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Blog des ELS La Revue Littéraire
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vendredi 31 décembre 2010

1450. "Dévorez Sibylle Grimbert" (Elle)

Première salve de la rentrée de janvier dans Elle, avec un grand papier d'Olivia de Lamberterie sur les dix femmes écrivains à suivre cette année, entre autres Christine Angot, Laure Adler (pour sa biographie de Françoise Giroud), Joyce Maynard, Julie Wolkenstein (pour sa traduction de Gatsby le magnifique)... et Sibylle Grimbert, pour Le vent tourne. Extraits :

Dévorez-les

Et c'est reparti pour un tour de lectures ! 510 romans composent cette rentrée d'hiver, sans compter les récits, les essais et les bios... Pour que vous tombiez sur les bonnes pages, on a repéré dix femmes : vous allez les adorer !

(...)

Sibylle Grimbert file à l'anglaise...

... avec la drôle férocité et la plume pleine de félicité des romancières anglo-saxonnes. Pour Benjamin, la vie va commencer ce soir, alors qu'Edmond a l'impression que, lorsqu'il est entré dans la pièce, le monde s'est arrêté de tourner rond. Mais la poisse n'est jamais du côté où on le croit et, en une fête et une comédie virevoltante où les destins claquent comme des portes, Sibylle Grimbert fait basculer ses personnages.

(...)

O. de L.

1452. Louis-Henri de la Rochefoucauld (EVENE).

Auteur de 'Les vies Lewis', un premier roman paru en janvier 2010 aux éditions Léo Scheer, Louis-Henri de la Rochefoucauld est aussi journaliste musical pour le magazine Technikart. En janvier 2011, ce jeune auteur de 25 ans publie chez le même éditeur Un smoking à la mer, le récit cinglant et mélancolique de la vie d'Emily Marquises, ancienne cantatrice désespérée qui fuit les fêtes de Noël dans une croisière aux Caraïbes.

Entretien pour EVENE :

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mercredi 29 décembre 2010

1449. Du sexe des anges par Pierre Assouline. (Car ceci est mon sang de Nathalie Rheims.)

Dans La République des Livres, le Blog de Pierre Assouline.

Du sexe des anges

Parfois, il n'est pas nécessaire de le voir pour le croire. Il suffit de le sentir. Appelons cela un moment de gr?ce en la mettant sur le compte de la poésie afin de n'exclure personne. Encore faut-il être disponible à recevoir ce genre de choc sur amortisseurs, et préparé à être emporté dans un voyage sur coussins d'air. Tout cela à cause d'une apparition. Nathalie Rheims est assez mystique pour y croire, mais pas assez religieuse pour en faire un dogme. Son roman, Car ceci est mon sang, baigne dans ce mysticisme laïc.

Il prend racine sur le Mont des Oliviers où la furtive apparition surgit sous la forme inattendue d'un danseur à la sublime silhouette. Présence d'oiseau, beauté d'ange. Ce coup de foudre amoureux l'obsède tant et si bien qu'elle n'a de cesse de retrouver ce Damien au corps baignant dans une lumière d'or qui vit retiré de tout et de tous.

L'enquête la mène du côté d'une secte d'allumés se livrant à des rituels sataniques en se croyant successeurs de Cathares&Fils. Ce ne sont pas les pires car la narratrice croise également le chemin d'un savant fou charpenté des méninges à qui ses recherches sur le cerveau font croire qu'il pourra inverser le cours de l'Histoire. Il est vrai que tout cela se passe dans une abbaye à l'atmosphère fantastique, à Seilhan, jadis dominicaine, désormais hantée par les adorateurs du Sang du Christ, des hérétiques qui considèrent toujours que Jésus n'est pas une incarnation mais un messager, une confrérie qui se consacre depuis le XVIIème siècle au soin des enfants autistes. A la fin, la narratrice, qui a tout d'un ange, retrouve son apparition.

Il en est que ce genre d'histoires effrayent, excitent, exaspèrent quand elles ne les font pas tordre de rire. J'avoue être dans le camp de ceux que cela détend car c'est tellement éloigné de toute vraisemblance et de la moindre ombre de réel que cela fait parfois décoller. Insoupçonnable ce que la lecture de certains livres peut provoquer comme effet !

