Il est d'usage ou, en tout cas, cela pourrait devenir une coutume, de faire le bilan de l'expérience M@nuscrits quand on manifeste le désir d'en sortir (en tant qu'auteur). Je crois me rappeler les bilans dressés, en leur temps, par Reine Bale et Emmanuel Laurent-Piperno. J'avais trouvé cela très intéressant d'avoir ces retours d'expérience de manuscrivants appelés vers d'autres horizons éditoriaux (notamment The Book Edition pour Reine Bale).

Mon tour est arrivé. Je retire mes textes de l'interface automatique, cette version Beta, ce deuxième « segment » dans lequel les auteurs s'auto-éditent dans l'attente d'être lus et dans l'espoir d'être « repérés » pour aller un peu plus loin : l'édition en ligne de textes choisis par les ELS ou mieux, bien mieux, la sacro-sainte publication papier (par les ELS ou par un autre éditeur).

Mes trois textes mis en ligne (deux nouvelles et un roman) ont été correctement lus et appréciés, il me semble. Les deux nouvelles sont publiées ailleurs : en ligne sur le site de la Revue des Ressources pour l'Aiguille de Kéréon, sur papier dans le numéro 40 de Décapage, revue littéraire « hébergée » par les éditions de la Table Ronde pour Rêve. En ce qui concerne mon roman (le titre n'est pas encore déterminé : Cahin Chaos au début, puis Avant que le jour ne cède et peut-être autre chose encore d'ici sa parution). Je ne peux, pour l'heure, davantage en parler mais il sera effectivement publié par une très bonne maison d'édition avec laquelle j'ai l'immense plaisir de signer. A ce sujet, et pour tous les auteurs qui espèrent, je suis la preuve vivante que même si on est provincial, parfaitement inconnu et sans aucune relation au monde éditorial et en particulier le cénacle germanopratin, il faut continuer d'y croire et de persévérer car il est possible d'y arriver...

En plus que d'être lu par d'autres personnes complètement en dehors de l'entourage proche et d'avoir des retours souvent construits sur ses textes, Manuscrits a aussi été pour moi l'occasion de rencontrer des gens comme Marie, Véra, Nicolaï et d'autres encore. Je souhaite, à l'occasion de ce bilan, témoigner toute ma sympathie à Marie qui, si je me souviens bien, a été la première à manifester de l'intérêt pour mon roman et à croire en sa possible publication.

Gaël Brunet le 30 octobre 2009