Accueil
Actualité
Catalogue
A paraître
Blog des ELS La Revue Littéraire
TV6



lundi 21 août 2017

2413. La Distance d'Alexandre STEIGER dans la page livre de Voici

Le premier roman d'Alexandre Steiger est dans la première sélection de trois livres de l'hebdo Voici.

Comme une fuite d'eau, celle d'un amour fait toujours des dégâts.

Alexandre, comédien au chômage, quitté par Jeanne, erre dans Paris, à la recherche de diversions, et pourquoi pas, d'un nouveau sens à sa vie.

Un premier roman plein d'humour et de dérision.

Voici, le 21 août 2017.

2412. Avant-papier : La Distance d'Alexandre Steiger par Gilles Pudlowski

Sur son blog : Les pieds dans le plat Gilles Pudlowski évoque ainsi le premier roman d'Alexandre Steiger : ''La Distance'' en librairie le 23 août.

Cela démarre joliment à Positano, sur la côte amalfitaine, près de Naples, mais cela va vite entraîner le lecteur en banlieue parisienne dans un lieu où tout se délite.

Bilan, confession, souvenir? Pour Alexandre, qui est comédien au chômage, tout va mal: sa compagne, Jeanne, l’a quitté pour un autre; il chute financièrement; ses deux enfants, élevés par deux mères différentes, réclament de l’attention… qu’il n’accorde qu’à lui-même.

Il se perd entre ses rêves romantiques et son petit appartement de Villejuif, ne peut se raccrocher qu’à Francis, son meilleur ami, qui vit dans l’aisance, mais se perd, lui, dans ses passions homosexuelles.

Il rate son dernier essai pour un rôle qui pourrait lui aller comme un gant, s’égare au palais de Justice, tente de renouer avec Jeanne, vainement.

Le sort ne l’épargne pas. Mais n’est-il pas le reflet d’une époque qu’il décrit en noir et en creux? Peut-être une lueur va-t-elle s’allumer dans sa nuit..?

Cet autoportrait d’un raté est le premier roman d’un comédien-réalisateur qui livre ses clés pour décrire le monde comme il va. Paris, ville des fausses lumières, livre aussi des rencontres iconoclastes. Comme avec cette professionnelle – anglaise – de l’amour rencontrée sur un site de rencontres, croisée près des Invalides, quittée avec un repas raté dans une belle table italienne. Ou encore ce cadre cherchant « coloc' », venu du Sud-Ouest, avec son accent rocailleux, sa jovialité, son cassoulet, partageant son appartement jusqu’à, très vite, l’envahir.

Le registre de l’auto-fiction amoureux et d’apprentissage prend alors des reliefs drôlatiques. Voilà, en tout cas, un premier roman dense, déroutant, prenant, intrigant, entre pathétique, critique sociale et détours romantiques. Comme une bonne occase à saisir.

Gilles Pudlowski, le 21 août 2017

mardi 15 août 2017

2411. Avant-papier : La Nouvelle Dolores de Richard Millet par Rachel Ltaif

L'Orient littéraire

Lolita versus Dolores

Pascal Bugeaud revient. Après avoir relaté son enfance limousine dans Ma Vie parmi les ombres (2003), il s?est engagé, à 22 ans, dans la guerre libanaise pour devenir adulte et donc écrivain (La Confession négative, 2009)?; ce qu?il est devenu dans La Fiancée libanaise (2011). Il passe furtivement dans les vies de Sébastian et Rebecca dans Une Artiste du sexe (2013) et on voit son ombre dans Province (2015), pour être, finalement, un écrivain aux portes de la soixantaine qui a vécu, tout comme Richard Millet, la maladie et l?exil littéraire, la solitude, l?amour impossible et la mort, comme on le voit dans La Nouvelle Dolorès (2017), beau et troublant roman de la rentrée littéraire, qui paraîtra bientôt aux éditions Leo Scheer.

Double romanesque de Millet, Bugeaud, jamais séducteur mais souvent séduit par les femmes, est tombé amoureux de la célèbre cantatrice russe Nadejda Kononenko, qui a vingt ans de moins que lui. Ils se sont rencontrés lors d?n récital au château d?Orliac, dans le haut limousin, où le narrateur n?a pas le privilège d?accompagner la chanteuse au piano mais juste de lui «?tourn(er) les pages?» des partitions. La rencontre a lieu dans l?intimité orageuse de l?été limousin, et évolue lors d?ne nuit d?amour dans la chambre de la chanteuse, qui finira «?peu avant l?aube?».

