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jeudi 25 octobre 2012

2006. Les Pieds nus de Marie Simon par Roland Bosquet dans La Chronique du Vieux Bougon

Dans sa chronique du vieux bougon du 25 octobre 2012, Roland Bosquet évoque Les Pieds Nus de Marie Simon :

Certains jours, surtout le lundi matin, aucun bruit ne trouble le silence de la vallée. Le vent de traverse qui a bousculé les bouleaux une partie de la nuit s'est tu. La brise qui lui a succédé s'est effilochée sur le petit matin, abandonnant derrière elle une brume fine et légère. Une nouvelle couche de feuilles aux reflets dorés tapisse la pelouse. Les fougères aux teintes brunes scintillent dans la lumière immobile. Un écureuil se faufile entre les branches des érables et disparaît dans l'ombre des sapins. Une mésange bleue se pose sur le rebord de la fenêtre, picore les quelques miettes de pain que je laisse à son intention et repart d'un coup d'aile vers les buissons de forsythias. Le ciel est vide. Les choucas montent la garde autour du clocher de l'église du village. Les oies et les grues ont migré vers le sud. Les avions eux-mêmes ont déserté les airs, les paysans leurs champs et les moutons leurs enclos. Aucun bruit ne trouble le recueillement de la vallée. Comme si, à l'issue d'une improbable dérive nocturne, elle avait atteint les confins de la Terre. Le bout du bout du monde que nul n'atteint jamais, hormis peut-être les marins, ces taiseux. La vie est toujours là, bien sr. Mais enfin apaisée et sereine. Loin des tumultes qui agitent les continents alentours.

Et me revient en mémoire les dernières lignes du roman de Marie Simon, "Les Pieds nus" : « voilà, laisse-moi, ne fais pas de bruit, non plus de bruit, parce que je m'en vais maintenant ». En quelques pages d'une rare délicatesse l'auteur évoque les affres de l'attente, l'intensité de l'amour et la douleur de l'absence. Quelques pages à fleur de peau d'une rare élégance pour dire la violence sans brutalité. Quelques phrases rapides et épurées, meublées de mots murmurés, chuchotés. Des mots écrits d'ailleurs plutôt que formulés. Enfermés dans une vie qui a perdu sa vie. Un long soliloque vers on ne sait quelle dérive ou quel voyage d'hiver à la Franz Schubert lorsque les doigts de Dietrich Fischer-Dieskau courent sur le clavier et que la musique envahit le salon, la terrasse et mon courtil tout entier avant d'embaumer le paysage retenu qui l'enserre comme un écrin. Marie Simon semble avoir rencontré le succès avec ce premier roman. Gageons qu'elle éprouvera en retour mille difficultés à retrouver, dans un prochain opus, la magie et l'émotion qui baignent ses "Pieds nus". Alors, si vous la rencontrez, dites-lui bien de persister.

Roland Bosquet, le 25 octobre 2012

2005. Nathalie Rheims dans le pudding de RADIO NOVA

Nathalie n'aime pas le pudding : souvenirs de punitions.

lundi 22 octobre 2012

2004. Laisser les cendres s'envoler de Nathalie Rheims par Petra Truckendanner dans DER SPIEGEL

Rothschilds Raben

Fröhlich war die Kindheit der französischen Schriftstellerin und Filmproduzentin Nathalie Rheims, 53, offenbar nicht.

In ihrem neuen Roman „Laisser les cendres s'envoler“ (etwa: „Die Asche verwehen lassen“) rechnet sie kaum verklausuliert mit ihrer vor zehn Jahren verstorbenen Mutter ab, einer Nachkommin von Mayer Amschel Rothschild, dem Stammvater der berühmten Bankiersfamilie. Die späte Anklage gegen die Rabenmutter, die Nathalie Rheims als junges Mädchen wegen eines Liebhabers im Stich gelassen hat, enthält intime Einblicke in die Rothschild- Dynastie und deutet Familiengeheim - nisse an.

Das Raben-Thema begleitet Rheims offenbar schon länger. Als Schaufensterdekoration in der Pariser Buchhandlung Galignani hing bis vor kurzem ein theatralisches Fotokunstwerk von Gérard Rancinan, das Rheims' Werk bestens illustriert: Die Autorin posiert zwischen unheimlichen Rabenvögeln, Pech fließt dahin, das Ganze hat eine alptraumhafte Anmutung – und stammt aus dem Jahr 2006. Als „Selbsttherapie“ will Rheims ihren Roman jedoch nicht verstanden wissen. Mit dem nötigen zeitlichen Abstand sei nun einfach der Moment gekommen, das Thema aufzuarbeiten, sagt sie.

