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Blog des ELS La Revue Littéraire
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lundi 29 décembre 2008

911. Top Blog 2008

Voici le classement littérature établi par Wikio. Ce classement est effectué de la façon suivante :

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vendredi 26 décembre 2008

910. Les m@nuscrits de la semaine 26.12.08

- Éric Meije, Retours difficiles - 26 p.
- Toritana, Gillia, passé composé futur simple - 400 p.
- Perrine Le Querrec, Populations civiles - 32 p.
- Nourit Masson-Sékiné, Tirer la langue sous la pluie - 28 p.
- Manuel Montero, Catherine - 6 p.
- Louis Raoul, La Chambre multiple - 4 p.
- Lislandais, Sex à Reykjavik - la suite - 69 p.
- Isabelle Catherine, Trace de vie - 101 p.
- Françoise-Renée Jamet, Un petit collège si tranquille - 146 p.
- Sylvie Bourgeois, Ariane - 4 p.

909. Voeux.

Voeux pour 2009 :

1) Zoé Balthus :

Chers amis,

Un vif plaisir de coeur me saisit à venir souhaiter, en ces jours de fêtes, que dans vos poitrines battent des émotions pures et vives, que vos âmes s'émeuvent de douces et tendres caresses, que des paroles d'amour et de joie s'échangent avec vos êtres chers, et qu'enfin, avec sérénité, puissent se relâcher les nerfs fatigués et émoussés par les rudes épreuves auxquelles certains d'entre nous aurons été soumis cette année.

Mes remerciements les plus profonds et sincères pour vos nombreux et fidèles messages, témoignages d'amitié si doux et réguliers, pour ces mots que certains choisissent avec tant de délicatesse et de tendresse, d'autres de fougue et de flammes, ou encore de sublime poésie et de spiritualité rare. J'en ai parfois fondu en larmes.

Par bonheur, notre correspondance est aussi l'occasion de délicieux fous rires, d'échanges originaux, irrésistiblement incongrus parfois. Bref, riche et précieuse, elle m'est infiniment nécessaire tout là-bas, à l'autre bout de la terre.

Que de mondes, d'univers et de constellations à découvrir toujours, à dévoiler et explorer encore, à lire et à relire, écrire et composer, écouter et chanter, louer et partager ! Et bon sang, encore, encore, puisque nous sommes vivants, poursuivons, c'est tellement bon !

Et je formule aussi le voeu pieux que nos existences se tiennent autant que possible éloignées des coeurs secs, des esprits faux, du mauvais goût, des vanité fielleuse et méchanceté guerrière, des dangereux tranchants et des sournoises pointes.

Bon Noël et belle année à tous.

Mille fois, je vous embrasse

Zoé

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dimanche 21 décembre 2008

908. Fantaisie II. From : La mort n'en saura rien (?)

É partir d' une idée de 40 !, (venue de La mort n'en saura rien de Georgina Tacou), sur le même modèle que Pirate en perdition, mais en utilisant dans les dialogues le catalogue des ELS. La méthode est la même que pour les récits participatifs : Vous inscrivez votre scène ou dialogue dans les commentaires et je les reprends dans le billet.

Comme le dit 40 ! : "Procéder - pour une fois - avec "ordre et méthode" tel Hercule Poirot... Rédiger une première liste ou un plan au gré de sa fantaisie ou par ordre alphabétique, peut-être ? Je ne pense pas qu'il soit indispensable d'avoir lu le livre au préalable pour utiliser son titre à intercaler dans la fantaisie de "l'ambassadeur". Mais si on ne met pas le lien du titre au livre du catalogue à quoi ça servirait ?"

Cela suppose 1) que je garde comme noms des personnages les peudos qui signent leurs dialogues. 2) que nous ayons une "base" pour l'intrigue. Pour le moment, c'est Alain Baudemont qui propose :

"Nous sommes en décembre de l'année 2008, et ceci est une très p'tiote shortstorie, très p'tiote, mais dans laquelle on peut aisément apprendre, à l'aise quoi, que c'était par une nuit où l'inspecteur Maréchal, de la RGPDSVTR, était en planque.

Eh, oui, en planque, non pas pour surveiller le Pirate en perdition, ce fumeux Pirate en perdition, alias le client roi du douteux bar-tabac de l'Embarcadère...

- Ah, non, pas ça, Monsieur le Divisionnaire en Chef, avait dit, en presque pleurant et tremblant de mille peurs, l'inspecteur, pas le Pirate, il m'a déjà fait le coup du nombril, savez vous, mon Chef, sans compter la lecture à voix haute, je vous dis pas la voix, de son journal extime d'un jeune homme en pleurs; non, pas le Pirate en perdition, savez vous, une fois, que dans son trip, Monsieur le Divisionnaire, voilà t-il pas qu'il clame à tout va, que le bien est un mal.

- Mutineries, hein, c'est ça, Maréchal, nous y voilà, avait répliqué le Divisionnaire, dites donc, Maréchal, vous croyez peut-être que vous êtes en récréation, que l'État vous paye pour écouter les discours d'un poisson bleu ou les fragments d'un jeune homme, vous rêvez, Maréchal, moi, j'voul'dis, vous rêvez...