Dans le cas des personnages de Nathalie Rheims, on trouve le Court traité de Dieu, de l'homme et de la santé de son ?me de Spinoza, La docte ignorance de Nicolas de Cues et le Bréviaire pour l'éternité d'un anonyme qui fut probablement un disciple de Giordano Bruno.

Ces livres l'ont nourrie et ont irrigué son imaginaire ; ses héros en sont tout secoués; mais pour ce qui est de la dimension la plus noire et occulte de son récit, elle semble être née plutôt de la rencontre dans un no woman's land céleste entre la romancière Ann Radcliffe, pionnière du roman gothique, morte en 1823, et la chanteuse au culte Mylène 'Ainsi soit jeâ?¦â? Farmer, née Gautier en 1961. Occultisme bien tempéré, possibilité du nihil, brouillard ésotériqueâ?¦

Tout y est afin de nous convaincre, dans une écriture d'une légèreté aussi aérienne que minimaliste, que toute carcasse d'homme abrite en elle une étincelle divine. Et que, décidément, les anges ont un sexe. Ce qui serait plutôt de nature à nous réjouir à trois jours du grand saut dans l'inconnu millésimé.

Pierre Assouline, le 29 décembre 2010.

mardi 28 décembre 2010

1448. Transition.

De 2008 à 2010, des M@nuscrits ont été mis en ligne sur le site d'hébergement des ELS. La page de statistiques présentée ici ne prend pas en compte les M@nuscrits de la "première phase" qui permettait la lecture en ligne, mais uniquement les M@nuscrits Beta téléchargeables. (Elles excluent également les M@nuscrits numériques).

Cette page présente le classement par ordre décroissant de trois critères :

- Le nombre de téléchargements qui permet de constater, par exemple, que 260 M@nuscrits ont fait l'objet de plus de 50 téléchargements.

- Le nombre de pages par M@nuscrits dont 178 sont supérieurs à 50 pages.

- Le nombre de commentaires, 181 M@nuscrits ont fait l'objet de plus de 5 commentaires.

La période d'expérimentation des M@nuscrits va déboucher, à partir du 15 mars 2011, sur une plateforme opérationnelle appelée m@n.

Auront été publiés, au cours de cette transition, 13 livres qui peuvent être considérés comme des incun@bles : ces neuf là, et les quatre en cours d'édition : Juline.B. Lolita ne vieillit pas, Alain Baudemont : Cent mots dire, Françoise Rigal : Petites nouvelles cruelles, et Jean-Clet Martin : Morningside Park.

Les incunables auront duré 50 ans, puisqu'il s'agit des livres édités entre le début de l'imprimerie Gutenberg, vers 1450, et la mise au point de la typographie, en 1501.

Les incun@bles n'auront duré que deux ans.

mardi 21 décembre 2010

1446. Nathalie Rheims, Car ceci est mon sang par Christine Rousseau pour Le Monde des Livres.

Tout débute à Jérusalem sur le mont des Oliviers où la narratrice, venue profiter du spectacle grandiose de la ville, aperçoit fugitivement un jeune homme à l'aura mystérieuse.

Coup foudre, révélation mystique ?

Alors qu'elle se met en quête de cet homme, un scientifique de renom s'apprête à quitter les Etats-Unis afin de poursuivre ses recherches en France, à Albi dans une abbaye qui héberge un établissement pour autistes.

Aucun lien, donc, ne semble relier cette femme habitée par une vision angélique et ce spécialiste du cerveau dont les recherches flirtent avec l'interdit. Pourtant leurs chemins vont converger peu à peu vers ce lieu hanté par le souvenir de l'hérésie cathare.

Tout à la fois journal intime ' dans sa construction ' mais également thriller théologique, roman d'amour aux accents métaphysiquesâ?¦

Non sans audace, Nathalie Rheims mêlent tous ces genres qu'elle a jadis empruntés pour construire un roman singulier.

Roman hybride emprunt de mystère, de douceur et d'effroi, Car ceci est mon sang est aussi un livre de rassemblement à travers lequel la romancière fait converger les thèmes qui lui sont chers : la question du bien et mal, d'un au-delà possible à travers un amour ineffable.

Soit une manière d'être dans l'écriture.

Christine Rousseau, Le Monde des Livres, le 16 décembre 2010

vendredi 17 décembre 2010

1445. Coke de combat de Rip par Manuel Montero

Sur son site, Manuel Montero évoque Coke de Combat de Rip, un des derniers "incunables" (1) de M@nuscrits avant le passage, le 15 mars 2011, à la version opérationnelle de m@n.

