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Blog des ELS La Revue Littéraire



mercredi 30 avril 2008

527. Les M@nuscrits de la semaine

Deux nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :

- Jean-Christophe Heckers, Vous Autres (278 p.)
- Manuel Montero, Le Lavardo (8 p.)

jeudi 24 avril 2008

522. Les M@nuscrits de la semaine

Quatre nouveaux m@nuscrits sont disponibles à la lecture cette semaine :

- Konsstrukt, Mise à mort (134p.)
- Nic, Pour devenir grand (10 p.)
- Konsstrukt, Pute (162 p.)
- Laurent Margantin, Carnets du Neckar (84 p.)

lundi 21 avril 2008

516. Les peintures de Brann Renaud

Je profite du blog pour vous faire découvrir le travail de Brann Renaud, dont vous pouvez apprécier les peintures sur son site.

Un arrière-plan plus ou moins banal, reproduit avec une exactitude minutieuse ; des personnages, au centre du tableau, qui paraissent prendre la pose en fixant un objectif imaginaire. Les portraits en pied que peint Brann Renaud ressemblent extérieurement à des photographies comme on en fait en famille ou entre amis. Mais ce monde connu et familier ne l'est qu'en apparence. Le paysage et les décors sont rendus presque abstraits par la netteté du trait, qui en souligne l'étrangeté, l'immobilité et le caractère conventionnel. Et les personnages, dans leur solitude, s'en détachent comme s'ils n'y appartenaient pas, comme s'ils venaient d'ailleurs, comme s'ils ne faisaient que se superposer, avec leur rêve intérieur énigmatique, à un monde absent.

Dans d'autres tableaux, Brann Renaud isole, avec leurs similitudes et leurs différences, des éléments de notre environnement urbain, en introduisant là aussi dans l'ordinaire apparent des représentations, une distance et un questionnement. Des véhicules utilitaires sont à l'arrêt et nous tournent le dos, bouchant pratiquement l'horizon, comme si leur ville n'était pas la nôtre. Et devant différents chantiers qui, en l'absence de toute activité, semblent comme arrêtés, figés entre ruine et reconstruction. Un discret panneau de sens interdit semble chaque fois inviter le regard à se détourner, ainsi que le fait, dans l'un des tableaux, un passant.

Jouant ainsi de menus détails ou les juxtaposant pour les multiplier dans un même tableau, Brann Renaud ne vise pas à être réaliste. Il utilise le réalisme comme une technique, non de reproduction, mais d'interrogation du réel. Il peint la surface des choses avec une telle précision qu'il la rend la plus transparente possible, afin de donner à voir, à deviner, à pressentir ce qu'au dedans elle renferme ou cache.

lundi 14 avril 2008

509. Les m@nuscrits en ligne au 14/04/08

Voici un récapitulatif de l'ensemble des m@nuscrits en ligne. Comme certains le demandent, nous indiquons le nombre de pages de chaque m@nuscrit :

