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Blog des ELS La Revue Littéraire



mercredi 12 novembre 2008

867. Kafka Cola

En librairie aujourd'hui : Kafka Cola d'Alessandro Mercuri, un étrange et troublant petit livre où vous apprendrez notamment ce qui s'est passé à Roswell, quelles relations Benoît XVI entretient avec John Austin, ce que Neil Armstrong a réellement dit en posant le pied sur la lune et s'il s'agissait bien de la lune, ou combien de films français emploient le mot petit dans leur titre et quels titres portent les films de Burd Tranbaree ; vous aurez, de surcroît, des nouvelles de Polyphème de Sicile, Descartes, YHWH, Thérèse d'Avila, du docteur Mabuse et de Gorgias, aussi bien que de Patrick Le Lay, George Bush, Adidas, Bart Simpson, Sony, Nike, L'Oréal ou Elvis Presley. Bref, vous vous promènerez, avec un guide qui vous inspirera une saine méfiance, dans un univers paranoïaque, baroque, éclaté, hagard, errant, perdu, drolatique, mélancolique, ridicule, tragique, avant de vous apercevoir qu'on vous a tendu un miroir. Vous rirez jaune, mais du moins vous aurez ri, ce qui n'était pas gagné puisqu'en somme il s'agissait de vous prévenir que le monde que vous avez connu s'est effondré et que ce qui s'annonce sera terrible.

dimanche 9 novembre 2008

865. Journée Apollinaire (suite) : Vincent Roy

Pour prolonger l'article de Christophe, voici un texte magnifique, extrait du Temps ouvert de Vincent Roy, en librairie depuis mercredi. Il est comme le commentaire de la dernière citation donnée par Christophe : "La grande force est le désir." Ou comment le corps de Madeleine, rendu à nouveau miraculeusement présent dans les mots (ces mots qui font que l'on vit), sauve Apollinaire de la mort pourtant certaine, des hurlements des bombes, des mouches bleues, et lui donne, une dernière fois, le sentiment que la vie, le désir l'emportent sur tout - fatalité, guerre, désespoir, devenus dérisoires face à l'éclat de la chair. Eclat qui est, entre beaucoup d'autres, mais au centre, le sujet du livre de Vincent, sur lequel je reviendrai ici un jour prochain. En attendant, pour ce quatre-vingt-dizième anniversaire, Apollinaire :

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863. RL Bis : Apollinaire par Christophe Henning

Les dessins de Guillaume Apollinaire : la rêverie du poète

Les Dessins de Guillaume Apollinaire, choix et présentation de Claude Debon et Peter Read, Buchet-Chastel, 153 pages, 39,50 euros

Il y a exactement quatre-vingt-dix ans, le 9 novembre 1918, Apollinaire est emporté par la grippe espagnole. É deux jours de l'armistice, voici que l'immigré polonais, volontaire pour les tranchées, blessé en 1916, enfin naturalisé en 1917, s'éteint après deux rudes années. L'urgence poétique ne l'a malheureusement pas immunisé. Très affaibli par sa blessure à la tête, il n'a pas résisté à l'épidémie.
Bien sûr, l'anniversaire de sa mort est une bonne occasion de se plonger dans les écrits d'Apollinaire. Mais la publication des dessins tombe à point pour (re)découvrir aussi comment étaient imbriquées création poétique et esthétique picturale chez l'auteur-inventeur des Calligrammes. « La présence dans les carnets d'Apollinaire de pictogrammes, de hiéroglyphes et de signes cabalistiques témoigne de l'intérêt qu'il porte à tout système de communication rapprochant l'écriture et le dessin », avertit Peter Read dans la présentation des carnets du poète.
Il ne cessait de griffonner, dans ses carnets, ses lettres, sur un coin de table, au fond de la tranchéeâ?¦ Apollinaire « dessinait » ses poèmes : « Ses manuscrits et carnets sont ornés de centaines de croquis, plus ou moins automatiques, foisonnant de créativité. » Avec presque cent vingt pages de fac-similés, le recueil édité par Buchet-Chastel fait entrer avec plus de corps dans la pensée onirique d'Apollinaire. Son art, c'est la poésie, mais le croquis semble sa respiration. La pensée discursive, au bestiaire étrange et fantasmagorique, s'affirme dès les dessins de jeunesse. L'image est un prétexte à l'échappée imaginaire. Le dessin, un pré-texte à la formulation poétique : « La plupart du temps, les dessins sont griffonnés en marge d'un texte en cours d'élaboration. La création poétique est relayée par le dessin, qui exprime autrement l'affect à l'origine du désir d'écriture », explique Claude Debon.

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mercredi 5 novembre 2008

858. Barberine chez Betty : post-apéro-vernissage-signature

Comme Géraldine l'a révélé dans un commentaire, je suis en possession de quelques photos de la soirée de lundi, chez Betty, en l'honneur de Rater mieux. Je ne vais pas tout vous montrer, mais quelques-unes appartiennent en somme à ce blog, certaines de ses vedettes y faisant des apparitions plus ou moins fantomatiques (je pense à notre ami clic, flou parmi les fleurs). Je ne vais pas non plus vous présenter tout le monde, Dieu reconnaîtra les siens (moins physionomiste que Lui, je n'ai d'ailleurs pu reconnaître tous les visages, que leurs propriétaires veuillent bien m'en excuser). Je me contenterai de vous signaler la présence, dans le désordre, de Barberine, évidemment, de son livre (les piles indiquent que nous étions en début de soirée : à la fin, il ne restait rien), et de Manuel Montero, Dahlia, Christian, Marilou, Léo, Guy, Alex. Est également présente (sur un escalier) notre hôtesse, Betty. J'aperçois enfin Roland Zemour, qui à ma connaissance ne fréquente pas ce blog, mais qu'il convenait que je mentionnasse (pardonnez-moi : une conversation avec une auteur m'a mis hier en veine de subjonctifs). Sont en revanche absents, par hasard, outre votre humble serviteur, qui respirait le bon air de Paris sur le trottoir, Nicolaï Lo Russo, Anne Procureur, Isabelle Viéville Degeorges et le jeune Arthur. Toutes les photos sont dues à Anne Loubet, que je remercie.

Ajout du 7 novembre :
Cinq photos supplémentaires. Apparition, dans le désordre, de Marie Délmarès (que les ELS remercient pour la caisse), Isabelle Viéville Degeorges (auteur de Baudelaire, clandestin de lui-même), Arthur Degeorges, Anne Procureur, René Loyon, Wilfried ("un jeune chanteur plein de talent", GB/B), Anna Prucnal (porteuse d'un béret), Jean Mailland (caché par les tulipes), Anne Steffens, Benoit Forgeard ("réalisateur de génie", GB/B) et Emmanuel Chaumet. Géraldine s'étonne de ma propre absence, alors que, selon ma mode, j'ai fait la fermeture. Je devais être dehors. "Le trottoir est père de toute chose." (Montherlant)

Ajout du 9 novembre :
Last but not least : le personnage devenu mythique pour tous les lecteurs de Rater mieux, le choupichou, le héros secret de la fête : Solal soi-même, en pleine méditation.

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lundi 3 novembre 2008

855. Apéro-vernissage-signature : Barberine chez Betty

Je rappelle aux distraits qui ne l'auraient pas encore noté le rendez-vous que Géraldine Barbe vous donne ce soir, entre 18 h et 21 h, pour fêter la parution de Rater mieux, dans le café Chez Betty, 14, avenue du Père-Lachaise, près du métro Gambetta. Des boissons et des livres seront à votre disposition. Quelques cacahouètes aussi, m'a-t-on dit.

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