Ce qui est marrant chez Rip dans son livre Coke de Combat, c'est que tu ressens sa personnalité te remettre à ta place dans l'exubérance de son blues, hilarant, près du spectacle de ventriloque...

Je me moquais de lui, lui disant qu'il était si bon dans les dialogues qu'il pourrait sortir à la télé. Je savais qu'il était comme Neal Cassady tel que nous le décrit Kerouac dans On the road, du moins de ce côté-là, quelqu'un qui a souffert le plus dur de la vie et qui garde nonobstant l'ambition d'une certaine délicatesse littéraire, d'un certain sérieux, quelqu'un qui reste lié profondément à la haute culture, au grand art.

J'avais eu mon exemplaire dédicacé au bureau de quelqu'un dans les officines de sa maison d'édition. Puis il m'avait payé deux cafés noisette, puisque j'avais juste dans ma poche de quoi payer ma psychanalyste , et là il a fini la dédicace en imprimant son ex libris sur l'exemplaire, un ballon de football. Dans le bus, depuis Odéon jusqu'à Ménilmontant, j'ai trouvé une place et j'ai lu ce que j'ai reconnu tout de suite la perle du livre.

C'était peut-être pas le plus drôle du livre, c'était peut-être pas le plus complexe ni celui où les clefs pourraient montrer une pratique de connaisseur en littérature, mais il regorgeait d'humanité, la même chose qui fait que Henry Miller reste une valeur supérieure à Bukowsky ou d'autres qui ont pu suivre. Je discute de ça chaque fois que je revois Rip, quand nous avons bu ou qu'une troisième personne très spéciale nous entend.

J'ai dit à Rip que son livre était rabelaisien, et pour une fois j'ai dit quelque chose de sensé. Parce que mon histoire de Henry Miller est une vieille querelle.

C'est bien Miller qui a vécu Paris, c'est bien lui qui a le premier enduré le refus et la censure, et qui a toujours maintenu la bonne humeur. On devine que Miller n'arrivait, comme Rip, jamais à être pour de vrai f?ché, on devine que Rip peut te casser le nez si tu es un salaud, mais qu'il restera toujours cool.

Manuel Montero, le 16 décembre 2010.

(1) Incunable.

1443. Entretien Nathalie Rheims / Jean-Clet Martin à propos "Car ceci est mon sang".

Nathalie Rheims et Jean-Clet Martin commencent, dans ce billet, un échange de mails à propos de Car ceci est mon sang. Les textes sont repris au fur et à mesure, ils peuvent être corrigés et complètés par leurs auteurs.

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jeudi 16 décembre 2010

1442. Myriam Thibault par Timothée & Alexandre Macé-Dubois

Sur leur site YOU'S, à propos de Paris, je t'aime.

« Le vrai Parisien n'est pas né à Paris, il rêve de Paris. »

Ces mots auraient pu être susurrés par Myriam Thibault. Susurrés, non. Ne nous leurrons pas, elle les aurait crachés à la figure des Parisiens désabusés.

Elle ?

Elle, c'est l'une des plus jeunes éditées de France et de Navarre.

Elle, c'est cette adolescente qui a enfanté à 16 ans (elle en a désormais 17) son premier livre, Paris je t'aime, aux éditions Léo Scheer. Agencé en recueil de nouvelles, toutes à la gloire de Paris, il se présente comme une ballade sucrée à travers la Ville-Lumière.

Un hymne à Paris, donc, mais pas seulement.

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dimanche 12 décembre 2010

1441. Nathalie Rheims signe une magnifique histoire d’amour entretien avec Anne-Sylvie Sprenger dans Le MATIN.

Nathalie Rheims signe une magnifique histoire d'amour.

Nathalie Rheims est une femme pudique qui se livre toute entière dans ses romans. Des romans qui touchent à l'âme, à l'essence même de sa personne, et jamais à l'impudeur du trop banal quotidien. La vraie vie, c'est celle qu'elle s'invente au fil de ses romans, souvent mystiques, toujours tournés vers un au-delà qui nous échappe sans cesse. Et qu'elle interroge aussi dans ses textes plus intimes, avec la douloureuse question du deuil, comme «Claude», l'an passé, où elle racontait Claude Berri, son compagnon, et sa si pesante absence.

