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jeudi 22 décembre 2011

1794. Patrice Trigano dans Le Monde des Livres d'aujourd'hui

Article de Florence Bouchy dans le journal Le Monde des Livres du vendredi 23 décembre sur le roman de Patrice Tigano, Le Miroir à sons

Raymond Roussel et moi

Patrice Trigano revisite avec bonheur la tradition littéraire du roman gigogne. Un premier narrateur, prétendant avoir trouvé par hasard un manuscrit, se sent le devoir de le faire publier pour le partager avec les lecteurs. Dans ce récit anonyme, un narrateur second livre le récit de ses séances d'analyse. Lorsqu'il s'aperçoit que sa vie et ses névroses font écho à celles de Raymond Roussel, l'analysant s'engage dans l'écriture d'une vie de cet écrivain excentrique et génial, laquelle alterne dès lors avec le récit de ses séances. La vie de Roussel devient alors le levier de la cure du narrateur anonyme, et tisse avec la vie psychique de celui-ci, du premier narrateur et du lecteur un système d'échos. Un roman vif, original et enthousiasmant.

Florence Bouchy

1793. Hervé Guibert, le choix de Catherine Malabou pour les livres de l'année de LIBÉRATION.

Libération a demandé à quelques personnalités de choisir leur livre de l'année 2011. Catherine Malabou a choisi le n 51 de La Revue littéraire consacré à Hervé Guibert (1955-1991). La philosophe française l'évoque dans ces termes :

Parmi les lectures les plus frappantes de l'année écoulée figure ce numéro spécial de La Revue littéraire consacré à Hervé Guibert, à l'occasion du 20e anniversaire de sa mort.

Vingt ans. En cette année qui s'achève remontent les souvenirs des années sida. Les amis que l'on voyait devenir comme les prisonniers des camps.

Le film de Collard "Les Nuits fauves", et ces noms inconnus que l'on découvrait, les T4, l'AZT, et bien sr, par la grce du roman de Guibert, le "protocole compassionnel".

Je n'ai jamais cessé de lire cet auteur qui se dit lui-même ange et martyre à la fois. Je suis revenue vers lui régulièrement, il est l'une des basses continues de ma mémoire littéraire.

L'évoquant aujourd'hui, cherchant à comprendre pourquoi lui, je découvre que cette phase terminale qu'il a su si bien décrire n'est pas seulement la sienne mais celle de la littérature française après lui.

Pour beaucoup d'entre nous, il a été le dernier. Le dernier vivant, le dernier immortel.

Catherine Malabou, le 22 décembre 2011.

lundi 19 décembre 2011

1792. Retrouvez Gabriel Matzneff dans le mensuel TRANSFUGE

Le prochain livre de Gabriel Matzneff, La Séquence de l'énergumène sera en librairie le 4 janvier 2012.
En cette occasion, le mensuel Transfuge (daté de janvier 2012) donne à l'auteur durant un long et passionnant entretien l'occasion de s'en expliquer.

L'article commence ainsi:

Matzneff, l'énergumène
L'écrivain maudit des lettres françaises, Gabriel Matzneff, fait paraître La Séquence de l'énergumène, un recueil de chroniques de télévision écrites au milieu des années 60. Une charge contre la culture de masse.

Retrouvez l'intégralité de l'article dans la revue de presse liée à ce livre.

1791. Retrouvez Yves Mamou dans le Figaro Santé du lundi 19 décembre

Article de Jean-Luc Nothias dans le Figaro Santé du lundi 19 décembre, sur le dernier ouvrage d'essais d'Yves Mamou, Israël: les maladies des religieux

Dangereux liens du sang

La consanguinité a été et est encore, pour des raisons géographiques, ethniques ou religieuses, un fléau universel. Le journaliste Yves Mamou fait de ces questions méconnues de santé publique un vecteur efficace pour explorer les relations entre Israéliens et Palestiniens en dehors des clichés habituels. Dans un ouvrage très bien documenté et élégamment écrit, Israël: les maladies des religieux, aux Éditions Léo Scheer, l'auteur nous dévoile un point commun étonnant entre les Israéliens juifs et arabes et les Palestiniens des Territoires: ces populations donnent naissance à un nombre anormalement élevé d'enfants victimes de maladies génétiques rares.
Les risques de la consanguinité apparaîssent quand, dans des groupes humains, les cousins se marient trop souvent entre eux. Le père et la mère multiplient alors les risques de transmettre tous les deux un gêne défectueux à leurs enfants. Exemple: un Israélien juif d'origine ashkénaze sur vingt-cinq est ainsi porteur du gène muté de la mucoviscidose ou de la surdité, écrit l'auteur.

