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mercredi 31 août 2011

1691. "Un certain Pétrovitch" de Fabrice Lardreau sur Babelio

Fabrice Lardreau a accordé un entretien à Babelio à l'occasion de la sortie (aujourd'hui) de son nouveau roman : Un certain Pétrovitch. En voici le début :

Après Nord absolu, roman assez sombre, vous revenez avec un livre au ton burlesque. Était-ce une volonté de trancher avec votre roman précédent ?
Ce n`est pas calculé. L`idée m`est venue un soir, sur le périphérique, en apercevant sur le flanc d`un immeuble cette affiche de Spiderman III qui m`a amusé. Je me suis demandé ce qui se passerait pour la personne qui habitait à hauteur de l`épaule du super-héros. Ça a démarré comme ça. J`ai tout de suite eu la première phrase du livre. Les romans,pour moi, naissent souvent d`une image, d`une situation, pas d`une idée abstraite. Pour Un certain Pétrovitch tout est parti de là : j`ai exploré mon personnage, son passé et son devenir. C`est parti d`un côté presque anecdotique pour aboutir, par strates successives,à travers le parcours du personnage et la revisitation du Manteau de Gogol, à quelque chose, je l`espère, de plus universel.

La nouvelle de Nicolas Gogol, Le Manteau, occupe une place très importante dans ce roman. Comment l`avez-vous découverte ?
Mon narrateur a en effet perdu son manteau comme Akaki Akakievitch dans la nouvelle de Gogol. J`ai découvert cette nouvelle à 17 ans, dans les mêmes circonstances que mon personnage. Elle m`a tout de suite touché, sans que je puisse le formuler précisément – je n`étais pas très littéraire à cette époque. Ce n`est que plus tard, quand j`ai commencé à écrire et que j`ai relu plusieurs fois ce texte, que j`ai compris à quel point il était beau, fort, universel, et à quel point l`interprétation qu`en fait Nabokov était juste.

Nabokov est cité en exergue du roman, dans un passage où il évoque Le Manteau. Est-ce lui qui en a le mieux parlé jusqu`à présent ?
La citation placée en début d`un livre est souvent sa clef de sol, elle donne le ton du roman. C`est aussi un hommage à un auteur qu`on admire. Nabokov a exprimé avec une clarté, une profondeur d`analyse et, en même temps, une extraordinaire simplicité, la portée de cette nouvelle, qui résume tout le pathétique de la condition humaine. Comment vit-on sans une passion, une obsession qui donne un sens à notre existence et, dans le même temps, en rappelle la futilité et la triste finitude ?

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lundi 29 août 2011

1690. "Malaise dans la civilisation" : Allée 7, rangée 38 dans le cahier de rentrée de Libération

Libération consacrait samedi un cahier à la rentrée littéraire. Le premier roman de Sophie Schulze faisait partie de la sélection :

Allée 7, rangée 38

C'est une histoire d'Allemagne et de France, avec un couple normal, Walter et Alice, et un couple moins typique : Martin Heidegger et Hannah Arendt. Walter, cependant, est naturalisé français en 1932. Alice est cuisinière à Mulhouse. C'est en parallèle, sans croisement mais avec beaucoup d'échos, parce que même si tu ne t'occupes pas de politique, la politique finira par s'occuper de toi. Par exemple, pendant que Hannah est inquiète de la chute de Weimar et se rapproche du sionisme, « Walter descend au fond de la mine. (…) C'est lui qui manipule les explosifs et prend le plus de risques. » Les phrases sont courtes, sèches, comme des pas enfoncés dans la neige : « Il est déchiré. On le coupe en morceaux. Tous ceux qu'il aime sont loin, dispersés. Il ne pensait pas connaître, un jour, une telle douleur. » Où l'on voit que Arendt ou la cuisinière, c'est kif-kif côté malaise dans la civilisation. Arendt n'est souvent « pas fière » de ses exploits conceptuels et Alice aux fourneaux, au milieu d'un flan, « se met à agiter les bras dans tous les sens et crie avec colère contre Walter, sans raison ». Dans une écriture proche du fragment, Sophie Schulze fait vivre une humanité qui ne sait pas tenir ensemble.

Éric Loret

lundi 22 août 2011

1689. "Puissant" : Allée 7, rangée 38 dans Madame Figaro

La rédaction de Madame Figaro a retenu le livre de Sophie Schulze dans sa sélection des trois premiers romans importants de cette rentrée :

Un texte court et puissant sur le destin d'un homme ordinaire qui croise l'histoire extraordinaire de l'Allemagne du début du XXe siècle.