Aujourd'hui, Nathalie Rheims publie «Car ceci est mon sang». Un bref roman saisissant de clarté. Une magnifique histoire d'amour, une passion spirituelle teintée de fascination et d'étrangeté. Un récit où vient se greffer un thriller mystique sur fond d'hérésie cathare ou encore les recherches d'un savant américain venu étudier, dans un cloître gardé secret, le fonctionnement du cerveau chez les enfants autistesâ?¦ Une mixtion étonnante, mais d'une justesse absolument grandiose. On a adoré. Tout simplement. Avec le bonheur de pouvoir passer un coup de fil à son auteure, toujours bouleversante de vérité.

Comment est née l'idée de ce roman si étrange?

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1440. Par delà le bien et le mal par Michel VAGNER pour l'EST RÉPUBLICAIN.

Voici l'article de Michel Vagner sur Car ceci est mon sang de Nathalie Rheims dans l'Est Républicain.

Nathalie Rheims publie un thriller mystique qui mêle la science et l'heresie cathare.

NATHALIE RHEIMS ne sait pas si elle reviendra un jour à Villersexel, en Haute-Saône. Sa Nanny, Olga Zbinden, à qui elle rendait visite régulièrement, est décédée l'année dernière. Mais elle reste bien présente dans sa mémoire, comme ses « fantômes », ces esprits fraternels qui protègent les vivants, comme elle dit, ces femmes, ces hommes qu'elle a aimés. « Je suis plus cartésienne qu'il n'y paraît », corrige-t-elle, « mais ce n'est pas dans le quotidien que je m'évade. Je me suis créé une sorte de petit monde dans lequel je voyage quand j'écris. De là surgissent ces fantômes. Je dois avouer que dans la vraie vie, je n'en ai pas encore vus ».

« Tout est parti d'une phrase, prononcée lors de la croisade contre les Cathares : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! »

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vendredi 10 décembre 2010

1439. Rencontre avec Gabriel Matzneff

É l'occasion de la parution simultanée des Émiles de Gab la Rafale et du Gabriel Matzneff des Éditions du Sandre, l'association Mille-Feuilles, menée par Frédéric Fredj, a demandé à Gabriel Matzneff de concevoir le programme de leur 95e soirée, que voici :

le mardi 14 décembre 2010 à 19h30,
au restaurant LE TRUMILOU
(84, quai de l'Hôtel de Ville ' 75004 Paris, métros : Hôtel-de-Ville ou Pont-Marie),
nous pourrons rencontrer et entendre :

Gabriel Matzneff, écrivain,
pour Les Émiles de Gab la Rafale, « roman électronique », Léo Scheer, 2010,

Marie Rivière, écrivain et enseignante, co-fondatrice d'une maison d'édition associative, pour Fond de carte, premier roman, Léo Scheer / "Melville", 2010,

Florent Georgesco, éditeur et rédacteur en chef de La Revue littéraire,
pour sa direction de Gabriel Matzneff, ouvrage collectif, Éditions du Sandre, 2010,

Guillaume Zorgbibe, qui a fondé et dirige depuis dix ans les Éditions du Sandre,

et l'Archimandrite Syméon, higoumène du monastère Saint-Silouane et l'un des auteurs de l'ouvrage collectif sur Gabriel Matzneff.

Ces trois livres seront abondamment disponibles sur place gr?ce à Fabien Rajalu et sa librairie L'Alinéa, sise 227 rue de Charenton ' 75012 Paris.
La présentation et l'échange, formalisés, seront suivis d'un second temps, plus informel, autour d'un repas, le tout, indissociable, pour le prix de 25 â?¬ (hors boissons).

IL EST IMPÉRATIF DE RÉSERVER : 06 08 43 50 53 ou contact@mille-feuilles.fr

1438. « Koster vient d'écrire son meilleur ouvrage » (Raphaël Sorin)

Raphaël Sorin, sur son blog :

Dans la hotte du père Sorin, je vous déconseille de glisser une cravate, un étui à cigares ou une Rolex. Un livre ferait l'affaire, à condition de le choisir judicieusement. Et vous aurez l'embarras du choix, en cherchant bien. Voici plusieurs suggestions :