- Ah, mais j'y pense, là, tout-à-coup, à propos de Roosevelt's Blues, où vous en êtes de cette histoire, moi, j'voul'dis, en haut lieu, ça grince, ça va sauter....

Mais, en planque, l'inspecteur Maréchal, qu'il était, pour surveiller la monstresse Fleur de Colchide, beau surnom, n'est-ce pas, pour la sorcière au mauvais coeur, mais toujours en chaleur, qui en cette nuit de juste récompense, enfin, c'est ce que disait la sorcière, finissait de toutouiller son breuvage au nom crapuleux de Temps-Déchantements, et qui chantait en boucle, à pleine joie extra lucide, comment se camer avec rien......................
................ Mais déjà, un autre jour vient d'éclore et Jeannette ne pleure pas."

Ceci peut permettre de commencer cette Fantaisie (qui doit se présenter comme une pièce de Thé?tre) il faut donc indiquer qui parle, et utiliser les titres du catalogue ELS épisodiquement comme le sont ici ceux des M@nuscrits.

Coccinelle propose une autre approche de l'exercice :

1) L'arrivée

Tout était en l'air à la blogosphèreâ?¦ Une rumeur circulait que les Editons Léo Scheer préparaient un événement qui bientôt ferait couler beaucoup d'encre et grincer bien des dents : le retour de Stalker ! L'enfant prodigue aurait, d'après certaines fuites, accepté de faire partie de l'équipe des critiques littéraires de la nouvelle collection LS M@nuscrits ainsi que de son Comité de lecture.

Toute l'équipe des ELS allait et venait, courait dans les corridors - une fin d'année à boucler avant les fêtes - les uns se réjouissaient, les autres se posaient une foule de questions. Léo Scheer souriait à cette agitation, qu'il ne partageait pas, mais qu'il ne cherchait guère à calmer.

Depuis la Kriz mondiale, il se félicitait d'avoir publié deux auteurs visionnaires tels que Morad El Hattab et Philippe Jumel. Il consacrait des nuits entières à réfléchir comment il pourrait contribuer à sauver l'édition du massacre de la mondialisation sauvage.

De jour en jour, d'heure en heure, de minute en minute, son attachée de presse, Anne Procureur, passait la tête à la porte du bureau de Léo Scheer qui relevait les dernières coquilles de son Traité tandis que Florent Géorgesco ajoutait une dernière touche à la rédaction du prochain numéro de La Revue Littéraire. Enfin arriva le jour du grand rendez-vous.

Scène 1.

Au mur, une horloge indique onze quarante et quelques secondes. L'attachée de presse des ELS toque légèrement à la porte et entre.

ANNE - Et bien ! Pas de nouvelles ?

LEO (un sourire léger au bout des lèvres) - Pas encore, chère Anne. Toujours rien vu venir.

ANNE - J'espère qu'il n'attend pas au Bedford, le pauvre ! Il a l'habitude d'y prendre une collation vers dix heures, si je me souviens bien mais je suis certaine que nous avions convenu qu'il serait ici à onze heures. Maintenant, il faut que je file ! J'ai un déjeuner de direction à treize heures avec la fille d'Antoine. Il y a encore les tickets du TGV à réserver. J'accompagne Nathalie à Bruxelles pour Le Chemin des Sortilèges. La presse belge a beaucoup aimé le livre. Je prévois la course !

Avant de franchir la porte, elle se retourne :

ANNE - A propos, je ne déposerais pas quelques fleurs dans son bureau ?

Florent G. resté silencieux, à ces mots, dépose d'un geste lent et précis son anglaise blonde dans un cendrier d'argent et relève la tête, l'oeil étonné. Le manuscrit sur lequel il était penché glisse sur le sol.

FLORENT G - Des fleurs ?

LEO à ANNE (son oeil est goguenard) - Oui, mon petit, c'est une excellente idée, mais t?chez de lui trouver des dahlias, bien évidementâ?¦

Florent G. éclate de rire.

(à suivreâ?¦)

de Léo @ 40 ! Bon, c'est encore autre chose, mais peut-être qu'en mélangeant les trois approches, on va y arriver, il faut suivre le "mode Babouk".

É moins d'aller dans cette direction :

Scène 3 :
Personnage : Wrath, Knight, Alex
Lieu : Devant les éditions Léo Scheer

Wrath, marmonnant : Ils crèveront tous, je suis en train de préparer une bombe entre deux podwrath, 2009 sera mon année... Ils vont voir, ils vont voir et plus tôt qu'ils ne le pensent... Tiens... Pourquoi pas tout de suite ?

Knight : Parce que, tout de suite, il neige, ah ! Depuis le temps que j'attendais ça ! Et puis, tout vient à point qui sait attendre, et c'est quand même Noël, soyons charitables, pas si sanguinaires... Même la mort n'est jamais comme ça !

Wrath, collant son front à une vitre pour observer à l'intérieur : En tous cas, y a personne... Ils ont d? faire un feu avec tous les manuscrits qu'ils ne lisent pas et ils sont en train de danser autour. C'est la déconfite gigantale du sérieux cette maison d'édition. Moi je suis pour la résistance infinie, je suis le Marilyn Manson de la littérature !

