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lundi 27 janvier 2014

2162. Les nouveaux émiles de Gab la Rafale de Gabriel Matzneff par Jean-Noël Mirande pour LE POINT.fr

Rentrée littéraire - La boîte à émiles de Gabriel Matzneff

Un genre littéraire nouveau est arrivé : l'émile selon Gabriel Matzneff, soit l'oeuvre d'un franc-tireur qui n'est prisonnier d'aucune chapelle.

Gabriel Matzneff publie le second volume de ses "émiles"

Par JEAN-NOËL MIRANDE

On croyait envolée à tout jamais la poésie de la lettre manuscrite. Émotion emportée par l'avalanche du courrier virtuel avec l'arrivée du troisième millénaire. Adieu, la lenteur de cette chère écriture, "portrait vivant" sublimé par Marceline Desbordes-Valmore et chanté par Julien Clerc (Les Séparés (N'écris pas..)"). Il fallait l'audace de Gabriel Matzneff pour extraire de la mémoire vive de l'ordinateur la chaleur de ces courriels. Non seulement l'écrivain a créé un genre littéraire nouveau, mais il lui a donné un nom charmant : l'émile. L'émile donc complétera notre éducation épistolaire après l'usage du billet, de la missive ou du poulet envoyé à l'être aimé.

Un franc-tireur

Il est souvent question d'amour dans ce second volume des émiles de Gab la Rafale, mais tous les sujets y sont abordés, car la vie est un tout. Du bon usage de la politique aux conseils diététiques, ces envois numériques instantanés convoquent la brièveté et la rapidité. Une flèche lancée qui ne manquera pas sa cible. L'auteur a repris le surnom que lui donnaient ses camarades de régiment : Gab la Rafale tire plus vite que son ombre contre la bêtise et les conformismes. Une nature constante depuis son entrée dans la vie littéraire, il y aura un demi-siècle l'an prochain, qui le conduit hors des sentiers battus.

Prisonnier d'aucune chapelle, Gab le magnifique est un franc-tireur contre les égarements d'une politique étrangère en Syrie et en Libye. Les bellicistes et les angélistes reçoivent leur paquet, et le monde selon Matzneff fait fi de toute idéologie aveuglante. S'il ne pardonne pas à Jean-Luc Mélenchon "les paroles ignobles, et imbéciles, qu'il a prononcées à la mort de Soljenitsyne", il salue néanmoins "le disciple des stoïciens favorable au suicide assisté". Gabriel Matzneff connaît son histoire de France et nous rappelle que le candidat de l'extrême gauche "s'est trompé sur un point : le droit du sol, loin d'être une invention récente (...), appartient à une tradition de la monarchie. Depuis le XVIe siècle, qui naissait en France était sujet de Sa Majesté le roi de France. C'est le jacobinisme nationaliste d'après Valmy qui y a mis fin."

Un anxieux insouciant

La social-démocratie est l'une de ses cibles favorites. S'il est sérieux dans ses brusques chagrins, Gabriel Matzneff n'oublie jamais de rire lorsqu'il dénonce les "tourtes molles" ou les "quakeresses" à l'air martial drapées dans leurs certitudes. Un sens de l'humour vivifiant qui manie avec panache l'art de la critique et le poil à gratter. L'écrivain retire le faux nez des puissants, partisans de l'ordre moral. Une dérision franche, partagée jadis avec son ami François Mitterrand lors de la campagne pour la présidentielle de 1965. Lui faisant remarquer qu'être propriétaire d'une maison en plein Paris donnait droit à la mention "HP" dans le bottin mondain, le candidat de la gauche répliqua : "Ne le dites pas à Georges Marchais !"

Le bon sens est là, au détour de chaque émile, et l'église est replacée au milieu du village. Qu'il soit dans le registre intime ou public, Gabriel Matzneff nous capte et ne nous lâche jamais en si bon chemin. Il réactive en nous la circulation d'une pensée parfois engourdie. Pour lui : "Un homme véridique est un homme qui dérange." Cela lui rappelle Guy Béart chantant : "Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté." L'existence passionnée de cet "anxieux insouciant", comme il se qualifie lui-même, est sujette aux variations de l'humeur, mais son énergie vitale circule en haute tension. Par un coup de pied donné au fond de la piscine, nous remontons à la surface et nous respirons d'avoir lu le livre d'un amoureux de la vie.