Léautaud tel qu'en moi-même, de Serge Koster (Editions Léo Scheer).
« Je ne lis et relis que ça », me disait Reiser en montrant les volumes du Journal littéraire de Paul Léautaud. Son rat domestique grignotait un fil électrique tandis que nous partagions une admiration égale pour le misanthrope ami des bêtes. Son côté sexe, révélé par d'autres journaux et correspondances plus intimes, nous était inconnu mais il aurait plu au dessinateur génial qui, en douce, croquait des couples hystériques, avec minettes et épectases diverses.
Et j'avoue que je partage encore le credo de Léautaud : « Après le plaisir d'écrire, c'est bien ce qu'il y a de plus agréable au monde que de bouffer le cul de la femme qui plaît. » Je viens de le retrouver, tel quel, dans le livre que publie mon vieux camarade d'hypokh?gne de Louis-le-Grand, Koster. Agrégé de grammaire à la retraite, il joue au ping-pong avec Jerome Charyn, a publié des romans et des essais (sur Ponge, Tournier, Racine) et donne aussi dans la traduction d'auteurs latins à lire d'une main, Catulle et Martial.
Né de parents juifs polonais, admirateur de Proust, comment peut-il admirer à ce point un écrivain un tantinet antisémite ? C'est avec cette double contradiction qu'il vient d'écrire son meilleur ouvrage, en tissant à force de digressions savantes une sorte d'autobiographie, greffée sur l'?uvre de l'insupportable grincheux, de l'orphelin inconsolable, irréductible à sa façon.

(...)

1437. Les portes de la nuit éternelle par Jean-Claude LAMY pour le Midi Libre.

On se rapproche : dans la dernière édition du Midi Libre Jean-Claude Lamy publie cet article sur Car ceci est mon sang de Nathalie Rheims :

"Depuis l'assassinat d'Abel, le second fils d'Adam et Éuve, tué par son frère Caïn, la dramatisation de la lutte du bien contre le mal appartient à l'histoire de l'humanité. C'est un combat que l'Église engagea contre les cathares pour qui le Diable est une créature de Dieu révoltée. La croisade contre les hérétiques albigeois et l'Inquisition font partie de cet affrontement à partir duquel Nathalie Rheims a écrit son douzième livre : Car ceci est mon sang, un thriller métaphysique.

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1436. Car ceci est mon sang de N.R. par H.B.

H.B. c'est Hugo Brown, il a lu le dernier N.R.

Entre religion, mysticisme, science et romance, ce livre est un des plus réussis de l'écrivain.

Tout avait commencé pour elle au Jardin des Oliviers, à Jérusalem, par une révélation mystique en forme de coup de foudre amoureux. Celui qui lui apparut était-il un homme ou un ange ? Cette question ne la quitta plus et devint une obsession. Elle devait le retrouver et le suivre. Cette quête la mena jusqu'à un ancien cloître, dans les environs d'Albi, où s'étaient installée une confrérie qui recueillait des enfants autistes. Celui qu'elle avait aperçu était bien là, mais il se dérobait. Parviendrait-elle à le rencontrer ? S'y trouvait également un couple venu des États-Unis, dont l'homme était un des principaux chercheurs sur le fonctionnement du cerveau. Sa femme l'assistait dans ses travaux. Ils étaient venus étudier les enfants autistes. Pourraient-ils l'aider à retrouver celui qu'elle cherchait et à comprendre la nature étrange de l'émotion qui l'avait conduite jusque-là ? S'agissait-il d'anges ou de démons ? Était-ce Dieu, était-ce le Christ qui la guidaient ?

A l'origine de ce nouveau roman, Nathalie Rheims explique qu'elle a d'abord créé le personnage du danseur, l'apparition qui bouleverse la narratrice. C'est en assistant aux concerts de son amie M. F. qu'elle ressent un choc en voyant la vidéo d'Alain Escalle qui accompagne la chanson Point de suture. Elle en témoigne : "On y voyait deux danseurs, et j'ai eu un coup de foudre pour l'un d'entre eux. C'était irrationnel. J'y ai vu un signe, comme si un ange descendait du ciel sur ces mots 'Et sur les blessures / Point de suture'. Ce danseur, peint en doré, est devenu le personnage de mon roman. D'ailleurs, elle emprunte une phrase de Point de suture dans son livre, quand la narratrice ressent un émoi très fort en voyant une vidéo du fameux danseur : "Mon sang chavire et tangue".