1688. "Arthur Rimbaud et le foutoir zutique" de Bernard Teyssèdre recommandé par France Huser dans 'Le Nouvel observateur'

Nouvel Observateur - 14 juillet 2011

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samedi 20 août 2011

1687. "Regarder les morts en face" par Florent Georgesco pour LE MONDE DES LIVRES (1)

La rentrée littéraire commence bien : Le Monde des livres fait peau neuve, avec une nouvelle formule dynamique, ouverte, qui multiplie les angles de vue, donnant la parole aux écrivains, laissant aux débats le temps de s'installer et de s'approfondir, témoignant, avec une belle vigueur, de la vitalité de la littérature.
Autre bonne nouvelle : notre ami Florent G. est de l'aventure, avec une page dans la rubrique "Traversée", une des nombreuses nouveautés du journal. Voici son article (paru dans le numéro daté du 19 août).

Photographie : L'indépendance algérienne, par Marc Riboud.

"Regarder les morts en face"

par Florent Georgesco

Assouvissement du désir et volonté de pouvoir d'un côté, endurance face à l'oppression de l'autre : trois romans – outre "L'Art français de la guerre" – remuent le couteau dans la plaie du colonialisme.

Albert Vandel ou, si vous préférez, Bobby la baraka, Bobby caïd, Bobby baroud, ou encore, en l'honneur de ses années de règne sur l'oasis aux cinquante mille palmiers, Albert Vandel Ier, bref, le narrateur quasi mythologique des Vieux Fous, de Mathieu Belezi, a 150 ans quand, dans son bordj défendu par une poignée de soldats perdus, il attend mitraillette au poing l'armée de libération algérienne et se souvient, halluciné, de ses aventures. Nous sommes en 1962. Fin de l'empire français. Fin de Bobby Vandel, qui avait 20 ans quand les troupes de Charles X conquirent l'Algérie, et dont la vie ne se distingue en rien de l'histoire qui en découla. Ce n'est pas une vie : c'est une voix qui enfle et meurt, la voix longtemps oubliée de la rapine et des massacres du colonialisme français.

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jeudi 18 août 2011

1686. Renaud Czarnes invité de Joe Farmer sur France Inter

Renaud Czarnes sera l'invité de Joe Farmer sur France Inter pour son nouveau roman Un passant ordinaire le mardi 23 aout entre 23h et Minuit

vendredi 12 août 2011

1685. Allée 7, rangée 38 de Sophie Schulze recommandé par Fabrice Gaignault dans MARIE CLAIRE.

Une femme cherche à savoir qui elle est. D'où elle est. D'où elle vient.

Ce qu'on lui dira sera comme un fil la menant au noyau sombre des origines.

Tout part d'Allemagne, d'où l'enfant "btard" est chassé après avoir frappé le père fouettard.

En France, le fugitif trouve une nouvelle identité et l'amour.

Voici la guerre qui sépare le couple et rend folle la femme enfermée dans un camp avec son bébé.

Voici enfin la victoire alliée et, paradoxalement, la lente défaite de ce qui avait été construit entre l'allemand et la française.

Sophie Schulze nous raconte une histoire minuscule rendue majuscule par sa façon unique de transcrire, par des mots simples, précis et sensibles, un accident transformé en destin.

Recommandé.

Fabrice Gaignault, le 10 aot 2011

1684. Bernard Frank est un chat, de Frédéric Vitoux par François Cérésa dans MATCH

Frédéric Vitoux fait patte de velour.

Quand le spécialiste des chats s'intéresse à l'auteur des Rats, cela donne quelque chose de félin.

On veut dire par là que la souplesse du style s'accorde avec ce sentiment étrange qui taraude l'écrivain jusqu'au plus profond de lui.

Le plus surprenant, c'est que Bernard Frank, disparu en 2006, était un chat. L'aveu émane de Frédéric Vitoux, académicien plus vert que ses camarades de la Coupole, auteur d'un hommage qui évite la pommade et la brosse à reluire.

Le livre de Vitoux joue de l'estompe et de l'estampe, du brlant et du glacé. Un mystère ptissier qui nous entraîne vers une gastronomie astronomique : celle du sens - et parfois des sens -.

