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mardi 31 décembre 2013

2143. BONNE ANNÉE 2014

Je vous souhaite à tous une bonne année 2014, ainsi qu'à vos familles, je pense particulièrement aux libraires, pour qui l'année passée fut rude, en espérant que nous trouverons, ensemble, les nouveaux moyens de faire vivre notre création.

Léo SCHEER

mercredi 25 décembre 2013

2142. Impasse des bébés gris de Fabrice Pliskin par Bernard Quiriny dans L'OPINION

Pliskin tire dans le tas

Les romans de Fabrice Pliskin appartiennent à un genre raréfié, quoique de tradition ancienne : la comédie satirique. Ses personnages exemplifient souvent un type social, avec la patte des grands caricaturistes. Dans L'Agent dormant, par exemple, il avait inventé Jean-René Bridau, personnage qui restera longtemps le modèle pur de l'intello de gauche à la française, sorte de mixte entre Gérard Miller et Jacques Derrida. Idem pour son David Lévy, dans Le Juif et la métisse, spécimen du bobo parisien avec ses fantasmes et ses l?chetés. Voici maintenant Impasse des bébés gris (quel drôle de titre), où il s'attaque avec humour à l'art contemporain et au narcissisme des esthètes, sujet inépuisable dont Philippe Muray et d'autres ont souvent fait leurs délices.

Le héros, Michel Gilardin, est un brave opticien de 59 ans qui s'en sort à peine dans son petit magasin de la rue Turbigo, entre les géants du secteur qui cassent les prix et les mutuelles rapaces qui réclament du verre low-cost. Heureusement, il a son secret pour tenir : voyez-vous, il est artiste. Ni peintre, ni sculpteur, ni photographe, cependant : Michel Gilardin est performer, il invente des installations monumentales et des happenings, dans une veine très post-duchampienne. Par exemple, il a créé dans sa maison de campagne un mur de 20 mètres de long enâ?¦ détritus, soi-disant réflexion sur les relations sociales. Ses ?uvres déclenchent les éloges de son ami Mokhtar, critique hyperbolique qui trouve tout « déchirant », « miraculeux » ou « bouleversant »â?¦ Côté c?ur, comme toujours chez Pliskin, Michel s'amourache de jeunes et jolies Noires qui l'escroquent et l'humilient. Et c'est ainsi que par, une ironie sinistre, notre vendeur de lunettes fait preuve du plus complet aveuglement, sur lui-même comme sur ses ?uvresâ?¦

La satire de l'art conceptuel et la parodie des discours fumeux qui l'entourent sont désopilantes, et donnent lieu à quelques moments fort réussis. La scène la plus cocasse est celle où Michel, en quête d'une subvention, présente son ?uvre à une commission bureaucratique du FRAC. (Phénomène classique aujourd'hui : la rébellion artistique réclame sans cesse l'approbation du pouvoir). On retiendra aussi la scène du mécénat, où trois riches amateurs débarquent à l'impromptu chez le héros ' un industriel millionnaire, un philosophe à la mode et un banquier-patron de presse, dont on n'a guère de mal à deviner les modèlesâ?¦ Moins convaincantes, les aventures sentimentales de Michel se répètent un peu : Ravaka la Malgache précède Kadidiatou la clandestine, mais c'est la même histoire. On s'agace aussi devant certaines formules sur-écrites, et on fait mine d'ignorer les coquilles qui émaillent le texteâ?¦ Mais reste l'essentiel : quelques portraits excellents, parmi les plus acides qu'on ait lus depuis longtemps. C'est un art où Pliskin est imbattable, et qui transforme ses romans en ce qu'un Sachs avait entrepris jadis, sans aller au bout : un réjouissant tableau des m?urs de ce temps.

Bernard Quiriny, le 25 décembre 2013

mercredi 18 décembre 2013

2141. Maladie d'amour de Nathalie Rheims par Alain Baudemont.

Sur son site : ElyAl28, Alain Baudemont nous parle du nouveau roman de Nathalie Rheims : Maladie d'amour :

LE MASTERPIECE de Nathalie Rheims.

