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mardi 22 février 2011

1505. Les même yeux que Lost de Pacôme Thiellement par Anthony Poiraudeau.

Photographie : Pacôme Thiellement, par Thomas Bertay.

Sur son blog : FUTILES ET GRAVES, cet article d'Anthony Poiraudeau :

Regarder Lost et voir sa propre âme.

Le 22 septembre 2004, le vol Oceanic 815 en provenance de Sydney et à destination de Los Angeles s’écrase sur une île inconnue de l’océan Pacifique sud. Quelques dizaines de personnes survivent au crash et s’organisent pour rester en vie sur l’île. Ils constatent rapidement qu’ils ne sont pas les seuls êtres humains sur l’île, et que de très étranges phénomènes s’y déroulent. Un paraplégique retrouve l’usage de ses jambes, des morts ou des absents reparaissent, de très improbables et multiples coïncidences ont lieu. Il y aura des rencontres avec les autres occupants de l’île, des découvertes de plus en plus affolantes quant à la nature et aux pouvoirs de cette île elle-même, et quant aux enjeux qui l’impliquent. La plupart des survivants sont, naturellement, mus par le désir de quitter l’île, pour retourner à la poursuite de leur existence d’avant l’accident, tandis que certains ne souhaiteront au contraire qu’y rester.

Voici un résumé possible, et très succinct, de la situation narrative à partir de laquelle la série Lost se développe au cours de ses six saisons. L’histoire se poursuit d’un épisode sur l’autre, depuis le pilote jusqu’à l’épilogue, et chaque épisode fait se dérouler en son sein un flashback qui éclaire la situation et le parcours d’un des personnages principaux, nous permettant de constater l’ampleur de ce qui se joue au cours de l’aventure, pour ce personnage en particulier et pour l’ensemble des protagonistes, puisque l’on découvre au fur et à mesure que toutes et tous ici sont inextricablement liés les uns aux autres.

C’est de la série Lost (diffusée de 2004 à 2010 sur la chaîne de télévision ABC aux États-Unis, conçue J.J. Abrams et scénarisée par Damon Lindelof et Carlton Cuse) dont il est question dans le nouveau livre de Pacôme Thiellement : Les mêmes Yeux que Lost (éditions Léo Scheer, collection Variations, 2011). L’auteur y poursuit son extrêmement singulière étude exégétique et ésotérique des Å“uvres et productions pop. Le terme de pop – guère aisé à définir, ou du moins à délimiter, même s’il est courant – est utilisé par Pacôme Thiellement lui-même pour désigner son champ d’étude, et on pourra en trouver quelques exemples significatifs dans les sujets qu’il déjà étudiés dans ses ouvrages précédents : Les Beatles (dans Poppermost, éditions MF, 2002), Frank Zappa (dans Économie Eskimo, éditions MF, 2005), l’auteur de bande dessinée Mattt Konture (dans Mattt Konture, éditions l’Association, 2006), Led Zeppelin (dans Cabala, éditions Hoëbeke, 2009), ainsi que la série Twin Peaks, et le film Twin Peaks : Fire walk with me, de David Lynch, qui la complète (dans La Main gauche de David Lynch, aux Presses Universitaires de France, 2010). Il s’agît à chaque fois d’œuvres complexes à vocation populaire, véhiculés jusqu’au grand public par des moyens de diffusion de masse tels que la télévision ou le disque enregistré.

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lundi 21 février 2011

1504. Entretien-conférence avec Alain Baudemont (extraits)

Alain Baudemont
Entretien-Conférence
avec
Maurice Lethurgez
Poète et Conférencier

(Auditorium Camus, Nice, le 18 février 2011)

M.L.
Que comprendre, si simplement on entend prononcer Cent mots dire. Et plus encore ? Il se peut que l’oreille ne saisisse que la musique des trois premières syllabes et confonde « Cent mots dire » avec « Sans maudire ».