Nathalie Rheims aime les récits qui mélangent son ?me d'amoureuse et les mystères ésotériques. Que ce soit dans Le chemin des sortilèges ou L'ombre des Autres, elle décline ses obsessions romantiques et spirituelles, offrant aussi des témoignages autobiographiques comme Claude, hommage et lettre d'amour à Claude Berri dont elle fut la dernière compagne. Dans Car ceci est mon sang, l'auteur se crée une narratrice qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Cette femme tombe amoureuse d'une apparition sur le mont des Oliviers à Jérusalem. Cette apparition n'est pas un fantasme mais existe réellement et se prénomme Damien. Il est danseur et comédien, et s'occupe aussi d'enfants autistes dans un monastère près d'Albi, dernier bastion de la foi cathare. C'est dans cette communauté que tout va se jouer. Un couple de scientifiques américains sont venus s'installer pour des recherches révolutionnaires sur le cerveau. Deux journalistes que connaît la narratrice enquêtent sur ce scientifique qui va se retrouver face à un choix terrible, face à la mort. Et l'idylle entre l'héroïne et Damien verra-t-elle le jour ?

Avec ce nouveau livre, Nathalie Rheims offre un récit court et dense qui sonne comme une étape dans son deuil. Les morts, les "absents", ont toujours une grande importance dans son ?uvre, mais ici, il semble que l'écrivain se résume à cette phrase du roman : "Mon ?me est saisie de tristesse jusqu'à la mort". Thriller ésotérique et amoureux, Car ceci est mon sang se lit d'une traite, tant il saisit par sa vivacité et sa gr?ce.







...HB...

lundi 6 décembre 2010

1435. LE BRÉVIAIRE DES INCURABLES de Diogène de la Toile

En attendant le passage à la phase opérationnelle de m@n le 15 mars 2011, M@nuscrits poursuit la publication de livres-papier diffusés en librairie et de textes dont l'édition numérique peut être lue en ligne gratuitement. Aujourd'hui, LE BRÉVIAIRE DES INCURABLES, recueil d'aphorismes de Diogène de la Toile.

vendredi 3 décembre 2010

1434. Serge Koster : Léautaud, mon beau miroir, par Jérôme Garcin

Jérôme Garcin
Léautaud, mon beau miroir
(Le Nouvel Observateur, 2 décembre 2010)

Où un romancier sans illusions se choisit un « compatriote » qui l'aide à mieux vivre.

Léautaud tel qu'en moi même, par Serge Koster.

Heureusement, il y a Léautaud. C'est un misanthrope très accueillant, un bougon généreux auprès de qui Serge Koster trouve le réconfort dont il a tant besoin. L'auteur du volumineux Journal littéraire donne en effet un argument à son propre désenchantement et une raison sociale à son amertume.
Critique, essayiste et romancier, Serge Koster, âgé de 70 ans, a publié une trentaine d'ouvrages que le succès a ignorés et qui font de lui, aujourd'hui, un écrivain « mondialement inconnu ». Il en souffre. Il se sent seul. Ses amis Roger Vrigny, Luc Estang, Danile Oster sont morts. Il s'est brouillé avec Maurice Nadeau, dont il fut le collaborateur à La Quinzaine littéraire. Il cherche désormais un compagnon d'infortune qui le comprendrait, le consolerait. La plupart de ses contemporains le négligent ou l'indiffèrent. Même son cher Michel Tournier, auquel il a consacré un livre et qu'il visite souvent dans son presbytère de Choisel, lui a refusé sa voix au Goncourt lorsqu'il publia, en 2007, Ces choses qui blessent le c?ur. Depuis, il a perdu le goût de la fiction. Il n'écrit plus de romans. Le temps est venu de parler de soi.

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jeudi 2 décembre 2010

1433. Nathalie dans LE POINT.

Le sang de Nathalie

par Gilles Pudlowski

"Qu'elle soit la fille naturelle des amours croisés d'Ann Radcliffe et d'Alllan Kardec, on le savait déjà. Ésotérique dans l'?me, amoureuse de l'invisible, championne des réalités transmuées, experte en nonsense, comme disent nos amis British, Nathalie Rheims s'est amusée à décrypter les secrets des manuscrits de la mer Morte, à converser avec un frère décédé ou un acteur maudit mais trop aimé, (Charles Denner), tout en s'adressant, de bouleversante façon, à un amant disparu.

Si on a lu L'Ombre des Autres, Le Cercle de Megiddo, Lettre d'une amoureuse morte, Les Fleurs du silence, Journal intime, Le Chemin des sortilèges, Lumière invisible à mes yeux ou Claude, les sentiers empruntés par Nathalie Rheims, même s'ils surprennent toujours, deviennent peu à peu familiers. Le mystère y est sinon évident, du moins toujours souverain.