Petra Truckendanner, le 22 octobre 2012.

2003. Nathalie Rheims, invitée de Monique Atlan sur FRANCE 2.

Dans l'émission de Monique Atlan du 21 octobre 2012.

samedi 20 octobre 2012

2002. Laisser les cendres s'envoler de Nathalie Rheims par Isabelle Kevorkian dans LE SERVICE LITTÉRAIRE.

Dans le "Service Littéraire" n56 d'octobre 2012 :

L'enfant rouge

Rotschlid est un nom glamour. De l'extérieur, il fait rêver. On imagine le faste et le luxe, les fêtes extraordinaires et galantes dans des chteaux gigantesques – comme le chteau de Gombière précisément, celui des Rotschild, des gens élégants et raffinés, des mets délicieux, des boissons savoureuses, des illuminations, des étoffes précieuses et délicates, du prestige.

Pourtant Nathalie Rheims décrit cet univers-là, celui de sa famille maternelle, d'une toute autre manière, sourde et féroce : le silence et les faux semblants annihilent tout, la culture du secret et des apparences constituent la loi et un asservissement. Un monde de conventions et de diktats, assez éloigné des photos lumineuses et légères de « Point de vue et image du monde ».

Aussi lorsque sa mère l'abandonne, alors qu'elle n'est qu'une adolescente, pour suivre son amant peintre et devenir son mécène jusqu'à sa mort, la déshéritant au profit de « l'Artiste », Nathalie se blinde et rejette ce milieu. « Je ne voyais plus personne, je vivais de petits boulots, faisais des piges pour des magazines. J'étais en train de me recroqueviller et le fil qui me reliait au monde extérieur devenait de plus en plus ténu. Il s'en fallait d'un rien… ».

Elle devient un Enfant (child) Rouge (rot), abandonné. Elle ne donnera pas la vie à son tour, figée dans l'enfance. Combien de temps faut-il pour laisser les cendres s'envoler et lcher prise ? Combien de gens, de situations, de lieux intimes aura-t-il fallu que Nathalie Rheims emprisonne par écrit, encellule dans des carnets pour tenter de comprendre avant de pouvoir se détacher et « vaincre le temps » ? Longtemps avant qu'elle ne puisse écrire ce récit : « J'acceptais ce qui s'était passé, abdiquer n'était plus une épreuve, mais une évidence ».

Isabelle Kevorkian, le 16 octobre 2012.

vendredi 19 octobre 2012

2001. Laisser les cendres s'envoler de Nathalie Rheims, UN LIVRE UN JOUR, Olivier Barrot, FRANCE 3

L'émission du 19 octobre 2012

jeudi 18 octobre 2012

2000. Indociles de Laure Limongi par CLARO

Voici venu le temps des Indociles / la mésange et les molosses

L'essai – en forme de trèfle – que publie ces jours-ci Laure Limongi vient se poser en pleine rentrée littéraire un peu comme cette mésange qui sautille devant un molosse, et dont l'auteur nous dit qu'en contemplant ce spectacle, elle eut le désir de s'intéresser "aux choses qui font battre le cÅ“ur".

Qui sont ces Indociles? Quatre écrivains (ou chamanes, medicine women/men, sorciers déchus…), donc, ont été choisis par Limongi dans un but très précis : non seulement nous donner envie de les lire, mais nous donner envie de lire, de lire autrement. Qu'est-ce que la littérature expérimentale? On a envie de demander : qu'est-ce qu'une littérature non expérimentale, une littérature qui n'essaie rien, ne se confronte ni à l'inconnu ni à l'échec ? Très vite, en lisant l'essai de Limongi, on comprend que l'expérimental existe surtout au stade de la lecture. C'est en lisant qu'on apprend à lire. En lisant, en expérimentant, dirait l'autre…

Hélène Bessette, Denis Roche, Kathy Acker et B.S. Johnson. Au-delà de la parité, on notera un seul vivant : Denis Roche. Un écrivain qui n'a jamais roulé des épaules mais qui a, comme Butor et quelques rares autres (Pinget, Guyotat…), poussé son soc dans des sillons qu'on n'avais pas encore osé remuer. Devant à Denis Roche d'être devenu traducteur, j'apprécie d'autant plus la démarche qui est celle de Laure Limongi, et qu'elle offre au lecteur pour l'aider à s'aventurer : comment découvre-t-on un auteur ? quel instant de vie nous jette en travers de son chemin, nous propulse dans son Å“uvre ? Comment le cÅ“ur bat à même la page nouvelle ?

