Accueil
Actualité
Catalogue
A paraître
Blog des ELS La Revue Littéraire
TV6



samedi 30 mai 2009

1018. Marilou sous littérature.

Du côté de Marilou, on passe aux choses sérieuses.

jeudi 28 mai 2009

1017. EMMANUEL LOI : L'argent, la mort / La valeur d'usure.

Emmanuel Loi (1), dont j'avais publié le célèbre Braquage, mode d'emploi, et qui, par chance pour moi, n'a pas été revendiqué par des "disciples", publie en septembre un essai : La valeur d'usure chez l'éditeur ANABET. Ce texte, dont nous présentons ici le premier chapitre, poursuit une réflexion engagée par Emmanuel Loi il y a longtemps avec un livre édité avec Via Valeriano à l'époque de la Fédération, et qui figure à notre catalogue : L'argent et la mort qui apparaît, aujourd'hui, prémonitoire de la crise actuelle. Dans sa présentation, nous disions : Cet essai décline les effets pervers, sur l'homme de nos sociétés évoluées, des pratiques de la garantie : soutien, assurance, mutuelle, usage banalisé du crédit déplacent les notions de dette, dépense, délit, manque, responsabilité mais aussi idéologie (...).

La Fédération n'existe plus, mais je suis heureux de présenter ce livre, qui en conserve l'esprit, publié par ANABET. Après en avoir parlé avec l'auteur, nous avons décidé d'offrir L'argent et la mort gratuitement en ligne sur M@nuscrits, ce qui ne peut être pris comme un paradoxe. Chaque semaine, pendant l'été, un chapitre du livre sera mis en ligne dans M@nuscrits (ici) ou il pourra être téléchargé ou lu directement dur le site ( le téléchargement offre l'intégralité du texte). En attendant la sortie de La valeur d'usure dont voici le début :

(1) Je tiens à signaler que malgré les apparences Emmanuel Loi n'est pas le pseudo ni le nom de plume d'Emmanuel Pierrat.

« Tout animal est corps, quelque homme est animal donc quelque homme est corps*», cette table de logique montre assez bien la nécessité pour le mammifère bipède que nous sommes de stigmatiser en permanence son origine animale. Le besoin de terrier, de tanière, le souci commun au genre d'élever ses petits, le rapport à la nourriture et à l'espace vital, aussi archaïques et contemporains soient-ils, disent notre cousinage. La question que se posent certains anthropologues reste toujours valide : serions-nous si loin de la bête, ne reproduirions pas journellement par le biotope des sujétions et des hiérarchies une vétusté de comportement que l'on retrouve dans le monde animal ?

Lire la suite

mardi 26 mai 2009

1016. AMÉRIQUE de ÉDOUARD LEVÉ.

Lire la suite

1015. Gabriel Matzneff à Bruxelles

La librairie Tropismes et les Éditions Léo Scheer ont l'immense plaisir de vous inviter à rencontrer Gabriel Matzneff pour fêter la parution de Carnets noirs 2007-2008 le jeudi 28 mai 2009 à 19 h 15.
L'auteur s'entretiendra avec Pierre Duroisin, docteur en philosophie et lettres (Ulg) et Christopher Gérard, écrivain.

Librairie Tropismes
11, Galerie des Princes
Bruxelles
02 512 88 52
info@tropismes.be

samedi 23 mai 2009

1014. Fight Klub

Après le test du joli jardin épicurien, qui me semble intéressant, j'aimerais avancer sur le concept de site communautaire d' "ennemis" que j'ai déjà évoqué par opposition aux "amis" de Facebook. Il s'agirait d'une sorte de Fight Klub, sur le modèle de ces joutes de textes sur un ring, mais sans video, sans musique, uniquement faits de mots et de textes. Pour entrer dans la joute, il faut choisir un "Ennemi" et que ce dernier vous accepte comme tel (C'est la phase du "Défi"). Une fois le tandem accepté, le "Fight" peut commencer. Les spectateurs du Fight peuvent intervenir par des commentaires. Je reprendrai dans le billet les trois types d'interventions en les attribuant : Fighter N° 1 vs Fighter N° 2 / Spectateur. Pour le test, la base de l'affrontement peut être un M@nuscrit, une critique, ou un billet. É ce stade nous ne pouvons pas prendre de paris, mais nous pouvons désigner un vainqueur de l'affrontement.