Ce déplacement sémantique, induit par la même musicalité des trois syllabes, permet de jouer sur deux tableaux, celui de la quantité et celui de la qualité. Je m’explique. Ce titre nous suggère que nous serons en présence de textes courts « Cent mots dire », et que ces textes n’exprimeront aucune colère, ou damnation d’aucune sorte. Ces textes ne maudiront pas.

Ce titre dit plus encore que ne le suppose ce jeu sur les sonorités des trois premières syllabes. En effet, un titre est déjà une transaction entre le livre et le lecteur. Le titre est déjà un premier commentaire sur le contenu du livre au delà d’être une accroche publicitaire au sens noble du terme. Il est, à première vue, un prétexte, c’est à dire une sorte d’argument pour retenir l’attention, mieux un pré-texte, c’est à dire un avant-texte, un premier commentaire, comme je le disais, sur le texte.

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dimanche 20 février 2011

1503. L'article de Mohammed Aïssaoui et la malédiction du Fauteuil 32.

Dans la mesure où cet article, paru dans le Figaro du samedi 12 - dimanche 13 février 2011, porte sur le sujet du prochain livre de Nathalie Rheims : Le Fantôme du fauteil 32, nous espérons que la direction du journal ne nous tiendra pas rigueur de le publier sur ce blog alors qu'il est réservé aux abonnés du site du Figaro.

Académie française : la malédiction du fauteuil 32

Par Mohammed Aissaoui

Élu en 2009, François Weyergans ne siège toujours pas sous la Coupole. Petite histoire d'un fauteuil, vacant depuis huit ans.

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samedi 19 février 2011

1502. Entretien avec Gabriel Matzneff (Parutions.com)

Jean-Baptiste Fichet

Entretien avec Gabriel Matzneff
Première partie

(Parutions.com)

Vendredi 10 décembre 2010. Gabriel Matzneff est attablé au bar de l’hôtel Bedford, succursale feutrée des éditions Léo Scheer. De retour d’Italie, ce pays devenu au fil des ans comme sa patrie de cÅ“ur, l’écrivain retrouve, accablé, un Paris glacé, au plafond gris et bas. D’abord réconforté par son éditeur Florent Georgesco, réchauffé ensuite par un bon thé, le voici se prêtant, deux heures durant, au jeu de l’entretien – poursuivi ensuite par émiles. Il fallait quelque peu de temps, et un rien d’espace, pour évoquer ce double événement : la parution chez Léo Scheer des Émiles de Gab la Rafale, «roman électronique» enlevé et kaléidoscopique, et celle, aux éditions du Sandre, de Gabriel Matzneff, véritable bible couleur or, où une ribambelle d’écrivains, de critiques littéraires, d’universitaires, de lecteurs, d’amis, une amante aussi, communient dans la fidélité à celui qui nous a donné Le Défi, Vénus et Junon, Les Passions schismatiques, Ivre du vin perdu, Isaïe réjouis-toi, Les Moins de seize ans, Douze poèmes pour Francesca et Le Taureau de Phalaris, bien d'autres livres encore, parmi lesquels des romans, des essais, des recueils d’articles ou de poèmes, des volumes de journal intime.. Vaste entretien, donc, où il est question, pêle-mêle, d’écriture, de passions, de schismes, du moi, de l’autre, de l’amour, de la résurrection, et même, morbleu ! de cette satanée morale…

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jeudi 17 février 2011

1501. L'ivrogne aime Sibylle Grimbert

Voici ce qu'écrit Céleste, sur le sympathique blog L'ivrogne, à propos du Vent tourne de Sibylle Grimbert (qui se trouve rangé dans la catégorie Grand Vin) :

