Les écolo-bobos honnis
L'histoire est celle d'un jeune diplômé de Science-po', l'improbable Gérard Vaginay, qui trouve par hasard un poste auprès de l'attaché culturel de l'ambassade française de Finlande. Le monde de la diplomatie n'a pas été traité si souvent, il est pourtant fascinant, renchérit Dominique Julien. D'autant plus qu'il lui permet une collision frontale avec le fameux système nordique et ses écolos bourgeois dont je ne peux plus. Non seulement, ils portent une pseudo-morale prétendue de gauche sans avoir connu une seconde le monde de l'emploi de des précaires, mais en plus, ils massacrent la langue avec leur éco-citoyenneté et leur éco-responsabilité. Après avoir été rouges et menti aux ouvriers, les Khmers sont verts et phagocytent l'écologie. Ils ne sont que des chantres du néologisme à la con. Alors, ils morflent comme morfle le chefaillon de service. Vieille habitude. Délicieuse habitude, sous la plume acide de Dominique Julien.

Rihanna adoubée
Dans l'océan des médiocres, il reste toutefois un peu de place pour le Panthéon de l'auteur. L'adulé Lance Armstrong fait une brève apparition sous les traits d'un autre. Alain Delon accourt. Oui, j'aime Delon. Pas l'ami de Le Pen, hein. L'acteur. Il a au moins fait dix grands films, c'est énorme. Et puis il y a Rihanna, papesse du R&B, qui comme Béatrice dans La divine comédie accompagne, guide et conseille le héros. J'avais promis d'écrire un truc sur Rihanna, parce que je considère qu'écrire, c'est mettre le braquet d'Armstrong et le rythme de Rihanna. Et tant pis pour les moqueurs qui se gausseront de ce choix. Dominique Julien n'a qu'une envie: Me faire ceux qui t'obligent à aimer telle ou telle chose. Je croyais qu'il ne fallait pas hiérarchiser les cultures. Il est temps de relire Tristes tropiques.
On ne le refera pas. Même dans une ambassade.

Steven LE ROY