Comment le croire ?

La résurrection pour un être vivant c'est le fait de se relever quand son propre corps s'était dissous, ou était tombé. La résurrection c'est être promu à un état plus élevé, promu à une augmentation; c'est surgir et surgir implique un mouvement en haut.

Il fallait qu'Il souffrît; qu'Il ressuscit?t d'entre les morts.

Il aura déposé les puissants de leur trône et Il aura élevé les humbles. Humilié jusqu'à la mort de la croix par charité et par obéissance à Dieu, Dieu l'Exalt?t jusqu'à la résurrection glorieuse.

Comment le croire ?

Quelle utilité y a-t-il dans mon sang, c'est-à-dire, dans l'effusion de mon sang, "tandis que je descends", comme par des degrés de maux, dans la corruption. Il n'y en a aucune si en effet, je ne ressuscite pas aussitôt et que mon corps se corrompe. Je ne l'annoncerai à personne; je ne gagnerai personne.

Comment le croire ?

Dans le relèvement de mon espérance, j'espère ressusciter, moi aussi. Job l'assure. Je sais, par la certitude de la foi, qu'au dernier jour, je me lèverai de terre. Telle est l'espérance "qui est fixée" dans mon coeur. Réssuscité des morts, je ne meurs plus.

Comment le croire ?

Il ne s'est pas dissous, comme s'il avait été réduit en poussière; son ?me ne s'est pas séparée de son corps. Il était uni à Dieu en chair et en esprit. Le jour commence au levé du soleil dont la présence cause le jour. Il ne s'est pas dissous comme réduit en poussière.

Comment le croire ?

Il est revenu marcher dans le soleil, brisant les douleurs de l'enfer. Je sais qu'il rendra la vie à mon corps mortel. Toi, Dieu, dit le Psalmiste, aie pitié de moi, et donne moi que je ne meurs plus.

Comment le croire ?

Personne ne lui ôte l'?me mais lui-même la dépose et de nouveau la prend, par sa propre vertu. Si son corps est imaginaire, sa résurrection n'est qu'apparence et non pas réelle. É, mon ennemi, ne te réjouis pas à mon sujet, parce que je suis mort, car voici, je me relève. Le même corps, la même ?me. ö, mon ennemi, je suis de la même nature, que précédemment, je suis le même; véritable est mon corps et véritable est mon ?me.

Comment le croire ?

Ce n'est pas un miracle, mais par les conditions de la gloire, Il entre, toutes portes closes, dans toutes les maisons des vivants. Comment cela se peut-il. Il faut comprendre, ce n'est pas un miracle, la foi commence là ou la raison fait défaut. Il peut entrer toutes portes closes dans la maison du vivant, les portes ne sont pas des obstacles, Il peut entrer sans ouvrir les portes Celui dont la naissance a laissé inviolée la virginité de sa mère.

Comment le croire ?

Quiconque, par les conditions de la gloire, possède un corps glorieux, un corps glorifié. Quiconque possède en son pouvoir d'être vu ou de ne pas être vu, suivant son propre gré. Ce pouvoir, Il l'a eu de par sa condition de corps glorieux. J'ai glorifié Son Nom, j'ai glorifié Son Corps.

Comment le croire ?

É, mon ennemi, ne te réjouis pas parce que je suis tombé. Je suis relevé. Ainsi que les corps glorieux des Justes brilleront comme le soleil dans le Royaume de leur Père.

Comment le croire ?

Rien, en leur visage glorieux n'aura été perdu de leurs traits. Il sont.

Comment le croire ?

Et ma pensée s'élance vers l'homme, David Nebreda, et je glorifie son Nom, je glorifie son corps.

Alain Baudemont