Encadré dans la page consacrée au livre de Nathalie Rheims :

Comment mettre toutes les chance de son côté.

Dans Le Fantôme du fauteuil 32, Nathalie Rheims montre comment François Weyergans, alias Simon Sonnay, a séduit les académiciens au moment de sa candidature.

Sa méthode ? Écrire des lettres "si intimes et si élogieuses que personne ne prendrait le risque d'en transmettre une aux journalistes."

Page 215, la romancière donne l'exemple d'une missive dont le destinataire ressemble beaucoup à Valery Giscard d'Estaing. "Ainsi, dans sa lettre à un ancien ministre particulièrement connu pour l'inconsistance littéraire des trois romans qu'il avait publiés, Simon écrivait ceci : "La lecture de votre premier ouvrage, Le Pilier, fut pour moi un véritable choc existentiel. Je n'écrivais à l'époque que des chansons pour des amis, et lorsque je lus ce passage "Elle se tourna vers moi en baissant la tête et me regardant par en dessous (son fameux regard en dessous) elle me déclara que je la troublais terriblement, je me demandais ce qu'elles avaient toutes à s'acharner ainsi sur moi qui n'était, finalement, qu'un homme comme les autres", en lisant ces lignes bouleversantes, je compris que j'étais aussi un homme parmi tant d'autres, et cela me décida à entrer en littérature, à marcher dans vos pas."

Les petits secrets de l'Académie française.

Érik Orsenna a prêté quelques traits à Roger Tedeschi.

Paul Lombard, éternel candidat à l'Académie sous le nom d'Émile Romagne;

Alain Robbe-Grillet : Nathalie Rheims l'appelle Roudéanou.

François Weyergans est reconnaissable sous le nom de Simon Sonnay.

Mohammed Aïssaoui, le 9 juin 2011.