Il faut dire aussi combien certains auteurs, en plus de l'admiration qu'on porte à leur Å“uvre, nous séduisent par la faculté qu'ils ont de diffracter les Å“uvres d'autres explorateurs. Que Limongi nous explique comment Bessette est arrivée jusqu'à elle au bout d'un fil tendu entre "B7" et Claude Royet-Journoud, ou comment Acker l'a saisie grce au travail éditorial exceptionnel et indispensable de Laurence Viallet, elle sait restituer cette magie des rencontres, cette épiphanie de la transmission, qui font que les livres nous parviennent toujours par des voies/voix amies, ou qui le deviendront.

Ce n'est pas là le moindre mérite de cet ouvrage intitulé Indociles. L'indocilité, ou l'art d'ériger l'indiscipline en pratique. Une indiscipline envers l'autre comme envers soi. L'indocile ne se laisse pas intimider par la masse, le courant, il nage à contre-courant, et si la noyade est à l'horizon, peu importe. Les grands écrivains ont une façon assez astucieuse de ne jamais mourir tout à fait.

Il y a une méthode Limongi, et qui consiste à faire entrer l'auteur par la porte dérobée du hasard, de la curiosité, avant d'en déplier les exigences pour mieux nous en révéler la succulence et l'irrespect. Et puis il y a l'humour, sans lequel toute littérature n'est que vases non communicants. On apprend ainsi, au fil des pages, lors de digressions pas si digressives que ça, qu'il existe une revue portant le doux nom de llanfairpwllgwyngyllgoogerrychwyrndrobwlllantysiliogogogoch (j'ai glissé une coquille dans le nom pour voir si l'auteur s'en apercevra…).

Si Hélène Bessette est maintenant assez connue, en revanche Acker reste un peu la cousine maudite de Burroughs ; quant à B.S. Johnson, malgré le travail salvateur de Pascal Arnaud, son éditeur français, il n'a pas encore l'aura qu'il mérite. Est-ce parce qu'ils sont indociles ? Ou parce qu'un vieux réflexe crispatoire semble, depuis disons les années 80, jeter un voile méfiant sur tout ce qui, en littérature, est "m par la nécessité" au lieu de se "lover dans la facilité à la mode" ? Le fait est que nous avons peur de certaines Å“uvres, parce qu'elles arrivent précédées d'un parfum non seulement indocile mais inquiétant. On les suppose difficiles avant même de les avoir frôlées. Et pourtant, il suffit d'ouvrir Bessette ou Johnson au hasard pour entendre, en un même accord dédoublé, le rire de la fronde et le cri de la plaie.

S'il fallait trouver une devise à ces écrivains hors champ, ce serait peut-être cette phrase de Caroline Bergvall que cite Limongi : "Write as a dog, not like a dog." Dans la nuance, fine comme un rasoir amoureux des formes scindées, entre "as" et "like". Ecris en tant que chien / pas comme un chien. On comprend pourquoi l'auteur nous parle au début de son livre de la mésange. Car afin de mieux servir ces quatre cavaliers d'une étrange apocalypse, on peut aussi écrire en tant que mésange. Ce que fait, avec enthousiasme, passion et obstination, Laure Limongi. Parce que les livres créent le lecteur, et qu'un lecteur crée aussi les livres, comme un oiseau qui danse toujours deux danses : la danse de l'indocilité à deux temps, quand lire et écrire, tels deux transes indistinctes, se frottent et s'excitent.

Laure Limongi aurait pu faire d'autres chapitres, et peut-être le fera-t-elle, pour nous donner à aimer encore et encore (ou déplier découvrir) José Agrippino de Paula, Bernard Heidsieck, Hocquard, Tarkos, Federman, etc. (elle cite elle-même ses auteurs dans une belle liste de possibles, constellation indispensable). Mais le chapitre qu'elle n'écrira pas mériterait d'y figurer également, et qui celui où l'on parlerait des livres de Laure Limongi elle-même, qui n'est pas en reste en terme d'indocilité.