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2163. Claire Berest par Marie-Laure Delorme pour le JOURNAL DU DIMANCHE

L'auteur de La Lutte des classes a suivi le travail de la brigade des mineurs de Paris pour comprendre le mal-être des adolescents d'aujourd'hui. Rencontre.

Elle aurait aimé leur dire : regardez le mal que vous vous faites. Car elle les a déjà rencontrés. La romancière Claire Berest a été, après un an de stage, professeure de français titulaire en zone d'éducation prioritaire (ZEP) à Bobigny. Une vocation viscérale, née d'un amour de la jeunesse. L'enseignante avait 25 ans ; les élèves étaient âgés de 15 ans. Choc. Elle s'est retrouvée face à des jeunes violents, sans moyen de canaliser leur agressivité. Elle devait encadrer et non enseigner. Elle a démissionné de l'Éducation nationale, au bout de cinq semaines, avec le sentiment de n'avoir rien pu leur apporter. "Il n'existait plus de passerelles entre nous. J'ai eu conscience d'un gouffre. Nous étions des étrangers les uns pour les autres, sans repères ni références communes." Claire Berest a raconté tout cela dans La Lutte des classes (2012). Aujourd'hui, elle n'a rien oublié. La jeune femme de 32 ans se surprend à sortir de ses gonds lorsqu'on aborde l'avenir des adolescents français. Claire Berest est alors partie, une nouvelle fois, à la rencontre des jeunes. Elle a suivi, pendant des mois, le travail des policiers de la brigade des mineurs de Paris ; elle a écouté enseignants, politiques, magistrats, pédopsychiatres ; elle s'est replongée dans son adolescence. Qu'est-ce qui ne va pas?

La haine fédère

Claire Berest habite dans le 18e, à Paris, près de la gare du Nord. Elle observe et elle est observée. Elle rentre parfois tard le soir. Elle ne se sent pas en danger ; elle ne se sent pas en sécurité. Elle dit : rien de vraiment grave ou rien de grave, vraiment. Des remarques plus ou moins crues de la part de jeunes gens. Mais la violence est dans l'air et retombe tôt ou tard en pluie grêlée. Les accidents se multiplient. La haine fédère. Claire Berest continue donc à vivre au contact d'une jeunesse qui lui est devenue incompréhensible. L'idée de connaître la réalité de la brigade des mineurs est née d'un hasard. L'auteur de L'Orchestre vide (2012) décide de rencontrer

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vendredi 24 janvier 2014

2161. Nathalie Rheims invitée de Michel Drucker dans Vivement Dimanche Prochain sur France 2 qui modifie sa grille de programme pour la finale du handball.

La deuxième partie de l'émission cultissime de Michel Drucker : Vivement dimanche prochain, est diffusée chaque semaine de 18h50 à 19h50.

RDV ce dimanche 25 janvier 2014 pour Maladie d'amour que notre Drucker national et Izia ont particulièrement aimé.

La diffusion de cette heure d'émission à laquelle Nathalie Rheims participe du début à la fin, ce qui représentait un lancement important pour son livre Maladie d'amour, compte tenu de l'impact que cela représente, initialement prévue de 18h50 à 19h50, a malheureusement été repoussée par la direction de la chaine à 01h du matin pour laisser la place à Stade 2 après le direct de la finale du handball. Espérons qu'au moins, l'équipe de France l'emportera, et que le public fidèle de Michel Drucker mettra son réveil pour y assister malgré tout.

2160. Mon numéro dans le désordre de Guillaume Fedou par Camille Tenneson pour LE NOUVEL OBSERVATEUR

En 2001, un journaliste de mode parisien en vacances à New York est témoin de l'attaque terroriste du World Trade Center.

De mésaventures en désinvoltures, il confronte, durant son séjour, la brutalité du réel à la futilité de la vie mondaine.

Guillaume Fédou (photo), que l'on connaissait pour son album "Action ou Vérité" (2010) où il chantait sa nostalgie des années 80, signe un premier roman qui moque l'époque de "Loft Story" et des Strokes, toujours en mal de sensations fortes.

