FICHE DE PRÉSENTATION

POUR LES LIBRAIRES

FABRICE LARDREAU

Titre: Un certain Pétrovitch

Sortie: 31 ao?t 2011

Prix de vente: 18 euros

200 pages

Collection Littéraire (blanche)

Comment un chef comptable devient Spiderman.

Allez ouvrir la porte madame Humbert, je vous prie... En prononçant cette phrase fracassante (ce doit être la première fois qu'il ose demander quelque chose à son assistante), Patrick Platon Pétrovitch, chef comptable, vient de donner une inflexion définitive à son existence. Jusque-là, sa vie a été celle de tout le monde. Passé l'effervescence d'une jeunesse vouée au hard rock, une fois les illusions de gloire dissipées, il a fallu rejoindre la grisaille commune. Travail ennuyeux, morne banlieue. Que restait-il à espérer ? Désormais, il agit. Un voisin trop bruyant ? Il lui dit sa façon de penser. Une réunion de copropriétaires? Il dénonce les man?uvres du syndic. Et le pli est pris, au bureau, de se faire respecter.
Mais il s'agit d'autre chose. Il le comprendra quand, face à une valise isolée, dans le RER, il aura le courage d'intervenir, la jetant sur le quai (qu'importe qu'ensuite un touriste américain furieux vienne la lui réclamer ?), ou quand il se portera au secours d'une jeune femme agressée (détail : il finit à l'hôpital). Il n'est pas un homme ordinaire qui se reprend en mains. Son destin est de sauver les autres, et cela a un nom : il est un super-héros. Plus précisément, Spiderman.

FABRICE LARDREAU est né en 1965. Il est l'auteur de six romans, dont Une fuite ordinaire, remarqué par Michel Houellebecq, et Contretemps, salué par la critique et traduit en plusieurs langues. Il collabore au magazine Transfuge.

DU MÉME AUTEUR : Les Draps de papier, Denoël, 1994 ; Une fuite ordinaire, Denoël, 1997 ; Les tirages flous ne sont pas facturés, Denoël, 1998 ; Quelqu'un marche là-haut, Albin Michel, 2000 ; Contretemps, Flammarion, 2004 ; Nord absolu, Belfond, 2009.

Extrait

Pétrovitch bondit. Le voici devant la bande, jambes puissamment écartées. Les pouilleux dévêtissent la jeune femme, lui déchirent son corsage. Eh vous ! leur dit-il. Je n'en suis pas encore à parler de moi à la troisième personne, mais je dois avouer que ma voix m'a surpris. Une vraie parole de justicier. Bref. Il (c'est-à-dire moi, Patrick Platon Pétrovitch, comptable à mes heures, super-héros fraîchement adoubé) s'est penché vers les brigands pour les admonester.L'admonestation n'est plus ce qu'elle était. Un objet brillant a surgi dans mon champ de vision.Je ne crois pas qu'ils aient prononcé une parole. Ils se sont contentés d'enfoncer l'objet dans ma cuisse gauche ' un objet fortement contondant. Je me suis écroulé sur la banquette avant de recevoir un coup sur la tête. En guise d'adieu, je suppose. Vraiment impolis ces jeunes gens.