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dimanche 18 décembre 2011

1790. BAUDELAIRE par Isabelle Viéville Degeorges dans BibliObs.

Baudelaire: le grand Charles.

Face au travail sérieux de la biographe Isabelle Viéville Degeorges, qui récrit la vie de «Baudelaire. Clandestin de lui-même» (Léo Scheer, 20 euros) et face à l'intelligence sombre, corsetée, presque osseuse, d'Yves Bonnefoy, qui réunit cinquante années d'études dans «Sous le signe de Baudelaire» (Gallimard, 28 euros), l'essai de Roberto Calasso semble un feu d'artifice éblouissant.

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vendredi 16 décembre 2011

1789. Retrouvez Renaud Czarnes sur France Musique

Renaud Czarnes est l'invité de la chanteuse Youn Sun Nah dans le cadre de sa carte blanche qui sera diffusée mardi 20 décembre sur France Musique dans l'émission Un mardi idéal.
Il lira un extrait de son roman, Un Passant ordinaire, accompagné par le pianiste Stéphan Oliva, et sera interviewé par la journaliste Arièle Butaux.

Retrouvez tous les détails de l'émission en cliquant ici

1788. Steven Sampson dans les Inrockuptibles

Découvrez l'article d'Emily Barnett dans l'hebdomadaire les Inrockuptibles sur le nouveau livre de Steven Sampson, Côte Est-Côte Ouest

Six grands écrivains US étudiés à la loupe dans un court essai pertinent.

Version élaborée d'Un Américain à Paris: un essayiste américain à Paris écrivant en français sur des auteurs américains. Le scénario ne manque pas de charme, qu'en est-il du livre? Spécialiste de Philip Roth (il a écrit une thèse sur son oeuvre), Steven Sampson ouvre ici son champ d'étude à quelques piliers de la littérature US actuelle. Deux côtes: West & East. Six auteurs: Bret Easton Ellis, David Foster Wallace, Jonathan Lethem, Nicole Krauss, Chuck Palahniuk, Jonathan Franzen. Une question: existe-t-il une littérature côtière? Sans y répondre franchement, l'auteur prend le parti de tourner autour du pot, excelle dans l'art de la digression, savant mélange d'humour décalé et de savoureux décorticages. Un titrage qui met en joie (Manhattan sans bulle, Huis clos lubrifié...), une chasse donnée aux mots dans leur signifiant et leur résonance (le Freedom de Franzen mène ainsi à Fucking), et au final une connaissance pleine et intime des écrivains et de leurs oeuvres. Dans son entretien avec Nicole Krauss, Steven Sampson commence par confier son intimidation.
On touche ainsi au charme de ce court essai très personnel, tout en finesse d'analyse et délicate adoration. Un fanatisme de doux rêveur.

Emily Barnett

mercredi 14 décembre 2011

1787. Bréviaire de l'éternité de Jean-Clet Martin à Tokyo.

La rencontre de Vermeer et Spinoza au Japon. Bréviaire de l'éternité. (Variations XIII).

mardi 13 décembre 2011

1786. Pierre Guyotat par Donatien Grau dans la revue LA RÈGLE DU JEU

Portrait de Pierre Guyotat par Léo Scheer

Dans la revue La Règle du Jeu :

Pierre Guyotat professeur

L’œuvre de Pierre Guyotat, dans sa complexité, sa richesse, son foisonnement, son élaboration, est d’un abord à la fois saisissant et complexe. On ne pénètre pas dans ce monde né du monde et de sa disparition sans prendre avec soi un peu de la vocation de l’écrivain.

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1785. Claire Julliard dans le magazine Marianne par Benoit Duteurtre

À l'occasion de la sortie de son dernier roman, L'oie sur un lac gelé, retrouvez Claire Julliard dans le magazine Marianne de la semaine du 10 au 16 décembre, par Benoit Duteurtre.

