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samedi 30 octobre 2010

1420. Myriam Thibault dans ELLE.

ELLE est notre magazine français préféré (après Chronic'art bien s?ur). C'est une consécration, pour un livre, un auteur, d'avoir un papier dans ELLE. Surtout lorsqu'il s'agit, pour le premier roman d'un très jeune auteur, de figurer dans la rubrique, très sélective, dirigée par Olivia de Lamberterie.

Cela vient d'arriver à Myriam Thibault, avec son très prometteur recueil de nouvelles Paris, je t'aime, qui poursuit son petit bonhomme de chemin au milieu de la jungle de la rentrée littéraire. Il y a beaucoup de chose encore à découvrir, chez Myriam Thibault, en particulier cette forme d'humour qui semble si naturelle aux lecteurs de sa génération, lorsqu'elle joue avec les clichés d'une façon si simple qu'on pourrait la prendre au premier degré.

Voici l'article :

Parisienne lover.

L'auteure.

Myriam Tibault a 16 ans et une obsession, qui ne tourne pas autour des garçons, mais de Paris ! Lycéenne à Tour, elle n'a d'yeux que pour la ville à qui elle dédie son premier recueil de nouvelles.

Comme une touriste japonaise, Myriam trouve un charme romantique là où une parisienne de pure souche ne verrait que du Kitch.

Le Pitch.

Les histoires courtes se suivent avec, à chaque fois, Paris en toile de fond. Côté personnages, il y en a pour tous les go?ts et les clichés : un romancier germanopratin sosie de Beigbeder, des amoureux transis au Tuileries, un baby-rockeur aux Repetto élimées, et même, un Gainsbourg éméché...

Notre avis.(1)

C'est la première déclaration d'amour d'une ado d'aujourd'hui et, comme toutes les premières fois, c'est un peu maladroit...Le ton innocent trahit la provinciale en quête d'évasion dans la capitale. La blogueuse littéraire (Angel-A) manque encore un peu de maturité, mais le talent est à sa portée.

Elvire Emptaz, le 29 octobre 2010.

(1) L'avis de l'éditeur : Peut-être pas aussi innocent qu'il parait, ce ton...

vendredi 29 octobre 2010

1419. L'article de Jean-Claude Perrier dans Livres Hebdo sur "Car ceci est mon sang" de Nathalie Rheims.

Entre deux anges, l'amour est-il possible?

Une jeune femme dont on sait peu de choses, si ce n'est qu'elle est juive issue d'une famille absolument pas religieuse, qu'elle a toujours été fascinée par le Christ et qu'elle a vécu un certain nombre de drames personnels, arrive à Jérusalem en compagnie de deux journalistes pour une interview. Autrefois, elle a participé à des recherches archéologiques sur le site de Meggido, qui avaient bien failli dynamiter tous les dogmes de l'histoire sainte et, partant, de la chrétienté. Le trio se rend au mont des Oliviers. Là, la narratrice a une vision, un éblouissement : elle aperçoit, nimbé dans un halo surnaturel, un jeune homme presque nu, les cheveux longs. Il lui rappelle irrésistiblement son cher Jésus, qu'elle aime tant depuis que, petite juive éduquée dans une école catholique, ses condisciples l'accusaient de L'avoir tué ! Coup de foudre : notre amie n'aura de cesse de retrouver le bel inconnu. Et y parviendra, bien s?ur, mais gr?ce à des coïncidences rocambolesques.

Pendant ce temps, le professeur Werner Richardson, un spécialiste américain du fonctionnement émotionnel du cerveau, mondialement reconnu, part, avec sa femme qui l'assiste et leurs deux enfants, s'installer à l'abbaye de Seilhan, dans le sud de la France, en plein pays cathare. Là, le supérieur, le père Constantin, met à la disposition du chercheur, sponsorisé par une multinationale pharmaceutique fort intéressée par ses résultats, un laboratoire high-trch où poursuivre ses travaux dans des conditions optimales. Et pourquoi pas décrocher le Nobel? S'il réussissait, Richardson pourrait guérir des cancers, prolonger la vie, voire abolir la mort...

