"La fiction précède toujours la réalité", cette maxime se vérifie sans cesse dans notre métier d'éditeur.

Les artistes, et a fortiori les écrivains, ont cette capacité de voir, d'anticiper les évènements, avant que ceux-ci ne se produisent.

Depuis le visionnaire Jules Verne jusqu'à Michel Houellebecq, qui prédisait dans Plateforme les attentats terroristes qui eurent lieu en Indonésie, en passant aujourd'hui par un de nos auteurs, Camille de Casabianca, qui dans son dernier livre, Gourou, roman enlevé sur les rapports dialectiques entre science et religion, a eu l'intuition d'un clonage révolutionnaire que l'actualité vient de confirmer.

Par l'intermédiaire de son héros, Paul, patron d'une société de recherches en génie génétique, qui se retrouve propulsé du jour au lendemain dans un ashram en Inde, où toutes ses convictions sont mises à mal, Camille de Casabianca a imaginé une solution inédite à la malnutrition dans le monde : une vache génétiquement modifiée capable de produire du lait maternel assimilable par les nourrissons humains.

Des scientifiques argentins ont effectivement réussi à concevoir une vache 'avec deux gènes humains contenant les protéines présentes dans le lait maternelâ?.

Pour preuves, ces articles parus dans la presse ce mois-ci, dans FRANCE SOIR, LA DÉPÉCHE, MÉTRO, ou encore sur RTL.

Alors que Gourou est sorti en librairie le 13 avril... Dans le roman, la vache 'sacréeâ? s'appelle Carlotta, dans la réalité, elle s'appelle Rosita. Éa ne s'invente pas!

NDLR. Ce billet nous est envoyé de La Rochelle par Angie David, doublement intéressée par le sujet : 1) en tant qu'éditrice de Camille de Casabianca et : 2) en tant que bientôt maman d'une possible future cliente de Rosita ou de Carlotta. Éa ne s'invente pas non plus.