PHASE N° 1 : Défis symboliques :

Ludivine Cissé : Voilà qui est bien tentant, et plutôt astucieux. Je crains toutefois de n'avoir pas d'adversaire à ma mesure dans les environs, sinon peut-être un colossal ennui. Il se trouve que l'inimitié se suscite désormais plus difficilement que son contraire, et si j'en juge par l'affligeant échange d'à côté, il y a fort à parier que je doive me contenter de jeter des tomates pleines de clous, à défaut d'anathèmes, en désespérant ferme du haut de la tribune présidentielle. Je vous laisse, j'ai des savons à faire.

Otto R : La surglissante Cissé fait des savons, maintenant. On aura tout lu ici. Commence déjà par finir tes bougies, qu'on y voit plus clair. Si d'aventure tu devais te mettre au pain d'épices avant Noël, fais-moi signe, mon ange...

Lire la suite

mercredi 20 mai 2009

1013. La caméra adore Dahlia

Dahlia craignait l'échafaud ; elle a eu pire : une interview par Bibi Fricotin. Et mieux : les librairies, où l'on pose sur les tables, qui ne sont pas des billots, cet Adore que nombre d'entre vous attendez, je pense. Il fait beau, sortez, il y a (encore) des librairies partout, allez le lire au soleil, vous ne serez pas déçus.

mardi 19 mai 2009

1012. La-librairie-Adore-Dahlia.

J'ai le grand plaisir de vous annoncer l'arrivée dans les librairies, le 20 mai 2009, du nouveau livre de la collection M@nuscrits des ELS : Adore de Dahlia. J'espère que vous serez nombreux à l'acheter et à venir ici commenter sa lecture. Ce livre est né de l'expérience du Net, celle de son auteur, il en porte avec lui son parfum, son style (Adore de Dahlia pourrait être un parfum.). J'aime aussi cette publication parce que j'apprécie particulièrement le personnage de Dahlia (Son pseudo figure seul sur la couverture) qui a su utiliser le Net, qu'elle connaît mieux que personne, pour exprimer toutes les facettes de son désir de création. J'aimerais, à cette occasion, que nous sortions un peu du rituel des "commentaires-bac-à-sable", pour lui rendre ce qu'elle fait toujours pour les autres dans ses notes critiques avec la passion et le talent de sa sincérité.

Avec le prochain livre (celui d'Alex) nous aurons tenu l'objectif de publier cinq livres de M@nuscrits au cours du premier semestre. Le même nombre paraîtra au cours du second. Les dix ouvrages par an qui nous semblaient inaccessibles au début de l'expérience, sont bien là. Nous en ferons le bilan au début 2010 pour fixer la suite de l'aventure.

vendredi 15 mai 2009

1011. Commentaire supprimé chez Wrath

Wrath ayant publié ce billet, j'ai envoyé le commentaire suivant, qu'elle a supprimé du fil, et que je reprends donc ici :

Chère Wrath, depuis la mise en ligne de votre billet je suis harcelé par des hordes de jolies filles dont certaines n'ont même pas de manuscrit à faire publier, c'est épouvantable, faites quelque chose!

lundi 11 mai 2009

1010. Ida ou le délire suivi du Résumé

Ida ou le délire suivi du Résumé d'Hélène Bessette sort dans quelques jours. Nathalie Quintane salue cet événement par un bel article tout juste paru dans Sitaudis.

Claro aussi, sur son Clavier cannibale.

Céline Geoffroy donnera à entendre des extraits du livre dans son émission Le Choix des Livres, sur France Culture, jeudi 28 mai de 20h50 à 21 h.

Et Sophie Quetteville organise à la librairie MK2 Quai de Loire une rencontre-lecture autour des romans d'Hélène Bessette en présence de Julien Doussinault biographe d'Hélène Bessette, vendredi 22 mai à 19h30.