Pendant ce temps, un certain Damien,jeune danseur étoile inspiré, décide, à l'issue de son contrat avec un corps de ballet, de regagner Seilhan, lui aussi, où il se trouve être éducateur pour enfants autistes dans un centre dépendant de l'abbaye. Et, pendant ce temps encore, à Paris, une méchante secte satanique qui se veut l'héritière des Cathares, au courant du projet de Richardson, va tout tenter pour l'empêcher de réussir dans son entreprise, considérée par eux comme inacceptable car trop "positive".

Naturellement, la narratrice va finir par se retrouver à Seilhan, rencontrer Damien où elle reconnaîtra son apparition de Jérusalem. Mais le jeune homme, presque moine, est-il un être sensible à l'amour humain ou une espèce d'ange? Et elle-même, placée par miracle sur son chemin, ne serait-elle pas d'une nature angélique? Or, les anges étant réputés asexués, on ne sache pas qu'ils puissent tomber amoureux entr'eux et, encore moins, avoir des rappots charnels !

Nathalie Rheims a le chic pour s'embarquer, et nous à ses côtés, dans des histoires incroyables, mais mues par leur logique propre. Au début, on se dit qu'elle exagère, et puis on se laisse toucher, parce qu'elle a du talent et que chacun de ses livres est courageux, intime, inquiet. Humain.

Jean-Claude Perrier, le 29 octobre 2010.

dimanche 24 octobre 2010

1418. Nathalie Rheims, Car ceci est mon sang.

Le 10 novembre 2010 parait en librairie le nouveau livre de Nathalie Rheims : Car ceci est mon sang.

Le titre. Il y a quelque chose qui pourra sembler sacrilège à certains dans ce titre. Utiliser de la sorte une phrase, sacrée pour tous les chrétiens, qui est au centre de l'Eucharistie, du Credo de ceux qui croient que le Christ est Dieu, et par conséquent du rituel qui leurs permet de communier avec lui à travers le corps du Christ, peut sembler iconoclaste. Il y eut des périodes de l'histoire de l'Église où on se massacrait hardiment pour moins que ça.

C'est justement dans cette histoire là que se meuvent les héros de ce roman, par exemple dans le moment paroxistique que fut la croisade contre les Albigeois, "solution finale" trouvée par les gardiens du dogme pour éradiquer l'hérésie Cathare. Nathalie Rheims utilise, pour son récit, un des aspects essentiels de la thèse Cathare, qui eut tant de succès à l'époque, ce qui explique sans doute la violence de sa répression, selon laquelle notre monde n'a pas été créé par Dieu mais par Satan, puisque rien dans ce monde n'est éternel alors que la substance même de Dieu est l'éternité. Selon eux, le monde du "bien", celui de Dieu, est à côté du notre, mais nous ne pouvons ni le voir ni le connaître.

Le roman, dont l'action se déroule aujourd'hui, reprend ces thèses à travers leur survie au sein de communautés rivales qui s'affrontent, certaines allant jusqu'à retenir dans leurs rituels le côté "Vampire" de la phrase sacrée. Mais tous les personnages participent de cette croyance centrale selon laquelle notre monde n'est qu'une illusion.

La couverture. Même si la posture représentée dans la photographie utilisée ressemble à un Christ sur la croix, elle évoque aussi le mouvement d'un danseur que l'on pourrait croire sorti du dernier ballet de Preljocaj : Suivront mille ans de calme sur le thème de l'Apocalypse, ou du spectacle de Mylène Farmer : Point de suture. Il semble bien, même si le monde n'est qu'une illusion, qu'il s'agit bien du danseur qu''Alain Escalle a placé dans le spectacle. Le roman commence par l'apparition de ce personnage, à la fois coup de foudre amoureux et révélation mystique pour la narratrice.

Cette double émotion, l'une religieuse, l'autre affective, qui mêle l'amour et l'effet produit par une "révélation" (sens véritable du mot "apocalypse"), comme a pu le ressentir Claudel à Notre-Dame de Paris le jour de Noël 1886, il avait vingt ans, devient le fil principal de l'histoire qui relie la narratrice au personnage principal du roman. Voici comment Claudel évoque ce qu'il a ressenti ce jour là :

« ''J'étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l'entrée du ch?ur, à droite du côté de la sacristie. Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie. En un instant, mon c?ur fut touché et je crus. Je crus, d'une telle force d'adhésion, d'un tel soulèvement de tout mon être, d'une conviction si puissante, d'une telle certitude ne laissant place à aucune espèce de doute que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d'une vie agitée, n'ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher. J'avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence, de l'éternelle enfance de Dieu, une révélation ineffable.'' ».