Après cette première nuit, Bugeaud souffre de l?éloignement de Nadejda qui n?accepte de le revoir que très rarement. Il guettera, par la suite, le moindre signe de son amante, incarnation du fantasme ultime de la «?Sainte Russie?»?: sa voix, c?est le monde des opéras de Tchaïkovski et des symphonies de Rachmaninov, ses yeux reflètent le gris bleu du lac Baïkal, son rire est celui des héroïnes de Tchékhov et de Tourgueniev. Il aime la voix et désire la femme aussi bien en français qu?en russe?: il voudrait l?écouter dans les compositions de Poulenc et de Ravel, l?aimer plus profondément que le lac de Siom au bord duquel il est né, et la voir en héroïne de Nerval ou de Flaubert autant qu?en Tatiana ou en Anna Karénine.

Vladimir Nabokov, qui n?a jamais été pour Bugeaud ? pour Millet non plus ? un auteur de prédilection à l?instar de Gogol, Dostoïevski et Soljenitsyne, est significativement dénié dans La Nouvelle Dolorès. La Lolita milletienne, Dolorès, est la fille américaine de Nadejda et d?n ténor récemment décédé aux États-Unis. À 16 ans, elle est au comble de sa crise d?adolescence typique du XXIe (piercings, nonchalance, irresponsabilité, déception, pessimisme, refus, drogue et inculture)?; et elle est venue s?installer à Paris pour vivre avec sa mère.

Le triangle Nadejda-Pascal-Dolorès ressemble, malgré tout, à celui de Charlotte-Humbert-Lolita (dont le nom véritable est Dolorès) de Nabokov. Nadejda demande à Pascal de donner à sa fille des cours de conversation en français tout en contrôlant, de loin, mais jalousement, leurs séances. Mais Pascal n?est pas Humbert, ni Nadejda Charlotte. Le narrateur est toujours amoureux de la mère mais celle-ci s?éloigne de plus en plus.

Dolorès, semblable à Lolita, s?approche de Pascal et voit en lui un père possible bien qu?elle exhibe devant lui, volontairement ou non, son corps troublant d?adolescente. Pascal, qui vit un amour difficile, assiste tardivement à la complicité de la mère et de la fille unies contre un homme qui n?arrive pas à trouver sa place amoureuse.

L?apparition de l?éditrice, au neuvième chapitre, demandant à Bugeaud de continuer cette histoire «?inachevée?» nous ramène à la réalité d?ne nouvelle commandée à Richard Millet pour un recueil intitulé Lolita, variations sur un thème (paru aux éditions Louison) où il est question de «?convertir la devise littéraire russe?», en ré-«?interprétant un classique?» littéraire.

Richard Millet qui a largement dépassé le cap de la nouvelle finit par se confondre avec Pascal Bugeaud. Les séparer, en tout cas, c?est comme séparer deux pigments qui s?étalent sur une même palette?: dès qu?on veut les distinguer l?n de l?autre, ils se dissolvent irrévocablement pour devenir le mystérieux personnage Bugeaud qui crée les œuvres milletiennes et qui se crée en elles.

Bugeaud finit donc par rompre avec ces femmes. Deux ans plus tard, il retrouve Nadejda remariée, avec un petit garçon dans les bras, et, un peu plus tard, on le voit dans la chambre de Dolorès qu?il laisse endormie?: rien ne s?est passé entre eux?; il lui laisse un mot près de son lit pour lui dire qu?il l?aime, mais paternellement. Dolorès serait ainsi une anti-Lolita comme Nadejda une anti-Charlotte, et donc de parfaits et purs personnages de Richard Millet.

Rachel ltaif

2410. Avant-papier : La Nouvelle Dolores de Richard Millet par Jean-Paul Gavard-Perret

lelittéraire.com

Le livre des désillusions

Repre­nant son double roma­nesque (Pas­cal Bugeaud), Richard Millet pro­pose une auto­bio­gra­phie rêvée. Là où une ren­contre amou­reuse dœne femme « qui donne la vie et détient la clé des morts » pou­vait lais­ser espé­rer une vieillesse paci­fiée, tout menace encore de s?effondrer. Non seule­ment dans sa vie sociale ( c?est fait) mais ausis dans l?existence amou­reuse du héros.