Je bouge délicatement mes yeux de gauche à droite pour entrer (lentement) dans cette singulière « Maladie d'amour », le dernier roman de Nathalie Rheims (Éditions Léo Scheer). J'aime lire ce texte. Oui, j'aime beaucoup ces femmes qui me surprennent, me déstabilisent. En pur fantasme, je dis pas non, vous pensez, une maîtresse comme la petite Alice, je prends. Et pourquoi non, puisque j'y suis, une autre maîtresse, comme l'adorable Camille, je prends absolument. Ma femme me dit oui, tu peux tout faire avec elles, toutes tes belles de nuit, de jour, tant qu'elles ne sont que des tigresses en encre et papier. Oui, s?urement, ma douce, je dois être de maladie, complètement de maladie.

Pour le dire précisément comme je le pense, lisant « Maladie d'amour » (un titre largement utilisé par ailleurs avec des artistes de tous poils), j'aime quand aucun objet ne déborde, n'apparaît de mauvais go?t, dans cette nouvelle histoire d'amour à la manière Nathalie Rheims, que j'ai déjà lu comme une grande poétesse, (je pense à Lettre d'une amoureuse morte) imaginé (Nathalie) comme une redoutable charmeuse de crotalus (le serpent à sonnette le plus dangereux qui fait du bruit avec sa queue).

Les pages se déroulent, dans ce roman à l'eau précieuse d'Hermès, avec un charme, parfumé à l'extrême, de bonne odeur, agréable dans leurs chimies au style tenu, porté par des mots, certes un peu anciens, mais aux illuminatifs enchantement (De naturelles prédispositions pour les jouissances secrètes de l'amour divin, l'amenaient vite sur cette lisière à peine indéfinissable qui sépare la vie illuminative de cette vie unitive (Goncourt).

Camille se rend floue, en écoutant, lancinante, séduisante, insistante pleurnicher la chère Alice. Mais si le plus douloureux, c'était quand on en guérit, se disait Camille en son for intérieur, (c'est ce que j'imagine, moi, lecteur, lisant « Maladie d'amour », alors, ça, c'est tout de même fort de café, l'allons voir, et qu'il faudra donc, par pure expérience, boire.

Buvonsâ?¦

Une femme qui a un secret, n'est pas, pour autant, en Société une femme secrète. On peut considérer, comme je le considère, que « Maladie d'amour » est un chef-d'oeuvre.

Disons que « Maladie d'amour » est LE MASTERPIECE de Nathalie Rheims.

Sur TFI ça l'frait grandiose, comme le pense assurément Léo Scheer, si à la façon italienneâ?¦

Pour ma petite histoire, je dirais que dès l'instant où j'ai compris que ce que font trois poules sur un mur n'est rien d'autre qu'impair, vu comme nombre non divisible en deux, et non qu'un père, mal entendu, mal auditionné comme vieille boulette, grossière connerie, superbe gaffe papa, etcâ?¦ bref, dès l'instant où j'ai compris l'évidence de ce que font trois poules sur un mur, j'ai aussi compris que la maladie, seulement « La Maladie », pour quiconque la possède, les coqs en leur corps, aussi bien que les femmes en leur corps et ?me et les hommes idem, n'est rien de rassurant.

Qu'il est donc préférable, nous avons toujours le choix, agréable de mourir de maladie d'amour au lit du déshonneur pour n'avoir pas foutu le camp devant l'inexpliquable amour, doux de mourir, en amants, les deux dos au mur, et feu à volonté, que précisément supporter cette insupportable, redoutable, longue maladieâ?¦ tout court.

Vous allez me dire, c'est mon grain de sel ma petite histoire, et que vous n'y salez aucune de vos soupes.

Bref, j'essaye de faire mon Masterpiece perso, mais je suis pas encore rendu.

