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mardi 26 août 2008

721. Lisa

''Je m'ennuie... C'est le vide..."

mercredi 13 août 2008

671. Préface Mystère. PROUST (3) par le hareng sort (de sa réserve)

On apprit à connaître les « années-Condorcet », le lycée de la rive droite, non loin de la gare Saint-Lazare, où Taine et Sainte-Beuve furent élèves, où Mallarmé fut professeur, et que fréquentaient à l'époque les enfants de la riche bourgeoisie de la plaine Monceau. Proust y fit des études que sa santé fragile rendait intermittentes, mais il passa tout de même facilement son baccalauréat (1889) et obtint un prix de philosophie après avoir suivi les cours d'un professeur remarquable, Alphonse Darlu, qui marqua durablement sa pensée. On connut sa passion du théâtre. On connut ses camarades ' Jacques Bizet, Fernand Gregh, Daniel Halévy ' qui admiraient ses exceptionnels dons littéraires, mais qu'agaçait un caractère trop sensible. On lut le fameux « questionnaire » auquel Proust répondit à treize ans, et on compara ses réponses à celles qu'il fit au même questionnaire sept ans plus tard : dans l'un comme l'autre, il est déjà tout entier.
On le suivit au cours des « années mondaines », qui commencent à sa sortie du lycée, et dureront plus de dix ans. Années actives, années heureuses. Sa santé n'est pas rétablie mais elle s'est améliorée. Elle ne lui permet pas 'c'est du moins ce qu'il expliquera à ses parents 'de choisir un métier comme ses camarades : après deux années à la faculté de droit et à l'Ecole libre des sciences politiques il sera nommé attaché à la bibliothèque Mazarine, mais n'y mettra jamais les pieds, et sera considéré comme démissionnaire en 1900. Mais elle ne l'empêche pas de remplir ses obligations militaires à Orléans (1889) ni de faire plusieurs voyages avec des amis 'à Ostende en 1889, à Saint-Moritz en 1893, à Belle-Ile et à Beg-Meil en 1895, à Amsterdam en 1898, à Venise en 1900, à La Haye en 1902. Elle ne l'empêche pas non plus de se battre en duel (avec Jean Lorrain, en 1897, qui l'a traité de « pelléastre ») ni de suivre avec passion les audiences du procès Dreyfus. Ni enfin, ni surtout de réaliser son rêve, d'entrer dans les « salons » (de Mme Strauss, de Madeleine Lemaire, de Mme Aubernon, de Mme Arman de Caillavet) dont il commence à faire méthodiquement la conquête. La littérature peut l'y aider. Il y excelle. Il a fondé une revue d'anciens camarades de Condorcet, Le Banquet (1892), et il est le premier d'entre eux à publier un livre, Les Plaisirs et les Jours (1896) dont Charles Maurras et Léon Blum feront l'éloge. Jacques-Emile Blanche, peintre des personnalités, fait son portrait. Enfin il connaît les joies de l'amour ' et ses tourments ' avec un jeune musicien, de deux ans son cadet, Reynaldo Hahn, les joies de la mondanité 'et ses désagréments ' avec un aristocrate féru de poésie, Robert de Montesquiou.

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mardi 12 août 2008

669. Préface Mystère. PROUST (2) par le hareng sort (de sa réserve)

De plus, il n'a jamais vraiment appartenu au sérail littéraire. Les grands aînés 'Anatole France, ténor de la gauche, Maurice Barrès, ténor de la droite - se souviennent très bien d'un petit jeune homme appelé Marcel Proust, qui fréquentait les « salons » dans les années 1900, et ne leur ménageait pas son admiration. Mais il est douteux qu'ils aient lu cette ?uvre qui a commencé à paraître voilà une dizaine d'années, dont la publication n'est pas encore achevée, et qui effraie tout le monde par son énormité. Quant à ses cadets, ils sont trop occupés à se faire une place dans le Paris de l'après-guerre pour s'intéresser à un livre où il est question, dit-on, que de duchesses. L'étrange humain, le reclus de la chambre de liège, le visiteur nocturne de l'hôtel Ritz est entouré d'une réputation de mystère, à laquelle s'ajoute - on commence à murmurer qu'il était homosexuel - un léger parfum de scandale. Et c'est tout.
Mais au bout de quelque temps, les langues se délièrent. Des souvenirs, des portraits, rares d'abord, puis de plus en plus nombreux, furent publiés. Une inépuisable correspondance -elle ne comporte pas moins de dix-huit volumes aujourd'hui - commença à être publié. Et peu à peu, à mesure que la gloire de Proust était reconnue, grandissait, franchissait les frontières, on se mit à explorer, dans tous ses détails, la vie du « petit Marcel ».
On découvrit les années d'enfance. La naissance : à Auteuil, en juillet 1871. Les parents : son père, le docteur Adrien Proust, d'une famille catholique beauceronne, sa mère, Jeanne Weil, d'une famille juive alsacienne. Deux familles, deux traditions, deux caractères, deux « côtés » : fort différents, mais très unis. Les lieux : l'appartement du boulevard Malesherbes, et les deux maisons de « vacances » : la maison d'Auteuil 'côté Weil- et la maison d'Illiers -côté Proust. Deux maisons qui seront un jour confondues dans un livre, pour donner naissance au village le plus célèbre de la littérature française, Combray. Enfin la maladie : à neuf ans, une première crise d'asthme pulmonaire, violente, qui allait faire de lui pour toujours, un demi-vivant.

lundi 11 août 2008

667. Préface Mystère. PROUST (1) par le hareng sort (de sa réserve)

Voici donc la photographie (un peu floue) de la première page de cette préface dont le hareng sort vous propose de deviner l'auteur :

Par la suite le feuilleton présentera des pages en ligne.

