Retrouvez Sacha Ramos et son dernier roman, Révolte de la dernière pluie, dans le numéro de février 2012 de Chronic'art, par Romaric Sangars

É la question que lui pose Igor, 13 ans, de savoir comment assassiner ses parents sans ennuis, son ami, un vieil homme prénommé Escobar, lui répond par une baffe et un conseil: Si tu veux liquider tes vieux, je ne connais aucun autre moyen, deviens écrivain plutôt qu'une petite merde de criminel. Igor s'exécute donc, et décrit en une centaine de pages les délires de son père, poète maudit professionnel, et de sa mère, rigologue, unis dans la même abjection bariolée contemporaine. Bref, drôle, cruel, cinglant, et aspergeant le paysage de la bêtise actuelle d'une forte dose d'humour acide, Sacha Ramos poursuit avec ce troisième roman (le plus abouti) son oeuvre de salubrité publique. Laquelle prend même ici, au détour d'un monologue, une dimension métaphysique.

R.S