Alain Baudemont, le18 décembre 2013

vendredi 13 décembre 2013

2140. Maladie d’amour de Nathalie Rheims par Didier Garcia dans Livres Hebdo

Amour disséqué

« Trente ans, c'est épatant », assurait, dans les années 1980, un ouvrage à succès imaginé par trois collaboratrices de Libération. « Trente ans, c'est l'enfer », pourrait dire Alice, l'héroïne du nouveau roman de Nathalie Rheims, Maladie d'amour.
Comédienne débutante qui essuie les rebuffades, et commence à comprendre qu'elle ne sera jamais Sarah Bernhardt, Alice enchaîne, dans sa vie privée, les échecs amoureux. Il faut dire qu'elle a le chic pour s'éprendre d'hommes mariés, lesquels, bien s?ur, ne sont pas prêts à renoncer au confort conjugal pour leur maîtresse. Alors qu'elle vient juste de se décider à rompre avec Antonin, qui l'a menée en bateau trop longtemps, elle remet ça avec Daniel, un chirurgien esthétique très lancé sur la place de Paris.
Mais Alice a une amie, Camille, qui s'inquiète pour elle. Autant Alice vit sur le fil du rasoir, autant Camille avance entre des rails. Mariée à Bertrand, un notaire débordé mais fidèle, mère de deux enfants sans histoire, Camille mène une existence parfaitement prévisible. Elle ne go?te l'aventure que par procuration : les péripéties d'Alice la passionnent, au point que, cette fois, elle va s'y investir un peu trop.
Il ne serait pas judicieux de raconter la suite. Sous des dehors de romance à l'eau de rose, Nathalie Rheims a en effet tricoté un suspense dont le lecteur découvre progressivement les ressorts. Disons, sans dévoiler l'intrigue, que l'auteure a voulu prendre au pied de la lettre la notion d'amour fou. Personne ne sort indemne de cette histoire, dont les dommages collatéraux éclaboussent tout le monde. Mais, outre que cette « maladie d'amour » n'a pas de remède connu, elle pourrait bien se communiquer aux lectrices comme une fièvre virale. Avec ce roman dépouillé, tendu comme un arc, Nathalie Rheims devrait connaître un vrai succès de librairie.

Daniel Garcia

jeudi 12 décembre 2013

2139. Nathalie Rheims,ce soir, aux Ecrivains du sud à AIX en PROVENCE de Paule Constant

Ce soir à 18h Nathalie Rheims est l'invitée de Paule Constant à Aix en Provence pour ses célèbres Journées des écrivains du sud. Bien que son nouveau roman Maladie d'amour ne sorte en librairie que le 8 janvier 2014, cet évènement a donné lieu au premier article sur ce nouveau livre signé Remy Barland dans La Provence : "Nathalie Rheims explore l'amour fou", à lire dans notre revue de presse.

mardi 10 décembre 2013

2138. LA DÉCLARATION D'AMOUR d'Isabelle Miller par Aurélia

Parce qu'on a toujours besoin d'avis pour choisir son nouveau livre de chevet, Aurélia, dans Les Bavardages littéraires, évoque pour nous ses lectures et elle en parle bien, c'est plus que du bavardage :

"Cette semaine nous changeons radicalement d'univers, d'ambiance, de sujet. Le livre dont je vais vous parler aujourd'hui est un essai, intellectuel, intelligent et documenté, sur l'un des sujets majeurs ' et pourtant très souvent minimisé ' de la littérature ' et de la vie -, la déclaration d'amour.

Je dois avouer que cela fait plusieurs mois que j'ai reçu cet essai, et qu'il m'a fallu deux lectures assez espacées dans le temps pour en mesurer la portée et en comprendre tous les détours, tant les références sont omniprésentes, et les idées concentrées.

Isabelle Miller (dont je vous avais déjà parlé lors de la sortie de son roman précédent, La soirée Obama) mène une réflexion sur les tenants et les aboutissants d'une déclaration d'amour au sein même de l'histoire d'amour, et s'appuie pour cela sur des références littéraires non équivoques, tout en s'interrogeant sur le choix des auteurs qui les écrivent. Quel intérêt de faire apparaître la déclaration au début, à la fin, ou au milieu du récit ? Qu'est-ce que cela apporte et pourquoi ? Quelles conséquences cela peut-il engendrer, et quel rapport s'instaure alors entre le lecteur, le narrateur et les personnages ?