Alex : Euhhh... Oui, enfin plutôt version dernier album alors, genre bad love / bad songs... "Crevez tous" comparé aux "Mémoires de l'Enfer", c'est un peu le journal d'une serveuse de cafétéria, quand même...

Wrath, indignée : Toi j'te parle même pas, t'es qu'une arriviste dénudée comme les autres. A rêver de côtoyer la hype de Paris, ville ténèbres... Moi, je suis à vif, je suis le désordre des tranquilles, je suis...

Knight, imitant Dale Cooper : Diane, ces gens sont... épuisants...

Alex, minaudant : Complètement Agent Cooper, parlez moi plutôt de vous !

Wrath, furibonde : Je fous le camp. Il faut br?ler pour briller, qu'il paraît... Je m'en vais leur foutre le feu !

Alex, haussant les épaules : J'ai jamais bien compris le sens de sa peine... Je suis qu'une majorette, c'est toi qui a raison...

Knight, clignant de l'oeil : Ah !

Scène 4 :

Lieu : Toujours devant les Editions Léo Scheer

Personnages : Knight, seul, Wrath est partie poser des bombes et Alex est rentrée jouer à Silent Hill, Stalker arrive.

Knight, maugréant : Et hop ! Je suis vraiment verni, moi, manquait plus que lui...

Stalker : Hinhinhin... Un apprenti écrivain... Tu remplaceras bien la dinde, pour mon repas de Noël ?

Knight : Te voilà encore lancé dans tes diaboliques fragments, mécréant ? C'est pourtant bien la saison de la trêve... Avec tes pamphlets assassins, tu es pareil à une guillotine, considérée comme une machine célibataire, je te le rappelle.

Stalker, penaud : Hum... Peut être que tu as visé juste, l'amateur... Confidence pour confidence, c'est l'amour que j'attends, comme un veilleur attend l'aurore... Mais rien, rien ! Le néant ! Continuellement, je me retrouve le coeur brisé, le coeur en miettes, le coeur espace vide, trou noir, que nul ne saurait combler. Et pourtant, il en est un que j'aime et que je ch?tie, comme le dit le proverbe, pour mieux lui camoufler ce feu qui br?le en moi, ce feu, avec lequel je marche...

Knight, rougissant : Un ? Ah... Je... Je vois... C'est vrai que le doux amour des hommes est inégalable...

Stalker : Tu veux dire que... Toi aussi....?

Knight : Hé bien... Je... Hum...

Stalker : Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis soudain envahi de joie, d'allégresse ! Si je te disais donc "Prends, ceci est mon corps", tu n'y verrais pas là le corps du Diable ?

Knight : Oh, Stalky, grands dieux, non... Je... J'en rêve, moi aussi ! Depuis tes premières critiques, je rêve de...

Stalker : Dans mes bras, l'amateur ! Et soyons heureux en ce jour de Noël : l'amour impossible ne l'est plus !!

Les deux protagonistes repartent, bras dessus, bras dessous.

Gniark gniark !

Je ne mets pas les liens. Si vous ne les trouvez pas sur le catalogue des ELS, les réponses sont sur Alex (# 45) et (#73)

Le temps, pour moi, d'arriver dans le Luberon, Charles Muller complétait la démarche d'Alex ainsi :

Perdu le flot, une petite ......taine de titres recyclés. Comme Alex faisait une pause, il est temps de la mettre en scène avec son personnage favori...

Scène X

Personnages : Pirate, Alex

Lieu : un vernissage, galerie Léo Scheer

Pirate (errant près du bar, un peu ivre) : Ah moi, le philosophe-artiste, tout juste bon à me prendre des volées de bois vert, suis-je condamné à la reproduction des profils de mon site perso, comment puis-je garder la flamme dans ce monde ingrat... ?

(il aperçoit une blonde, s'approche d'elle)

Pirate, rougissant et titubant : Puis-je vous faire-part, Marie pleine de larmes et de rires plantée devant moi, de mes nouvelles impressions d'Afrique. Figurez-vous que je reviens du Darfour et que je suis prophète de profession, j'annonce l'éternel retour...

Alex, tout bas : celui-là ne dégage pas vraiment une odeur humaine, on serait au Moyen Ége, il entrerait dans la légende, direct au rayon chimères et gorgones. Peut-être l'effet d'une ancienne défiguration, mais il n'est pas vraiment humain, pas vraiment animal... humanimalités, voilà son royaume, un vrai roman de Stephen King ! Enfin, ne soyons pas petite joueuse... Après tout, si je me dis que cette chose est en plastique, je ressentirai peut-être le sex appeal de l'inorganique.

Alex, forçant un sourire ironique : Ah ? Prophète ? Pouvez-vous m'en dire plus sur David Nebreda dont je regarde ici les oeuvres ? La vie énigmatique des signes m'intrigue et vous me semblez un voyant, en effet .