Camille Tenneson, le 23 janvier 2014

mardi 21 janvier 2014

2159. Maladie d'amour de Nathalie Rheims par Pierre Assouline dans la République des Livres

À lire, l'article de Pierre Assouline dans La République des Livres

De l'amour fou à la folie amoureuse

Tentez l'expérience en société : demandez à chacun de définir l'érotomanie et vous verrez que la plupart l'associent à la recherche effrénée du sexe, de l'érotisme, voire de la pornographie. Le lieu commun a fait florès dans les médias quand a éclaté l'affaire DSK. Bien peu la définiront, comme le font à juste titre les psychanalystes et psychiatres, comme l'illusion délirante d'être aimé. Une passion morbide relevant d'un délire passionnel. Cette forme de paranoïa est au cÅ“ur du nouveau roman de Nathalie Rheims Maladie d'amour (298 pages, 19 euros, Léo Scheer). Mais qu'est-ce qui fait qu'une passion amoureuse dégénère en pathologie ?

Comédienne passionnée qui rêve de jouer Claudel plutôt que le boulevard, personnalité autodestructrice dont le parcours chaotique et tragique n'est pas sans rappeler celui d'une personnalité récemment disparue, Alice est érotomane, contrairement à sa meilleure amie Camille à l'existence rangée d'épouse et mère. Les deux sont attirées, c'est le moins qu'on puisse dire, par le docteur Costes, un chirurgien plasticien de renom. Roi incontesté du lifting sous anesthésie locale et de l'augmentation mammaire via l'acide hyluronique, il tient la scène médiatique à distance malgré sa réussite. Botox for ever, Rhinoplastie, mon amour ! Un clinicien rigoureux, discret, habile, à l'agenda programmé six mois à l'avance, qui passe l'essentiel de son existence à la lumière du scialytique. Béatrice, son épouse, incarne une figure sacrificielle. Sa spécialité fait de lui par excellence l'homme qui regarde la femme. Elle est sa créature, il est son thaumaturge. Il y a d'ailleurs peu de femmes qui opèrent en chirurgie plastique.

Progressivement, tout se joue, se noue et se dénoue entre Alice et le docteur Costes. On ne sait, jusqu'à la fin, s'il est manipulé ou manipulateur. Lequel des deux ment ? Tout ce qu'il dit, tout ce qu'il fait, elle l'interprète comme des messages codés à elle secrètement adressés. Il paie l'ambiguïté qu'il a négligemment entretenue, ivre de son pouvoir de séduction et de son magnétisme. Pendant ce temps, elle est rongée par le mal, jouant de sa pensée magique par laquelle elle réussit à convaincre son entourage, avec d'étonnants accents de vérité, de la réalité d'un amour réciproque.

D'une facture faussement naïve, ce thriller sentimental laisse affleurer une histoire d'orgueil, de désir et d'espoir. La romancière excelle à y décrire les différents stades d'un syndrome qui s'achève inévitablement, après des phases d'exaltation, de trahison et de dépression, par un fort désir de vengeance. Au dépit et à la rancune succèdent menaces et agressions. Elle a découpé son roman en feuilleton, usant du procédé des intertitres, avec un art consommé du suspense, la mémoire embuée par la vision des poupées de Hans Bellmer, la plume sous l'influence probable d'une autre forme de pathologie : l'addiction aux séries télévisées…

Alice appartient à ce type de patient trop intrusif pour être écouté longuement. Convaincue d'être secrètement aimé par cette personnalité publique, elle la trouble, la séduit avant de l'inquiéter sérieusement. On est évidemment là dans le registre de l'interprétation délirante. Etroite est la frontière entre l'amour fou et la folie amoureuse, surtout lorsqu'une femme est prête à tout sacrifier alors qu'un homme garde tout ce qu'il peut garder. Contrairement à lui, le plus souvent, elle ne peut se diviser.