Dans une sorte de tri­angle amou­reux dont l?arrangement sem­ble­rait pou­voir s?agencer tout va res­ter ban­cal. Face au héros, il n?y aura pas seule­ment la femme aimée mais sa fille qui devient à la fois une Lolita et son contraire.

Dans les bagages dœn monde devenu ana­chro­nique, le retour de cette jeune fille Vio­laine ? comme aurait dit Paul Clau­del ? invite à cir­cu­ler de case en case sinon dans l?émerveillement dœne marelle du moins en un man­dala. Il n?incline pas for­cé­ment à l?innocence. Les pro­ta­go­nistes ne le sont pas. Mais ils ne sont en rien des monstres. Dans les inad­ver­tances de la pro­mis­cuité, l?histoire s?essaime en pluriel et tumulte en ne tom­bant jamais dans le mari­vau­dage. Ce n?est en effet pas dans le genre de l?auteur.

Entre amal­game et chi­mère, il y a moins de place pour la fan­tai­sie que pour la gra­vité. Cha­cun (même le héros) devra res­ter lui-même dans cette col­lec­ti­vité sin­gu­lière. Ce qui est com­plexe est néan­moins écrit avec lim­pi­dité jusqu?au dénoue­ment final. Le roman recèle peu d?espoir. Il est de ce fait dans la « cou­leur » de son auteur depuis quelques années. Tuer, Pro­vince et même le beau et ori­gi­nal Pour Ber­nard Menez l?illustraient récem­ment comme son jour­nal dans « La Revue Lit­té­raire ».

La misan­thro­pie de l?auteur trouve ici moins une sor­tie de secours quœne voie sans issue. Mais là où nul ne pavoise s?inscrit une his­toire forte de l?existence. En un cer­tain lissé, ce qui s?essaime, les pro­ta­go­nistes le com­prennent : cer­taines choses s?effondreraient dès qu?elles seraient tou­chées. Et la clé du livre le prouve dans la cou­leur noire et au sein même dœne impos­si­bi­lité que les deux adultes n?avaient pas imaginée.

Jean-Paul Gavard-Perret

jeudi 3 août 2017

2409. Pour Bernard Menez de Richard MILLET à la plage.

Bernard Menez clôt en beauté Les Auteurs à la plage !

Fils spirituel de Bourvil et Gaston Lagaffe, tour à tour comédien réalisateur, chanteur fantaisiste, mais aussi homme politique et pilote d’avion, Bernard MENEZ, acteur fétiche de Jacques ROZIER et Pascal THOMAS intrigue autant qu’il amuse : objet littéraire du dernier roman de l’écrivain Richard MILLET, Pour Bernard Menez, il lui reste encore quelques secrets à livrer. Il présente à Port Leucate son dernier ouvrage : Et encore… je ne vous dis pas tout ! Rendez-vous le 25 août à 19h à Leucate.

Cet été à Leucate, Les Auteurs à la Plage, manifestation littéraire unique sur le littoral, organisée en partenariat avec le Centre Méditerranéen de Littérature, permet au public curieux ou de retour de la plage de rencontrer directement les auteurs en vogue dans un cadre de rêve. Il s’agit d’échanger avec les écrivains du moment, sur les quais de Port Leucate. Vendredi 25 août à 19h, pour clore la manifestation, le public avisé ou déambulant rencontrera ainsi l’inclassable Bernard Menez pour son livre Et encore…je ne vous dis pas tout ! publié aux éditions l’Archipel, et pour l’essai de Richard Millet, Pour Bernard Menez, publié aux éditions Léo Scheer.

« Me voilà à vous raconter – et encore, je ne vous dirai pas tout ! – ce qu’il est advenu du prof de maths plutôt à côté de ses pompes qui rêvait de 3 choses : 1 – vous faire rire ; 2 – vous faire pleurer ; 3 – vous faire pleurer de rire ». (B.M). Depuis une dizaine d’années, des réalisateurs tels que Mathieu Amalric (La chose publique) ou Guillaume Brac (Tonnerre) s’arrachent Bernard Menez, faisant découvrir ce comédien éclectique (cinéma d’auteur et de divertissement, théâtre de boulevard et de répertoire) à une nouvelle génération de spectateurs. Là est le mystère Bernard Menez : prononcez son nom, et vous aurez immédiatement une réaction, en général un sourire.