Pirate : mais oui, exactement, c'est cela, je vois même la lumière invisible à mes yeux, mes dons sont aux dimensions du monde et à chaque seconde penser est une fête ! Savez-vous qu'un ami d'Oléron, féru de bibliomanies les plus folles, m'a donné pour ancêtre Gilgamesh lui-même ? Mais peu importe Nebrada et le lieu de signes, ô ma vierge, votre question se réfère en réalité à l'image hors l'image ', c'est-à-dire à moi, Pirate, légende vivante !!

Alex : non non, je vous assure, vous êtes gentil mais je regarde simplement ces photographies, ces portraits inconnus et...

Pirate, soudain pressant : allons, au diable la pensée dispersée, au diable les jours lents où je vivais sans désir. Au risque de commettre l'offense lyrique, je te le demande sans détour, veux-tu jouer là tout de suite, là dans les parties communes, veux-tu jouer avec le crayon de papa ?

Alex : mais, mais... c'est que vous êtes... terriblement laid ! On dirait, je ne sais pas, la dépouille décomposée des Indiens d'Amérique ayant subi dans leur tombe toutes les colères de la Terre !

Pirate : mais voyons, Alex, les femmes préfèrent les monstres ! Et puis je l'avoue, mon besoin d'amour est impossible à rassasier, trois chats en sont morts, viens avec moi et je te garantis que la mort n'en saura rien, cette fois.

Alex : Je suis ouverte mais là, c'est le retour de Sade, et les 120 journées sont dépassées ! L'enfer dit-on dépasse l'imagination, je dois être plus que damnée, Peut-être si je dissimule votre corps dans un drap, une sorte de housse partie... mais non, même ainsi déguisé, ce serait une succession d'infamies. Seriez-vous prophète, votre corpus christi ne m'inspire rien, ou alors une vision dégo?tante, quand le cadavre bouge encore après l'exécution.

Alex tourne les talons, et va discuter dans un autre groupe.

Pirate, seul : merde, merde et merde, quand pourrais-je satisfaire mon obsession, avec mes amis d'Oléron simuler le retour des rois mage dans un gang bang mystique ? J'ai essayé la concierge, la secrétaire, la stagiaire, l'inconnue.. sans succès ! Malgré le royaume minuscule que j'ai à offrir à ces dames, venir en ce royaume c'est quand même suivre le chemin des sortilèges, vivre le rêve de Balthus ! Tant pis, je vais écrire quelques poèmes et surtout trouver quelques chats dans cette rue sombre...

Jeux :

1) Sans regarder le commentaire de Charles Muller, combien de titres du catalogue ELS a-t-il réussi à placer dans sa très jolie scène ? Numéro complémentaire : rétablir les liens avec les pages des titres cités du catalogue.

2) É partir de cette réplique au dernier billet d'Alex, en cette veille de Noël, imaginer la suite de ses relations obsessionnelles avec Pirate.

Merci à nic pour le temps passé sur ce sacré moteur de recherche :

Pirate marche sur la plage, l'océan l'indiffère. Par temps clair, la presqu'île l'attire au large, vers l'Amérique, dont le rivage est à la fois proche et lointain, et toujours assez loin de l'Europe et son fantôme : le doute. Comme un veilleur attend l'aurore, alors il se tient là, prêt à l'alliance, à dire ceci est mon corps, à ne plus redouter le bonheur de la nuit car la mort n'est jamais comme les mortels l'attendent, n'est jamais que l'envers du jour dans le doux amour des hommes. Lui, l'Enfant, parce qu'il a foi en l'un est la proie de ceux qui croient encore l'amour impossible ' pauvres marionnettes que le fantôme de la modernité fait agir et parler. Pirate sait ce qu'il en co?te, il faut br?ler pour briller ; continuez, leur dit-il, sans plus d'explications, mon enfance est un plat qui se mange froid, le corps du diable n'en sera pas rassasié. Pourtant, lui, Pirate, ne parvient plus ce matin à s'arracher à l'archipel de la mémoire, à aller où rien ne parle ; la mise à jour qui, au réveil, le libère des pensées de la veille, laissant sa foi à la résistance infinie seul maître du navire, la mise à jour a cédé à l'argent et la mort, concédant hélas enfin au doute, gagnée par la rumeur des espaces négatifs . Si le génial plan marketing des Mariés du Darfour cédait à la pression mécréante des foules, des bouches des armes ? Dès le soupçon, le doute l'a emporté, ouvrant Pirate à l'effroi de la liberté, sans folie de rechange, les lèvres sèches, le c?ur amer. Il regarde l'océan à travers les vagues. Si c'était sa dernière journée ? Oui, pourquoi pas tout de suite... Enfin ! poussent de concert l'inf?me Docteur Muller et la gironde et sournoise Alex « fire walk with me ».

Merci à nic pour le temps passé sur ce fichu moteur de recherche; sur son # 98 il sont tous en orange.