Les écrits cités dans cet essai sont tous extrêmement bien choisis, et relèvent chacun d'une forme particulière de mise en forme de la déclaration d'amour. L'auteur a sélectionné ce que l'on pourrait appeler "la crème de la crème" des romans ' ou poèmes ' d'amour, soulevant pour chacun la profondeur de l'écriture, et les processus psychologiques qui touchent les personnages. On redécouvre, gr?ce à cet essai, les passages de ces livres (Le Rouge et le Noir, Aurélien, La Princesse de Clèvesâ?¦) que l'on a aimés mais peut-être mal compris ou lus trop vite. Isabelle Miller nous donne alors un éclairage tout particulier de ces oeuvres, à travers le simple et unique moment de la déclaration d'amour.

Rapprocher ainsi le récit, la narration et l'expérience de la vraie vie, est une idée originale, même si l'écriture de cet essai peut parfois paraître un peu alambiquée ou érudite. Cela n'en fait pas moins un livre léger, qui parle d'un sujet heureux et intemporel. Et pour des passionnés de littérature ou des nostalgiques de leurs cours de Lettres Modernes ' que je suis -, ce genre de livre vous replonge dans les univers et les époques où les mots avaient une réelle importance et un impact indéniable sur le cours de son histoire personnelle. Sans compter que l'écriture d'Isabelle Miller nous emmène dans des sphères trop souvent laissées pour compte dans la littérature contemporaine ; un retour aux sources ' et aux idées abouties ' ne fait pas de mal !

Enfin je dirais qu'il s'agit d'une oeuvre qui nous parle à tous. On a chacun ' je l'espère ' déjà un jour expérimenté une déclaration d'amour, qu'elle vienne de nous ou de l'Autre. C'est un sujet qui nous concerne tous, encore plus même que la notion d'engagement amoureux, qui, lui, est très personnel et propre à chacun. Mais la déclaration, c'est LE moment incontournable d'un couple, qui fera basculer, ou non, l'épisode en histoire. On se retrouve donc facilement dans les anecdotes contées dans La déclaration d'amour.

Nul ne sait si cet essai est lui-même une déclaration d'amour de la part de l'auteur ' même si j'ai ma petite idée sur la question -, mais une chose est s?ure c'est que si tel est le cas, elle est très réussie."

Aurélia, le 9 décembre 2013

jeudi 5 décembre 2013

2137. Antoine. Portrait dans LIBÉ par Luc Le Vaillant

En 4e du LIBÉ du 4 décembre 2013, le jour du vote par l'Assemblée du projet de loi sur la prostitution, ce PORTRAIT de l'auteur de ''Délivrez-nous des dogmes'' par Luc Le Vaillant : Antoine, tempérant, qui semble vouloir consoler, dans ce journal, ceux qui croient encore au sens du nom qu'il porte : LIBÉRATION. (Pour le moment réservé aux abonnés de LIBÉ, nous ne publions ici que l'extrait accessible au public.)

Réfléchi et peu vindicatif, le chanteur voyageur refuse l'abolition de la prostitution et la pénalisation des clients.

Au pied de son cocotier, il vivait heureux. Il n'aurait jamais d? s'éloigner de son arbre. Chanteur aux cheveux longs et aux idées avancées dès les années 60, le nomade à chemise à fleurs a quitté les îles où il promène son hédonisme pour venir se noyer dans un débat régressif sur la prostitution.

Antoine dénonce le puritanisme abolitionniste et plaide pour le pragmatisme autogéré. Il recommande l'artisanat corporel, tarifé ou non, qui réjouit hommes et femmes consentants et qu'il nomme les arts du lit. Mais, en ce novembre féroce, celui qui a rédigé un ouvrage ...

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