Maintenant, lecteur, sois docile un instant et suis ce conseil qu'on aimerait presque un ordre : lis ce livre. Il y va de ton devenir-mésange.

Claro, le 18 octobre 2012

lundi 15 octobre 2012

1999. Nathalie Rheims, invitée de Christophe Bourseiller sur France Musique

Lundi 15 octobre 2012 à 8h, Christophe Bourseiller recevait Nathalie Rheims dans sa "Matinale" sur France Musique. On y évoquait enfin la figure de l' "Ogre" qui planait au dessus du studio.

Ici, une autre courte video de Nathalie Rheims à propos de son livre sur MyBOOX (Les ruptures familiales).

vendredi 12 octobre 2012

1997. Programme de E.L.S. novembre-décembre 2012 - janvier 2013

Vous pouvez télécharger ici le programme des Éditions Léo Scheer pour la saison Hiver 2012 / 2013 ou bien nous demander de le recevoir par la poste.

jeudi 11 octobre 2012

1998. Les Pieds nus de Marie Simon par Alain Nicolas dans L'HUMANITÉ

ELLE L'A RÊVÉ, ESPÉRÉ, IMAGINÉ. AVANT MÊME DE LE RENCONTRER, ELLE EN AVAIT FAIT UN ROMAN. L'ATTENTE, L'AMOUR, LA TRAGÉDIE S'ÉCRIVENT SOUS NOS YEUX AU FIL DU SOUVENIR ET DE L'ÉMOTION.

Roman d'amour, Les Pieds nus l'est aussi au sens où il est le roman que fait naître l'amour. Marie Simon l'a compris et l'a écrit, magnifiquement.

"JE SUIS TON SEUL LIVRE." Voilà ce qu'elle dit à Quentin, celui qu'elle a attendu, guetté, imaginé, aimé. Elle, qu'on hésite à qualifier de narratrice : il s'agit de bien autre chose que de raconter une histoire. Ce serait une histoire mille fois dite, à peine une histoire, celle d'une rencontre qui commence mal, se poursuit bien, puis tourne au tragique jusqu'à ce que ...

Il y a donc une histoire, mais peut-être faut-il recevoir ce livre comme un secret qu'on surprend, les mots murmurés qui ne s'adressent pas à vous mais ne seraient pas dits sans vous.

La narratrice est une "diseuse", elle ne raconte pas, elle se remémore à voix haute, elle récapitule, évoque pour Quentin, qui a déjà d les entendre, les moments d'avant leur "vraie" rencontre. Ces mois où elle inventait, profitant des semaines où elle n'a pas besoin de partager cet amour avec lui.

"Je me souviens que j'ai décidé de t'attendre à plein-temps (...) que tu sois mon hobby, ma passion, ma carrière". Une histoire comme il en arrive tant et qui, pourtant, accroche le plus blasé des lecteurs.

On pourrait que le secret de cette réussite réside dans le style, au sens où Flaubert parlait d'un "livre sur rien, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style" mais le roman de Marie Simon repose sur une anecdote minimale, mais poignante, ce qui n'est pas tout à fait rien. Surtout, le point de vue, serré sur le personnage de la voix qui dit "je", l'amène à produire non un récit à la première personne, mais un monologue intérieur, ou une longue lettre souvent interrompue, qui épouse le flux des souvenirs et des émotions.

Discours tenus sur l'être aimé, et qui ricoche sur d'autres. Paradoxalement, celà introduit la distance que produisent l'ironie et le retour sur soi. L'histoire qu'attendent les lecteurs, la narratrice l'a déjà écrite en attendant Quentin, en rêvant de lui, en espérant une rencontre. Le contact établi, il y a un "roman de Quentin" qui se confronte au Quentin réel, au couple réel.

Quentin disparu, un roman de leur passé s'écrit, adressé à elle -même, c'est à dire à nous. Enfin un roman du présent, de Philippe, un homme qui n'a pas remplacé Quentin, qu'elle s'en veut de ne pas aimer, et à qui elle ne parle pas : elle parle seule et le texte continue, seul.

