouvelles formes de publications, de se faire un coup de pub, de rechercher la perle rare ?"

J'espère qu'on pourra bientôt répondre à ces interrogations.

jeudi 24 avril 2008

522. Les M@nuscrits de la semaine

Quatre nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :

- Konsstrukt, Mise à mort (134p.)
- Nic, Pour devenir grand (10 p.)
- Konsstrukt, Pute (162 p.)
- Laurent Margantin, Carnets du Neckar (84 p.)

521. Le livre et l'éditeur d'Eric Vigne.(Question 2)

Dans sa deuxième question,(Et je conclue de là à l'existence d'une crise de l'édition) Éric Vigne aborde d'emblée le "marronier" de la "crise du livre" dont le premier facteur, la baisse des ventes aboutit au paradoxe de la multiplication de l'offre. Pour l'expliquer, l'auteur rend limpide ce que personne ne veut savoir : "Lorsqu'un exemplaire d'un ouvrage quitte les stocks d'une maison d'édition pour être expédié chez un libraire, cette opération conduit à l'établissement d'une facture; cependant l'exemplaire n'est que fictivement vendu au libraire : celui-ci dispose en théorie de 9 mois, dans le cas de nouveautés, pour le retourner à l'expéditeur à compter du 4e mois après sa réception. L'exemplaire ne sera de fait vendu que dans un deuxième temps, quand un client passera en caisse pour l'acquérir." Cette situation conduit parfois l'éditeur à procéder à plusieurs réimpressions pour venir alimenter des "piles impressionnantes" chez le libraire, pour attirer les lecteurs par sa visibilité et rendre sa disponibilité immédiate. Éric Vigne donne alors un exemple de conte du succès qui ne se termine pas très bien : "250.000 ventes nettes, mais, par exemple, 70.000 exemplaires réintégrés dans les stocks et dont nombre seront alors recyclés en papier à lettres écologique. La raison en est qu'au moment de l'envolée des ventes, l'éditeur aura cédé les droits de publication à une collection de poche, laquelle publiera, dans les 18 mois suivant l'édition d'origine, cette nouvelle version plus économique, à la période même de retour des invendus." La situation "structurelle" de l'éditeur est donc d'être débiteur chez le libraire (qui peut lui retourner à tout moment sa marchandise) et, par conséquent d'essayer de redevenir créditeur en lui envoyant une marchandise nouvelle. C'est pourquoi plus les ventes baissent plus le nombre de titres augmente. Ce, d'autant plus que ce qui "reste" à l'éditeur de la vente d'un livre (c'est encore moins connu) n'est vraiment pas un conte de fée. Sur le prix public - 5,5 de TVA, - 10 à 12% pour l'auteur, - 5 à 8% pour l'équipe de représentants (diffusion) - 10 à 12% pour la chaîne de la distribution et du stockage - 35 à 40% pour le libraire, - 12 à 20% pour l'imprimeur... Éric Vigne conclue : " Sur un ouvrage vendu 20â?¬ au public, la part de l'éditeur sera donc de 3â?¬, sur laquelle il devra déduire ses frais de structure, de promotion et de publicité, enfin les salaires. On comprend mieux que la logique du quantitatif l'emporte souvent sur le qualitatif." J'ajouterais, que ce tableau reste optimiste car il ne prend pas en compte le phénomène structurel d'augmentation de la part des retours et de l'augmentation de leurs co?ts qui fait que la distribution atteint souvent les 20% rendant le livre structurellement déficitaire (seules les ventes de droits permettant de rétablir l'équilibre). La première édition d'un livre tend à ressembler à un modèle de "haute couture" dans un métier qui ressemble, lui, de plus en plus à un casino. Dans cette situation, l'éditeur "répartit sa mise entre plusieurs candidats au grand tirage automnal des prix littéraires. Il espère ainsi gagner le gros lot - un prix qui fasse vendre une de ses nouveautés à des centaines de milliers d'exemplaires. Or cette même offre en augmentation, pour l'essentiel des romans, traduit, selon l'éditeur lui-même, une baisse évidente du niveau d'exigence de ses confrères." De son côté le libraire, devant l'avalanche de titres, tend à diminuer ses commandes par titre, "En conséquence le lecteur potentiel est saisi d'effroi devant tous ces ouvrages dont nul media ne peut, à soi seul, rendre compte de chacun, du fait de leur nombre." Que peut faire le lecteur dans ce cas sinon se fier au critère objectif des "meilleures ventes". "Et voilà pourquoi, depuis quelques années, l'éditeur dépité observe, impuissant croit-il, que le succès va au succès et, de ce fait, augmente d'autant la mévente des autres ouvrages. Les chimistes parlent dans des cas semblables de processus autocatalytique." É cela s'ajoute la vogue de l'écriture : "Aujourd'hui, la production littéraire est énorme. Tout le monde se mêle d'écrire. Où que vous alliez, vous ne rencontrez que des gens gros de romans(...) Les éditeurs sont affolés par la lecture des manuscrits qui, chaque jour, s'entassent et débordent des cases bondées. Les minutes se comptent par l'apparition d'un volume nouveau. Il faut vraiment n'avoir pas été à l'école mutuelle pour ne se point payer cette fantaisie et ce luxe, devenu presque un besoin, de faire un livre." Il est vrai que cette dernière citation, dénichée par Éric Vigne, est d'Octave Mirbeau, dans Le Gaulois du 13 avril 1883. Un délice. Des questions de ce genre, il y en a 50 dans ce livre de chevet. Nous y reviendrons de temps en temps, mais j'aimerais vraiment qu'avoir lu le livre d'Éric Vigne devienne une condition obligatoire pour commenter sur ce blog.