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666. Le Jeu de la Préface Mystère. par "le hareng sort" (de sa réserve.)

Nouveau feuilleton proposé par le hareng sort, grand spécialiste des citations, mais qui a bien d'autres flèches à son arc pour qui s'intéresse à l'édition. Le jeu proposé est : "TROUVER L'AUTEUR DE CETTE PRÉFACE".

"Il s'agit de É LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU éditée par FRANCE LOISIRS en 1988. PROUST, en FRANCE LOISIRS ! Il fallait y croire. En cette année 1988, ce club comptait plus de deux millions d'adhérents, presque trois, si ce n'est même davantage, acquis gr?ce à un catalogue et un "service clientèle" que l'on imagine pas aujourd'hui. Le choix des titres était opéré par un comité animé par un homme émérite par son esprit, son savoir et sa culture : Claude GAGNIERE, aujourd'hui disparu. (C'est avec lui que j'ai concocté quelques DICTIONNAIRES DES CITATIONS qui ont acquis une bonne renommée.)
C'est ce Claude GAGNIERE qui est allé voir L'AUTEUR pour lui demander de préfacer cette édition. Cet auteur était mon patron à l'époque et je me souviens qu'il s'était retiré pour se "replonger" dans l'oeuvre de PROUST. Il me disait quel émerveillement c'était pour lui, et de me citer les anecdotes et les traits tirés de l'oeuvre qui l'enchantaient.
Cette édition remporta un grand succès au point qu'elle fut épuisée en peu de temps : 12 volumes reliés de moleskine rouge en format 11X18.
Le feuilleton de la préface se décline comme suit :

Une vie de PROUST (4 pages recto-verso)
Une introduction de É LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU (4 pages recto-verso)
Une introduction à chaque partie :
- 6 pages recto verso pour DU COTE DE CHEZ SWANN,
- 9 pages pour A L'OMBRE DES JEUNES FILLES EN FLEURS,
- 12 pages pour LE COTE DE GUERMANTES,
- 9 pages pour SODOME ET GOMORRHE,
- 12 pages pour LA PRISONNIERE,
- 11 pages pour ALBERTINE DISPARUE
- et 13 pages pour LE TEMPS RETROUVE;

Que dire de ces préfaces et introductions ? un simple constat, elles donnent envie de lire PROUST. Il s'agit là d'un travail de spécialiste... d'un professeur...mais aussi d'un écrivain qui ne s'est jamais risqué à l'être.
Bizarrement, aucune de ces préfaces ou introductions n'est signée et son nom n'apparaît nul part. Je sais que c'est lui parce qu'il me l'a dit. Pourquoi cette discrétion ? Le connaissant, je n'en suis pas surpris. Il l'avait voulu ainsi.
É lire donc et à découvrir donc, (une page par jour).

mercredi 6 août 2008

655. Fable proposée par Christian.

Les grenouilles se lassant
De l'état démocratique,
Par leurs clameurs firent tant
Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique.
Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique:
Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,
Que la gent marécageuse,
Gent fort sotte et fort peureuse,
S'alla cacher sous les eaux,
Dans les joncs, les roseaux,
Dans les trous du marécage,
Sans oser de longtemps regarder au visage
Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.
Or c'était un soliveau,
De qui la gravité fit peur à la première
Qui, de le voir s'aventurant,
Osa bien quitter sa tanière.
Elle approcha, mais en tremblant;
Une autre la suivit, une autre en fit autant:
Il en vint une fourmilière;
Et leur troupe à la fin se rendit familière
Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.
Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.
Jupin en a bientôt la cervelle rompue:
«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.»
Le monarque des dieux leur envoie une grue,
Qui les croque, qui les tue,
Qui les gobe à son plaisir;
Et grenouilles de se plaindre.
Et Jupin de leur dire:« Eh quoi? votre désir
A ses lois croit-il nous astreindre?
Vous avez dû premièrement
Garder votre gouvernement;
Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire
Que votre premier roi fut débonnaire et doux
De celui-ci contentez-vous,
De peur d'en rencontrer un pire.»

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mardi 5 août 2008

646. Le blog de Philippe Val, patron de presse.(Récit participatif) (I à VII) (avec les images)

Nouveau jeu de "récit participatif" (vous connaissez les règles) à partir de ce "fake-blog" qui a disparu et dont les sept premiers billets (du 27 juillet au 30 juillet 2008) servent de point de départ.

"(I) Un nouveau départ.

Bon débarras!

Quel morpion, ce Siné! Un vrai pot de glue.

Dix ans au moins que je tente de m'en débarrasser, sans succès. Alors je ne vais pas bouder mon plaisir. É vous, je peux bien le dire: depuis la semaine dernière, je crois que je suis un peu plus indulgent envers Radovan Karadzic et feu Slobodan Milosevic L'épuration satirique, ça a du bon. Ayé, j'ai tout nettoyé. J'ai fait mon tchetnik dans tous les bureaux de Charlie. J'ai plumé le dernier des Mohicans. Désormais ne restent que des fidèles. Ce sont un peu mes disciples. Ils sont tellement affectueux que parfois je me laisse aller à les appeler 'mes toutousâ?."

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