Librairie MK2 Quai de Loire, 5-19 quai de Loire, 75019 Paris, métro Jaurès ou Stalingrad. Tél : 01 44 52 50 70

1009. Gérard Gavarry & Edouard Levé

Le Monde des Livres du 7 mai 2009 présente l' "Expérience d'Edward Lee, Versailles", de Gérard Gavarry. Il s'agit d' un texte hanté par les images d' Édouard Levé, celles d'AMERIQUE que nous avions présentés dans le livre et l'exposition de novembre 2006, la dernière avant son suicide en 2007. Voici l'article d' Amaury da Cunha sur le livre de Gérard Gavarry à la poursuite d'Edouard Levé dans son ultime voyage :

"É l'origine du nouveau texte de Gérard Gavarry, des photographies. En 2005, il découvre une série d'images de l'écrivain et photographe Edouard Levé faites en Amérique, trois ans avant son suicide (réunies dans Amérique, Léo Scheer, 2006). Le protocole photographique est loufoque et déconcertant : il a parcouru les Etats-Unis sur 10 000 km à la recherche de villes homonymes de cités internationales, telles que Berlin, Paris, Delhi, Bagdad, etc. Les images rapportées sont frontales, sans qualités. Edouard Levé s'est contenté d'opérer une topographie des lieux, décrivant l'entrée des villes, les maisons, parfois quelques personnages au regard neutre, aux bras ballants. Rien qui donnerait du monde une image exaltée ou héroïque.

Lire la suite

samedi 9 mai 2009

1008. Conversation dans un joli jardin épicurien. (1)

- Diogène de la Toile. Ce blog devrait ressembler à un joli jardin épicurien avec des gens comme (vous et) moi, où il ferait bon converser de tout, de rien, jongler avec les idées au milieu des parfums, l'ambroisie. Au lieu de cela, je pratique le monologue avec des gens qui vivent dans un arrière monde lugubre et décadent. Vous êtes confus avec toutes ces constructions intérieures, cet empirisme de bibliothécaire, votre démarche intellectuelle finalement trop complexe pour être réellement consistante dans l'immédiat. Maintenant. Vous ne savez pas réfléchir avec les autres, seulement avec vous-mêmes. Seul certaines strates de votre psychique réagissent positivement à mes démonstrations inhabituelles. Je peux donc par conséquent m'estimer heureux, c'est ça ? ^^ Voyez encore la réaction pathétique de certains après tout ce temps. Ce n'est pas à désespérer du genre humain. Franchement ? Le premier insecte venu me semble plus proche. Personnellement, je ne donne pas chère de votre avenir ici et ailleurs, si vous ne vous redressez pas.

- Serpentin Coloré (Tout seul). Vous dites :"Ce blog devrait ressembler à un joli jardin épicurien". Là vous avez visé juste ! La voluptueuse Béatrice, et certes que beaucoup d'autres en seraient ravis, il me semble. Mais alors, seriez-vous disposé à jouer à l'hôte ? (ou à l'hôtesse ou plusieurs) Parler de tout et de rien, même de ses petites ou grandes choses du coeur, par exemple ? Le nom d'un restaurant dévoilé rien qu'aux amis ? Une jolie fille rencontrée et à vous présenter, à condition qu'elle ne soit pas idiote. Un film à conseiller ? Et last but not least, un livre des ELS ou un m@nuscrit que l'on conseille sans devoir en faire une critique savante ? Comme dans une réunion d'amis vrais où personne ne se prend la tête ? Un peu comme dans les Dîners chez les Mousquetaires de...... Gabriel Matzneff ! C'est ça ?

- Diogène de la Toile. Cher Serpentin solitaire. L'étroitesse n'était pas spécifiquement pour Béatrice. Navré de ne pouvoir la consoler.^^ Jouer l'hôte, loin de moi cette idée, j'attends quelque chose de très précis de ce blog en souhaitant que mes messages fassent peu à peu leur ouvrage dans l'esprit de ceux à qui je m'adresse plus ou moins secrètement. Les jolies femmesâ?¦La beauté est très subjective avec moi, fugace. Je suis très sensible aux mouvements de la bouche chez les femmes lorsqu'elles parlent, d'où ma douce misogynie. Malgré les couches de parfum, je sais les sentir vraiment. J'ai une trop grande opinion d'elles pour me satisfaire de ce que je vois et entends et ce que je sens. Car si on ne nait pas femme, il est possible de devenir encore toute autre choseâ?¦ Les restaurants, les bons films, les livres des narcissiques, tout a fini par m'ennuyer profondément. Moi aussi j'ai des attentes. Pauvres chéries que ces dernières.