Les grands dadais

Le premier texte est un portrait de Charlotte, la copine de Julien, très angoissée par la vie de couple. Dans le chapitre suivant, nous découvrons les déboires tragi-comiques d'Adèle qui cherche frénétiquement un homme; au détour du récit passe le personnage de Julien. Plus loin, dans l'histoire de Blaise, emprunté et ridiculement amoureux, Adèle revient au second plan, comme si les morceaux d'un puzzle s'emboîtaient peu à peu. Claire Julliard a-t-elle écrit des nouvelles ou un roman? Cet ensemble de brefs portraits, à la première ou à la troisième personne, finit par constituer un tableau multiple: celui de l'adolescence qui lutte contre conventions mais, surtout, hésitante, maladroite, désargentée, éperdue d'amour. Le plus bel ge de la vie apparaît ici timide, fragile, bancal-comme souvent dans la réalité-, à l'image d'une oie sur un lac gelé.
Claire Julliard écrivait voici quelques années un joli volume sur Boris Vian. Et l'on songe que Vian est probablement l'auteur favori de ses personnages: celui qu'on lit entre 15 et 20 ans, au moment de goter à la liberté sans vraiment devenir adulte. Charlotte, Julien, Adèle partagent cette même aspiration ponctuée de musique, de poésie et d'inlassable beuveries. Ils font leurs premiers pas entre la famille et l'émancipation, la couveuse et la bohème. Ces portraits pleins d'humour et de tendresse cruelle restituent avec une rare précision ce moment de la vie.

Benoit Duteurtre

1784. Autour de Chroniques d'un adultère de Sarah Stern par REWMI

Article de Rewmi à partir du livre de Sarah Stern paru en mars 2010 aux ELS : ''Chroniques d'un adultère''

Ces petits secrets qui préservent l’amour

Nous cachons à notre conjoint que nous nous sommes remis à fumer, nous minimisons le prix de notre dernier achat ou nous nous inventons des réunions… Pourquoi, sans être des menteurs pathologiques, dissimulons-nous parfois à l’autre des faits apparemment anodins ?

Quand Thomas, son mari, l’a complimentée sur la robe qu’elle portait, Marie a menti. « Je l’ai depuis longtemps, je ne la mettais pas : c’est pour ça que tu ne la connaissais pas. » En réalité, elle l’a achetée le jour même dans une boutique plutôt chère. Pourtant, Marie travaille. Elle est économiquement indépendante et libre de dépenser son argent comme elle l’entend. Les petits secrets ne sont pas de gros mensonges : leur aveu ne changerait pas la destinée de l’histoire à deux. Ils ne mettent pas la relation en péril, ils sont superflus. Qu’est-ce qui nous pousse à cacher des activités qui n’ont rien de répréhensible alors que nous nous sentons bien en couple ?

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lundi 12 décembre 2011

1783. La solution du conflit israélo-palestinien selon Yves Mamou par Luc Rosenzweig pour CAUSEUR MAGAZINE

Cet article dans Causeur Magazine (catholiques, juifs, musulmans, osez le blasphème) sur l'essai de Yves Mamou : Israël : les maladies des religieux, un regard décalé sur le conflit israélo-palestinien.

Maladies de foi

Israël et les Territoires palestiniens constituent un laboratoire non seulement de polémologie (version longue durée), mais également d'observation et de traitement préventif des maladies génétiques. C'est ce que l'on découvre à la lecture d'un étonnant petit livre d'Yves Mamou qui aborde le conflit israélo-palestinien par le biais de la génétique appliquée à la procréation.

Il se trouve en effet que des patients juifs et arabes se retrouvent dans le même hôpital de Jérusalem, pour effectuer des examens prénuptiaux visant à éviter le risque de transmission à leur descendance de maladies inscrites dans les gènes de chaque individu.

La fréquence de ces « couples à risque » est d'autant plus grande que l'endogamie, voire la consanguinité est forte dans les groupes ethniques et sociologiques concernés. La science a ainsi découvert des maladies spécifiques aux askhénazes (Juifs d'Europe de l'Est), sépharades (Juifs d'Orient), Arabes palestiniens, Druzes, Bédouins etc… Chez les Juifs, le risque de donner le jour à un enfant frappé d'une maladie génétique affecte principalement les communautés ultra-religieuses (Haredim), où les mariages s'effectuent au sein d'un groupe de taille réduite. On découvrira au fil du livre les astuces mises en Å“uvre par les uns et les autres pour concilier la tradition sociale ou les impératifs religieux avec les avancées de la science.