mercredi 23 avril 2008

520. Le livre et l'éditeur d'Eric Vigne.

Les Éditions Klincksieck publient dans la Collection 50 QUESTIONS dirigée par Belinda Cannone, ce livre qui devrait être la "Bible" de tout commentateur de notre blog interne d'une maison d'édition. Ces 50 questions coïncident parfaitement avec celles qui sont discutées ici et les réponses d'Éric Vigne sont particulièrement claires et pédagogique sur un domaine finalement très peu connu. Je pense qu'il n'est pas inutile de reprendre ici, de temps en temps ces questions.

1) "Le livre et l'éditeur" : serait-ce un conte?

Il est vrai que le titre choisi par Éric Vigne y ressemble, mais il précise que ce serait un "mauvais conte" dont les personnages s'appelleraient : "Contraintes, Courte Vue et Servitude Volontaire, mais aussi Devenir, Catalogue et Long Terme. Et tous sont joués tour à tour ou en même temps par un seul acteur, l'Éditeur."

Cela donne le ton. Nous évoquerons dans le prochain billet les deux questions suivantes :

2) Et je conclus de là à l'existence d'une crise de l'édition? et

3) "Mais ces dénonciations d'une crise, c'est à n'y rien comprendre : y a-t-il pour finir, aujourd'hui, une crise spécifique qui serait différente des précédentes, ou bien est-ce le retour conjoncturel de facteurs structurels?"

lundi 21 avril 2008

519. spécial dédicace

">

518. Bruno Aveillan

Diotopes

  • La Galerie Léo Scheer a le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition de Bruno Aveillan. Vernissage le samedi 26 avril à partir de 17 heures. Exposition du mardi 29 avril au samedi 24 mai 2008.



517. La chambre de Jean-Clet Martin. (Commentaires)

Jean-Clet Martin est philosophe, il nous a fait l'honneur de participer à l'expérience de M@nuscrits avec son premier roman : "La Chambre". L'auteur avait demandé que l'espace des commentaires ne s'ouvre qu'après deux semaines. Nous y sommes, il devient donc possible de déposer des commentaires sur ce M@nuscrit.

J'ai, pour ma part, toujours été intéressé par l'écriture romanesque des essayistes. Je viens, par exemple, de publier dans "Variations" le roman d'Henri-Pierre Jeudy : Nouveau discours amoureux, avec, en post-face, un entretien de l'auteur avec René Major qui souligne que ce récit relève tout autant de l'autobiographie, de la fiction et de l'essai, Henri-Pierre Jeudy se fait le « sociologue de l'intime » avec, en creux, une question : l'amour peut-il vaincre l'épreuve de l'autodestruction, de la mort ?

