Le remplaçant

« Mais ce sont bien sûr les élèves de ses diverses classes qui vont le plus ébranler ses illusions concernant l'enseignement. Leur acculturation candide et leur dissipation le terrorisent et l'amusent à la fois. L'écrivain est sidéré par le sabir et les tics de langage d'une engeance indifférente et hostile à la langue française, à l'histoire, au savoir en général. "Ils ne sont même pas incultes, c'est pire : ils ont l'air de naître, de n'avoir jamais rien appris…" Il tente de faire se redresser les avachis, lutte contre les smartphones, s'efforce d'instaurer un soupçon de discipline, un rien de politesse. Leur goût du complotisme nourri par les réseaux sociaux le désespère. Mais il prend conscience également que se construit au fil des mois une relation presque paternelle. Sa culture fascine ses turbulentes ouailles qui tiennent bientôt leur ombrageux professeur pour un super-héros dont les cerveau est une sorte de disque dur, une extension de Wikipédia. (…) Lors de son ultime cours, ces derniers auxquels il vient d'annoncer son départ sombrent dans une étranger mélancolie "Trop la mort, dit l'un deux. On va vous regretter." Ainsi se termine ce roman à la fois hilarant et désespérant, qui constitue une radiographie sans concession d'une certaine école républicaine. »

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