- Béatrice. Cher Diogène, je suis attentive à ce tout que vous dites. En effet, j'ai ressenti que vous ne vous sentiez pas souvent écouté ni compris. Votre flegme, aujourd'hui, l'atteste. Dans ce que vous dites, je vous devine un peu désabusé. N'y aurait-il en vous une perle de dandysme ? Vous dites que vous attendez d'autres choses. Que vous vous porteriez quasiment volontaire pour consoler, d'une manière ou d'une autre, toute femme en mal de soleil au ventre. Etes-vous conscient que vos paroles sont celles d'un séducteur qui s'ignore ? La plus fascinante et périlleuse de l'espèce, telle une ingénue ou une garce. De celle que nos mères non moins dangereuses nous conseillent parfois d'être. Liaisons dangereuses. Etes-vous conscient, de même, qu'en présentant les choses de la sorte aux femmes, ces dernières risquent fort de vous être toutes acquises ? Votre hédonisme m'enchante et me charme. Toutefois, vous me semblez bien trop galant, disons-le, pour être vraiment honnêteâ?¦ .

- Diogène de la Toile. Merci pour le contenu de ce joli message, Béatrice. J'ai bien essayé d'apprendre, il y a de cela deux mois, cette façon de communiquer au gens de ce blog. L'effet n'a duré qu'un temps. Je me lasse de tout y compris de ce blog, c'est ce qui explique mon flegme, ce qui en réjouira certains. Dandysme, sans doute, à ma manière, c'est inhérent à une forme d'art de vivre, il me semble, même dans une amphore. Volontaire pour consoler les masses oui, pas une personne en particulier. Je suis un séducteur qui ne s'ignore pas, mais je n'ai rien d'une garce je vous assure. ^^ Hélas je suis trop lucide pour m'abandonner aux liaisons dangereuses. Je ne peux même pas être ivre, mon esprit e le supporte pas. Dommage parfois ça m'occuperait ici et là, la débauche. Hédoniste, certainement, toujours en relation avec cet art de vivre. Galant, il faut voir jusqu'à quel point. En revanche vous ne trouverez pas plus honnête homme que moi. Je suis vertueux sans effort aucun, sans donner l'impression de l'être en aucune manière. Tout est dans l'équilibre. Sans conteste, vous êtes plusieurs sur ce blog avec qui des échanges réels seraient fort enrichissants, drôles. Encore faudrait-il un jardin d'Epicure, ce qui est hélas une affaire d'argent pour lequel il faut se vendre. Cela me révolte. ^^ On est loin d'un ?ge d'or à l'italienne. Nos riches, au lieu de me donner quelques millions pour faire mon jardin épicurien, préfèrent ne perdre beaucoup à la bourse de mois en mois. Donnez donc un peu d'argent, ces richesses qui au fond ne vous appartiennent pas, avant qu'elles ne se volatilisent comme par magie.^^ Juste retour des choses quand l'empire s'effondre. Merci d'y penser avec un peu d'avance.

vendredi 8 mai 2009

1007. Les m@nuscrits de la semaine : 08.05.09

- Salvatore Lo Bue, Ce qui importe, 90 p
- Pierre Poing, L'homme aux yeux gris, 76 p
- Paul Rochat, Les morts ne portent pas de chapeaux, 366 p
- Mkmir, La fille du passé, 98 p
- Marc Brao, Antigone de Sarajevo, 132 p
- Konsstrukt, Holocauste, 46 p
- Konsstrukt, Bipolaire ni soumise, 62 p
- Jean Houraà, La source où battait le c?ur de l'homme, 46 p
- Jacques Cauda, Vox Imago, 110 p
- Artno, Les primeurs du primate II, 40 p
- Balthazar, Dictateur, 108 p
- Bernard Sanroma, Cryptogrammes, 82 p
- Dévore Matsudaiko, Disparaître, 48 p
- Dionisi, La ronde de l'oubli, 204 p
- Emile K., Un rêve d'aveugle, 268 p
- Gabriel Macaigne, Antegenesis, 152 p

1006. Comment aménager votre espace personnel M@nuscrits

Par Reb Grofacho, diplômé de SAS.

