Juste majeure et déjà auteure

Myriam Thibault sort son deuxième roman.

Mercredi 21 septembre. Myriam Thibault, 18 ans tout juste, a cette date bien en tête. Rentrée universitaire ? Non, sortie officielle de son deuxième livre. Après la publication de « Paris, je t'aime », un recueil de nouvelles, elle s'est lancée dans le roman, avec « Orgueil et désir » (*).

Un premier roman dont on parle dans le monde littéraire tourangeau avant même qu'il ne soit sorti. Jean-Yves Laurent-Lefèvre, président du comité de lecture de la Forêt des livres, repère « Paris, je t'aime » et demande une épreuve de son prochain ouvrage à son éditeur Léo Scheer. Résultat : celle qu'il compare à Françoise Sagan reçoit le prix du premier roman de la Forêt des livres. Un coup de pouce bienvenu afin de poursuivre une carrière littéraire précoce et prometteuse.

Paris, ville objet de désirs et d'inspiration.

Avec ces deux ouvrages, Myriam Thibault expérimente le passage de la nouvelle au roman. « Le roman exige beaucoup plus de souffle, un peu plus de travail aussi. » Chaque livre lui demande une année d'écriture, lorsque son emploi du temps de lycéenne à Saint-Grégoire lui laisse un peu de répit. « J'étais en première et en terminale, je n'avais pas d'heures fixes pour écrire. » Le roman prend lui aussi vie à Paris, point névralgique de son inspiration. « J'y vais souvent. Quand j'écris, j'ai toujours un plan de la ville à côté de moi. » Un outil dont elle devrait se passer assez rapidement, puisque sa rentrée universitaire se fera à Paris, en lettres modernes appliquées à la Sorbonne. Une arrivée dans cette capitale tant attendue, ville objet de désirs et de matière littéraire pour son oeuvre. Belle impulsion, imagine-t-on, pour la poursuite de son travail romanesque.

(*) « Paris, je t'aime ». « Orgueil et désir ».

(**) (Photo Thierry Rateau)

Naëlle Le Moal le 15 septembre 2011