Sur le site de Fattorius on peut lire le billet suivant daté du Mardi 20 mai 2008 :

"Des perles à supprimer sur Wikipedia

Il est fort intéressant de se balader dans les "pages à supprimer" de Wikipedia. Il s'agit d'une espèce d'inventaire à la Prévert des pages qu'un contributeur a jugées indignes de figurer propose à la suppression, faisant appel à l'avis de ses pairs. Avis pas toujours autorisés, hélas... on trouve donc parfois des perles là-dedans.

C'est justement là qu'une certaine Barberine a refait surface. Barberine? L'affaire date de novembre dernier. Désireuse d'envoyer un manuscrit aux éditions Leo Scheer, elle est à l'origine d'un dialogue auteur/éditeur dont l'un ou l'autre blog s'est fait l'écho, et qui a débouché sur la création des M@nuscrits chez l'éditeur. L'idée? Chacun peut envoyer le tapuscrit de son roman inédit à Leo Scheer, qui le publie sous une forme normalisée sur son site Internet, en le livrant au lectorat en ligne et en invitant chacun à commenter et à noter. Avec son texte "Rater mieux", Barberine a été la première à jouer ce jeu; elle a été suivie de pas mal d'autres.

L'affaire suivait son cours. Et pour moi, c'est justement sur Wikipedia qu'elle a refait surface. Leo Scheer y a en effet créé la page consacrée à la "rétropublication". Rétropublication, vous avez dit? C'est la technique consistant à publier sur papier un texte d'abord paru en ligne. Et c'est justement au manuscrit de Barberine que revient, selon l'article de Wikipedia, le redoutable honneur d'être le premier, en France, à être publié de la sorte. En anglais, on nomme le procédé "Reverse publishing"; apparemment assez neuve, elle aurait déjà des précédents dans le domaine anglophone.

Et voilà que l'article "Rétropublication" est menacé de passer à la poubelle: pas assez sourcé, pas assez connu, trop novateur comme concept. Que penser des avis de ceux qui proposent l'article à la suppression? Certains suggèrent même de créer d'abord l'article en anglais, comme s'il fallait toujours être à la traîne des wikipédiens anglophones. Je me suis permis de ramener mon grain de sel en ce qui concerne la proposition de supprimer, en votant pour la conservation de l'article. Puisque le procédé existe, il a sa place dans l'encyclopédie dite libre! Sans compter qu'on est en droit de penser que Leo Scheer connaît son métier d'éditeur, et en parle en connaissance de cause.

Et en guise de conclusion, je dirai qu'on se réjouit de voir le livre de Barberine!"