Sur le site de Paris Tribune, OMRI EZRATI évoque le nouveau roman d'Aymeric Patricot : L'homme qui frappait les femmes :

Aymeric Patricot revient chez Léo Scheer avec L'homme qui frappait les femmes, un superbe roman qui raconte la vie d'un homme "bien sous tout rapport" qui ne peut résister à ses violentes pulsions.

Une histoire forte, pas une apologie de la violence

Un roman, à l'écriture très directe, qui peut choquer, avec des scènes de violences inouïes décrites sans détours par Patricot.

Son premier roman Suicide girls, déjà, nous transportait dans un univers glauque, celui d'une prof, obsédée par le suicide.

L'homme qui frappait les femmes ou comment un homme peut mener une vie bien rangée, travailler au contact quotidien des députés, fonder une famille, avoir des enfants, présider une association féministe, et le soir venu devenir un psychopathe sans scrupules qui rôde dans Paris à la recherche de femmes à frapper, parfois jusqu'à la mort. Patricot nous décrit avec justesse cet homme, depuis son adolescence en Normandie jusqu'à l'aulne de sa vie sur la même plage normande qu'il fréquentait gamin.

Contrairement à ce qu'on pourra facilement croire, cet homme aux pulsions violentes à l'égard des femmes n'aura pas vécu une enfance de maltraitance, bien au contraire. Il fera des études, fera de la politique, deviendra un militant socialiste apprécié... Comme nous tous, il aura aussi des amis, même si l'un d'entre eux finira par s'en éloigner, choqué par son obsession, ou un autre qui se taira.

Le roman de Patricot est peut-être l'une des plus belles découvertes de ce début d'année. On ne ressort pas indemne de cette lecture. A lire.

Omri Ezrati, le 27 janvier 2013