516. Les peintures de Brann Renaud

Je profite du blog pour vous faire découvrir le travail de Brann Renaud, dont vous pouvez apprécier les peintures sur son site.

Un arrière-plan plus ou moins banal, reproduit avec une exactitude minutieuse ; des personnages, au centre du tableau, qui paraissent prendre la pose en fixant un objectif imaginaire. Les portraits en pied que peint Brann Renaud ressemblent extérieurement à des photographies comme on en fait en famille ou entre amis. Mais ce monde connu et familier ne l'est qu'en apparence. Le paysage et les décors sont rendus presque abstraits par la netteté du trait, qui en souligne l'étrangeté, l'immobilité et le caractère conventionnel. Et les personnages, dans leur solitude, s'en détachent comme s'ils n'y appartenaient pas, comme s'ils venaient d'ailleurs, comme s'ils ne faisaient que se superposer, avec leur rêve intérieur énigmatique, à un monde absent.

Dans d'autres tableaux, Brann Renaud isole, avec leurs similitudes et leurs différences, des éléments de notre environnement urbain, en introduisant là aussi dans l'ordinaire apparent des représentations, une distance et un questionnement. Des véhicules utilitaires sont à l'arrêt et nous tournent le dos, bouchant pratiquement l'horizon, comme si leur ville n'était pas la nôtre. Et devant différents chantiers qui, en l'absence de toute activité, semblent comme arrêtés, figés entre ruine et reconstruction. Un discret panneau de sens interdit semble chaque fois inviter le regard à se détourner, ainsi que le fait, dans l'un des tableaux, un passant.

Jouant ainsi de menus détails ou les juxtaposant pour les multiplier dans un même tableau, Brann Renaud ne vise pas à être réaliste. Il utilise le réalisme comme une technique, non de reproduction, mais d'interrogation du réel. Il peint la surface des choses avec une telle précision qu'il la rend la plus transparente possible, afin de donner à voir, à deviner, à pressentir ce qu'au dedans elle renferme ou cache.

vendredi 18 avril 2008

515. Étape suivante.

Voici, peut-être, comment régler ce lancinant problème des "charges".

jeudi 17 avril 2008

513. Classement des M@nuscrits.

50 M@nuscrits sont en ligne, il y en aura entre 2 et 4 nouveaux par semaine. Quel type de classement proposez-vous?

512. Raphaël Sorin rebondit sur le Dictionnaire Pialat.

Sur son excellent blog Raphaël Sorin évoque Pialat à l'occasion de la publication du Dictionnaire sous la direction d'Antoine de Baecque et Angie David. Il propose quelques "entrées" complémentaires comme "Pascal Thomas" (qui vient de produire un document remarquable que j'ai vu la semaine dernière et que j'appelle : "Le peuple est intelligent".

"Quand Pialat me tenait la jambe.

Chaque printemps, quand je remonte la rue des Barres, près de l'église Saint-Gervais, j'ai une pensée émue pour Maurice Pialat. Il vécut quelques années dans un immeuble neuf qui donne sur un jardinet où poussent des rangs de tulipes et quatre arbres. L'un d'eux, un cerisier rose du Japon, explose toutes ses fleurs d'un coup. Je m'arrête devant en y voyant comme un hommage à l'artiste, une sorte de Van Gogh éphémère.

Nous étions voisins. Je le rencontrais chez le boulanger ou sur le trottoir de la rue du Pont-Louis-Philippe. Il aimait vous tenir la jambe et épuiser ainsi une de ses colères, comme ça, pour le plaisir. Et puis les hasards de l'existence nous ont rapprochés parfois, au-delà de ce voisinage. Ce furent surtout des occasions manquées dont j'ai fait le tour en lisant avec passion le Dictionnaire Pialat, publié par Léo Scheer.

