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Blog des ELS La Revue Littéraire



lundi 16 août 2010

1376. La nouvelle chronique de Gabriel Matzneff

Je me permets de signaler le nouveau billet du blog de La Revue littéraire : Flaubert, au secours ! par Gabriel Matzneff. Deux bonnes raisons à cela : Gabriel Matzneff et, secondairement, la belle occasion qu'il m'offre ainsi de redonner vie à ce blog, où, à partir de demain, sera mis en ligne le numéro 48, consacré à la rentrée littéraire (en librairie le 1er septembre).

vendredi 9 avril 2010

1300. Entretien avec Géraldine Barbe

Comme Léo le disait très bien il y a peu, nous sommes particulièrement heureux de publier le deuxième livre de Géraldine Barbe, après Rater mieux, qui avait essuyé les pl?tres de la collection M@nuscrits. Nous le sommes parce que le métier de découvrir est le plus excitant de tous ceux que nous faisons, et que voir se développer un talent rencontré à l'état natif, voir ce que nous avions décelé croître et embellir en sont les aspects les plus joyeux, mais aussi, et d'abord, parce qu'Aimer Roger est une très belle réussite, un livre d'une drôlerie incessante, d'une lucidité ravageuse, qualités fort rares dans la littérature française actuelle, où dominent alternativement la grisaille, la banalité crapoteuse, et l'illusion consolante, Charybde et Scylla qu'il est très agréable d'éviter pour une fois. Géraldine nous le permet avec une maestria dont, à mon humble avis, vous n'avez pas fini d'entendre parler.

vendredi 12 mars 2010

1275. Bugsy Pinsky contre le complot juif

Bugsy Pinsky contre le complot juif, le premier roman antisémite contre l'antisémitisme, vient de paraître. C'est le plus beau coup de pied donné au cul de l'époque depuis longtemps : le portrait en farce d'une humanité acharnée à se réduire à ses identités, ses appartenances, sa fierté communautaire, et délirant à l'infini sur les conspirations des autres, les affreux, les méchants qui ne croient pas les mêmes bêtises que soi. Tout le monde veut retourner aux sources, quitte à s'y noyer. Y. B. et Abner Assoun lancent une bouée en forme de bombe.
Voici, pour commencer les réjouissances, l'interview qu'ils ont accordée à Gérard Desportes et Rachid Benzine pour Compliquons les intrigues.

lundi 15 février 2010

1253. Sacha Ramos dans Culturemag

Le Complot des apparences

par Matthieu Falcone

« Tout a commencé il y a un peu plus d'un mois, à Rome, avec une cafetière. L'objet siégeait au centre de la table. Autour de la table, quatre chaises, sur les chaises, un avocat épris de philosophie, un jeune couple d'artistes en vue qui exposaient des serpillières mouillées et des tartes aux pommes tachées de sang (du vrai sang) sur les murs blancs d'une fameuse biennale, et moi, Igor Ramirez, auteur mal connu d'une élégie à la mémoire de Rantanplan (le chien le plus spirituel de l'Ouest). »
Voici pour le ton du premier roman de Sacha Ramos, et pour la relative absurdité des situations dans lesquelles le narrateur va s'engouffrer.

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vendredi 22 janvier 2010

1230. Sacha Ramos par Anne-Françoise Kavauvea

L'article que je reproduis ci-dessous est paru sur le site De seuil en seuil. Vous pouvez lire une nouvelle de Sacha Ramos ici, et en savoir plus sur le roman .

"Point de pasteur et un seul troupeau ! Tous veulent la même chose. Tous sont égaux : qui pense autrement va de son plein gré à l'asile de fous." (Nietzsche, Généalogie de la morale)

Fuir pour mieux se retrouver. Ecrire pour échapper à la folie. Le narrateur du Complot des apparences, Igor Ramirez, se sent happé au-delà des limites de l'acceptable. Après un coup de colère suscité par le caprice d'une petite fille, mais surtout par la bêtise stéréotypée de la réaction (ou de l'inertie) de ses parents, cédant à un mouvement irraisonné et déraisonnable, il quitte Rome, et surtout son fils, pour Barcelone, sa ville natale. Un retour à la source de son existence pourrait-il le sauver de lui-même ?
Ce roman à l'écriture dense, limpide, jouant de l'inattendu, de l'émotion qui s'insinue au détour de la farce, nous associe à cette tentative désespérée. Igor Ramirez ' double de l'auteur ? ' commence par s'enfermer avec lui-même, se forgeant les barreaux de la cellule d'Edmond Dantès auquel il s'identifie un moment, préparant contre le monde une vengeance éclatante. La sortie de cette chambre d'hôtel le conduit à une nouvelle prison : un logement minuscule, une grotte humide et sombre, situé dans l'entresol d'un immeuble proche du lieu où il a grandi. On espère ici une salutaire plongée dans le souvenir. Or, chez Sacha Ramos, c'est l'inattendu qui commande. Tout dans cette ?uvre tente de déjouer chaque topos, chaque lieu commun, que ce soit dans la vision du monde qu'il transmet ou dans la manière subtile dont il détourne les clichés linguistiques.