Les pros du html vous répondront, un rien condescendants : « Facile, suffit d'entrer les codes et les balise adéquats, le html c'est un jeu d'enfants, une sorte de lego très simple ». Pipeau ? Non, ils ont raison ces salauds qui savent des choses : c'est grave facile de bidouiller. La petite fiche téléchargeable ne vous apprendra pas le html, vu que je n'y entrave que couic et que j'ai découvert ça la semaine passée, mais j'ai repéré deux ou trois petits trucs qui marchent pas mal et qui vous permettront de transformer votre espace M@nuscrits en mini-blog à votre goût.

Lire la suite

jeudi 7 mai 2009

1005. LibéLabo : Sibylle Grimbert lit "Toute une affaire"


Vous pouvez entendre ici une lecture par Sibylle Grimbert du premier chapitre de Toute une affaire, son cinquième roman, que nous avons eu le bonheur de publier en janvier dernier, et qui continue de susciter l'intérêt de la presse, vous le voyez, mais aussi des lecteurs, ce qui est exceptionnel, cinq mois après la sortie d'un livre, et le signe indiscutable qu'un auteur possède un univers, une langue, qui séduisent et retiennent.

É noter également, cette fois dans le cahier "Livres" de Libération, un bel article d'Éric Loret sur le nouveau livre de Laure Limongi, Le Travail de rivière, dont Laure, toute à la promotion de ses auteurs, ne vous a pas parlé, ce qui est élégant mais dommage car c'est un beau livre, dans tous les sens du terme.

1004. Conversation avec Gabriel Matzneff à La Libreria


Si vous n'aviez pu faire le voyage de Strasbourg, si vous n'avez pas trouvé le temps de venir aux Cahiers de Colette et si vous n'avez pas réservé vos billets pour Bruxelles (le 28 mai), La Libreria, librairie italienne récemment ouverte dans le quartier de la Nouvelle-France, dont, ses lecteurs le savent, Gabriel Matzneff est un habitué et un ami, vous offre une nouvelle chance de le rencontrer et de l'entendre :


Mardi 12 mai à 19 h 00

Rencontre avec Gabriel Matzneff
Autour des Carnets noirs 2007-2008

La conversation avec l'auteur sera animée par Michele Canonica, président de la Dante Alighieri de Paris.

LA LIBRERIA
89, rue du Fbg-Poissonnière
75009 Paris
Tel/Fax + 33 1 40 22 06 94

Lire la suite

mercredi 6 mai 2009

1003. Les Nouvelles aventures de SALOMÉ. (MOEPFW épisode N° - 1)

Ce 6 mai 2009 Salomé de François Weyergans re-paraît dans les librairies. Les Nouvelles aventures de Salomé, c'était justement le titre du manuscrit ancien que m'apporta un jour F.W. Il s'agissait de son premier roman, écrit à l'?ge de 27 ans, mais il n'avait jamais osé le montrer, persuadé qu'il pourrait choquer son entourage familial et amoureux.

J'avais rencontré F.W. deux ans auparavant. Il était venu au vernissage d'une exposition que j'organisais, pour accompagner son ami Raphaël Sorin. Nous avions sympathisé et nous nous sommes lancé dans des échanges de sms dont j'ai gardé la trace et qui représentent, si on les assemblait, un fort volume d'environ 400 pages (il sera peut-être un jour possible de le publier). Certains sms ont même été révélés par Paris Match au moment du Goncourt.

FW ne m'avait pas confié ce manuscrit comme on le fait à un éditeur, mais à un collectionneur. Après l'avoir acheté en tant que tel, au lieu de le ranger dans un coffre, je me mis à le déchiffrer et à le lire "pour de bon". Quelle ne fut pas ma surprise de voir surgir un texte magnifique, fébrile, bouillonnant, que je baptisais "texte matriciel" tant il semblait avoir été le creuset de l'ensemble de cette oeuvre pour laquelle j'avais la plus grande admiration.

Je décidais de le faire "saisir" secrètement et mettre en maquette de livre et l'envoyais par surprise à FW pour simuler sa publication prochaine. La question, à l'époque n'était pas là, on ne parlait, comme rituellement chaque année, que de la publication imminente de Trois jours chez mère. Nous avions d'ailleurs participé à ce "running gag" dans le premier N? de La Revue Littéraire où FW avait rédigé un faire part de naissance pour annoncer la publication du livre tant attendu à l'automne 2004 (avec un an d'avance). Le dossier de presse de cet ouvrage qui n'existait pas était devenu plus important que celui de n'importe quel livre publié.