Benjamin et Edmond se rendent ce jour-là chez Marianne pour un dîner de famille. En franchissant la porte, Edmond sent que l’atmosphère semble lourde et hostile. Ce dîner ne ressemble pas aux autres, habituellement sereins, conviviaux…
Et tout se déroule comme il l’avait prévu… Son meilleur ami le boude, sa femme s’éloigne et Benjamin, persuadé que son père va abandonner l’entreprise familiale, se fourvoie… Il passe alors d’un sentiment à l’autre, de la joie au désespoir, de la colère à l’indifférence, entraînant son entourage dans une sorte de thriller psychologique oppressant.
S’ensuit alors un huis clos féroce où tout éclate, les illusions s’écroulent, les convives s’affrontent et se livrent à une véritable anarchie…
Avec un talent quasi magique, Sibylle Grimbert nous entraîne et nous propulse dans la peau de ses personnages mais surtout dans les tréfonds de leur âme en plein chaos, fragile, voire fébrile.

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mercredi 16 février 2011

1500. Béatrice Commengé dans La Quinzaine littéraire et Le Matricule des Anges

Le nouveau roman de Béatrice Commengé, L'Occasion fugitive, est, peu de temps après sa sortie, déjà salué par ces deux monuments de la presse littéraire que sont La Quinzaine littéraire et Le Matricule des Anges.

LA QUINZAINE LITTÉRAIRE
(16 février - 3 mars)

La rencontre comme art

par Natacha Andriamirado

« La vie est ailleurs… la vie est à créer. On la trouve préfigurée sur le chemin du songe comme une forme plus belle à substituer, au prix de toutes les souffrances, à la froide physionomie des événements. Elle est le vrai nom de la poésie » écrivait Joë Bousquet dans ses Lettres à Poisson d’or. Voilà une Occasion fugitive sur ce chemin du songe où la rencontre, à force de s’écrire, est Å“uvre à part entière. La lettre est rédigée dans un train, au temps suspendu, au moment où « le bonheur s’étire ». Elle est écrite par une femme et destinée à l’homme qu’elle s’apprête à aller rejoindre. Traversée par une « ivresse joyeuse », la femme tente de restituer les mois qui viennent de s’écouler et le lien qui s’est peu à peu tissé avec cet homme. Une relation où les mots – les correspondances, le langage symbolique, les citations, les livres lus – précèdent le geste et où les rencontres souvent différées, entre patience et durée, se jouent du temps comme pour mieux le « ravir ».

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mardi 15 février 2011

1499. Jean-Luc Delarue attaque le magazine Chronic'art

L’audience, ouverte au public, du 28 février 2011, au Tribunal de Grande Instance de Paris, devrait mettre un terme à plus d’un an de débats juridiques.

Le 24 décembre 2009, Cyril De Graeve, directeur de la publication de Chronic’art, reçoit un courrier qui n’avait rien des traditionnelles cartes de vœux.

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1498. "Un jubilatoire jeu de massacre" : Sibylle Grimbert dans Le Point

Nouvel article sur Le vent tourne, dans le dernier numéro du Point :

Le vent tourne : quand la party vire au massacre

par Thomas Mahler

Dans un huis clos alcoolisé, l'écrivain Sibylle Grimbert met à mal le bel agencement social parisien.

C'est une fête chic et parisienne comme les appartements haussmanniens ont dû en héberger des milliers. Triés sur le volet, les invités se partagent petits-fours, champagne et potins, tandis que les danseurs ressemblent à "des algues convulsionnant mollement sur le parquet". Autrement dit, "la vie mondaine ordinaire" suit son cours. Mais on peut compter sur Sibylle Grimbert, romancière à l'ironie redoutable, pour mettre à mal ce bel agencement social et faire valdinguer les névroses, les vanités et les lâchetés de ces convives.

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lundi 14 février 2011

1497. Les Mêmes Yeux que Lost, de Pacôme Thiellement, chroniqué par Pierre Langlais pour Slate.fr

On a beaucoup débattu de la fin de Lost, de nos colères, de nos déceptions, de ce qu'on avait compris ou pas, des mystères non résolus et de la symbolique de cette histoire de dingues. On l'a fait avec nos yeux, chacun interprétant les événements de l'île à la lumière de sa sensibilité et de son savoir. Il n'y a de fait aucune analyse sotte. Chaque téléspectateur s'approprie Lost comme bon lui semble. C'est aussi en cela que cette série a été si puissante. Reste qu'à lire Les mêmes yeux que Lost, analyse passionnante de l'écrivain et vidéaste Pacôme Thiellement, on se dit que deux ou trois choses nous ont échappées dans la série de Damon Lindelof et Carlton Cuse, qui en font une Å“uvre encore plus puissante, encore plus fascinante, encore plus étonnante.