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mardi 15 avril 2008

511. Qu'est-ce qu'un wannabe ?

Il est clair que la question de la gratuité suppose toute une réflexion en amont qui n'a pas vraiment été amorcée. (il est difficile de commencer directement par le Livre II du Capital de Marx par exemple) Je suis tenté de proposer une première question de fond : Qu'est-ce qu'un "wannabe"? Ou, pour ceux qui préfèrent : De quoi "wannabe" est-il le nom?

510. Free?

Dans son numéro gratuit de Mars 2008, Wired a posé la question de la gratuité. Son rédacteur en chef : Chris Anderson, (auteur du concept de la "longue traine") y explique pourquoi le tout gratuit est l'avenir de notre économie.

La théorie de la "longue traine" repose sur les co?ts de stockage et de distribution : quand ces co?ts sont faibles, il devient rentable de vendre des produits peu demandés ; quand il est onéreux de stocker et de distribuer, seuls les produits les plus populaires sont vendus. Si on propose assez de choix, les produits peu demandés, ou qui n'ont qu'un faible volume de vente, peuvent collectivement représenter une part de marché égale ou supérieure à celle des best-sellers. (Par exemple, sur Amazon, on vend, en un jour, plus de livres qui ne se sont pas vendus veille, que de livres vendus la veille).

Donc, celui qui a émis cette théorie sur laquelle se sont construits eBay, Yahoo, Google ou Amazon, nous explique que l'avenir de nos modèles économiques serait à la gratuité, paradoxe qui pourrait s'ériger en règle.

Chris Anderson pose cinq modèles :

  • Les freemiums : une partie du produit est donnée pour que le consommateur s'abonne.
  • Les subventions croisées : je te donne un portable, tu t'abonnes à mon offre d'abonnement.
  • L'absence de co?ts marginaux : je donne ma musique en ligne - j'attire sur les produits CD luxe, concerts et tous les produits dérivés.
  • L'échange de services : l'utilisateur offre un service en échange d'un accès à un site Web,
  • L'économie des cadeaux : le participant donnent des produits ou de leur temps par pur altruisme.

Dans ce modèle, la formation de la "valeur d'usage" et la "valeur d'échange" se déplace de la production (rémunération du travail, salaire) vers la consommation, qui devient le centre de gravité du système (Ce qu'on désigne comme "consumtariat" dans les Netocrates) et consacre l'ère des "réseaux sélectifs".

L'expérience de M@nuscrits est la première application de ce modèle dans le domaine du livre. Elle tend vers un co?t de stockage et de distribution égal à zéro. (ce qui sera réalisé avec l' "interface automatique") et tend à une redéfinition du procès de formation de la valeur en particulier du droit d'auteur. Dans un système dominé par les "réseaux sélectifs" et où la gratuité est au centre du système économique, comment l'auteur "crée"-t-il la valeur de son texte (stratégie à l'égard des réseaux sélectifs). Par exemple, à partir du moment où Barberine atteint 1000 lecteurs gratuits de "Rater mieux", y a-t-il formation d'une valeur "classique" par la publication du livre dans le circuit de la librairie? Nous le découvrirons cet automne.

lundi 14 avril 2008

509. Les m@nuscrits en ligne au 14/04/08

Voici un récapitulatif de l'ensemble des m@nuscrits en ligne. Comme certains le demandent, nous indiquons le nombre de pages de chaque m@nuscrit :