Je donnais alors à lire Salomé à François Nourissier pour lui demander s'il pourrait être en compétition pour le Goncourt, (contre son favori Michel Houellebecq) mais il m'expliqua que, malgré la qualité évidente du texte, il ne pourrait prétendre au prix qui ne pouvait récompenser qu'un ouvrage de l'année, et que si j'avais la mauvaise idée de demander à FW de le réécrire, je risquais fort d'avoir à attendre une dizaine d'années.

Je proposais donc à FW de publier le texte brut, sans corrections. Il était d'un avis opposé, considérant que Salomé n'avait pas bénéficié à l'époque d'un travail éditorial dans la perspective d'une publication, et qu'il fallait, à ses yeux, le lui fournir. J'essayais d'argumenter pour lui démontrer qu'il ne pouvait pas retrouver la fougue et la "fraîcheur" d'un premier texte et que les quarante années d'expérience et de travail d'écriture allaient forcément transparaître. Mais il était trop tard pour discuter, le jeune auteur avait repris le dessus et s'était plongé avec passion dans la réécriture. Au cours des deux années qui précédantes, nous avions envisagé plusieurs petits livres dont celui qui devait s'appeler M.O.E.P.F.W., cela devenait un projet de plus.

Au bout d'un mois de travail acharné en plein été (avec Julia Curiel) le livre était prêt à être publié dans la rentrée littéraire et je le donnais à lire à nos 3 représentants (Nous nous diffusions nous-mêmes à l'époque) pour qu'ils portent la bonne nouvelle aux libraires. Quelque jours après, je recevais une lettre recommandée de l'éditeur de Trois jours chez ma mère, me menaçant de faire saisir Salomé s'il venait à être publié avant, une clause du contrat stipulant que FW n'avait pas le droit de publier un livre, quel qu'il soit, avant Trois jours chez ma mère.

Renoncer à la publication de Salomé nous était devenu insupportable, aussi bien à l'auteur qu'à moi, tant nous trouvions le livre magnifique. Je signalais à FW notre petit problème juridique, que nous étions au pied du mur et que s'il ne publiait pas le livre promis, nous n'avions plus qu'à ranger Salomé dans un tiroir (le fameux tiroir au fond duquel nos ennemis nous reprochaient de l'avoir retrouvé). Nous étions en ao?t 2005, la chose devenait urgente, et lorque j'avais mon ami Olivier Nora au téléphone, il moquait ma naïveté et mon inexpérience, comment pouvais-je croire que FW, auteur si avisé, laisserait sortir ce livre qu'il annonçait depuis des années et qui était devenu sa "marque".

Finalement, ils sortirent tous les deux en septembre, comme annoncé, Salomé avec 24h de retard, pour respecter la lettre du contrat. Ce livre commença par rencontrer un grand succès et apparut même dans la liste des meilleures ventes de l'Express la semaine précédant l'annonce du prix Goncourt. Cette annonce lui fut fatale et interrompit brutalement sa carrière dans les librairies, il ne pouvait plus être question d'autre chose que du Prix Goncourt, dans les medias et ailleurs.

Mais la vie d'un livre est longue, surtout lorsqu'il s'agit d'un "grand livre", et Salomé en est un. C'est pourquoi il n'est pas trop tard, quatre ans après, d'en reparler et d'avoir le plaisir de reprendre ici ses "nouvelles aventures".

vendredi 1 mai 2009

1002. Les m@nuscrits de la semaine : 01.05.09

Cette semaine 15 textes sont mis en ligne (et il en sera de même la semaine prochaine), afin de "migrer" plus rapidement vers l'interface automatique. Pour partager l'espace sur le serveur, nous terminons l'ancienne formule ici avec les textes les plus longs : pour les autres textes en attente, les auteurs recevront rapidement un lien par mail les invitant à mettre leurs ?uvres en ligne sur le nouveau site (pour plus d'informations sur celui-ci, voyez ici).