Lire la suite : http://blog.slate.fr/tetes-de-series/2011/02/14/lost-au-fond-des-yeux/

1496. Mon père est femme de ménage. (Le film) de Saphia Azzeddine par Angie David.

Nous nous avons promis de présenter ici les différentes étapes franchies par le film de Saphia Azzeddine et produit par Nathalie Rheims : "Mon père est femme de ménage". La semaine dernière ont commencé les projections pour la presse qui se dérouleront jusqu'à l'avant première du film et sa sortie en salles programmée pour le mercredi 13 avril 2011. Angie David qui fut la première lectrice aux ELS des manuscrits de Saphia Azzeddine a assisté à la première projection de presse et nous fait part de ses réflexions et de son émotion.

Saphia Azzeddine

Mon Père est femme de ménage.

par Angie David.

Dans son premier film, adapté de son deuxième roman, Mon père est femme de ménage, Saphia Azzeddine bouleverse les clichés qui contaminent habituellement la représentation angélique que l’on se fait des « petites gens », ceux qui n’ont ni reconnaissance, ni statut social, et vivent dans ces banlieues urbaines si diabolisées. On rit aux larmes comme dans une comédie, on pleure avec tendresse comme dans un drame, les vannes fusent, les dialogues sont irrésistibles, impossible de réprimer un fou rire, mais derrière la drôlerie, se dessine un récit plus grave, une réflexion souterraine.

L’amour filial, le respect intergénérationnel, l’envie de travailler à l’école, la complicité entre des gamins de cultures différentes – ce qui ne les empêche pas d’être parfois cruels, en tout cas moqueurs, et de se dire leurs quatre vérités – existent toujours, non pas tant comme des valeurs à atteindre, que comme des éléments quotidiens, propres à chaque adolescent. L’époque, avide de discours catastrophistes, prédit la fin de la civilisation et tend à stigmatiser les individus, les qualifiant de sauvageons, alors que ce n’est pas eux qu’il faut incriminer. Mais c'est la société républicaine elle-même qui a failli à sa mission, a trahi ses promesses : l’émancipation économique et culturelle par le mérite, par l’éducation scolaire est un leurre. Les déterminismes sociaux sont trop forts pour être renversés. Ne restent que la solidarité familiale et l’amitié entre ceux qui voguent dans la même galère.

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samedi 12 février 2011

1495. "Le Fantôme du fauteuil 32" de Nathalie Rheims à l'office du 16 juin 2011?

Celà commence le 10 décembre 2010 avec une déclaration de Nathalie Rheims à l'EST REPUBLICAIN. Elle confiait à Michel Vagner :

« La croyance, c'est une forme d'énergie du désespoir. Ce n'est pas d'être mortel qui est grave, c'est que les autres le soient », ajoute la fille de feu Maurice Rheims, le commissaire-priseur aux origines nancéiennes qui était membre de l'Académie française. Donc immortel : « Son fauteuil n'est toujours pas pourvu ! Ce sera peut-être le sujet de mon prochain livre. Je ne veux pas y voir un signe, mais c'est long… », estime-t-elle. Le fauteuil 32 reste en effet vide : François Weyergans, élu le 26 mars 2009 à la suite du décès d'Alain Robbe-Grillet qui n'a jamais été intronisé officiellement sous la Coupole (il refusait de porter l'habit vert), n'a toujours pas rendu son discours de réception, qui devait être prononcé cet automne… Nathalie Rheims qui, lors de ses voyages, visite autant les musées que les cimetières, partage le credo de ses personnages : « On est dans un monde rempli d'illusions ».