- Barberine, Rater mieux - (88p.)
- Richard Maurel, Le Trou - (16p.)
- Ferraille, Sans Queues, ni têtes - (91 p.)
- Antoine Moreau, Paule et Paul - (104 p.)
- Béatrice Shalit, Gina Blum, La tueuse au clair de lune - (125 p.)
- Christine Motti, A comme Absurde - (30 p.)
- Laurent Margantin, L'Enfant neutre - (66 p.)
- Jean-Luc Flines, Kurt et les voiliers maudits - (17 p.)
- Jean-Christophe Heckers, Presque rien - (100 p.)
- Richard Maurel, La Fourmi - (3 p.)
- Mayennais, L'Attrape-bonheur et autres nouvelles - (57 p.)
- Francis Desjacques, Pors Meillou - (4 p.)
- Anonyme, Sans Titre - (192 p.)
- Jonathan Pluperson, Les Canons de la baronne - (194 p.)
- Reine Bale, L'Éditeur et le néant - (24 p.)
- Manuel Monteiro, Autoportraits de l'Enfer - (12 p.)
- Un Trouffion, Ta Gueule ! - (9 p.)
- Jean-Luc Flines, Cyrano et Juliette - (18 p.)
- Olga Zeri, L'eau pointue des vagues - (11 p.)
- Francis Desjacques, Chloé et Benjamin - (172 p.)
- Spirita, En vrac - (67 p.)
- François Appas, Quinze fichiers multimédia - (52 p.)
- Jean-Luc Flines, La chaisière du Luxembourg - (9 p.)
- Ferraille,Langue de vipère et lèche bottes - (72 p.)
- Xavier Malbreil, Je ne me souviens pas très bien - (158 p.)
- Wasicu, Vous avez dit Messie ? - (38 p.)
- Ray Jeanne, Le Donjon - (238 p.)
- Jean-Clet Martin, La Chambre - (175 p.)
- Michel, Un Souffle plus loin - (38 p.)
- Jean-Dominique Mazzoni, Chamane - (47 p.)
- Franck Soullard, Mesdames et Messieurs, Félicien Combes - (349 p.)
- Christian Domec, Sente de la chèvre qui b?ille - (232 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus I) - (70 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus II) - (133 p.)

508. Extension du domaine de M@nuscrits

Il y a maintenant 34 M@nuscrits en ligne avec une nouvelle page d'accueil permettant d'en recevoir un plus grand nombre. Ils sont, pour le moment, présentés dans l'ordre chronologique de leur réception (du plus récent au plus ancien). Nous proposerons un classement thématique lorsqu'il y en aura une centaine.

Sur la page M@nuscrits on peut lire la recommandation suivante : "Cette nouvelle rubrique permet aux internautes de mettre en ligne leur texte (onglet « envoyer votre m@nuscrit »). É aucun moment nous n'intervenons sur le texte. L'enjeu est bien d'en proposer une version téléchargeable et lisible à l'écran (en cliquant dans les coins, vous tournez les pages du livre virtuel). Une fois mis en ligne, les m@nuscrits sont lus et commentés. Pour faciliter la lecture à l'écran, nous conseillons un format type : word ou pdf / times / corps 14 / interligne double."

Nous n'intervenons pas sur le texte qui est mis en ligne, ni pour les corrections, ni pour la mise en forme, les conseils pour faciliter la lecture à l'écran sont donc très importants pour passer à la phase suivante de mise en ligne automatique.

dimanche 13 avril 2008

507. Photographies à la Une du Monde.

J'avais envie de dire un mot à propos de ce journal (Le Monde) qui traverse une période difficile et sera en grève demain, fait extrêmement rare dans son histoire. Autrefois, à Sciences-Po, on faisait apprendre par coeur les éditoriaux de Hubert Beuve-Mery qui servaient de modèle pour les exposés. Je regardais hier la Une du 12 avril 2008. Je me disais qu'aujourd'hui, l'éditorial, c'était cette grande photo en couleur : de J.P.Ksiazek pour l'AFP. (Comme la précédente, j'ai du mal à la trouver sur le net). Il s'agit du défilé des lycéens le 10 avril à Paris. É droite un panneau de carton est brandi sur lequel le mot "PROFS" a été entouré d'un grand coeur rouge. É gauche, juchée sur des épaules, une jeune fille arborant un tee shirt noir à tête de mort, a inscrit "NON" en rouge sur sa joue droite. Nous sommes dans la célébration du 40e anniversaire, deux générations après. Ce ne sont plus les enfants, mais les petits enfants de ce qui est devenu le "papy boom". Le message a parcouru ses 180 degrés : "on veut des profs", "on aime les profs". Mais la photo dit autre chose. Derrière le "message" qui ne semble être qu'un prétexte, il y a une "iconographie" collective. Ce qui compte, c'est la scénographie, la gestuelle, pour former une image, une icône, un tableau. Et ce que dit cette image est très différent de ce que dit le message. Double jeu. Le besoin de se révolter, que "ça pète", s'est définitivement détaché de tout message, de toute idéologie.