L'idéal serait que les Juifs n'épousent que des Arabes et vice-versa, mais en attendant il faut bien se débrouiller autrement.

dimanche 11 décembre 2011

1782. RL 51, spécial Hervé Guibert : "Un excellent numéro" (La Cause littéraire)

La Revue littéraire n°51 : Hervé Guibert

par Léon-Marc Levy

Excellent numéro que nous offre La Revue littéraire (Léo Scheer), pour saluer la mémoire d’Hervé Guibert, disparu il y a vingt ans, le 27 décembre 1991.
Excellent parce qu’il évite tous les écueils du genre « mémorial » qui plombent en général ce genre d’entreprise. L’hagiographie « enthousiaste », l’érudition épuisante, le papillonnage autour de la seule figure centrale.
Dès l’avant-propos, Arnaud Genon pose le fil rouge du projet : que reste-t-il d’Hervé Guibert vingt ans après ? Et sa conclusion est des plus claires : il reste … Hervé Guibert !

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vendredi 9 décembre 2011

1780. Myriam Thibault dans LE MONDE DES LIVRES.

Une aventure parisienne

Il était sans doute risqué, à 17 ans, de choisir pour sujet de son premier roman les jeux de l'amour et du hasard chez les trentenaires parisiens. Avec Orgueil et désir, Myriam Thibault n'échappe ni à une forme de naïveté ni à quelques poncifs - l'homme est un vilain séducteur, la femme confond désir et amour et se retrouve seule pour pleurer -. Mais Myriam Thibault s'en sort plutôt bien : son écriture est fluide, le jeu des points de vue est bien orchestré.

C'est un livre léger, sans prétention, qui peut se permettre d'affirmer qu'à Paris, "...plutôt que de vivre une aventure qui nous ferait passer pour un imbécile, on préfère conserver sa réputation. L'orgueil est plus fort que le désir."

Florence Bouchy, le 7 décembre 2011

1781. Myriam Thibault sur LE BLOG D'UN LITTÉRAIRE.

Elle est la benjamine de la rentrée littéraire, et propose -déjà son deuxième livre (après un recueil de nouvelles, "Paris je t'aime", paru l'an passé) : Myriam Thibault présente son premier roman, "Orgueil et désir". Cette fois, un court roman, ramassé sur une journée entière, où deux personnages se suivent, se courtisent et qui finiront, peut être, par s'aimer vraiment.

Lui est un présentateur télé empli de prétention et de zèle. Le parisien-type que toute la province aime à détester : il mange dans les quartiers chics et branchés, s'habille chez Zadig et Voltaire, trimballe ses Rayban sur le bout du nez et ne jure que par les cahiers en moleskine. Elle, Daphné, jeune femme simple et divorcée, encore hantée par cette relation que l'on sent encore écornée.

Il croit à son pouvoir de séduction, et il décide, après avoir croisé Daphné à la terrasse d'un café branché, évidemment, de la suivre et de la séduire. Après une suite de quiproquos, la rencontre a lieu : le roman prends une allure plus posé, moins dans la course, et se fait nonchalant, comme la douceur d'une brise dans un Paris de rêve. Car, bien que ces deux héros emplissent les pages de ce roman, il y a aussi ce troisième personnage, silencieux mais omniprésent, qui habite les chapitres : Paris, évidemment. On retrouve cette ville parfaite, à la sauce Jeunet ou Allen, c'est selon.

Salué par Frédéric Beigbeder, ce livre, premier roman de l'auteur tout juste majeure, se lit d'une traite, à la poursuite d'un bonheur illusoire dans une ville bien moins rose qu'elle ne le paraît. On remarquera, bien sr, quelques clichés et envolées lyriques propres à sa jeunesse, ou un name-dropping parfois ankylosé. Mais l'ensemble se tient, et promet, déjà, une très belle suite, pour une jeune fille dans la fleur de l'ge qui risque bien de nous surprendre dans les années à venir. A surveiller de près, donc. Et à découvrir à l'état brut, pour avoir le sentiment de découvrir les premiers mots d'une écrivain en devenir.

Le Blog d'un littéraire, le 1er décembre 2011.