La rumeur se met alors à courir : le 10 février 2011, avec un article au titre éloquent de Pierre Assouline dans Le Monde des Livres qui se termine ainsi :

"...Au fond, c'est comme s'il y était déjà. Tous n'en sont pas également convaincus, eu égard à sa réputation lunaire et procrastinatrice, Nathalie Rheims notamment. La romancière se fait du souci pour le fauteuil de son père, qu'Alain Robbe-Grillet n'a finalement jamais occupé. Aussi s'est-elle mise à écrire Le Fantôme du fauteuil 32, inspirée par l'humour du Fauteuil hanté (1909), de Gaston Leroux. Lancés dans une telle course-poursuite, en voilà deux qui ne sont pas près de se mettre au vert."

Aujourd'hui, elle prend de l'ampleur occupant toute la page 2 du Figaro quotidien daté du Week End du 12-13 février 2011 avec l'article au titre de plus en plus évocateur : Académie française : la malédiction du fauteuil 32. signé par Mohhamed Aïssaoui.

Le livre de Nathalie Rheims était prévu à l'office du 26 juin 2011. Devrons nous retarder sa sortie pour rester dans le ton?

vendredi 11 février 2011

1494. Nora Hamdi, La Couleur dans les mains, par Myriam Levain pour Be.

Interview BIG BANG de NORA HAMDI par Myriam Levain dans Be pour son nouveau roman : La Couleur dans les mains.

Peut-on percer quand on vient de la banlieue?

Du stylo à la caméra.

À l'origine, La Couleur dans les mains était le scénario d'un film qui n'a jamais trouvé de producteur. "On me répétait qu'une Arabe de banlieue, dans la peinture, ça n'était pas crédible, alors que c'est ma propre histoire.", ironise Nora Hamdi. Finalement, le récit séduit les Éditions Léo Scheer qui lui proposent d'en faire un livre.

La démarche ne lui est pas étrangère : en 2004, son premier roman Des poupées et des anges était également tiré d'un scénario non retenu.

Le succès de l'ouvrage lui ouvrira finalement les portes du cinéma, et Nora Hamdi réalisera elle même l'adaptation sur grand écran en 2008.

Au casting : Samy Naceri, Samuel Le Bihan et Léïla Bekhti, à l'époque inconnue du grand public.

Nora Hamdi ne préfère pas trop le dire, mais elle adorerait que l'histoire se répète. À bon entendeur...

Myriam Levain a rencontré l'écrivaine et réalisatrice qui se joue des clichés. Nora Hamdi : "On peut réussir hors de la culture cités." Dans son quatrième opus, la romancière narre le parcours de Yasmina, une jeune banlieusarde qui réussit à percer dans le milieu très fermé de la peinture. Une fiction inspirée de sa vie.

Elle a commencé par peindre. Avant de s'essayer au cinéma. Puis de se lancer dans l'écriture. À 40 ans, Nora Hamdi est une artiste protéiforme qui, à travers ses récits, donne un autre visage à la culture : plus métissé, moins élitiste,. Sa beauté méditerranéenne, elle la doit à ses origine algériennes. Volubile et souriante, elle ne se lasse pas d'évoquer pour Be son dernier roman, La Couleur dans les mains dans lequel elle montre, sans misérabilisme et avec une bonne dose d'humour, le fossé qui sépare la jeunesse populaire du microcosme parisien. Rencontre.

C'est utopique de se lancer dans la peinture quand on s'appelle Yasmina et qu'on a grandi en banlieue?