samedi 12 avril 2008

506. Maudit soit Andreas Werckmeister! de Juan Asensio. (Stalker)

Nous avons le plaisir de vous annoncer l'arrivée dans les librairies, le 10 avril, du livre de Juan Asensio : Maudit soit Andreas Werckmeister ! publié aux Éditions de La Nuit.

Voici sa présentation par l'auteur (peut-être au centre, au 2e rang) :

«Quel lien peut-il donc y avoir entre l'intéressant Dostoïevski lit Hegel en Sibérie et fond en larmes de Laszlo F. Földenyi (Actes Sud, coll. Un endroit où aller) qui est enfin traduit en français et mon propre livre ?

Ce sont deux ouvrages brefs qui, à leur façon finalement assez similaire, puisque tous deux se nourrissent d'invention romanesque (certes réduite à l'essentiel dans le texte de Földenyi, plus développée dans le mien, d'où une dimension peut-être supplémentaire dans mon livre : celle du fantastique), tentent de creuser un tunnel sous l'immense esplanade d'acier et de béton sur laquelle marchent les Petits Poucets de la raison triomphante.

Deuxième convergence : la place faite à la question du Mal, à son irréductibilité si terriblement agaçante pour les apôtres de l'irénisme politique (donc meurtrier puisque tout rêve de pureté se transforme systématiquement en régime de terreur et, ajouterait Agamben sur les brisées de Carl Schmitt, d'exception).

Troisième convergence, et c'est là le centre de ces deux ouvrages : l'interrogation sur le Mal est indissociable d'une expérience littéraire véritable, celle qu'endura Dostoïevski durant ses années de bagne, celle que j'estime être à la racine de toute méditation artistique réelle, profonde, donc infernale, revenue des Enfers, remontée à la surface. Je laisse à mes lecteurs le soin d'établir peut-être d'autres correspondances» (extrait d'un texte de l'auteur paru sur son blog, Stalker).

Juan Asensio est l'auteur de trois ouvrages (Essai sur l'?uvre de George Steiner, L'Harmattan, 2001, La Critique meurt jeune, Le Rocher, 2006, La Littérature à contre-nuit (réédition Sulliver, 2007) et publie ses articles dans les Études bernanosiennes, L'Atelier du roman, Liberté politique, etc. Il a également participé au Cahier de l'Herne consacré à George Steiner et aux Dossiers H sur Pierre Boutang et Joseph de Maistre.

Son blog, érudit et polémique, Stalker - Dissection du cadavre de la littérature, jouit d'une audience croissante."

C'est l'auteur lui même qui le dit : Stalker - Juan Asensio, moi, je n'ai pas lu le livre, mais je recommande à ceux qui ne l'ont pas vu, le film de Béla Tarr : Les harmonies Werckmeister, un chef-d'oeuvre, là, c'est moi qui le dit.

505. No comment.

mercredi 9 avril 2008

504. Gilgamesh.

Un peu d'auto-promotion (avec modération) : Le 15 avril, mon "petit" Gilgamesh sera en librairie (dans Librio) à 2â?¬. J'espère qu'il permettra à de nouvelles générations de découvrir le "roman premier". (Ce n'est pas un roman étranger) Si ça marche, je m'attaque à Montaigne (par la face nord).

Librio. Amazon. Fnac.com. Alapage. L'article de Stéphane Foucart sur Gilgamesh dans le Monde du 14.08.07. L'article de Arthur A. Brown.

mardi 8 avril 2008

503. Thomas Braichet

J'ai l'extrême tristesse de vous annoncer la mort de Thomas Braichet, ami poète se situant aux interstices de l'écrit, de l'art visuel et de la musique, publié aux Éditions POL. Il avait tout juste 30 ans.

