Nouveau feuilleton proposé par le hareng sort, grand spécialiste des citations, mais qui a bien d'autres flèches à son arc pour qui s'intéresse à l'édition. Le jeu proposé est : "TROUVER L'AUTEUR DE CETTE PRÉFACE".

"Il s'agit de É LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU éditée par FRANCE LOISIRS en 1988. PROUST, en FRANCE LOISIRS ! Il fallait y croire. En cette année 1988, ce club comptait plus de deux millions d'adhérents, presque trois, si ce n'est même davantage, acquis gr?ce à un catalogue et un "service clientèle" que l'on imagine pas aujourd'hui. Le choix des titres était opéré par un comité animé par un homme émérite par son esprit, son savoir et sa culture : Claude GAGNIERE, aujourd'hui disparu. (C'est avec lui que j'ai concocté quelques DICTIONNAIRES DES CITATIONS qui ont acquis une bonne renommée.)
C'est ce Claude GAGNIERE qui est allé voir L'AUTEUR pour lui demander de préfacer cette édition. Cet auteur était mon patron à l'époque et je me souviens qu'il s'était retiré pour se "replonger" dans l'oeuvre de PROUST. Il me disait quel émerveillement c'était pour lui, et de me citer les anecdotes et les traits tirés de l'oeuvre qui l'enchantaient.
Cette édition remporta un grand succès au point qu'elle fut épuisée en peu de temps : 12 volumes reliés de moleskine rouge en format 11X18.
Le feuilleton de la préface se décline comme suit :

Une vie de PROUST (4 pages recto-verso)
Une introduction de É LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU (4 pages recto-verso)
Une introduction à chaque partie :
- 6 pages recto verso pour DU COTE DE CHEZ SWANN,
- 9 pages pour A L'OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS,
- 12 pages pour LE COTE DE GUERMANTES,
- 9 pages pour SODOME ET GOMORRHE,
- 12 pages pour LA PRISONNIERE,
- 11 pages pour ALBERTINE DISPARUE
- et 13 pages pour LE TEMPS RETROUVE;

Que dire de ces préfaces et introductions ? un simple constat, elles donnent envie de lire PROUST. Il s'agit là d'un travail de spécialiste... d'un professeur...mais aussi d'un écrivain qui ne s'est jamais risqué à l'être.
Bizarrement, aucune de ces préfaces ou introductions n'est signée et son nom n'apparaît nul part. Je sais que c'est lui parce qu'il me l'a dit. Pourquoi cette discrétion ? Le connaissant, je n'en suis pas surpris. Il l'avait voulu ainsi.
É lire donc et à découvrir donc, (une page par jour).