Vitoux excelle dans l'estime, une denrée rare qui trouve ses fondations dans le respect et l'admiration. On s'aperçoit que Frank, journaliste et romancier, avait de la tenue. Cavalier, intempérant, bougon, moqueur, il écrivait avant tout, plus concerné par la gaucherie que par la gauche (malgré les années Sartre).

Buveur et faux indifférent, le passant du sans-souci était un stoïcien de l'épicurisme. Son écriture jaillissait telle une source de Chambertin. Mort à 77 ans, comme un Tintin qui aurait fait de sa vie une encyclopédie pleine de grce, de soupirs, de grognements, de chroniques, de Mouton Rothschild et de désenchantement.

Il reste pour tout le monde ce grand écrivain qui n'a jamais écrit un grand livre. Vitoux raconte les anecdotes, l'aplomb de ce jeune homme qui tapait Sartre et allumait la vie comme une cigarette. Avec une formidable qualité : ne pas parler de ce dont on ne sait rien. Il décrit un Bernard Frank à la fois ogre et chat botté. Un conte à lui seul.

François Cérésa, le 11 aot 2011.

1683. Morad El Hattab, La vérité sur la crise (suite)

Vox populi : « Plutôt Merkel que Sarkozy »

D’après l’étude d’Harris Interactive pour Le Parisien, publié ce jeudi 11 août, 46 % des Français font plus confiance au sérieux de la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel, pour éviter une nouvelle crise financière et économique plutôt qu’à leur propre président, M. Sarkozy, qui n'obtient que le soutien de 33 % des sondés !

Notre Vénéré grand argentier de la République, M. François Baroin, qui appelle les marchés à « entendre les messages puissants du G7 » (le 08 août 2011) est certes un bon communicant…très efficace par beau temps…mais ne suffit peut être pas lors d’une tempête économique.

La « crise des dettes souveraines » affecte essentiellement des pays de la zone euro. Alors que la situation de la Grande Bretagne est nettement plus inquiétante que la France, les Bons du Trésor britanniques à 10 ans rapportaient 2,51% le 11 août 2011, et les Bons du Trésor français rapportent le même jour 3,13% !

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mardi 9 août 2011

1682. La Terrasse des Paresseux par La Publivore

La Terrasse des Paresseux. Carnets marocains de Véronique Bruez sur le site La Publivore :

En voilà une lecture innatendue, insolite, étonnante. A l’image de la personnalité de Marie, l’amie qui m’a si gentiment fait parvenir cet ouvrage, pour une dégustation immédiate ! La généreuse et attentionnée coquine ne m’avait pas prévenue ; je m’attendais à un roman. Et diantre, mais comment classer ce livre ? Roman ? Certes non. Essai ? A en croire la définition dégotée dans le dico, cela ne correpond pas franchement non plus. Miscellanées ? On se rapproche … Journal intime ? Oui, c’en est un, mais pas du tout tel que vous l’imaginez.

Un inclassable, donc.

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samedi 6 août 2011

1681. "Un enchantement" : La Terrasse des Paresseux de Véronique Bruez par Gabriel Matzneff

Un livre pour l'été

par Gabriel Matzneff

J’ai du plaisir à faire partager mes enthousiasmes. Parmi les écrivains français de ma génération, je suis sans doute celui qui rend le plus volontiers hommage à ses maîtres, à ses intercesseurs, à ceux qui l’ont aidé à se connaître soi-même, à devenir celui qu’il est. Certains de mes confrères, par crainte de paraître moins originaux, répugnent à publier leurs dettes. Ils ont tort et, en agissant ainsi, prouvent qu’ils ne sont que des seconds couteaux, des médiocres, car les vrais créateurs, eux, savent ne pas être nés ex nihilo, aiment à s’inscrire dans une famille spirituelle, esthétique. Schopenhauer ne se lasse jamais de dérouler ce qu’il doit à Platon, à Kant, à la philosophie hindoue ; Picasso ne perd pas une occasion de publier sa gratitude envers Le Caravage, Velasquez, Ingres et tant d’autres grands aînés.
Cependant, notre aptitude à l’enthousiasme ne doit pas se limiter à nos maîtres ; elle doit aussi s’exercer à l’endroit de nos cadets. Aussi est-ce le premier livre d’un jeune auteur que, dans cette brève chronique de l’été 2011, je veux signaler à l’attention de mes amis, de mes lecteurs, de tous ceux qui ont confiance en moi : La Terrasse des Paresseux de Véronique Bruez, qui vient de paraître aux Éditions Léo Scheer.

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