Ses amis du collectif BoXon, dont il faisait partie, ont créé une page sur laquelle vous pouvez découvrir son travail si vous ne le connaissez pas et laisser un mot si vous le souhaitez.
Condoléances et amitié à sa famille, à son amie, Sophie, aux amis de BoXon. On pense à lui, on pense à vous.

lundi 7 avril 2008

502. Carte postale.

Florent II (Souillot) modère jusqu'à la semaine prochaine, pendant que nous sommes là avec Florent Ier. Mais nous avons trouvé un Wifi.

501. Le Catalan défiguré. par Enrique Vila-Matas. (Non. Je ne suis pas Casas Ros.)

Le Théorème d'Almodóvar d'Antoni Casas Ros par Enrique Vila-Matas

Paru la semaine dernière dans les pages d'El País, cet article d'Enrique Vila-Matas sur Le Théorème d'Almodóvar d'Antoni Casas Ros :

Le Catalan défiguré

' 1 Non, je ne suis pas Casas Ros. S'il reste encore quelqu'un qui le soupçonne, mieux vaut qu'il abandonne cette idée. Comment pourrais-je être Antoni Casas Ros ? D'accord, sa condition d'écrivain invisible ' son visage a été défiguré à la suite d'un accident et il ne veut pas apparaître en public, ses éditeurs et son agent ne l'ont jamais vu ' permet toute sorte de spéculations. D'accord, il semble suspect de surcroît qu'il introduise son premier roman, Le théorème d'Almodóvar, avec une citation de Roberto Juarroz, et que cette citation ait été une espèce talisman de mes derniers livres : "Au centre du vide, il y a une autre fête." Et d'accord aussi lorsqu'il commente au Nouvel Observateur son admiration pour Cortázar, Calders, Bolaño, Fresán, Murakami et autres ' une liste d'auteurs favoris incroyablement semblable à la mienne ', il a contribué davantage à créer l'équivoque, notamment celle que je me suis moi-même créée dans la confusion encouragée par la nécessité constante d'être un autre.

Mais comment pourrais-je être Casas Ros, qui est né en Catalogne française en 1972 et vit maintenant à Rome après avoir vécu à Barcelone, à Nice et à Gênes, et qui écrit en langue française, dont la mère est italienne du Piémont et le père catalan, un immigré complexé qui a privé son fils de tout contact avec sa "culture de sang", cherchant par là à ce qu'on prenne celui-ci pour un Français, ce qui, tout au contraire, injecta en lui la conviction que son âme était catalane ? Non, je ne suis pas Casas Ros. Je ne crois pas non plus que Sergi Pàmies le soit, qui, l'autre jour dans Libération, racontait que dans une Fnac de Barcelone, il avait acheté Le théorème d'Almodóvar d'un certain Casas Ros, publié par Gallimard, et qu'aussitôt il avait entendu certaines musiques du hasard et s'était rendu compte que lui-même, Sergi Pàmies, écrivain catalan né en France qui écrit en catalan, se disposait à lire à Barcelone le roman en français d'un Français d'origine catalane qui vivait à Rome.

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vendredi 4 avril 2008

500. Raoul 89.

Rue 89 essaye de nous griller sur notre projet de Traité de savoir vivre à l'usage des jeunes...... Quel manque de savoir-vivre! En plus, pour le moment ce n'est pas très brillant, je cite :

  • Comment je peux faire comprendre à quelqu'un qui m'envoie des mails qui font rire que je n'en veux plus?
  • Dans quel cas peut-on checker ses SMS quand on est avec le pape?
  • Que faire quand des gens ont de longues conversations d'immobilier ou d'assurances de voiture devant vous?
  • Faut-dire dire au revoir aux gens à qui on parle en tchat ou peut-on partir sur la pointe des pieds?
  • Est-ce que c'est voler que de partager nom de compte et mot de passe pour consulter un site d'info payante?
  • Faut-il envoyer ses invitations à des fêtes ou à des dîners en "CC" ou en "BCC" (avec la liste des destinataires qui s'affiche ou pas)?
  • Il faut accuser réception de ses emails, ok, mais si on répond toujours pour accuser réception, quand arrête-t-on l'échange?
  • Je suis invité à dîner chez des blogueurs. Comment être sœur que ce que je dis ne va pas finir sur leur blog ou retrouver ma photo sur Flickr?"