La narration. Car ceci est mon sang est le douzième livre de Nathalie Rheims. Son oeuvre, son univers, oscillent entre deux genre littéraire, à priori éloignés l'un de l'autre, et qu'elle tente progressivement, livre après livre de faire se rejoindre : d'un côté : "l'écrit intime" (Journal intime, Claude...pour les derniers), écrits au -JE-; de l'autre côté : le thriller (Le cercle de Meggido, L'Ombre des Autres...) avec, toujours, une connotation métaphysique. Ce roman réalise complètement la synthèse entre les deux genres puisque s'y croisent une écriture intime du -je- de la narratrice face à ses émotions, et un autre narrateur, non défini, qui écrit un thriller, sans que jamais on ne sente d'accroc entre l'un et l'autre.

Si on tente de définir la singularité de l'univers de Nathalie Rheims, souvent évoquée par les critiques littéraires, mais jamais vraiment définie, ce roman permet de le faire plus facilement et il apporte un éclairage, comme point d'aboutissement, au cheminement de l'auteur dans ses précédents livres. Certains, comme Le Rêve de Balthus ou L'Ange de la dernière heure, annonçaient ce genre littéraire singulier qu'on pourrait appeler le "Thriller intime", exercice périlleux, que parvient à accomplir avec gr?ce Nathalie Rheims dans ce petit roman.

Il faut se méfier des petits livres. Ici, chaque mot, chaque phrase ne peuvent être survolés, on ne peut avancer que très lentement et prudemment dans un récit qui se promène au bord des gouffres.

Les trois principaux éléments de l'intrigue sont :

- L'histoire d'amour entre la narratrice et son apparition muette. - L'affrontement entre les héritiers de l'hérésie cathare, devenus des frères ennemis, mettant en oeuvre des statégies opposées pour faire triompher le bien. - L'aventure scientifique d'un savant américain, spécialiste du cerveau, sur le point de découvrir ce qui permettrait à l'espèce humaine de faire reculer la mort, mais serait une transgression de l'interdit divin.

L'action se déroule principalement dans une abbaye située près d'Albi, secrète et inaccessible, où vivent des moines dominicains, gardiens des archives de l'inquisition contre l'hérésie cathare.

1417. Myriam Thibault chez Fattorius

Un article de Fattorius sur Paris, je t'aime de myriam Tibault.

Dit-on "parisophile"?

L'adjectif "parisophile" existe quelque part dans la blogosphère. Il s'applique à merveille au petit recueil de douze nouvelles, signé de la blogueuse Myriam Thibault, qui a paru en août dernier aux éditions Leo Scheer. Son titre? "Paris, je t'aime". Son sujet? Tout est dans le titre, avec un clin d'oeil à un film d'Olivier Assayas, sorti en 2005.

"On ne sait pas réellement si vous parlez de vous, ou si vous inventez", écrit une lectrice à l'écrivain qui est le narrateur de la nouvelle "Une journée Boulevard Saint-Germain". Eternelle question qui se pose dès qu'un auteur s'exprime! Celle-ci survient à l'esprit du lecteur dès qu'il ouvre ce petit livre: quelle est la part de vécu, quelle est la part de rêve?

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vendredi 22 octobre 2010

1416. Gabriel Matzneff dans Art Press

Gabriel Matzneff. La vérité à bout portant

par Yan Céh

Double rentrée pour l'un des excentrés les plus fameux de la littérature française, Gabriel Matzneff. Deux livres qui se répondent, en miroir, pour mieux appréhender l'auteur, s'approchant du seuil de sa vie. Un ultime carnet passé à l'?ge digital d'un côté, et un ouvrage collectif réunissant exhaustivement sources, études, témoignages, entretiens et documents de l'autre. Légèreté d'un côté, gravité de l'autre.
Gabriel Matzneff ne rend pas les armes, au contraire, il s'en approprie de nouvelles. Ainsi, il nous convie à son premier roman électronique, comme il le définit lui-même sur la couverture, sous le titre : Les Émiles de Gab la Rafale.
(...)

Lire la suite dans le numéro 372 (novembre 2010) d'Art Press, en kiosque à partir d'aujourd'hui.

mercredi 20 octobre 2010

1415. Qui est Yvonne Baby ?

La librairie des Abbesses et les Éditions Léo Scheer vous invitent à la lecture et la signature du roman ''Le Troisième ciel'' d'Yvonne Baby le mercredi 27 octobre 2010 à partir de 18h30.