Pirate marche sur la plage, l'océan l'indiffère. Par temps clair, la presqu'île l'attire au large, vers l'Amérique, dont le rivage est à la fois proche et lointain, et toujours assez loin de l'Europe et son fantôme : le doute. Comme un veilleur attend l'aurore, alors il se tient là, prêt à l'alliance, à dire ceci est mon corps, à ne plus redouter le bonheur de la nuit car la mort n'est jamais comme les mortels l'attendent, n'est jamais que l'envers du jour dans le doux amour des hommes. Lui, l'Enfant, parce qu'il a foi en l'un est la proie de ceux qui croient encore l'amour impossible ' pauvres marionnettes que le fantôme de la modernité fait agir et parler. Pirate sait ce qu'il en co?te, il faut br?ler pour briller ; continuez, leur dit-il, sans plus d'explications, mon enfance est un plat qui se mange froid, le corps du diable n'en sera pas rassasié. Pourtant, lui, Pirate, ne parvient plus ce matin à s'arracher à l'archipel de la mémoire, à aller où rien ne parle ; la mise à jour qui, au réveil, le libère des pensées de la veille, laissant sa foi à la résistance infinie seul maître du navire, la mise à jour a cédé à l'argent et la mort, concédant hélas enfin au doute, gagnée par la rumeur des espaces négatifs . Si le génial plan marketing des Mariés du Darfour cédait à la pression mécréante des foules, des bouches des armes ? Dès le soupçon, le doute l'a emporté, ouvrant Pirate à l'effroi de la liberté, sans folie de rechange, les lèvres sèches, le c?ur amer. Il regarde l'océan à travers les vagues. Si c'était sa dernière journée ? Oui, pourquoi pas tout de suite... Enfin ! poussent de concert l'inf?me Docteur Muller et la gironde et sournoise Alex « fire walk with me ».

Et Alex qui voudrait en finir :

Guirlandes électriques ou pas, faut quand même finir la "f@nt@isie" ! Si je récapitule, on a donc Wrath en terroriste, Knight et Stalky qui filent le parfait amour, Pirate en potentiel amant éconduit dont la mélancolie le pousse au suicide. Je ne sais pas trop s'il y aura d'autres propositions (je suis s?ure que vous êtes tous en train de penser à la volaille à l'heure actuelle), donc au cas où, je me lance pour le dernier acte. S'il y a des ajouts, on peut toujours les intercaler entre.

Scène 666

Acte 42

Personnages : Babouk, Charles Muller, Dahlia, Knight, Léo, Ludivine, Manuel, Marie L, Marilou, Nic, Nicolaï, NOBODY, Stalker, Véra, Wrath, Alex, etc. Lieu : Quelque part en Bretagne, à la fosse commune pour l'enterrement de Pirate.

Dahlia, bas à l'oreille d'Alex : Vivement qu'ils aient balancé le corps et qu'on entame les festivités, il y aura peut être du kouign aman...

Charles Muller, songeur : Encore de la nourriture... Décidément... C'est un pan entier de la sociologie sacrée du monde contemporain...

Ludivine : Mais qu'est-ce qui lui est arrivé ? C'est la médiocrité de sa prose qui l'a tué ? Ou son manque de panache parmi les Netocrates ?

Manuel : Naufrage, naufrage... La mer l'a emporté.

Véra : Il a sacrifié sa très grande fragilité sur l'autel de cette très grande surface, chaotique et toujours en mouvement, un peu comme il l'était...

Marie L : Tout cela est quand même bien triste. Voyez nous sommes les seuls à être venus lui rendre un dernier hommage... Il meurt dans la discrétion assurée... Quelque part, c'était un grand homme.

Nobody : Un grand con, oui !

Marie L : Oui.

Nicolaï : Mais finalement, il s'est donc suicidé ce derviche ? Ce suppôt de La Machine ?

Babouk, hilare : Il voulait ! Mais suite à ses trois essais de poésie littérale, même la Mort n'en a pas voulu...

Knight, le bras passé autour des épaules de Stalker : En même temps, sa tentative, c'était un peu une fugue inachevée... Il s'est jeté à l'eau... Mais il avait pieds.

Marilou : A l'eau ? Vous voulez dire à la mer ? C'était donc bien un Breton ; à l'avant de soi.

Nic : Et alors ? Pas de visa pour Avalon à la clef ?

Alex : Juste la grande vacance... Il a marché sur un oursin en remontant sur la plage... Et il était allergique...

Wrath, regardant Léo avec méfiance : Moui... C'était surtout un pauvre enfant assujetti à un certain Maître du navire... Il aura découvert quelque manigance quant aux écrivains en série, qui cantonnent les honorables wannabes à une terminal zone...

Léo, magnanime : Le Maître du navire, dites-vous ? M'est avis que nous pourrions vous dégoter une occupation sur les docks, mode d'emploi à la clef !

Stalker, faisant un clin d'oeil à Knight : Ne vous disputez donc pas, si vous saviez... L'amour est sans commune mesure avec la haine...

Babouk, applaudissant des huit pattes : Voilà le corps ! Voilà le corps !

Marilou s'installe derrière une table de mixage et lance un sample de Lesbians on Extasy ; Marie L, Dahlia et Alex revêtent des robes à paillettes et commencent à danser le Time Warp. Ludivine remet à Léo un parchemin sur lequel est écrit un discours, et celui-ci prend place, face à la fosse commune. Le reste du groupe se place face à lui. Non loin de là, un oeillet rouge sur le sable.