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1493. Le dictionnaire Eustache par Raphaël Sorin

Sur Jean Eustache et quelques cinéphiles

La dernière fois que j’ai croisé Eustache, chez Lipp, il mangeait deux oeufs sur le plat. Pauvre mais chic! Il devait me faire lire ses cahiers inédits. Et le premier film de lui que j’ai vu, c’était dans un programme de courts, au Panthéon, Les Mauvaises fréquentations, une histoire de drague que je revis en 1967, avec Le Père Noël a les yeux bleus. Et je remarque aujourd’hui, en feuilletant le précieux Dictionnaire Eustache, dirigé par Antoine de Baecque, chez Léo Scheer, que je n’ai jamais cessé de retrouver la bande de ses complices et amis, comme si les «fréquentations» de ce cinéaste encore maudit (pas d’édition en DVD de La maman et la putain) me ramenaient en arrière, dans un temps que les jeunes cinéphiles - ils peuvent toujours se brosser - n’ont pas connu.

JEUNE CINEPHILE, UN OXYMORE?

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jeudi 10 février 2011

1492. Le dictionnaire des Essais de Montaigne.

L'ouvrage est en librairie depuis hier. On peut aussi le lire en fonction de l'actualité du jour. Ainsi, pour ce jeudi 10 février 2011 :

Justice/Injustice (p314 du dictionnaire)

La justice qui nous régit est un vrai témoignage de l’humaine faiblesse.

Considérez la justice qui nous régit : c’est un vrai témoignage de la faiblesse humaine, tant il y a en elle de contradiction et d’erreur. Ce que nous trouvons faveur et rigueur dans la justice (et nous en trouvons tant que je ne sais pas si l’entre-deux s’y trouve souvent), ce sont les parties maladives et les membres injustes du corps même et de l’essence de la justice.

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mardi 8 février 2011

1491. Sibylle Grimbert sur France 24

Sibylle Grimbert était hier l'invité du Journal de la culture sur France 24 pour parler de son nouveau roman, Le vent tourne. Vous pouvez voir l'émission sur cette page (l'interview commence à 3:25).

1490. La Rochefoucauld par Beigbeder.

La croisière s'amuse Par Frédéric Beigbeder 07/02/2011

Porter un nom aussi écrasant est sans nul doute un cadeau empoisonné, qui contraint Louis-Henri de La Rochefoucauld à n'écrire que des histoires de vieux. Il ne semble avoir retenu de son aïeul François qu'une seule maxime : «En vieillissant, on devient plus fou et plus sage.» Son premier roman, Les Vies Lewis (2010), racontait l'amitié entre un jeune glandeur et son excentrique grand-père. Le nouveau, Un smoking à la mer, décrit la rencontre improbable, sur le pont d'un paquebot, d'une sexagénaire misanthrope avec un jeune pianiste italien. Emily Marquises porte un smoking noir qui contraste avec ses cheveux blancs. En croisière dans les Bahamas, elle fume des menthol et boit du cognac : on s'imagine un croisement de Peggy Guggenheim et de Cruella d'Enfer. Ex-chanteuse de cabaret, elle a perdu son frère jumeau, Arsène, quand elle avait 9 ans. Quand elle croise Vittorio, elle revit, momentanément.

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lundi 7 février 2011

1489. Rencontre avec Béatrice Commengé

L'Arbre à lettres du 14 rue Boulard (Paris XIVe) vous invite à rencontrer Béatrice Commengé, autour de son nouveau livre, L'Occasion fugitive, mercredi 9 février à 19 heures.

samedi 5 février 2011

1488. Alain Baudemont. Cent mots dire.

Alain Baudemont

Cent mots dire. Et plus encore.

M@nuscrits.

Le 9 février 2011, en librairie.

Entretien-Conférence avec l'Auteur par Maurice LETHURGEZ Poète et Conférencier, à l'auditorium Camus, à Nice, le vendredi 18 février 2011.

1487. La bande-annonce.

Voici la bande-annonce de Mon père est femme de ménage le premier film de Saphia Azzeddine et premier film produit seule par Nathalie Rheims. il a obtenu le Grand Prix du Public au Festival de l'Alpe d'Huez. Les projections pour la presse commencent la semaine prochaine. Sa sortie sur les écrans le 13 avril 2011, sera précédée par la mise envente en librairie d'une édition "collector" du livre dont la jaquette reprendra le visuel de l'affiche du film.

jeudi 3 février 2011

1484. Priorité à la librairie.

Le site Internet des Éditions Léo Scheer est devenu, depuis trois ans, un moyen de communication avec nos divers interlocuteurs et un outil d'animation de plus en plus efficace pour nos publications.