Prenons ici la narratrice anonyme qui ressemble à l'auteur comme une jumelle et découvre, à Jérusalem, au mont des Oliviers, face à la mosquée Al-Aqsa, un ange, envoyé par on ne sait quelle puissance mystérieuse.

Le personnage rêvé s'avère être réel. Il se prénomme Damien, est comédien, joue des happening religieux. Mais sa vraie fonction est plus réaliste : il est éducateur spécialisé dans l'autisme, opérant dans une institution abritée par une abbaye des environ d'Albi, là où vit encore la foi cathare.

Juive athée, amoureuse des mystères de la Bible autant que révoltée par les horreurs de l'Inquisition, la narratrice, double de Nathalie, part en quête de son apparition, découvre une société technologique américaine avancée, spécialisée dans les recherches sur le cerveau.

Il y a là un savant nobélisable dont les fructueux travaux sur la maladie d'Alzheimer excitent les convoitises.

Puis, deux sectes antagonistes, toutes deux inspirées par la foi cathare et l'exigence de pureté, mais aux ambitions contradictoires.

Deux journalistes vont aider notre héroïne. Un enfant va mourir si son père, si rationaliste pourtant, ne s'en remet pas à la volonté divine.

Bref, il y a là tous les éléments d'un thriller à la fois religieux et ésotérique, très "Dan Brown à la française". Nathalie Rheims, qui a du métier, écrit vif, rapide, clair, cursif, sans fioritures. Et ce qui débutait comme un roman d'amour s'achève en réflexion sur le temps qui va.

C'est alerte, troublant. Esprits chagrins, que la vérité d'ailleurs perturbe, passez votre chemin!"

Gilles Pudlowski, le 2 décembre 2010.

1432. Livres pour vous : Nathalie Rheims.

Le site Livres pour vous évoque le dernier livre de Nathalie Rheims : Car ceci est mon sang.

"Quand on lit un roman de Nathalie Rheims, ce sont des ombres fragiles, sensibles et douces qui apparaissent, qui vous étreignent, qui vous caressent.

Ce sont aussi des questions sur la vie et la mort, l'amour et le vide, la science et l'ignorance.

On se sent dans un cocon, et les histoires que raconte Nathalie, nous entraînent aux frontières du mysticisme, du fantastique et de la métaphysique.

Il est question ici d'une quête des Cathares, de moines savants, de spécialistes du cerveau, du Mont des Oliviers et de coup de foudre amoureux. Je ne vais pas résumer le livre, l'intrigue est si fuyante qu'on ne peut l?cher ce roman.

Car ceci est mon sang est un court roman qui se savoure lentement, où le bien et le mal s'affrontent mais qui rend léger."

mercredi 1 décembre 2010

1431. Nathalie Rheims, plus mystique que jamais par Emmanuelle de Boysson.

Sur le site de BSC News Magazine.

Nathalie Rheims : plus mystique que jamais.

Nathalie Rheims est écrivain et productrice. L'adaptation du roman de Saphia Azzeddine « Mon père est femme de ménage » (Léo Scheer) sortira 13 avril 2011. Avec Thomas Langman et Michèle et Laurent Pétin, elle a fait le pari de confier à cette jeune femme talentueuse sa première mise en scène.

Son dernier roman, « Car ceci est mon sang » (Ed Léo Scheer) la révèle plus mystique que jamais.

Un thriller métaphysique à la Da Vinci Code passionnant et troublant. Au Mont des Oliviers, à Jérusalem, une jeune femme solitaire rencontre un être de lumière, presque un ange. En quête d'absolu, la narratrice part sur ses traces et finira par le retrouver dans un monastère fondé en 1216 par la Confrérie du Sang du Christ, à Seilhan près d'Albi. Dans ce centre d'hébergement d'enfants autistes, le professeur Werner Richardson mène des recherches sur le cerveau. Au fil de cette réflexion sur le combat entre le bien et le mal, Nathalie Rheims nous entraîne dans les secrets des Cathares jusqu'à une découverte qui pourrait changer le cours de l'histoireâ?¦ Aude-là de l'intrigue, affleurent son aspiration à la beauté, au sacré, son extrême sensibilité, à l'image des chants des moines qui montent des vieilles abbayes.

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