Royal au bar de Thibaut Blondel est comme un mirage. Après l'avoir vu (lu), l'image ne nous quitte plus, elle nous hante, elle nous habite, elle nous ronge, et pourtant l'évidence même de son inexistence nous écrase. On reste accroché au personnage de Sepherd Edwards - personnages du premier roman de l'auteur, Maelström exotique -, alors que c'est un portrait de l'auteur que nous découvrons sur la couverture. Tout en se montrant, en s'affichant, Thibaut Blondel disparaît derrière son personnage, mais apparaît également continuellement.

Il serait étrange que vous ne sentiez pas une liberté sauvage à la lecture de ce roman qui commence sur cette parole de Sepherd Edwards : "Dans une vie, se plaisait-il à répéter derrière une pinte de bière, on a tout au plus cinq, peut-être six secondes de pure liberté." Quelque part dans les pages qui suivent, se trouvent ces six secondes.

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