Librairie des Abbesses
30 rue Yvonne Le Tac 75018 Paris
Tél : 01 46 06 84 30

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1413. Marc-Édouard Nabe dans la 2e liste du Renaudot.

Félicitations à M.E.Nabe dont le superbe livre : L'homme qui arrêta d'écrire fait son entrée dans la deuxième sélection du Prix Renaudot, et au jury présidé par Franz-Olivier Giesbert pour son courage. La présence conjointe de Michel Houellebecq et de Marc-Edouard Nabe dans cette liste est un évènement. Une réflexion qui rejoint celle du dernier numéro de La Revue Littéraire, en particulier de l'article intitulé La Carte et le Territoire, un roman nabien par Abeline Majorel, et celui d'Aurélien Bellanger : L'interprétation des règnes.

Pour suivre, ici et , mais aussi des flash et des blop blop wizz

1414. Houhellebecq héritier romantique par Arnaud Genon.

Sur le site parutions.com, cet article sur le livre d'Aurélien Bellanger.

L'auteur de l'article : Docteur en Littérature française, professeur certifié en Lettres Modernes, Arnaud Genon enseigne à Casablanca. Visiting scholar de ReFrance (Nottingham Trent University), auteur de Hervé Guibert, vers une esthétique postmoderne (L'Harmattan, 2007), il a cofondé les sites herveguibert.net et autofiction.org. Imprimer

«Beaucoup de choses ont été dites sur Michel Houellebecq, sur son œuvre un peu moins», remarque l'éditeur, sur la quatrième de couverture du présent ouvrage. Il est vrai que les enquêtes, les biographies «non autorisées» publiées en 2005 étaient passées à côté du Houellebecq écrivain pour ne se focaliser que sur Michel Thomas, assurément moins intéressant que ses livres. Cependant, la recherche académique se penche depuis plusieurs années maintenant sur l'auteur de La Carte et le territoire récemment publié, comme en témoignent notamment les études de Sabine van Wesemael ou de Murielle Lucie Clément (1). L'approche d'Aurélien Bellanger s'inscrit donc dans un ensemble éditorial révélant que Houellebecq sait tout autant susciter l'intérêt médiatique que critique.

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lundi 18 octobre 2010

1412. Camille Henrot : Lukim Yu, par Angie David

Nominée pour le Prix Marcel Duchamp qui sera décerné dans le cadre de la FIAC, Camille Henrot est l'artiste que nous avons choisie cette année 2010 dans le cadre de notre collection Janvier/Léo Scheer.

LUKIM YU est le neuvième livre de cette collection. Les précédents sont : (8), (7), (6), (5), (4), (3), (2), (1). L'ouvrage est préfacé par Angie David.

LUKIM YU de Camille Henrot,

par Angie David

Extrait : " (...) Le monde matériel résiste, mais, dans le même temps, Camille Henrot ne veut pas renoncer à représenter le réel, comme elle ne renonce pas à agir suivant le principe du désir, celui d'aller vers l'autre, même s'il s'éloigne peu à peu.

Si l'art produit des symboles et constitue des sujets, l'être n'a de sens que dans la simplicité et le renoncement, non pas de soi, mais de la vaine tentative d'emprise sur l'autre. Lukim Yu réhabilite le conflit, mais souligne l'imprégnation et la plasticité des valeurs.

Des "school-girls" longent une allée surplombée d'un drap jaune devenu un filet de pêche par les lignes grattées sur la diapositive, et pourtant cette cassure ne semble pas les (nous) perturber. Au milieu de ce qui pourrait être un désert de sable ou un terrain en friche, une pointe dessinée à l'encre écoline jaune s'impose brutalement, comme un tourbillon qui viendrait saccager cet espace déjà désolé, ou, au contraire, comme si le soleil faisait une percée pour l'illuminer, le sublimer.