Léo : Bon... L'heure du discours est arrivée...

Pour Roger Laporte...

Ludivine, gênée : Il semble que je me soie trompée de parchemin... J'ai d? vous donner les lettres à une jeune actrice à la place...

Véra : Improvisons donc ! Je me lance : La Bible du Mal et l'Evangile de L'Eau...

Charles Muller : Autant de clichés-verre qui auront eu ta peau...

Manuel : Remember me... Ton dernier cri qui résonne ?

Babouk : S'en retourne au silence, et que Dieu nous pardonne !

Tous répètent en coeur, en regardant la fosse commune et en dansant :

La Bible du mal et l'Evangile de l'Eau Autant de clichés-verre qui auront eu ta peau Remember me ! Ton dernier cri qui résonne S'en retourne au silence et que Dieu nous pardonne

Marilou continue de mixer et tous entonnent le petit poème comme un refrain.

Ben euh... Fin ?

(Les oranges sont dans le #108 d'Alex)

samedi 20 décembre 2008

907. Pirate en perdition. par BABOUK (Fantaisie en plusieurs actes) Thé@tre M@nuscrit.

PERSONNAGES

Babouk
Pirate
Alex
Charles Muller
Knight
Clic
Nic
Nicolaï do Russo
Fanfreluche
Nobody
Marie L.
Un badaud
Un deuxième badaud
Une servante
Un routier

M@nuscrit

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vendredi 19 décembre 2008

906. Les m@nuscrits de la semaine 19.12.08

Dans les M@nuscrits reçus cette semaine, à propos de celui-ci :

Chris J. : Poisson bleu (ou ''Les fragments d'un jeune homme handicapé'')

j'avais écrit à Chris J. pour qu'il me parle de lui. Vous trouverez sa réponse* ci-dessous.

Il y a aussi :

Pirate & Co : Le bien et un mal, M@nuscrit d'un autre type, qui reprend les échanges dans la blogosphère, comme Alex l'avait lancé sur son site le 10 décembre.

et

TDDIANA : Mauvais coeur

OUAM-CHOTTE : ça va sauter

MANUEL MONTERO : En chaleur

KONSSTRUKT : Cafards

KENNEDY : Shortstories I

DELAHAYE : Jeannette ne pleure pas

C.C. : Trip

ERIC MEIJE : Discours

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905. LAKRIZ ! Le Feuilleton de Morad & Phill. Deuxième épisode. (2)

II) LE PLAN DE RELANCE OU COMMENT FAIRE UN FESTIN AVEC DES MIETTES…

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jeudi 18 décembre 2008

904. Bio.(14)

La période 1980 / 1981, devient anecdotique.

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dimanche 14 décembre 2008

903. Rater mieux lu par Géraldine Barbe

Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'assister à la lecture de Rater mieux que Géraldine a donnée à Rennes il y a quelques semaines, voici la même, filmée dans nos bureaux (admirez la fenêtre couverte de pluie, et la vue imprenable sur un échafaudage).

samedi 13 décembre 2008

902. Alex in KafkaColand

Sur son blog, le 12.12.08 : Alex in Wonderland, et son chat Chester, bouleversés par la lecture de Kafka Cola de Alessandro Mercuri.

12 décembre 2008

Kafka Cola

"Le moins qu'on puisse dire, c'est que le petit livre d'Alessandro Mercuri attire l'oeil du chaland.
Intrigué par le rouge vif de la couverture, il le sera d'autant plus par le titre.
Kafka Cola.
Association d'idées qui a de quoi faire s'insurger certains puristes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et également révélatrice d'une œuvre pour le moins atypique, et qui aiguise en tous cas la curiosité.

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vendredi 12 décembre 2008

901. Les m@nuscrits de la semaine 12.12.08

- Flines, Fitz Bowling's Hollywood
- Francis-Joseph Tsiafakomby, Temps - Déchantements
- Eric Meije, Juste récompense
- Aurélie Roseray, Un autre jour vient d'éclore
- Ed,Peurs
- Izali, Mutineries
- Hélène Duffau, Récréation
- Jean Houraa, Fleur de Colchide
- Manuel Montero, Comment se camer avec rien
- Queequeg, L'Embarcadère

jeudi 11 décembre 2008

900. PRIX @ "B" 2008.

Chez ZULMA. (cf Serge Safran)

899. LAKRIZ ! Feuilleton. Premier épisode.

Si vous ne lisez et regardez que les media français, vous avez l'impression de ne plus très bien comprendre ce qui est en train de se passer dans ce fameux feuilleton qu'on nous déroule quotidiennement sous les yeux et dont le titre est : LAKRIZ !