1779. R.L. Hervé Guibert, rencontre à la librairie LES MOTS À LA BOUCHE, le 09.12 à 19h.

À la librairie Les Mots à la bouche, 6, rue Sainte Croix de la Bretonnerie 75004 Paris

Le vendredi 9 décembre de 19 heures à 21 heures, rencontre aux Mots à la bouche avec René de Ceccatty, Philippe Mezescaze, Mathieu Simonet et Abdellah Taïa, qui ont participé au numéro consacré à Hervé Guibert de La Revue Littéraire (n 51) de Léo Scheer (en librairie à partir du 7 décembre).

Ce numéro a été élaboré sous la direction d'Arnaud Genon.

Y ont également participé : Christophe Donner, Bénédicte Heim, Claire Legendre, Catherine Mavrikakis et Bernard Faucon.

jeudi 8 décembre 2011

1778. Retrouvez Emmanuel Rabu ce vendredi 9 décembre

Retrouvez Emmanuel Rabu, auteur de son dernier roman Futur Fleuve le vendredi 9 décembre 2011 à 18h30 à Souffle continu,
22 rue Gerbier - 75011 Paris

Emmanuel Rabu – texte, voix
Basile Ferriot – percussions, électronique
INDEX une liste anthropique, duo hypnotique vertical et horizontal

Emmanuel Rabu est né à Nantes en 1971 et vit à Paris. Il a notamment publié Futur Fleuve (Laureli/Léo Scheer, 2011), Tryphon Tournesol & Isidore Isou (Le Seuil, Fiction & cie, 2007), Cargo Culte (Dernier Télégramme, 2007). Écrivain et poète sonore, il a créé et dirigé des festivals et événements autour de la poésie sonore et de la musique improvisée. Il a également dirigé plusieurs revues et collectifs notamment la revue PlastiQ (éditions MeMo, 1999) revue papier + CD consacrée à la poésie et aux musique dites expérimentales, et Écrivains en séries (Laureli/Léo Scheer, deux volumes, 2009 et 2010) collectifs faisant se rencontrer écrivains et séries télé. Il travaille en duo depuis 1999 avec le musicien Basile Ferriot : nombreuses programmations en France et à l'étranger, et vinyle prévu en avril 2012. Du printemps 2011 au printemps 2012, Emmanuel Rabu bénéficie d'une résidence de la région Ile-de-France pour, notamment, développer une programmation littéraire et musicale dans le réseau des librairies de l'est parisien LibrEst: www.librest.com

Basile Ferriot est membre du duo One Lick Less au côté de Julien Bancilhon, cogne la batterie dans le groupe de noise-rock Xnoybis, fait vibrer les métaux et les peaux à grands renforts d'amplification et d'électronique dans ses escapades improvisées avec Jassem Hindi et collabore avec la Cie de thétre Möbius-Band.

Souffle continu: informations ici

1777. Article de Mathieu Lindon dans LIBÉRATION sur Leçons sur la langue française de Pierre Guyotat

Pierre Guyotat dans le journal Libération du 8 décembre pour son dernier ouvrage Leçons sur la langue française, par Mathieu Lindon

Pierre Guyotat, la langue qui court

De 2001 à 2004, Pierre Guyotat a donné des leçons à l'université Paris-VIII en tant que professeur associé sans titre dans le cadre de l'Institut d'études européennes (la plupart de ses élèves n'étaient pas français). Ces textes ont été publiés au fil des numéros de la Revue Littéraire, et une grande partie est recueillie dans les Leçons de la langue française qui paraissent aujourd'hui, car c'est plus la langue que la littérature qui l'intéresse. Il s'agit de transcriptions de la parole de Pierre Guyotat, de sorte que le style n'est pas du tout celui, châtié, habituellement propre à ce genre d'entreprise. Au demeurant, l'écrivain parle aussi de lui, prenant au maximum ses distances avec l'université, où il raconte avoir mis les pieds pour la première fois dans des circonstances particulières, en Mai 68, à 28 ans, et j'y suis entré en tant que déjà auteur, après la publication de Tombeau pour cinq cent mille soldats. Paradoxalement, tout se passe comme si Guyotat voulait enseigner à ses auditeurs à devenir autodidactes.