- Barberine, Rater mieux - (88p.)
- Richard Maurel, Le Trou - (16p.)
- Ferraille, Sans Queues, ni têtes - (91 p.)
- Antoine Moreau, Paule et Paul - (104 p.)
- Béatrice Shalit, Gina Blum, La tueuse au clair de lune - (125 p.)
- Christine Motti, A comme Absurde - (30 p.)
- Laurent Margantin, L'Enfant neutre - (66 p.)
- Jean-Luc Flines, Kurt et les voiliers maudits - (17 p.)
- Jean-Christophe Heckers, Presque rien - (100 p.)
- Richard Maurel, La Fourmi - (3 p.)
- Mayennais, L'Attrape-bonheur et autres nouvelles - (57 p.)
- Francis Desjacques, Pors Meillou - (4 p.)
- Anonyme, Sans Titre - (192 p.)
- Jonathan Pluperson, Les Canons de la baronne - (194 p.)
- Reine Bale, L'Éditeur et le néant - (24 p.)
- Manuel Monteiro, Autoportraits de l'Enfer - (12 p.)
- Un Trouffion, Ta Gueule ! - (9 p.)
- Jean-Luc Flines, Cyrano et Juliette - (18 p.)
- Olga Zeri, L'eau pointue des vagues - (11 p.)
- Francis Desjacques, Chloé et Benjamin - (172 p.)
- Spirita, En vrac - (67 p.)
- François Appas, Quinze fichiers multimédia - (52 p.)
- Jean-Luc Flines, La chaisière du Luxembourg - (9 p.)
- Ferraille,Langue de vipère et lèche bottes - (72 p.)
- Xavier Malbreil, Je ne me souviens pas très bien - (158 p.)
- Wasicu, Vous avez dit Messie ? - (38 p.)
- Ray Jeanne, Le Donjon - (238 p.)
- Jean-Clet Martin, La Chambre - (175 p.)
- Michel, Un Souffle plus loin - (38 p.)
- Jean-Dominique Mazzoni, Chamane - (47 p.)
- Franck Soullard, Mesdames et Messieurs, Félicien Combes - (349 p.)
- Christian Domec, Sente de la chèvre qui b?ille - (232 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus I) - (70 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus II) - (133 p.)

lundi 7 avril 2008

501. Le Catalan défiguré. par Enrique Vila-Matas. (Non. Je ne suis pas Casas Ros.)

Le Théorème d'Almodóvar d'Antoni Casas Ros par Enrique Vila-Matas

Paru la semaine dernière dans les pages d'El País, cet article d'Enrique Vila-Matas sur Le Théorème d'Almodóvar d'Antoni Casas Ros :

Le Catalan défiguré

' 1 Non, je ne suis pas Casas Ros. S'il reste encore quelqu'un qui le soupçonne, mieux vaut qu'il abandonne cette idée. Comment pourrais-je être Antoni Casas Ros ? D'accord, sa condition d'écrivain invisible ' son visage a été défiguré à la suite d'un accident et il ne veut pas apparaître en public, ses éditeurs et son agent ne l'ont jamais vu ' permet toute sorte de spéculations. D'accord, il semble suspect de surcroît qu'il introduise son premier roman, Le théorème d'Almodóvar, avec une citation de Roberto Juarroz, et que cette citation ait été une espèce talisman de mes derniers livres : "Au centre du vide, il y a une autre fête." Et d'accord aussi lorsqu'il commente au Nouvel Observateur son admiration pour Cortázar, Calders, Bolaño, Fresán, Murakami et autres ' une liste d'auteurs favoris incroyablement semblable à la mienne ', il a contribué davantage à créer l'équivoque, notamment celle que je me suis moi-même créée dans la confusion encouragée par la nécessité constante d'être un autre.

Mais comment pourrais-je être Casas Ros, qui est né en Catalogne française en 1972 et vit maintenant à Rome après avoir vécu à Barcelone, à Nice et à Gênes, et qui écrit en langue française, dont la mère est italienne du Piémont et le père catalan, un immigré complexé qui a privé son fils de tout contact avec sa "culture de sang", cherchant par là à ce qu'on prenne celui-ci pour un Français, ce qui, tout au contraire, injecta en lui la conviction que son âme était catalane ? Non, je ne suis pas Casas Ros. Je ne crois pas non plus que Sergi Pàmies le soit, qui, l'autre jour dans Libération, racontait que dans une Fnac de Barcelone, il avait acheté Le théorème d'Almodóvar d'un certain Casas Ros, publié par Gallimard, et qu'aussitôt il avait entendu certaines musiques du hasard et s'était rendu compte que lui-même, Sergi Pàmies, écrivain catalan né en France qui écrit en catalan, se disposait à lire à Barcelone le roman en français d'un Français d'origine catalane qui vivait à Rome.

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