Dans L'Obs de ce jeudi 10 octobre, dans L'humeur de Jérôme Garcin, le journaliste et critique livre sa lecture du nouvel ouvrage de Nathalie Rheims.

« Nathalie Rheims, à qui l’on doit pourtant des romans aux titres prémonitoires – Lettre d’une amoureuse morte (Flammarion, 2000, L’Ange de la dernière heure (Flammarion 2002), Car ceci est mon sang (Léo Scheer, 2010), Ma vie sans moi (Léo Scheer, 2017) –, est un cas singulier. (...) Dans Les Reins et les Cœurs, elle raconte sa traversée de l’enfer, la violence du poison, qui menace aussitôt les fonctions cardiaques et respiratoires, le sentiment d’être tantôt cryogénisée, tantôt suppliciée par Josef Mengele, le lent apprentissage de la routine de la dialyse, l’inéluctabilité de la greffe, le frôlement de la mort, presque souhaitée. Et enfin, dans le ciel de l’hôpital, l’apparition d’un ange : Flavien, le jeune homme qui danse pour Mylène Farmer sur son tube « Point de suture » (ça ne s’invente pas), choisit en effet de donner l’un de ses reins à la romancière, qu’un vers de Charles Péguy, appris autrefois et jamais oublié, aide encore à espérer. L’opération se déroule le jour de son anniversaire, et c’est une réussite. « On s’habitue à tout, même aux miracles », écrit Nathalie Rheims, au terme de cet impeccable récit clinique, où elle casse les reins à la fatalité. »

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