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jeudi 14 janvier 2010

1223. Silure & Sidération. Entretien avec Emmanuel Tugny

Retour en force de l'auteur de Mademoiselle de Biche, avec deux livres en trois mois, un roman, Le Silure, en librairie depuis une semaine, et un essai, ou plutôt un hybride d'essai, de traité philosophique, de conte, d'apologue, Sidération ! (début mars). Activité foisonnante, chargée comme une langue (vous comprendrez), qui nous a valu cette conversation pour moi passionnante sur la quête orphique, l'amour, la matière, l'être, l'étant, l'inutile (« Ce qui est digne de la condition d'homme, c'est le sentiment profond qu'il y a lieu que quelque chose d'inutile soit »), Dieu (qui est au bout de « l'immersion dans ce silence absolu que par souci asymptotique nous appelons l'ordre des choses »), et deux ou trois autres sujets.

vendredi 8 janvier 2010

1216. Sacha Ramos par Jacques de Guillebon

En quête d'un monde

par Jacques de Guillebon

La Nef n°211, janvier 2010

Ils sont trois. Ce ne sont donc pas les mousquetaires, ni les hussards qui comme chacun sait étaient quatre. Il faudra bien leur trouver un nom à ces trois lascars-là, mais pas de doute que le temps s'en chargera. Ils s'appellent Olivier Maulin, Pierre Chalmin et Sacha Ramos. Ils sont écrivains, nouvellistes et romanciers, ils ont à la louche entre 35 et 40 ans et surtout leur plume les révèle comme les protagonistes majeurs d'une nouvelle génération. On ne parlera pas d'une école, traître mot auquel aucune réalité jamais ne correspond, et d'ailleurs pour autant que nous sachions, ils ne se connaissent pas. Pourtant, ils ont la même ironie devant ce monde croulant, la même jovialité mélancolique dans le style, des dilections comparables pour le bon vin, la littérature déchirante et les jolies femmes qui permettent de les rassembler le temps d'un article. Mais ce ne sont pas tant leurs goûts qui les distinguent ' après tout, nombreux sont les êtres humains dignes de ce nom qui peuvent encore les partager ' que le talent inouï que les muses leur ont réparti pour, sinon leur donner un sens, animer ces goûts et en tirer une mouture délectable.

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mercredi 6 janvier 2010

1214. Entretien avec Sacha Ramos

Je me permets une brève incursion hors de mon territoire, pour vous présenter cette conversation avec Sacha Ramos, dont le premier roman, Le Complot des apparences, est depuis ce matin en librairie. Il est absolument inutile de vous recommander de vous précipiter sur lui ; je me contenterai de dire que j'aimerais être à la place de ceux qui s'apprêtent à le découvrir. De toute façon, j'y reviendrai : on ne se lasse pas de chanter les louanges d'une si belle révélation.

mercredi 2 décembre 2009

1192. Mozart, Beethoven, Brahms, Fiszman & Gravoin

Véronique Fiszman, dont nous avons publié en février dernier le délicieux recueil de nouvelles Petites faiblesses inavouables, est non seulement un écrivain de talent mais une brillante pianiste que je vous invite à découvrir, si vous n'avez pas eu la chance de l'entendre jusque-là, en vous procurant le CD Sans tambour ni trompette enregistré avec la violoniste Anne Gravoin. Le programme est idéal : Mozart, Beethoven, Brahms, de la beauté à n'en plus finir, pour changer.

lundi 2 novembre 2009

1167. Gabrielle lit Gabriel

La l?cheté, le conformisme et l'indifférence pour la littérature l'ayant une nouvelle fois emporté dans la comédie du jour, nous devons chercher des refuges, des consolations. Rien de mieux pour cela que quelques pages d'un grand livre et une jeune fille, comédienne de talent qui plus est. Voici, donc, contre la grisaille du jour.