Selon nos accords exclusifs avec le groupe UD Flammarion-Rizzoli, nos ouvrages sont défendus et travaillés par les équipes commerciales de ce diffuseur particulièrement performant : UD a été classé N1 en France dans son métier en 2010.

À ce travail mené par des professionnels chevronnés, nous savons à quel point il est indispensable, pour les éditeurs comme pour les auteurs, d'ajouter des liens personnels avec les libraires.

À la place de plus en plus réduite, pour des raisons économiques, consacrée aux livres par les medias, tend à se substituer un "bouche à oreille" dont le rôle grandissant repose principalement sur le point de vue et la mise-en-avant pratiquée par les libraires. Il est de plus en plus fréquent de voir des titres négligés ou attaqués par la presse devenir, avec le temps, des succès grce au soutien des libraires et à leur patience : (contrairement aux idées reçues, ils renoncent, lorsqu'un livre leur plait, aux cycles courts des retours, dont ils ont pourtant un besoin financier évident, et gardent le titre jusqu'à ce qu'il rencontre son public.)

Le site Internet des ELS ressemble à une "série" qui a connu, en trois ans, plusieurs "saisons" et plusieurs priorités. C'est un "organisme vivant". Aujourd'hui, et pour les mois qui viennent, la priorité de ce site sera la librairie. L'Internet, on l'a vu avec les réseaux sociaux, permet d'établir des relations d'une façon simple, rapide et efficace, surtout lorsqu'il y a des intérêts communs. C'est, à l'évidence, le cas dans les rapports entre éditeur, auteur et libraire.

Nous allons donc privilégier sur ce site la communication avec les libraires en leur apportant les informations dont ils ont besoin pour travailler nos publications et en développant un double espace de dialogue, l'un, public, sous sur le site lui-même, l'autre, privé, par mail et mailing.

Cette activité aura également pour but de faire la promotion et la publicité des librairies qui nous "suivent" et avec lesquelles nous travaillons.

1486. Didier Da Silva

« Zéro Neuf » est à la fois le millésime et l'aveu qu'il n'y a rien de nouveau. Mais c'est aussi une antiphrase. Pour moi, tout est question de point de vue. Si je décide que mon existence est une aventure déchirante, et que je la mets en forme comme telle, alors elle l'est. Le moindre événement peut prendre des proportions épiques. Si un peu d'humour s'en mêle, évidemment, c'est encore mieux.

dans "rencontres avec un écrivain", ladepeche.fr.

1485. Jean-Clet Martin chez Alain Veinstein

L'entretien entre Alain Veinstein et Jean-Clet Martin ("Du jour au lendemain", 2.2.11), autour, entre autres, de Plurivers. Essai sur la fin du monde et de La Chambre, s'écoute ici.

mardi 1 février 2011

1483. La croisière, sa muse sur EVENE (entretien avec L-H DE LA ROCHEFOUCAULT)

À 25 ans, Louis-Henri de la Rochefoucauld, lointain descendant du duc moraliste, marque cette rentrée littéraire de janvier avec Un smoking à la mer (éd. Léo Scheer), la poursuite improbable de l'amour par une cantatrice sur le retour. Un roman d'aventure fantaisiste et mordant.

Propos recueillis par Victor Pouchet pour EVENE

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1482. Tanganyika Project de Sylvain Prudhomme

Deux occasions de rattraper une grave lacune pour ceux qui seraient passés à côté du troisième roman de Sylvain Prudhomme, Tanganyika Project, sorti en juin dernier :

l'article de Guillaume Vissac dans Fuir est une pulsion

et l'entretien que l'auteur a accordé à Fiolof pour La marche aux pages.

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