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1776. Leçons sur la langue française de Pierre Guyotat par Mathieu Lindon dans LIBÉRATION

Pierre Guyotat, la langue qui court

De 2001 à 2004, Pierre Guyotat a donné des leçons à l’université Paris-VIII en tant que professeur associé sans titre dans le cadre de l’Institut d’études européennes (la plupart de ses élèves n’étaient pas français). Ces textes ont été publiés au fil des numéros de La Revue littéraire, et une grande partie est recueillie dans les Leçons sur la langue française qui paraissent aujourd’hui, car c’est plus la langue que la littérature qui l’intéresse.

Il s’agit de transcriptions de la parole de Pierre Guyotat, de sorte que le style n’est pas du tout celui, châtié, habituellement propre à ce genre d’entreprise. Au demeurant, l’écrivain parle aussi de lui, prenant au maximum ses distances avec l’université, où il raconte avoir mis les pieds pour la première fois «dans des circonstances particulières», en Mai 68, à 28 ans, «et j’y suis entré en tant que déjà auteur», après la publication de Tombeau pour cinq cent mille soldats. Paradoxalement, tout se passe comme si Guyotat voulait enseigner à ses auditeurs à devenir autodidactes.

Enfant, avec ses camarades, il reproduisait les batailles. «Dans ce théâtre, il y avait tous les conflits qui existaient entre nous, qui étaient extrêmement nombreux, bien entendu, parce qu’il n’y avait aucun exutoire autre que ça pour régler les différends.» De Rousseau, il dit qu’«il a fait des études par moments, un peu à sa fantaisie ou à la fantaisie des autres», le décrit comme «un autodidacte complet», d’où viendrait sa force par rapport à ses contemporains (et aussi, un temps, sa faiblesse). Apparaissent dans le volume la langue et la littérature françaises selon la fantaisie de Pierre Guyotat. «Bien sûr, mes choix sont très personnels et quelquefois hasardeux, par exemple quand un livre me manque ou que je n’ai pas envie de lire tel auteur - fût-il un auteur important.» Aucune volonté d’exhaustivité n’anime l’écrivain («ce serait sans fin»).

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mercredi 7 décembre 2011

1775. Signature de Steven Sampson à La Belle Hortense

Retrouvez Steven Sampson pour une signature de son recueil d'essais Côte Est-Côte Ouest à La Belle Hortense le jeudi 8 décembre 2011, à partir de 20h

La Belle Hortense
31, rue Vieille du Temple
75004 Paris
01 48 04 71 60

1774. Retrouvez Solange Mézan dans l'émission Le Rendez-Vous sur France Culture

Solange Mézan pour son dernier roman La Manouba, et Sapho étaient les invités de Laurent Goumarre dans l'émission Le Rendez-Vous du mardi 6 décembre, sur France Culture

Retrouvez-la en podcast en cliquant ici
durée: 00:51:07

mardi 6 décembre 2011

1773. Voici l'extrait du cours de Guyotat choisi par Laurent Nunez du Magazine Littéraire, sur Saint-Augustin.

Extrait choisi par Laurent Nunez du Magazine Littéraire à partir du livre Leçons sur la langue française de Pierre Guyotat, en librairie le 7 décembre

Vingt-deuxième leçon (Cours du 11 octobre 2004)

Saint-Augustin. (p625)

"J’ai fait, les quatre années précédentes, non pas tellement une histoire de la littérature française, ce n’est pas mon propos, mais une histoire de la langue. Je me suis promené d’une manière relativement chronologique dans cette langue et dans les textes qui nous ont formés. On est fait des textes qui nous précèdent, ceux qu’on a lus en tout cas. Les textes qui nous précèdent, personne ne les a tous lus. L’ idée que puisqu’un tel vient après tel auteur, il l’a forcément lu est une idée stupide, une idée de journaliste, disons de journaliste commun ; il y a de grands journalistes, heureusement. C’était donc, si vous voulez, une promenade chronologique, parce que j’aime bien l’ordre chronologique qui me paraît être un ordre tout à fait logique. Je pense qu’il est bon, qu’il est nécessaire d’avoir une vision, une sensation chronologique de la matière, du monde, de l’histoire humaine. Pendant un temps, dans les années 70, la chronologie a été blackboulée et je pense que ça a été dommageable. Une langue, c’est comme un organisme, et on ne peut pas parler d’un arbre en partant de sa pourriture, du moment où il s’effondre, il faut quand même bien un commencement, puisqu’il y a des commencements dans la matière. Tout au moins, on n’a pas encore prouvé le contraire.

