Patrice Jean met en avant L'Ivraie de Bruno Lafourcade dans le numéro de septembre de la revue Eléments.

« L'Ivraie est un roman scandaleux, chacun de ses chapitres a de quoi faire avaler sa pipe à tous les Plenel de la terre. »

La Victoire de la boue

« Qui n'a jamais été pris d'une envie de vomir en entrant dans une librairie ignore la nausée du tout-culturel et ne sait rien de l'écoeurement face au nivellement par la quantité. C'est pourquoi on ne peut plus écrire, aujourd'hui, sans affronter, au moins une fois, les dragons du dérisoire et les démons de la pacotille. Bruno Lafourcade, dans L'Ivraie, livre bataille : son roman n'ajoute pas une histoire de plus à la ribambelle des fictions qui occupent les présentoirs comme des sucreries, non Lafourcade, écrivain sans peur et sans reproches, fixe l'ennemi et le blesse littérairement. Si un poète peut se réfugier dans le quotidien ou la métaphysique, un romancier qui se détourne du présent n'est pas un romancier, c'est un conteur d'histoires, un amuseur, une buse.

Bruno Lafourcade a écrit le grand roman du recouvrement de la vérité par la masse. (…) Chez Lafourcade, les allégories ne sont pas des idées mais la vision (au sens rimbaldien) des lèpres invisibles qui nous ravagent. Qu'on ne s'y trompe pas : ce roman n'est pas un essai pesant, ni un texte allégorique : tout est terriblement concret, terriblement vrai. Le style de Lafourcade est coupant, précis et drôle : oui drôle. L'ironie et le style sont les seules armes d'un écrivain aux prises avec la ruine de la civilisation. »

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