L'indéterminé, l'indéfini sont le signe d'une capacité protéiforme qu'ont les cultures de l'Afrique, de l'Asie et de l'Océanie à inclure les postulats de différence et d'hybridation, termes qui sont à l'origine de la pensée post-coloniale (...)"

lire la préface :

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vendredi 15 octobre 2010

1410. Saphia chez Ruquier. (3)

Saphia Azzeddine sera l'invitée de Laurent Ruquier demain samedi 16 octobre à 22h30 dans l'émission On n'est pas couché pour son nouveau livre : La Mecque-Phuket.

jeudi 14 octobre 2010

1411. Écrivains en séries. Saison 2. par Aude Lancelin pour le Nouvel Obs.

Superbe dossier réalisé par Aude Lancelin à l'occasion de la sortie en librairie le 20 octobre de la deuxième saison d'Écrivains en séries chez LaureLi.

La littérature se shoote aux séries

Par Aude Lancelin

Bonnes feuilles : par Isabelle ZribiPhilippe Forest, Pierre Alféri, Oliver Rohe...

Les séries télé, qui sont un phénomène culturel majeur, inspirent toujours plus d'écrivains. Ils témoignent de leur addiction dans un livre passionnant.

Comme Claro, écrivain et traducteur de Pynchon, longtemps ils ont pris leur goûter devant « le Manège enchanté ». Aujourd'hui quadras, ou trentenaires encore, ils ne sont pas des « enfants de la télé » comme les autres, mais ne voient plus celle-ci comme un objet impur et menaçant. L'âge d'or des séries, qui bat son plein aux Etats-Unis depuis l'incroyable succès critique remporté, entre autres, par « les Soprano » ou « Mad Men », ne les laisse pas indifférents. Ils se disputent volontiers dans les dîners sur « The Wire », brûlot politique apprécié d'Obama, autant que sur le dernier Houellebecq.

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dimanche 10 octobre 2010

1409. L'amour selon Matzneff. Entretien avec Franck Delorieux

Photographie : Jeune femme lisant Matzneff à Paris-Plage (source).

L'amour selon Matzneff

(entretien avec Franck Delorieux, Les Lettres françaises, octobre 2010)

É l'occasion de la parution d'un livre collectif intitulé Gabriel Matzneff et des Émiles de Gab la Rafale, florilège d'e-mails envoyés à ses amis ou à ses amours, nous lui avons posé quelques questions sur un des sujets majeurs de son ?uvre, l'amour.


***

L'amour, la beauté et la mort reviennent dans tous tes livres : établis-tu un lien entre ces trois thèmes ?

Gabriel Matzneff. En art, et notamment dans l'art d'écrire, mais cela vaut pour tous les domaines de l'art, il n'y a que deux sujets : l'amour et la mort. Schopenhauer écrit que l'amour et la mort sont les « génies musagètes de la philosophie », mais ils sont aussi les génies musagètes de la poésie, de l'inspiration romanesque, de la tragédie, de la musique et, pourquoi pas, de la sculpture et de la peinture. Le troisième terme, la beauté, est le but à atteindre, car si l'artiste s'empoigne avec l'amour et la mort, tel Jacob avec l'Ange, c'est pour créer de la beauté. Nous sommes sur cette terre pour créer de la beauté, et donc de l'amour. Cioran m'a ra conté qu'un jour où il se promenait place Saint-Sulpice avec l'éditeur Charles Orengo, celui-ci s'était plaint de ne recevoir que des manuscrits où l'on parlait de la mort. « J'en ai marre de ces types qui parlent sans cesse de la mort ! » En riant, Cioran lui avait rétorqué que si la mort n'existait pas, sa maison d'édition fe­rait faillite en quinze jours, parce que plus personne n'écrirait. C'est la mort qui pousse les gens à créer. La création artistique est notre façon de tenter de vaincre la mort. Tentation illusoire peut-être, mais féconde. Outre la création artistique, ce qui nous donne le sentiment le plus fort que la mort n'existe pas, c'est d'aimer quelqu'un. Quand on aime quelqu'un et que cette personne vous aime, quand il y a un amour corrisposto, comme disent les Italiens, un amour réciproque et heureux, on n'imagine pas de pouvoir cesser d'aimer l'autre et on n'imagine pas que l'autre puisse cesser de vous aimer. Il y a là une sensation d'éternité, un sentiment de victoire sur la mort. C'est la phrase de saint Paul dans sa Première Épître aux Corinthiens : « É mort, où est ta victoire ? » L'amour vainqueur de la mort est une image universelle que l'on retrouve dans bien des traditions religieuses ou philosophiques parce qu'elle exprime un rêve humain, magnifique et poignant.

