Je ne sais pas, vous, mais j'ai, pour ma part, de plus en plus de plaisir à lire le FIGARO LITTÉRAIRE animé par Étienne de MONTETY. J'éviterai donc d'évoquer ce que provoque en moi la lecture de certains autres suppléments littéraires (je dois, sur ce point, un devoir de réserve à nos auteurs).

Donc, dans la dernière livraison, où je recommande chaudement la lecture de l'article de Mohamed Aïssaoui consacré à Bernard de Fallois (je lui signale au passage que Simenon ne figure pas à son catalogue) Dominique Guiou, évoque dans la rubrique "Marque-Pages" le, déjà, troisième roman de Myriam Thibault : Plagiat :

Le narrateur vit à La Baule où il écrit des livres qui se vendent bien. Il a toutes les raisons d'être content de lui : il sait faire pleurer et rire ses lecteurs, et ses lectrices sont folles de lui.

Mais voilà que sa femme le quitte, sans laisser un mot, une lettre, un signe. Tout s'effondre. Notre homme prend sa voiture, direction Monaco où habitent ses vieux parents.

Myriam Thibault, qui n'a pas encore 20 ans, fait preuve d'une belle maturité littéraire dans ce troisième roman. Elle montre qu'elle sait donner une réelle épaisseur à un personnage. Son héros est touchant parce qu'elle suggère avec subtilité ses émotions, ses colères, son dépit.

La voix de ce quinquagénaire désemparé, blessé dans son orgueil et sincèrement défait par le départ inattendu de celle avec qui il formait un couple apparemment sans histoire, sonne juste.

Dominique Guiou, le 29 novembre 2012.