Un vif merci à Gabrielle Jéru pour s'être si gracieusement prêtée à l'exercice et à Guillaume Zorgbibe, qui l'a rendu possible. Vous pourrez voir Gabrielle sur scène le 22 novembre, au New Morning (7-9, rue des Petites-Écuries, Paris 10e, 01 45 23 51 41), dans One Night Stand, une soirée "thé?tre-concert-poésie-utopie-jazz-punk-rock" conçue par Arny Berry et la compagnie La Cab' (prix unique 15 euros).

samedi 31 octobre 2009

1163. Natashka Moreau dans Marie-Claire

Publiée par Léo Scheer, qui a du flair pour dégoter des textes originaux, Natashka Moreau vit depuis dix ans à Londres, où elle signe quelques nouvelles dans des magazines d'art.
Mais cette Française de 30 ans est surtout, déjà, une romancière hors pair.
La narratrice de Se hisser, recevant en Angleterre la visite d'une s?ur qui l'horripile (c'est réciproque) et dont elle ne sait que faire, nous raconte ses petits énervements et sa petite vie avec un sens étonnant du détail, et de l'essentiel qui s'y cache toujours. Elle n'aime pas sa voix, ne sait pas comment se comporter avec les gens, mais nous explique ses micro-emmerdements avec tant de cocasserie et de perspicacité ' de profondeur, même ' qu'on se dit : oui, Natashka Moreau se hissera haut.

Gilles Chenaille, Marie-Claire (novembre 2009)

samedi 17 octobre 2009

1144. Entretien avec François Dupeyron

Chacun pour soi, Dieu s'en fout de François Dupeyron, en librairie depuis mercredi, est, par ses thèmes, son ton, par le monde qui décrit comme par la puissance d'imagination qu'il met en œuvre, un des livres les plus étonnants de cette rentrée littéraire. J'espère que la conversation ci-dessous vous aidera à vous en convaincre. J'espère surtout que vous aurez envie de vous en convaincre mieux, livre en main. Quand des centaines de romans paraissant en même temps semblent être toujours le même, avec des nuances de maquillage, tomber sur un tel aérolithe tient du miracle (c'est un de ses sujets), et de la libération (c'en est un autre).

samedi 10 octobre 2009

1138. Jacques Chessex (1934-2009)

Nicolaï Lo Russo, que je remercie, nous a envoyé la note suivante :

J'ai la tristesse d'annoncer la mort hier soir du grand écrivain Jacques Chessex. Il s'est brutalement effondré lors d'un colloque à Yverdon (Vaud) organisé à l'occasion de la pièce tirée de son livre La Confession du pasteur Burg (1967). Un spectateur l'a pris à partie sur l'affaire Polanski ' artiste qu'il défendait ' et son sang a tourné noir.
Jacques Chessex, prix Goncourt 1973 pour l'extraordinaire L'Ogre, est un (des rares) auteurs contemporains que j'admirais. Longtemps professeur de lettres à Lausanne, très aimé, très craint aussi ' ses courroux sont légendaires ', il est à l'origine de mon envie de m'essayer sur les chemins clairs-obscurs de l'écriture.
C'est bel et bien l'automne.

« Laissez-moi aller à rien. Laissez-moi aux cimetières introuvables. La mort n'est pas difficile à celui qui rejoint le premier site. La mort est douce à celui qui se couche aux étages clairs, parmi les labyrinthes d'ailes et les chants. » Jacques Chessex, Où vont mourir les oiseaux (1980)

lundi 5 octobre 2009

1128. Éric Vuillard chez Arnaud Laporte

Pour continuer de jouer les speakerines, après la remarquable intervention de Gabriel Matzneff vendredi soir, j'ai le plaisir de vous signaler la participation d'Éric Vuillard à Tout arrive, l'émission d'Arnaud Laporte, aujourd'hui, à 12 h 50, sur France Culture.

P. S. On peut écouter l'émission ici.

vendredi 2 octobre 2009

1124. Gabriel Matzneff chez Franz-Olivier Giesbert

Gabriel Matzneff sera ce soir l'invité de Franz-Olivier Giesbert dans son émission Vous aurez le dernier mot à propos des Carnets noirs 2007-2008 et de quelques sujets d'actualité, notamment certaine chasse aux sorcières.
France 2, 22 h 45.

P. S. (samedi 3 octobre) Vous pouvez voir ici cette émission, où Gabriel Matzneff s'est montré, une nouvelle fois, digne, sensible, libre comme pas un, parlant avec une franchise et une rectitude qui paraissent aujourd'hui exorbitantes sur un plateau de télé.
Je profite de ce mot pour remercier Franz-Olivier Giesbert et toute son équipe, en particulier Omar Foitih et Ali Rebeihi, qui ont fait preuve d'une courtoisie et d'une liberté d'esprit elles aussi inhabituelles.

P. P. S. (une heure plus tard) Vous pouvez surtout voir le débat ci-dessous :

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