- Anne Lorho, J'ai douze ans, l'?ge où l'on ne sait rien, 214 p
- Jean-Marie Paisse, Christine, 64 p
- Jean-Marie Paisse, Un vilain petit canard, 84 p
- Gregory Sans, C'est quand que j'aime, 156 p
- Hégésippe, Journal d'un naufragé, 125 p
- Eva Luna, Zélie, 94 p
- Merlin, Réflexions saugrenues, 59 p
- C. Gérald, Salauds de Romains !, 68 p
- Kazior, Légende des passeurs de Jumièges, 50 p
- Jean-Louis Vuillermoz, Journal de ma soeur, 56 p
- Wolfesperger, Une Symphonie douce-amère, 334 p
- Ghislain Gagnon, Le Volet noir, 55 p
- D.V., Viatique, 100 p
- Lucie, Le Grand saut, 43 p
- Dieter Henecke, Emmurés, 176 p


La semaine prochaine : Dominique Dionisi, Marc Brao, Dévore Matsudaiko, Jacques Canda, Pierre Poing, Mustapha Kharmoudi, Jean Houraa, Salvadore Lo Bue, Oscar Furetière, Bernard Sanroma, Balthazar, Gabriel Macaigne, Paul Rochat, Konsstrukt, Artno et Emile K.

Archives Syndication
novembre 2017 (203)
octobre 2017 (210)
septembre 2017 (245)
août 2017 (220)
juillet 2017 (174)
mai 2017 (155)
février 2017 (186)
janvier 2017 (253)
décembre 2016 (179)
octobre 2016 (210)
septembre 2016 (245)
août 2016 (220)
juillet 2016 (174)
juin 2016 (187)
mai 2016 (155)
avril 2016 (117)
mars 2016 (202)
février 2016 (186)
janvier 2016 (253)
décembre 2015 (179)
novembre 2015 (203)
octobre 2015 (210)
septembre 2015 (245)
août 2015 (220)
juillet 2015 (174)
juin 2015 (187)
mai 2015 (155)
avril 2015 (117)
mars 2015 (202)
février 2015 (186)
janvier 2015 (253)
décembre 2014 (179)
novembre 2014 (203)
octobre 2014 (210)
septembre 2014 (245)
août 2014 (220)
juillet 2014 (174)
juin 2014 (187)
mai 2014 (155)
avril 2014 (117)
mars 2014 (202)
février 2014 (186)
janvier 2014 (253)
décembre 2013 (179)
novembre 2013 (203)
octobre 2013 (210)
septembre 2013 (245)
août 2013 (220)
juillet 2013 (174)
juin 2013 (187)
mai 2013 (155)
avril 2013 (117)
mars 2013 (202)
février 2013 (186)
janvier 2013 (253)
décembre 2012 (179)
novembre 2012 (203)
octobre 2012 (210)
septembre 2012 (245)
août 2012 (220)
juillet 2012 (174)
juin 2012 (187)
mai 2012 (155)
avril 2012 (117)
mars 2012 (202)
février 2012 (186)
janvier 2012 (253)
décembre 2011 (179)
novembre 2011 (203)
octobre 2011 (210)
septembre 2011 (245)
août 2011 (220)
juillet 2011 (174)
juin 2011 (187)
mai 2011 (155)
avril 2011 (117)
mars 2011 (202)
février 2011 (186)
janvier 2011 (253)
décembre 2010 (179)
novembre 2010 (203)
octobre 2010 (210)
septembre 2010 (245)
août 2010 (220)
juillet 2010 (174)
juin 2010 (187)
mai 2010 (155)
avril 2010 (117)
mars 2010 (202)
février 2010 (186)
janvier 2010 (253)
décembre 2009 (179)
novembre 2009 (203)
octobre 2009 (210)
septembre 2009 (245)
août 2009 (220)
juillet 2009 (174)
juin 2009 (187)
mai 2009 (155)
avril 2009 (117)
mars 2009 (202)
février 2009 (186)
janvier 2009 (253)
décembre 2008 (179)
novembre 2008 (203)
octobre 2008 (210)
septembre 2008 (245)
août 2008 (220)
juillet 2008 (174)
juin 2008 (187)
mai 2008 (155)
avril 2008 (117)
mars 2008 (202)
février 2008 (186)
janvier 2008 (253)
décembre 2007 (179)
novembre 2007 (203)
octobre 2007 (210)
septembre 2007 (245)
août 2007 (220)
juillet 2007 (174)
juin 2007 (187)
fil rss
fil rss commentaires



Copyright
Top