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1772. Entretien avec Emmanuel Rabu dans le magazine Les Cahiers du Cinéma

Entretien avec Emmanuel Rabu, auteur de Futur Fleuve, par Isabelle Zribi dans Les Cahiers du Cinéma de décembre 2011

Entretien avec Emmanuel Rabu, auteur de Futur Fleuve, road movie postapocalyptique inspiré par le cinéma et les séries.

Emmanuel Rabu a publié Év-zone (Derrière la salle de bain, 2002), Tryphon Tournesol et Isidore (Seuil, Fiction & Cie, 2007) et codirigé les deux premières saisons d'Écrivains en séries (Léo Scheer, coll. Laureli, 2009 et 2010). Il vient de faire paraître Futur fleuve chez Léo Scheer (coll. Laureli), où il présente le tableau d'une société dévastée par une catastrophe, et mêle avec talent science-fiction et littérature exigeante, jouant sur les ellipses et les trous du récite. Le cinéma et les séries ont nourri l'écriture de ce roman.

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lundi 5 décembre 2011

1771. Leçons sur la langue française de Pierre Guyotat par Laurent Nunez dans le MAGAZINE LITTÉRAIRE.

Retrouvez un texte inédit, Leçon sur Augustin, de Pierre Guyotat dans le MAGAZINE LITTÉRAIRE du mois de décembre, présentation du texte par Laurent Nunez
Pierre Guyotat fait figure d'écrivain d'avant-garde, constamment, violemment. Lui qui connut le succès et le scandale en 1967 grâce à Tombeau pour cinq mille soldats (livre pour lequel Foucault dit : J'ai l'impression (et je ne suis pas le seul) que vous avez écrit là un des livres fondamentaux de notre époque: l'histoire immobile comme la pluie, indéfiniment itérative, de l'Occident au XXe siècle, lui qui a tant surpris avec Éden, Éden, Éden ou avec Progénitures, voilà qu'il étonne encore, et qu'il séduit, par la publication faussement classique de ses Leçons sur la langue française - qui proviennent du cycle de la leçon qu'il a donné pendant quatre ans, de 2001 à 2004, à l'université Paris-VIII. Oui, Guyotat entreprit peut-être dans ses romans de remodeler la syntaxe et de déconstruire la phrase, mais il le faisait visiblement dans la continuité de ses maîtres, et c'est bien le premier mérite de ce livre que de montrer la bibliothèque de l'écrivain.

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vendredi 2 décembre 2011

1770. Article d'Éric Loret dans Libération sur La Vache au nez subtil de Campos de Carvalho

La Vache au nez subtil de Campos de Carvalho et traduit du portugais du Brésil par Emmanuel Tugny dans le journal Libération du jeudi 1er décembre par Éric Loret

La chevauchée de Walkyrie
L'impossible amour après la guerre par le Brésilien Campos de Carvalho

Campos de Carvalho (1916-1998), ce n'est pas sa fête. Ni dans l'Histoire de la littérature brésilienne (1996) de Massaud Moisés (le Lagarde et Michard de là-bas) ni chez les éditeurs français. Moisés parle de trames romanesques lâches régies par une logique absurde, tout en rangeant Walter Campos de Carvalho dans le surréalisme, mais agressif, ironique, démontant l'ordre conventionnel pour instaurer un chaos générateur d'un monde suffocant et permettre au moi de s'épandre, par le jeu de libres et multiples associations, sans jamais se confondre avec la folie. Ce n'est pas faux, mais pas très bandant.

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jeudi 1 décembre 2011

1769. Emmanuel Tugny par Aena Leno dans le magazine "Longueurs d'ondes"

Retrouvez un portrait de l'auteur Emmanuel Tugny pour son roman La vache au nez subtil dans le magazine Longueurs d'ondes par Aena Leno:

Cet infatigable touche-à-tout (outre la musique, il est également écrivain, diplomate, journaliste, globe-trotter...) revient avec un lot de dix-sept chansons aux couleurs très pop. Conçu avec ses potes du Lady Guaiba’s Swing Band, ce cinquième album est le second volet d’un diptyque entamé avec EmilyandIwe, objet musical littéraire et exigeant, hommage à la romancière Emily Dickinson.

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