La passion amoureuse est vécue ici comme une forme de dépression. Dans ces moments-là, à la limite du gouffre, on n'est plus soi-même. Le sentiment amoureux fait perdre le contrôle. On est seul dans la passion, et plus encore lorsqu'elle n'est pas réciproque. Une forme de mort volontaire est souvent l'épilogue de cet état-limite. C'est pourquoi on se lance dans la lecture de Maladie d'amour en fredonnant un air antillais, et on le referme plus gravement sur des accents tragiques.

lundi 20 janvier 2014

2158. Monique Atlan reçoit Nathalie Rheims sur FRANCE 2

Monique Atlan reçoit Nathalie Rheims pour parler de son premier "thriller sentimental", Maladie d'amour, dans son émission quotidienne Dans-quelle-éta-gère. À revoir ici.

2157. Nathalie Rheims, invitée de Philippe Vallet sur FRANCE INFO

Écouter l'émission de Philippe Vallet : LE LIVRE DU JOUR.

vendredi 17 janvier 2014

2155. François et les garçons par Emmanuel Pierrat dans LIVRES HEBDO

Un de nos auteurs, qui n'en est pas moins notre avocat, tient régulièrement la chronique juridique de l'excellent journal professionnel de l'édition et de la librairie qu'est Livres Hebdo. Il faut être abonné pour le recevoir, mais certains articles sont accessibles sur le site. Je pense que tout le monde pourra goûter la saveur du billet publié cette semaine et consacré à la...

Vie privée

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jeudi 16 janvier 2014

2154. Nathalie Rheims chez Stéphane Bern dans l'émission À la Bonne Heure ! RTL

C'est un véritable plaisir de retrouver chaque matin sur RTL Stéphane Bern, entouré de ses chroniqueurs, qui reçoivent en direct et en public deux personnalités au top de l'actualité pour une heure trente de culture et de «drôleries».

Dans "À La Bonne Heure", sa joyeuse bande jongle avec l'actualité, mêlant humour et sagacité, tout en permettant à la culture, aux idées, à la création de s'exprimer. Aussi pertinents qu'impertinents, ils nous permettent de découvrir de nouvelles facettes de la personnalité des invités du jour.

Régis Mailhot et Patrice Carmouze explorent l'actualité dans un billet d'humeur incisif et piquant.Éric Dussart décrypte le petit écran pour en extraire le meilleur… Mais surtout le pire.

La bande de Stéphane Bern ne serait pas au complet sans ses "drôles de dames" : Joëlle Goron, Isabelle Morini-Bosc, Danielle Moreau et leur chronique "Air du Temps", toujours plus subtiles et audacieuses.

Nouveauté : Tanguy Pastureau a rejoint cette année la "fine équipe".

Nathalie Rheims y barbottait comme un poisson dans l'eau, traitant d'une l'actualité parfois brlante, d'aspects inédits de sa vie personnelle et de Maladie d'amour, son premier "thriller sentimental".

Régis Mailhot délivrera-t-il à Nathalie Rheims son visa pour participer à La Revue de presse, émission cultissime de Paris Première? Ce serait pour l'auteur du billet "LAURENT GERRA PRESIDENT ! " sur LE POINT.fr le couronnement (comme dirait Stéphane Bern) de toute une carrière.

2152. Nathalie Rheims chez Frédéric Taddeï dans l'émission Europe 1 Social Club avec DRUILLET

Écouter l'émission du mercredi 15 janvier 2014 avec Nathalie Rheims, notre idole à tous, Philippe Druillet qui vient de publier son autoportrait : Délirium, ainsi qu'une réédition de La Nuit. Saisissant et génial comme tout ce qu'il touche. Le peintre Gérard Garouste, pour sa nouvelle exposition chez Daniel Templon.

mercredi 15 janvier 2014

2153. Gabriel Matzneff chez Frédéric Taddeï dans l'émission Europe 1 Social Club

Écouter l'émission du jeudi 9 janvier 2014 avec Gabriel Matzneff et Philippe S ollers pour leurs livres de la rentrée de janvier : Les Nouveaux émiles de Gab la rafale et Médium

