"Qu'elle irrite ou qu'elle fascine, l'œuvre de Houellebecq est une véritable machine à produire du commentaire. Jeune auteur - c'est son premier livre -, Aurélien Bellanger vise d'emblée à réhabiliter « un écrivain sincère et ambitieux ». Délaissant les aspects les plus provocateurs et les plus discutables du personnage, Bellanger reste au plus près des textes (des romans, mais surtout de la poésie) qu'il cite abondamment, et ce au détriment d'une analyse qui peine à s'esquisser. En fin de volume, l'oiseau sort du nid. Après Novalis, après Baudelaire, l'auteur nous apprend qu'un troisième romantisme est né, « qui s'est appelé la science-fiction ». Et ce romantisme-là, bien entendu, « est celui de Houellebecq ». Un peu excessif, non ?"

B. G.

Houellebecq écrivain romantique », par Aurélien Bellanger, Léo Scheer, 304 p., 18 euros.

Ben nous, on ne voit pas en quoi c'est moins excessif qu'un certain article paru en Italie...