J'ai demandé à Stubborn si elle accepterait de faire un billet de présentation du Journal extime de Fêlure, voici sa réponse, pour commencer.

Cher Léo Scheer, avec votre si joli c avant le h, votre c séducteur, si charmant que je l'écris là juste parce que ça me fait plaisir ; vous savez, cher léo, que je n'aime pas du tout quand vous me suggérez ça : un billet, une suite à l'amorce, un truc long, conséquent, une fucking présentation. J'ai l'impression d'entendre les trois coups affreusement sonores qui précèdent la solennelle levée d'un rideau, et de me demander aussitôt qu'est-ce qui m'a prise de monter sur cette scène en particulier...

Et d'abord : la salle est-elle vide ou comble, ou pire, à moitié. Enfin. Ce qu'il y a de bien, de vraiment bien avec Fêlure, comme avec tous les écrivains, c'est qu'après eux, par la gr?ce de leur parole, nos peurs soufflent peut-être sur nos bras avec la même violence, mais il nous semble sentir que le pull porté est plus chaud, plus ample, plus protecteur. Que l'on va même pouvoir sortir. S'amuser. Se détendre. Se distraire. Que sais-je encore. Que l'on peut même sortir de l'oppression, de ce dont il s'agit conventionnellement de craindre et de ne pas craindre. Column/Fêlure, donc.

A dire vrai, je ne sais pas bien par où commencer, où comment poursuivre, moi qui me sens dans l'incapacité croissante de défendre verbalement ce à quoi je crois véritablement. Je n'ai même pas réussi à dire tout le bien que je pense du Marché des amants. Ni tout le mal que je pense de certains journalistes. J'ai renoncé. Pourquoi se fatiguer à tenter de convaincre de vieilles autruches ?

Mais je devrais. Et pour Fêlure également. Dire combien je trouve ce garçon libre malgré ses prisons. Combien sa gr?ce, sa légèreté, ses conquêtes, ses ratages, ses reprises, ses pages incroyables d'audace sur ses intestins, sur son sexe, son regard d'homme sur les femmes, comme sur la génération voleuse et castratrice, sur le monde de l'édition, noms à l'appui, blogueurs connus que l'on recroise, le tout mélangé comme dans un shaker improbable, me paraissent précieuses. Même si l'écriture peut paraître encore trop ou pas assez, ou insuffisamment. Avant qu'à la fin, à tous les coups, on en redemande. Ne serait-ce que pour voir. Pour voir comment cela se peut. Que ça prenne. Que ça vous prenne. I'll try...

Stubborn

Il y avait eu cet autre billet du Blog d'un flic il y a un an.