lundi 13 janvier 2014

2151. Nathalie Rheims chez Michel Field pour Maladie d'amour

Ce soir, à une heure quinze, sur TF1, Michel Field reçoit Nathalie Rheims dans sa superbe émission : AU FIELD DE LA NUIT. Sur le plateau, Edouard Louis, la révélation de cette rentrée littéraire de janvier avec son premier roman, En finir avec Eddy Bellegueule, un livre étincelant, le très jeune et très brillant Arthur Dreyfus, autre nouvelle star de la rentrée avec Histoire de ma sexualité chez Gallimard , Delphine de Vigan pour son premier film comme réalisatrice, À coup sr avec Laurence Arné et Eric Elmosnino, une comédie qui surprendra peut-être la masse de ses lecteurs-fans et, pour Sonate d'automne, un grand classique au Thétre de l'oeuvre, Rachida Brakni et la divine Françoise Fabian. Il faut se réjouir qu'une chaine "grand-public" comme TF1 permette au talent et à l'intelligence d'un Michel Field de s'exprimer avec ces artistes là, avec l'indispensable Jessica Nelson et sous l'aile protectrice d'Anne Barrère grce à qui c'est toujours possible.

Replay de l'émission, ainsi que le "bonus".

samedi 11 janvier 2014

2150. Vivantes de Richard Rechtman par Nathalie Crom dans TÉLÉRAMA

VIVANTES

Par Nathalie Crom - Telerama n 3335

« Je ne crois pas à l'incommunicable », disait Charlotte Delbo, de retour d'Auschwitz. Médecin et anthropologue, fondateur et responsable à Paris d'un dispositif de consultations psychiatriques spécialisées pour réfugiés cambodgiens.

Richard Rechtman a écrit Les Vivantes animé de la même conviction : des survivants au génocide perpétré par les Khmers rouges à l'encontre du peuple cambodgien, il est impensable de ne pas se mettre à l'écoute.

La femme qui prend la parole, dans le roman Les Vivantes, fait partie de ceux-là, qui ont traversé les ténèbres et dont les mots s'emploient à raconter ce crime sidérant : la faim, la soif, les sévices.

L'assassinat de masse et la déshumanisation systématique de l'individu. Ce sont sans doute les compétences psychiatriques de Richard Rechtman, et sa pratique clinique auprès des réfugiés, qui lui permettent d'accéder aux ressorts intimes de la psyché de la narratrice. Laquelle s'emploie moins à décrire la tragédie en elle-même qu'à exposer la façon dont elle l'affecte en profondeur : l'interruption de la conscience du cours du temps

(« C'est cela, le pire, lorsque le temps se suspend sans interrompre la vie. Pas l'existence, non, juste la vie. »);

la déchirure entre l'esprit et le corps de la victime

(« Ils (les Khmers rouges) ont méthodiquement décousu l'unité des Etres, pour en faire des non-Etres qu'ils pourraient éliminer sans le moindre remords »);

l'abolition de la séparation entre les vivants et les morts

(lorsqu'un « imperceptible détachement du monde des vivants, du monde tout simplement, ou des vivants plus justement, absorbe la substance même de ta conscience d'être encore humain »).

Juste, limpide, sans effet, cette voix de femme évoque ces mots de Rithy Panh, dans L'Elimination, Grasset, 2012 :

« Les morts sont-ils là ? /Oui ./ Parfois il me semble qu'on a marché sur eux. / Alors je m'écarte. »

2149. Nathalie Rheims invitée de Audrey Crespo-Mara pour Maladie d'amour sur LCI

Audrey Crespo-Mara réussit, entre deux JT en direct, à recevoir des écrivains, pour parler de leur livre mais aussi pour commenter l'actualité, en l'occurrence sur Dieudonné et la vie privée de Hollande.

vendredi 10 janvier 2014

2148. Nathalie Rheims invitée de Pierre Philippe Cadert sur RTS (Radio Télévision Suisse)

Nathalie Rheims se plonge dans les affres de l'amour

"Maladie d'amour" aux Editions Léo Scheer est le 15e roman de Nathalie Rheims. Dans ce livre elle explore les différentes facettes d'un trio amoureux qu'elle traite à la manière d'un thriller tout en essayant de répondre à cette question: "Quelle est la frontière entre la passion amoureuse et la folie"?

Elle tente d'y répondre au micro de Pierre Philippe Cadert.