Celui qui disparaît entièrement derrière les personnages qu’il incarne, tant il ne semble pas les jouer, mais être eux, présentera aussi l’essai passionnant de Richard Millet : Pour Bernard Menez, sorti entre les deux tours de l’élection présidentielle. A travers ce court essai en forme d’éloge, l’auteur aide ainsi à comprendre, à travers ce personnage tantôt provincial ou parisien, éternellement jeune, à la fois séducteur et looser, drôle et attendrissant, ce qu’est la France d’aujourd’hui. Car il y a, chez Bernard Menez, quelque chose de « notre prochain, notre semblable ». « Ainsi Menez est-il l’acteur même, parce que seul à être soi sans en jouer : celui qui vient après les grands comiques qui incarnaient le bonheur français, de Fernandel à Bourvil et de Funès, et aussi Francis Blanche, Michel Serrault, Claude Piéplu, souvent très grands à contre-emploi. (…) Son art est un art modeste, comme il y a un art du peu. »

Rencontre avec Bernard Menez – vendredi 25 août – 19h – parvis de l’espace Henry de Monfreid – Port Leucate

Archives Syndication
août 2017 (216)
juillet 2017 (174)
mai 2017 (155)
février 2017 (186)
janvier 2017 (253)
décembre 2016 (179)
octobre 2016 (205)
septembre 2016 (240)
août 2016 (216)
juillet 2016 (174)
juin 2016 (187)
mai 2016 (155)
avril 2016 (117)
mars 2016 (202)
février 2016 (186)
janvier 2016 (253)
décembre 2015 (179)
novembre 2015 (199)
octobre 2015 (205)
septembre 2015 (240)
août 2015 (216)
juillet 2015 (174)
juin 2015 (187)
mai 2015 (155)
avril 2015 (117)
mars 2015 (202)
février 2015 (186)
janvier 2015 (253)
décembre 2014 (179)
novembre 2014 (199)
octobre 2014 (205)
septembre 2014 (240)
août 2014 (216)
juillet 2014 (174)
juin 2014 (187)
mai 2014 (155)
avril 2014 (117)
mars 2014 (202)
février 2014 (186)
janvier 2014 (253)
décembre 2013 (179)
novembre 2013 (199)
octobre 2013 (205)
septembre 2013 (240)
août 2013 (216)
juillet 2013 (174)
juin 2013 (187)
mai 2013 (155)
avril 2013 (117)
mars 2013 (202)
février 2013 (186)
janvier 2013 (253)
décembre 2012 (179)
novembre 2012 (199)
octobre 2012 (205)
septembre 2012 (240)
août 2012 (216)
juillet 2012 (174)
juin 2012 (187)
mai 2012 (155)
avril 2012 (117)
mars 2012 (202)
février 2012 (186)
janvier 2012 (253)
décembre 2011 (179)
novembre 2011 (199)
octobre 2011 (205)
septembre 2011 (240)
août 2011 (216)
juillet 2011 (174)
juin 2011 (187)
mai 2011 (155)
avril 2011 (117)
mars 2011 (202)
février 2011 (186)
janvier 2011 (253)
décembre 2010 (179)
novembre 2010 (199)
octobre 2010 (205)
septembre 2010 (240)
août 2010 (216)
juillet 2010 (174)
juin 2010 (187)
mai 2010 (155)
avril 2010 (117)
mars 2010 (202)
février 2010 (186)
janvier 2010 (253)
décembre 2009 (179)
novembre 2009 (199)
octobre 2009 (205)
septembre 2009 (240)
août 2009 (216)
juillet 2009 (174)
juin 2009 (187)
mai 2009 (155)
avril 2009 (117)
mars 2009 (202)
février 2009 (186)
janvier 2009 (253)
décembre 2008 (179)
novembre 2008 (199)
octobre 2008 (205)
septembre 2008 (240)
août 2008 (216)
juillet 2008 (174)
juin 2008 (187)
mai 2008 (155)
avril 2008 (117)
mars 2008 (202)
février 2008 (186)
janvier 2008 (253)
décembre 2007 (179)
novembre 2007 (199)
octobre 2007 (205)
septembre 2007 (240)
août 2007 (216)
juillet 2007 (174)
juin 2007 (187)
fil rss
fil rss commentaires



Copyright
Top