Roman d'amour, Les Pieds nus l'est aussi au sens où il est le roman que fait naître l'amour. Marie Simon l'a compris et l'a écrit, magnifiquement.

Alain Nicolas, le 11 octobre 2012.

mercredi 10 octobre 2012

1995. Nathalie Rheims, invitée de Au Field de la nuit sur TF1.

Émission du 8 octobre 2012.

Nathalie Rheims est le 2e sujet, à partir de la 12e minute.

PS. Sélection de Quintonic pour la rentrée littéraire 2012.

1996. Lilian Auzas coup de coeur de Valentin Spitz sur EUROPE 1

Le coup de coeur de Valentin Spitz :

mardi 9 octobre 2012

1994. Laisser les cendres s'envoler de Nathalie Rheims par Géraldine pour L'Irrégulière

Sur le blog Cultur'elle de L'Irrégulière, l'avis de Géraldine :

"Je suis née dans une famille singulière, avec tant de ramifications, de secrets. Comme dans la plupart des familles sans doute, mais je ne peux écrire que sur la mienne. Née d'un père aussi incertain qu'invisible et d'une mère morte pour moi avant qu'elle ne le ft vraiment, souvent je me disais que l'on m'avait déposée sur des marches et qu'ils m'avaient recueillie."

C'est Géraldine qui, lorsqu'elle m'a rendu visite à la fin du mois d'aot, m'a offert ce livre, dédicacé par l'auteure, s'il vous plaît. Elle ne l'a pas choisi par hasard, car j'avais très envie de le lire, moi qui aime énormément l'autofiction.

Ce roman commence un peu comme L'Etranger. Sur un ton neutre, la narratrice annonce que sa mère est morte, non pas hier, mais il y a dix ans. Et qu'elle n'en ressent nulle émotion. Car, de fait, sa mère était morte pour elle bien avant de mourir réellement. Et malgré son éducation qui devrait la pousser à se taire, à jeter un voile pudique sur ce qui ne va pas, elle va dénouer la pelote et chercher pourquoi et comment les choses se sont cassées...

Lorsqu'un texte va me plaire et me toucher, je le sais tout de suite, car je suis prise d'une irrépressible graphomanie. Quelque chose me pousse à noter, ce que dit le texte et ce qu'il m'inspire. C'est ce qui s'est passé pour ce roman qui, dès la première page, m'a touchée en plein coeur, malgré une histoire à mille lieues de la mienne.

C'est un texte très sensible et très émouvant que nous propose Nathalie Rheims, celle d'une jeune fille abandonnée par sa mère pour un amant artiste qui se comporte en réalité comme le gourou d'une secte, et qui ne trouve aucun secours dans une famille bizarre qui ne s'intéresse au final qu'aux apparences, une des familles les plus connues de France d'ailleurs, même si elle n'est jamais nommée (mais le lien est facile à faire).

Très bien écrit, avec un vrai style, ce texte est tout de même profondément triste, une tristesse qui prend à la gorge, celle d'une adolescente qui ne comprend pas ce qui lui arrive, qui ne comprend pas le rejet de sa mère, mais aussi, pour moi, celle de la mère, que je n'ai pas pu, malgré tout, m'empêcher de trouver émouvant, car elle aussi, sans doute, est perdue.

Ici, l'écriture fonctionne un peu comme une thérapie, sans que cela soit du tout lourd pour le lecteur, car la mélancolie de la narratrice est de celle qui font les grands écrivains, et les grands artistes, et au final, le roman est empreint d'une grande lucidité, d'une hyperconscience de ce qu'elle est, de ce qu'elle a vécu, et des raisons qui la poussent à agir. Un très beau moment de lecture, en somme, qui fait grandir, je crois...

L'avis de Géraldine... Merci !

samedi 6 octobre 2012

1993. Nathalie Rheims, invitée de la Grande Librairie de François Busnel

Nathalie Rheims était l'invitée de François Busnel qui recevait sur le plateau de son émission sur France 5 : La Grande Librairie, le 27 septembre 2012, des auteurs dont les livres évoquaient la résilience. Comment se "reconstruire" après avoir subi un traumatisme, en particulier dans son propre contexte familial.

Il semble que cette émission (une des rares qui reste dans la ligne d'Apostrophe) a rencontré ce soir là un grand succès d'audience.

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