"Orwell Diaries.
"When one reads any strongly individual piece of writing, one has the impression of seeing a face somewhere behind the page", wrote George Orwell, in his 1939 essay on Charles Dickens.
From 9th August 2008, you will be able to gather your own impression of Orwell's face from reading his most strongly individual piece of writing: his diaries. The Orwell Prize is delighted to announce that, to mark the 70th anniversary of the diaries, each diary entry will be published on this blog exactly seventy years after it was written, allowing you to follow Orwell's recuperation in Morocco, his return to the UK, and his opinions on the descent of Europe into war in real time. The diaries end in 1942, three years into the conflict.
What impression of Orwell will emerge? From his domestic diaries (which start on 9th August), it may be a largely unknown Orwell, whose great curiosity is focused on plants, animals, woodwork, and ' above all ' how many eggs his chickens have laid. From his political diaries (from 7th September), it may be the Orwell whose political observations and critical thinking have enthralled and inspired generations since his death in 1950. Whether writing about the Spanish Civil War or sloe gin, geraniums or Germany, Orwell's perceptive eye and rebellion against the 'gramophone mind' he so despised are obvious.
Orwell wrote of what he saw in Dickens: 'He is laughing, with a touch of anger in his laughter, but no triumph, no malignity. It is the face of a man who is always fighting against something, but who fights in the open and is not frightened, the face of a man who is generously angry ' in other words, of a nineteenth-century liberal, a free intelligence, a type hated with equal hatred by all the smelly little orthodoxies which are now contending for our souls.
What will you see in the Orwell diaries?"

Traduction de Aloïs Hiller :

Le Journal d'Orwell.
«Lorsqu'on lit un texte très personnel, on peut presque voir se dessiner un visage derrière la page », écrivait George Orwell dans son essai de 1939 consacré à Charles Dickens.
A partir du 9 ao?t 2008, vous pourrez vous faire votre propre idée du visage d'Orwell en lisant ses écrits les plus personnels : son journal. Le Prix Orwell a en effet le plaisir d'annoncer qu'à l'occasion du 70ème anniversaire dudit journal, chacune de ses entrées sera publiée sur ce blog, soixante-dix ans jour pour jour après sa rédaction, vous permettant ainsi de suivre le repos d'Orwell au Maroc, son retour au Royaume-Uni ou encore ses vues en temps réel sur l'Europe sombrant dans la guerre. Le journal s'arrête en 1942, soit trois ans après le début du conflit.
Qu'en ressortira-t-il d'Orwell ? De ses écrits intimes (qui commencent le 9 ao?t), probablement un homme assez peu connu, dont la grande curiosité s'attarde sur les plantes, les animaux, la menuiserie et ' surtout ' le nombre d'?fs pondus par ses poules. De ses écrits politiques (à partir du 7 septembre), probablement l'homme dont les considérations et la pensée critique n'ont jamais cessé de séduire et d'inspirer depuis sa mort en 1950.
Qu'il soit question de la guerre civile espagnole ou du gin à la prunelle, des géraniums ou de l'Allemagne, la perspicacité d'Orwell est flagrante, tout comme sa rébellion contre "l'esprit de gramophone" qu'il méprise tant.
Orwell a écrit ce qu'il voyait de Dickens : « Il rit, avec un soupçon de colère dans le rire, mais on n'y décèle aucun triomphe ni la moindre trace de méchanceté. C'est le visage d'un homme qui se bat toujours contre quelque chose, mais qui lutte à découvert et n'a pas peur, le visage d'un homme à la colère généreuse ' autrement dit, celui d'un libéral du dix-neuvième siècle, d'un esprit libre, d'un genre d'homme haï avec la même rage par toutes les petites orthodoxies puantes qui, à présent, se disputent notre ?me."
Que verrez vous d'Orwell dans son journal?"