ÉCOUTER L'ÉMISSION

jeudi 9 janvier 2014

2147. Nathalie Rheims chez BRIGITTE KERNEL sur FRANCE INTER

Brigitte Kernel reçoit Nathalie Rheims dans son émission quotidienne : LIRE AVEC

1er tableau

2e tableau

3e tableau

mercredi 8 janvier 2014

2146. Maladie d'amour de Nathalie Rheims par Jérôme Béglé dans LE POINT.fr

''Maladie d'amour'' de Nathalie Rheims (Éd Léo Scheer), 304 pages, 19 euros.

Nathalie Rheims atteinte d'une maladie d'amour !

Par Jérôme Béglé (Rédacteur en chef Le Point.fr)

Son nouveau roman nous plonge dans les affres du mensonge, des confidences, de la trahison et de la folie amoureuse. Vaste programme...

Les lecteurs du Point.fr connaissent bien Nathalie Rheims. Depuis plus d'un an elle les comble de ses chroniques sur la télévision. Téléréalité, documentaires, rendez-vous politiques, fictions dites de prestige, séries américaines, shows de variété, interviews..., tout fait farine à son moulin. Mais son vrai "métier" n'est pas de zapper frénétiquement sur tout ce que le petit écran offre a ses yeux. Quand elle pose sa télécommande, elle trempe sa plume dans l'encrier des sentiments.

Maladie d'amour (éditions Léo Scheer) est son quinzième livre. Au centre du triangle amoureux s'épanouit un médecin. Il a pignon sur rue et est le chéri de ces dames. On sent qu'il est capable de se tirer de toutes les situations par ce mélange de certitudes, de mensonges, de charisme et de lcheté qui sied aux grands bourgeois parisiens. Mais là, il a fort a faire ! Deux de ses patientes, copines de toujours, en ont fait le sujet principal de leur conversation. La première, Camille, est discrète, écoute plus qu'elle ne parle, réfléchit avant d'agir. La seconde, Alice, (se) raconte des histoires et flirte avec l'érotomanie. Un jour elle fait un aveu a sa confidente : non seulement elle brle d'amour pour le séduisant docteur, mais cette passion est partagée, consommée et enflammée. Précisons que bien entendu l'objet de ce désir est un homme marié.

Au fil des pages on suit le récit amoureux qu'Alice fait à Camille, les rendez-vous entre les deux "amoureux", les projets d'avenir, les petites folies et grandes illusions qu'implique ce genre de relation. Oui mais voilà, quelque chose cloche. Des contradictions émaillent le journal intime d'Alice, et la trop sage Camille, passive au début, veut en avoir le coeur net et visiter les lieux, voir de plus près l'objet des convoitises de son amie. C'est là que tout bascule. Nous n'en dirons pas plus, sauf que lecteurs, lectrices, amoureux, amoureuses, raisonnables et déraisonnables seront surpris par la teneur du récit, son explosion et sa conclusion. On est loin du soap opera, des héroïnes en carton-pte de la téléréalité ou d'un documentaire filmé dans le cabinet d'un sexologue.

Nathalie Rheims sait sonder les reins et les coeurs. Elle met ici sur le devant de la scène des sentiments complexes et entremêlés, tels que les liaisons dangereuses entre l'amour et l'amitié, la trahison, la curiosité, la folie amoureuse, la lcheté, le mensonge et finalement la rupture. Mais quelle rupture ? Amicale ou amoureuse ? Tout est bien tissé, pas de taches ni d'accrocs sur cette nappe immaculée sur laquelle chacun pourra poser les plats et les condiments qu'il veut.

mardi 7 janvier 2014

2145. C à VOUS sur France 5, ce soir le mardi 7 janvier 2014

C'est à vous, la meilleure émission de la télévision, présentée par la journaliste Anne-Sophie Lapix et les trois animateurs Patrick Cohen, Emmanuel Maubert et Maxim Switek, tous les soirs à 19h sur France 5. Ce soir : 19h30.

samedi 4 janvier 2014

2144. Maladie d'amour de Nathalie Rheims par Marcela Iacub dans LIBÉRATION

À ne pas manquer, comme tous les samedis, la rubrique de Marcela Iacub dans Libération : À Contresens. Cette semaine, la rubrique est inspirée par le livre de Nathalie Rheims, Maladie d'amour. Pour lire l'article, il faudra acheter le journal ou s'abonner à Liberation.fr. Voici le début (intégral le lundi 6 janvier 2014) :