jeudi 3 avril 2008

499. Ch'tis N°1.

A l'heure qu'il est, les Ch'tis doivent être en train de détrôner La Grande Vadrouille. Pour fêter ça, cette minute trente "immense".

mercredi 2 avril 2008

498. Littérature étrangère.

Je ne sais pas si vous regardez les classements des meilleures ventes, mais, en général c'est au moins 50% de littérature étrangère. C'est un domaine qui ne m'a jamais intéressé. on a affaire à des "détecteurs" qui vous traitent comme des "handicapés", à des "agents" qui vous considèrent comme des "Zoulous", à des traducteurs qui vous prennent pour leur "fiancée", par contre les journalistes, les critiques ne jurent que par la littérature étrangère , supposée être très supérieure à la littérature française.(D'ailleurs Wrath le pense, c'est un signe qui ne trompe pas.)

497. Les regards de Mauricio Lima.

Ce cliché a été réalisé le 17 mars 2008 à la Bourse de Sao Paulo par un jeune photographe : Mauricio Lima. Elle était à la une du "Monde" le lendemain. On y retrouve quelque chose du croisement des regards cher à William Klein, ici dans la rue à New York dans les années 50. J'ai mis un certain temps pour la trouver, (ce qui explique le retard) mais je pense qu'elle reste d'actualité, peut-être pour le prochain krach. Merci à ceux qui m'ont aidé.

496. M@nuscrits: "La chambre". Roman de Jean-Clet Martin

4e de couverture : Jean-Clet Martin, auteur d'un Deleuze (Petite Bibliothèque Payot), d'un Borges (L'éclat) et d'un livre sur L'érotisme (Les Empêcheurs de penser en rond), s'essaie à un roman proche de l'hallucination, de la déréalisation d'un amour absolu effaçant la frontière entre le réel et le virtuel. La rencontre des personnages a lieu au travers d'une chambre commune prise sur des temps différents. Cette bifurcation de la durée trouve dans l'oeuvre du peintre Hopper un point de passage lorsque le regard de Marlène et celui de Pauline croisent les mêmes tableaux dans un présent élargi. Alors les tranches de vie, pourtant hétérogènes, se recoupent en un dénouement brutal où se croisent le rappel de l'Afrique d'Hemingway avec l'alcool de Malcolm Lowry.

L'auteur propose 4 règles :

1) Que le roman soit accessible sur le site pendant 2 semaines pour téléchargement et lecture avant d'ouvrir une session - question/réponses -.

2) L'auteur répondra une fois par semaine, le dimanche, aux questions qui lui paraissent intéressantes.

3) L'auteur envisage douze séries de réponses aux objections pour reprendre la formule de Descartes. Ce qui correspond à 12 Semaines. Si les questions sont faibles une semaine, la séquence se prolongera sur 15 jours.

4) L'ouverture de la séquence s'étendra donc sur quatre mois au nom de l'épuisement plus que de la fatigue (distinction Deleuzienne) pour ne pas laisser la formule s'abimer dans la fatigue, il faut un moment de clôture dans la durée. Le risque serait le bavardage, cette fatigue que Deleuze opposait à l'épuisement (épuiser positivement un sujet dans ses possibles). En outre, une modération de l'épidermique le plus éculé s'impose tout de même.

J'accepte ce principe pour la mise en ligne de ce roman et adopte les 4 comme règles spécifiques de la modération pour ce texte.

Cette mise en ligne est annoncée sur le site de Jean-Clet Martin.

mardi 1 avril 2008

495. Serendipity dans le virtuel.

Article intéressant dans Le Figaro sur un éventuel réveil français dans le domaine virtuel. Il est vrai que F4 abrite deux des derniers "surdoués" à être restés dans ce pays : Bruno Heinz et Jean-Marc Oury.

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