FICHE DE PRÉSENTATION

POUR LES LIBRAIRES

BRUNO GIBERT

Titre: Tragédies en kit

Sortie: 17 ao?t 2011

Prix de vente: 18 euros

220 pages

Collection Littérature (blanche)

Quand une éruption volcanique en Islande contraint le monde à se réinventer.

Au printemps 2010, un volcan islandais portant un nom imprononçable pour qui n'est pas islandais entre en éruption et bloque pendant des semaines une grande part de la circulation aérienne mondiale. Une Canadienne qui attendait sa correspondance pour l'Égypte se retrouve bloquée à Roissy avec des milliers d'autres voyageurs immobiles. Elle observe à distance la sorte de société parallèle qui s'improvise alors, puis se mêle peu à peu, et peu à peu une double histoire se dessine : celle qui l'a amenée là, seule, parce qu'elle voulait s'éloignerdesonmari;celledecettevieentre parenthèses qu'il faut bien créer tant que la paralysie dure. Double suspension, double hésitation du sort. Elle avancera au hasard des rencontres, courra le risque de tout perdre, se retrouvera avec un homme qu'elle n'est pas s?ure de désirer, mais quand rien n'a plus de sens,tout redevient possible.
Dans un épilogue drolatique et effrayant, Bruno Gibert imagine ce que pourrait être, dans cinquante ans, un monde sans pétrole, et donc sans avions, amenant son récit jus- qu'aux rives du fantastique, ou d'un réalisme plus profond, qui fait voler en éclats les apparences rassurantes des choses.

BRUNO GIBERT est né à Vincennes en 1961. Il est également illustrateur de livres pour enfants. Il est l'auteur de six livres, dont le premier, Claude, a obtenu le prix du Premier Roman.

DU MÉME AUTEUR: Claude, Stock, 2000 ; Les Écrivains, Stock, 2002 ; Le Sol de Mars et autres photographies, Stock, 2003 ; Juste né, Stock, 2005 ; Réussir sa vie, Stock, 2006 ; Avec enfant, Stock, 2009.

Extrait

Elle prit place à côté de l'immense baie vitrée et trouva si naturel de ne penser à rien qu'elle s'en inquiéta presque. Je ne suis pourtant pas une pierre, ou une plante, ou une chose, se dit-elle pour se rassurer. Le soleil, en rentrant à grand fracas, venait cogner le côté droit de sa figure. Sous ce torrent de lumière, elle n'était plus qu'une sensation qui attend l'heure d'entamer son repas. En face d'elle, il y avait un homme. Il ressemblait à un Jim Bradley devenu adulte, ou au moins à l'image assez précise qu'elle s'en faisait. Cette similitude appuyée la frappa à tel point qu'elle ne put détacher son regard. Elle se dit que si cet homme pouvait être une sorte de Jim Bradley, la femme assise à côté de lui aurait alors pu être elle-même s'ils s'étaient mariés comme ils se l'étaient promis au début des années 90. Et cette petite fille d'environ cinq ans serait la leur.