L'érotomane et l'invention du désir

par Marcela Iacub

Dans son roman Maladie d'amour (1), Nathalie Rheims décrit une pathologie de l'esprit qui s'appelle l'érotomanie. Voici deux amies amoureuses du même chirurgien esthétique. Dans un cas, il aime aussi alors que dans l'autre, il subit la passion unilatérale d'une jeune femme qui a inventé de toutes pièces une relation inexistante. L'un des charmes de ce livre est qu'il nous montre comment le délire érotomaniaque et celui qui naît des sentiments amoureux «normaux» se ressemblent.

On y voit que les deux amies - et non seulement l'érotomane - inventent leur objet de désir. Les êtres que nous idéalisons ne ressemblent pas à ceux qui existent dans la réalité. Il en va de même des rapports que nous entretenons avec ces personnes. Souvent, nous les voyons plus comme nous voudrions qu'elles soient que comme elles sont réellement. Le récit de Nathalie Rheims nous prend la gorge parce que tout en étant écrit d'une manière faussement naïve, comme si c'était un roman à l'eau de rose, il nous plonge peu à peu vers le trou noir de la haine délirante que l'érotomane ressent envers le médecin.

Mais n'est-il pas banal aussi que les personnes ordinaires se vengent de ceux et de celles qui les déçoivent en amour ? Cela peut parfois se terminer dans des horribles bains de sang.

En fin de compte, nous comprenons que si l'érotomanie semble si terrible et dangereuse, c'est moins parce qu'elle est délirante que parce qu'elle ne l'est pas assez. A un moment, l'érotomane cherche de la réciprocité amoureuse chez l'homme qu'elle a choisi. Même si elle a tout inventé, l'autre doit lui donner des preuves d'amour. Si le délire était plein et entier, elle ne souffrirait pas et ne ferait souffrir personne. Si nous mettons nos préjugés de côté, nous pourrions comprendre les avantages d'une érotomanie absolue : la réalité de l'autre, les rapports que nous entretenons avec lui, ses réactions n'auraient plus la moindre pertinence. Nous inventerions tout selon ce qui nous rend plus heureux possible. Et le plus réjouissant serait que ce délire soit généralisé. Chacun aurait sa relation amoureuse délirante qui durerait tant qu'il le voudrait, qui se passerait entièrement telle qu'il le souhaiterait. Nous aurions le plus beau de l'amour, l'énergie vitale qu'il nous procure sans subir aucun de ses inconvénients. Au Moyen Age, on croyait que l'amour était une forme de folie. Freud a théorisé cette question avec une grande acuité.

Si nos contemporains souffrent tant de l'amour, c'est parce qu'ils n'arrivent pas à admettre entièrement cette idée. Ils essayent de normaliser leur délire, ils ne cessent de faire des compromis avec la réalité au point que même les érotomanes, ces héros absolus de l'amour fou, tuent : comme chacun d'entre nous, ils pensent que leurs sentiments sont une excellente raison de voir l'autre aimer à son tour.

On n'a pas eu à attendre les réflexions de Freud pour savoir que l'amour était une forme de la folie. Au Moyen Age, les savants en étaient convaincus. Il y a tant d'irréalité dans le sentiment amoureux. D'abord, parce qu'il porte sur un être qui n'existe nulle part ailleurs que dans notre esprit. Il rend beaux les laiderons, intelligents les idiots, généreux les plus mesquins. Ensuite parce que cette illusion peut parfois nous pousser à des actes ou nous plonger dans des états opposés à nos intérêts et à ceux de l'humanité.

C'est pourquoi l'érotomanie devrait être considérée comme la forme la plus pure de la folie amoureuse. Ceux qui en sont atteints imaginent que l'objet de leur amour, avec qui ils n'entretiennent la moindre relation, est amoureux d'eux et qu'ils vivent une merveilleuse histoire. Lorsque la réalité finit par montrer ses dents aiguisées, l'érotomane se sent attaqué et peut se transformer en meurtrier.

(1) Aux éditions Léo Scheer.

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