La crise est là, présente aussi dans les professions du livre, avec les difficultés de trésorerie, la difficulté pour les libraires d'obtenir un crédit pour les "achats" d'automne, une année électorale, ce qui n'est jamais bon pour les ventes de romans, sans oublier les tracas d'une hausse de la TVA et une concentration de plus en plus forte des politiques de diffusion et de distribution sur quelques titres vendeurs : documents à scandales, polars et thriller et toujours ces obsessions d'aujourd'hui : maigrir, être belle, prendre soin de soi.

Donc, cette année, 646 romans français et étrangers entreront dans l'arène, nombre en net repli par rapport aux années précédentes. Dans ce genre de situation, l'édition a les mêmes réflexe que toutes les autres professions : minimiser les risques, se concentrer sur moins de titres ayant plus de potentiel commercial. 646, c'est quand même encore beaucoup pour un marché en légère régression. (Personnellement, j'aurais préféré, par superstition, 676 )Les places seront particulièrement chères dans un espace mediatique consacré aux livres qui est, lui aussi, en pleine cure d'amaigrissement. Le rituel des prix littéraires va devenir, pour certains, l'unique planche de salut. Là aussi la bagarre s'annonce rude.

Il est intéressant, dans ce contexte, de suivre la façon dont les sites littéraires de l'Internet, qui jouent un rôle de plus en plus déterminant par la création de leur fameux buzz, interviennent dès maintenant, en tirant les premiers, dans l'actualité de cet automne. Nous allons essayer de suivre ici dans le mois qui vient la formation de ce buzz pour nos ouvrages et, en particulier, pour le livre de Nathalie Rheims : Laisser les cendres s'envoler. Voici la présentation qu'en fait le site très populaire : My BOOX. (Vous allez voir ce que vous allez lire)

__Rentrée littéraire 2012 : Nathalie Rheims se dévoile dans son nouveau roman

Le 14/07/2012__

La romancière Nathalie Rheims publie Laisser les cendres s'envoler à paraître le 22 ao?t aux Éditions Léo Scheer, dans lequel elle aborde pour la première fois la figure de la mère.

Cette rentrée littéraire sera-t-elle à nouveau placée sous le signe de la famille ? Un an après Delphine de Vigan qui poursuivait le mal de sa mère dans son roman Rien de s'oppose à la nuit (JC Lattès), c'est au tour de Nathalie Rheims de se confier sur son passé familial et de revenir sur sa relation avec sa mère.

Dans son quatorzième roman, la romancière laisse ainsi apparaître pour la première fois, la figure maternelle et se souvient, des années plus tard, du jour où sa mère l'a abandonnée. Nathalie Rheims revient sur cet épisode douloureux où elle vit sa mère quitter le domicile familial du jour au lendemain pour partir avec un artiste, laissant derrière elle famille et mari. "J'ai perdu ma mère. Elle a disparu il y a plus de dix ans, écrit la romancière. Ma mère est morte, je le sais. Mais, lorsque j'y pense, je ne ressens aucun chagrin, pas la moindre émotion."

L'auteur se livre ainsi à un véritable exercice psychanalytique pour comprendre d'où lui vient sa propre froideur. "Mélant émotion et férocité, ironie et tendresse, Nathalie Rheims dévoile ses vérités les plus intimes, et invite le lecteur à venir à sa rencontre" note son éditeur.