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mercredi 10 décembre 2008

898. PRIX @ "B". Zulma, Blas De Robles, et "la fin d'un système".

La création des Prix @ "B" l'année dernière correspondait à une réaction spontanée devant le spectacle assez déprimant offert par les choix et par le fonctionnement des principaux jurys littéraires. On peut se demander si cette année 2007 ne restera pas celle, dans l'histoire de l'édition, de leur "implosion" et que nous avons assisté, au cours de l'année 2008 à ce que Alain Beuve-Méry désigne comme "La fin d'un système" dans sa brillante analyse publiée dans Le Monde des Livres du 6 décembre 2008.
Je pense, comme lui, que l'avènement dans le "système des prix" de maisons d'éditions comme Zulma, et l'échec relatif du trio-dominant, marquent un véritable tournant.
Je propose donc que le Prix @ "B" 2008, pour marquer symboliquement "la fin de ce système" soit décerné au magnifique livre de Jean-Marie Blas De Robles : Là où les tigres sont chez eux (Ce Prix "B", rejoint les Prix Fnac, Giono et Médicis déjà reçus par cet ouvrage dont Julia Curiel faisait l'éloge cet été dans La Revue Littéraire, (qui sera prolongé par un entretien avec l'auteur dans le premier numéro de la nouvelle formule mensuelle de la RL en janvier 2009.)
Pour l'année 2009, le Prix @ "B" pour "Blogosphère" devrait poursuivre sa démarche spécifique à l'espace littéraire du Net. Deux pistes me semblent devoir être "creusées" :
1) Le système de vote des internautes, qui doit être "techniquement" valide (vérifiable)pour une extension significative du nombre de votant. C'est ce que je tente de mettre au point avec Orange, entreprise qui dispose de cette capacité technique et pourrait également contribuer à doter ce Prix.
2) Le domaine littéraire. Les Prix @ "B" ne devraient-ils pas aborder la production littéraire qui vient du net (Blog, M@nuscrits, sites littéraires etc...) en plus de ce qui est publié en librairie ?

dimanche 7 décembre 2008

897. PUB. (C.D.B.)

Un des membres de la Communauté Du Blog, qui écrit sous divers pseudos, nous signale la publication de son nouveau livre :

CURIEUX

"On a plusieurs vies en même temps. Une des miennes se passe à croiser des gens, des lieux, des objets, des animaux parfois, des gens surtout. Souvent, trop souvent, sans pouvoir m'arrêter, sans rien retenir ' garde-t-on l'eau dans ses doigts ' sinon le regret d'images aussi durables et aussi visibles que des cicatrices, mais qui s'enfuient si je veux les fixer.
Certaines, à force de patience et d'envie, ont pu renaître. Les plus fraîches, j'ai monté la garde.
Je vous les offre toutes.
(C'est arrivé à la porte de l'imprimerie que j'ai réalisé ceci : ce livre qui parle de rencontres, le plus souvent heureuses, est d'une contre-actualité br?lante, à notre époque de méfiance et de solitude)

L'auteur : Pierre-Marie Bourdaud est né en 1945. Il vit à Ancenis, Loire-Atlantique, où il a enseigné le français.

Illustration de couverture : Yann Lefeuvre

Vous pouvez :
- le demander à votre libraire,
- le commander chez l'éditeur
Vous pourrez également passer ce courrier à vos ami/es, si le livre vous a plu.
(Prêter un livre, c'est bien ; le faire acheterâ?¦ c'est mieux ;-)

samedi 6 décembre 2008

895. La mort n'en saura rien




Bravo à Katia Clarens qui a su répondre plus vite que son ombre à notre grand jeu-concours Melville.

La citation qui pourrait représenter le premier roman de Georgina Tacou est bien de Nietzsche, tirée de son Zarathoustra ; 'Je vous le dis, il faut avoir encore du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danseâ?.
Il est des livres domestiques , comme on parle d'animaux domestiques.

La mort n'en saura rien n'est pas de ceux-là.
Tout le monde pourra le savoir à partir du 7 Janvier 2009.

Mathieu Terence

893. Regardez dans la Fêlure.

J'ai demandé à Stubborn si elle accepterait de faire un billet de présentation du Journal extime de Fêlure, voici sa réponse, pour commencer.

Cher Léo Scheer, avec votre si joli c avant le h, votre c séducteur, si charmant que je l'écris là juste parce que ça me fait plaisir ; vous savez, cher léo, que je n'aime pas du tout quand vous me suggérez ça : un billet, une suite à l'amorce, un truc long, conséquent, une fucking présentation. J'ai l'impression d'entendre les trois coups affreusement sonores qui précèdent la solennelle levée d'un rideau, et de me demander aussitôt qu'est-ce qui m'a prise de monter sur cette scène en particulier...

Et d'abord : la salle est-elle vide ou comble, ou pire, à moitié. Enfin. Ce qu'il y a de bien, de vraiment bien avec Fêlure, comme avec tous les écrivains, c'est qu'après eux, par la gr?ce de leur parole, nos peurs soufflent peut-être sur nos bras avec la même violence, mais il nous semble sentir que le pull porté est plus chaud, plus ample, plus protecteur. Que l'on va même pouvoir sortir. S'amuser. Se détendre. Se distraire. Que sais-je encore. Que l'on peut même sortir de l'oppression, de ce dont il s'agit conventionnellement de craindre et de ne pas craindre. Column/Fêlure, donc.

