En librairie depuis mercredi : le nouveau roman de Béatrice Shalit, Danse avec ma mère, un livre que (par définition) j'ai lu et relu, et qui me reste aussi énigmatique que lorsque je l'ai découvert ; qui n'a rien perdu de son charme singulier. Je vous laisse en découvrir l'intrigue (voir le résumé sur sa page). Ce dont je peux témoigner, c'est que tout ce qui le compose, tous les thèmes, souvent terribles, qu'il traverse, maladie, angoisse de la mort, secrets et cauchemars familiaux, jusqu'au souvenir de la déportation, se nouent et se dénouent sur un tempo tellement vif qu'on en sort comme d'un rêve. L'humour constant, la légèreté de touche de Béatrice Shalit lui permettent de nous emmener où elle veut. Elle réussit, avec les moyens les plus invisibles, à faire de son roman, qui pourrait n'être qu'une comédie, ou qu'un drame, l'un et l'autre à la fois, et quelque chose de plus, qui est, pour résumer mon état d'esprit, assez enchanteur. Il serait triste (pour eux) qu'un tel livre ne trouve pas ses lecteurs.