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mercredi 6 octobre 2010

1408. José Agrippino de Paula au Centre Pompidou : du 8 au 17 octobre

Le Centre Pompidou propose un événement majeur autour de l'œuvre de José Agrippino de Paula : une rétrospective intégrale de ses films du 8 au 17 octobre ' une première en Europe.

Cinéaste et écrivain brésilien (1937-2007), José Agrippino de Paula est l'un des fondateurs du Tropicalisme, mouvement né à la fin des années 60, à la croisée des scènes artistique, musicale et littéraire. Le Centre Pompidou présente une intégrale de ses films, ainsi que des œuvres de cinéastes qui lui sont proches (Ron Rice, Glauber Rocha...) et des documentaires.

En quatorze séances, le cycle rend compte de la vitalité de cette personnalité atypique qui a marqué son époque. En complément du programme de films, une table ronde aura lieu le 14 octobre, sur le Tropicalisme.

Après avoir publié deux romans, dont le second, PanAmérica (1967) décrit l'avènement du pop en Amérique du Sud, à travers la production d'un film, José Agrippino de Paula fait ses premières armes au cinéma avec un film délirant, Hitler terceiro mundo. Réalisé avec des moyens de fortune, en dehors de toute légalité, il ne sera projeté pour la première fois en public qu'en 1984. Parmi ses autres films tournés en super 8, l'un se présente comme un film de famille, tandis que les autres, relevant d'une approche documentaire, s'intéressent à la danse de transe et au candomblé.

En 2008, la collection Laureli, aux Éditions Léo Scheer, a publié PanAmérica, dans une traduction d'Emmanuel Tugny. Un texte de Caetano Veloso sur cette œuvre majeure, traduit par Olivier Quintyn, a été publié dans la revue Inculte #15.

Au moment de la sortie du livre, nous avions mis en ligne plusieurs vidéos évoquant José Agrippino de Paula, tournées à Porto Alegre, qui tracent son portrait d'artiste polymorphe. Vous pouvez les voir à cette adresse.

Retrouvez toutes les informations concernant la rétrospective José Agrippino de Paula au Centre Pompidou ici.

Au Brésil, José Agrippino de Paula est publié par les éditions Papagaio.

mardi 5 octobre 2010

1407. Écouter Aymeric Patricot

Deux émissions passionnantes autour de Suicide Girls d'Aymeric Patricot :

' Un entretien avec l'excellent Pierre-Louis Basse, sur Europe 1 (à partir d'1 h 05 min.).

' Un entretien avec Bénédicte Heim (auteur d'un bel article sur le roman), sur le podcast des Contrebandiers éditeurs.

lundi 4 octobre 2010

1406. Tanganyika Project de Sylvain Prudhomme chroniqué par Sébastien Moig

Tanganyika Project de Sylvain Prudhomme chroniqué par Sébastien Moig pour Maxoe (chronique "Dans la Jazzosphère").

Après avoir aiguisé notre curiosité avec Les matinées d'Hercule paru en 2007 au Serpent à plumes, Sylvain Prudhomme nous revient avec deux romans publiés coups sur coups en mars et juin 2010. Toujours guidé par ce go?t de l'exploration et de la découverte du monde qui l'entoure, le jeune auteur parisien nous invite à nous questionner sur la nécessité de bouleverser notre vision des choses pour la rendre perméable à la créativité, à l'inspiration et aux changements. Un vrai bol d'oxygène !

â?º Lire l'article sur le site maxoe.com

samedi 2 octobre 2010

1405. Achetez l'Huma !

Gabriel Matzneff est à la une de L'Humanité du jour. Les Lettres françaises, devenus le supplément littéraire mensuel du quotidien de Jaurès, publient en effet, à l'occasion de la parution simultanée des Émiles de Gab la Rafale et du livre collectif consacré à Matzneff, un grand entretien avec Franck Delorieux intitulé "L'amour selon Matzneff". Si vous aimez Matzneff ou l'amour, ou, mieux encore, l'un et l'autre, ne ratez pas ces deux pages touffues et passionnantes.

vendredi 1 octobre 2010

1404. Myriam Thibault sur France 5

Myriam Thibault était mercredi soir l'invité d'Alessandra Sublet dans "C à vous", sur France 5. Vous pouvez voir l'émission sur ce site (Myriam arrive vers la treizième minute).

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