A dire vrai, je ne sais pas bien par où commencer, où comment poursuivre, moi qui me sens dans l'incapacité croissante de défendre verbalement ce à quoi je crois véritablement. Je n'ai même pas réussi à dire tout le bien que je pense du Marché des amants. Ni tout le mal que je pense de certains journalistes. J'ai renoncé. Pourquoi se fatiguer à tenter de convaincre de vieilles autruches ?

Mais je devrais. Et pour Fêlure également. Dire combien je trouve ce garçon libre malgré ses prisons. Combien sa gr?ce, sa légèreté, ses conquêtes, ses ratages, ses reprises, ses pages incroyables d'audace sur ses intestins, sur son sexe, son regard d'homme sur les femmes, comme sur la génération voleuse et castratrice, sur le monde de l'édition, noms à l'appui, blogueurs connus que l'on recroise, le tout mélangé comme dans un shaker improbable, me paraissent précieuses. Même si l'écriture peut paraître encore trop ou pas assez, ou insuffisamment. Avant qu'à la fin, à tous les coups, on en redemande. Ne serait-ce que pour voir. Pour voir comment cela se peut. Que ça prenne. Que ça vous prenne. I'll try...

Stubborn

Il y avait eu cet autre billet du Blog d'un flic il y a un an.

vendredi 5 décembre 2008

892. Les m@nuscrits de la semaine 05.12.08

Félure, Journal extime d'un jeune homme en pleurs
Serge Uleski, Abécédaire des idées imposées et des réputations usurpées - V (de P à V)
Sandrail, É propos de...
Jean-Luc Flines, Le Coup du nombril
Eric Meije, Une nuit
Benoit Demeaux, Inspecteur Maréchal
Jean-Luc Flines, Roosevelt's Blues
Baptiste Marie, Pas ça
Eric Meije, La Sorcière
Benoit Demeaux, Le Client roi

jeudi 4 décembre 2008

891. Danièle Momont lit Mademoiselle de Biche d'Emmanuel Tugny

Danièle Momont a créé il y a quelques temps le blog Jamais je n'aurais dit ça. On peut également la lire sur remue.net. Une acuité précieuse que cette écriture là.

Elle nous fait le beau cadeau de lire, sur son blog, un extrait du cours de conversation de Mademoiselle de Biche. Une pièce d'anthologie.

Vous pouvez l'écouter ICI.

890. Le choix de la Revue des Deux Mondes.

Voici dans la nouvelle liste des 10 livres du moment de La Revue des Deux Mondes, (Michel Crépu), les quatre romans sélectionnés à la date du 14 novembre 2008.

Dominique Dussidour, le Risque de l'histoire, chez Laurence Teper, 254 p., 19,50 euros.

Lucien Suel, Mort d'un jardinier, à La Table Ronde, coll. "Vermillon", 17 euros.

Angie David, Marilou sous la neige, chez Léo Scheer, 328 p., 17 euros.

Sandor Marai, le Premier amour, chez Albin Michel, 320 p., 20 euros.

ça nous laisse encore un peu de temps pour les Prix@"B"

889. Apocalypse v/s Révélation.

En regardant, hier, cette excellente émission de "Service Public" sur Arte consacrée à Jean de Patmos, je me demandais pourquoi on avait tant de mal à admettre, et depuis si longtemps, que - apocalypse - signifie - révélation -, (ce qui m'a donné envie de me replonger dans ce petit livre qui n'a, jusqu'à présent, eu droit à aucun commentaire d'aucune sorte.

mercredi 3 décembre 2008

888. Pièce à conviction.

Preuve apportée par Alessandro Mercuri (l'auteur de Kafka Cola) que Patrick Le Lay connaissait très bien Guy Debord, réponse à l'affirmation de Nic : "C'est pas le genre de Le Lay de lire Debord, même pas d'en entendre parler." Question subsidiaire : s'agit-il, dans cette image, d'un instant de cerveau humain disponible ?

lundi 1 décembre 2008

886. Claude Chuzel : Or, matière à réflexion

Regarder les tableaux de Claude Chuzel nous met en mouvement. Car cette forme sur la toile née d'un geste rapide, d'une traite et sans repentirs, nous invite à nous déplacer, à osciller, à prendre du champ. É reproduire l'antique mouvement du peintre, afin de nous (re)trouver dans le passage de la lumière, celui de l'or au vert-de-gris. Celui du marron glacé à l'ocre rougeâ?¦ Et à l'infini, ces déplacements éclairent (ou assombrissent) les nuances que le tracé contient, et qu'il nous appartient de faire surgir. Après que l'or s'étale et irradie en apportant une profondeur, apparaît un contraste qui impose la ligne, (re)saisit la forme, et nous donne à voir le geste comme processus d'assèchement et d'évaporation. Cette forme se révèle à mesure qu'elle se dérobe, car selon l'éclairage et selon notre position, elle est autant affirmée qu'amenée à disparaître. Lorsqu'on se déplace pour suivre le phrasé, ce qui vient d'apparaître s'efface au profit d'une transparence qui révèle la toile : radicalité du geste et humilité de la disparition cohabitent dans ce parcours qu'il est possible de refaire. É la manière du peintre jouant lui aussi sur la répétition (en évitant la série), puisque c'est aussi d'écriture qu'il s'agit.

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