Accueil
Actualité
Catalogue
A paraître
Blog des ELS La Revue Littéraire



mardi 26 juin 2007

37. Question de couverture

La question de la couverture en est toujours une, de question. Enfin, si on choisit l'option de singulariser chaque couverture au sein même d'une collection, avec une esthétique commune ' et non d'opter pour un visuel unique ce qui est également une solution fort élégante et historiquement très utilisée (je contemple toujours avec satisfaction ma rangée de « collection(s) blanche(s) » et de livres des éditions POL, par exemple). Mais pour Laureli ' comme je l'avais déjà fait dans la collection & des éditions Al Dante ' j'ai préféré donner une image à chaque livre, ce qui n'est pas une mince affaire. (Ma mère aurait sans doute dit que cela participe de mon syndrome « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » mais ceci est un blog d'éditionâ?¦) La création de la couverture est métier de sioux. Pour éviter l'illustration, le rapport métaphorique trop évident, la tarte à la crème chromatique et autres impasses du genre. Donner imager à maternA d'Hélène Bessette, par exemple, a été un abîme de réflexions. Quelle image donner à un livre qui décrit la situation intemporelle de l'humiliation du travail, qui manipule des personnages fantoches en les faisant hurler et qui décrit au lecteur le roman en train de s'écrire ? Fanette Mellier a su incarner la création poétique de l'auteur, ce « A » capital final qui contamine le texte dans des assonances virevoltantes. Bref, comme le disait Florent (hé, tu essaies de rapporter du spritz ?) les coulisses de ce métier restent parfois inaperçues, l'attention extrême, le choix du papier, du pelliculage mat ou brillant, la maquetteâ?¦ mais la réussite de l'objet-livre (je ne parle pas du livre-livre) tient de cet équilibre. En ce moment, je m'occupe de la couverture de ''Corbière le crevant''. Avec l'auteur, nous nous orientons vers le choix d'un dessin de Corbière, un autoportrait colorisé. Un profil acéré qui se fond dans la matière du monde.

vendredi 22 juin 2007

23. Arrêter d’écrire

Non non, je ne me paie pas le luxe d'un ptit coup de blues public, c'est le titre d'un livre de David Markson à paraître à la rentrée dans la collection Lot 49 du Cherche Midi, traduit par Claro ' et c'est vraiment génial, comme tout ce que fait Claro. Je n'en ai que les épreuves, pour l'instant (l'idée étant de rédiger une note de lecture pour La Revue Littéraire) que j'ai commencées dans la salle d'attente de mon ORL (autre épreuve). Moi je dis qu'un livre qui vous fait pouffer de rire en pleine sinusite aiguë malgré la douleur immédiate créée et les autres patients qui vous regardent comme si vous vous étiez trompé de cabinet (« euh, le psychiatre c'est troisième étage gauche »), c'est un livre à dévorer !

22. « coup de saton »

Je suis en train de relire ''Corbière le crevant'' (à paraître en octobre) avec son auteur, Emmanuel Tugny, de trier les corrections à reporter ou pas (encore mille mercis à Fabienne Loye qui a fait un travail formidable et qui a passé tant de temps à rechercher et vérifier toutes les citations des Amours jaunes !) Parmi les énigmes le mot « saton » que je ne connaissais pas, qui est un mot d'argot me précise l'auteur, utilisé dans l'expression « coup de saton » et dont je retrouve en effet des occurrences gr?ce à Internet, par exemple : « ' Un coup de saton dans le porridge froid qui est en nous ', c'est ainsi que Zidi définit ce que doit être un film. » mais également, dans un lexique de rugby : « Saton (coup de saton) : coup de pied intentionnel généralement à destination de la tête d'un adversaire pour lui rappeler la règle du hors jeu, ou lui signifier de ne pas mettre sa tête là. Synonyme : coup de chausson, coup de tatane, remonte Bebert, coup de sandale. » Je sais, je sais Albert, mon cher Albert (je ne vous savais pas collectionneur de photos de Sylvie Vartan. Mais pour corroborer votre exhortation, il se trouve que je lis La Chartreuse de Parme ' dans l'édition du Divan ' dans le bus 80, matin et soir, depuis une dizaine de jours ; il y a certes moins de soleil qu'à Los Angeles), vous, vous deviez connaître « coup de saton ».

Hé oui, dans un livre à/pour/avec Corbière, on ne parle pas zeugme ou cadence majeure. Mais vie et nécessité de l'écriture. Pas vie de salon mais coup de saton.

mercredi 20 juin 2007

18. Déjà la rentrée

Ce n'est pas encore vraiment l'été et les livres de la rentrée sont déjà arrivés. Dans nos bureaux, s'entend. Évidemment, ils ne seront en vente qu'en ao?t ou septembre, selon les cas, mais nous les fabriquons bien en avance afin de palier à la trêve des vendeurs de Monoï. Face à la déferlante de centaines de romans saisonniers, cela permet aux critiques et aux libraires de charger leurs valises et d'avoir le temps de choisir leur rentrée littéraire à tête reposée.

Mais c'est toujours étrange cette sensation : avoir le livre en main et trépigner deux mois avant d'espérer le voir en vitrine d'une librairie, feuilleté dans le métroâ?¦

13. Semaine radiophonique pour Laureli

â?¦ France Culture plus précisément. Claire Guezengar invitée par Laurent Goumarre dans l'émission Minuit Dix jeudi dernier et hier, Pascale Casanova consacrant ses Mardis Littéraires à Hélène Bessette. La radio est un espace vraiment fascinant, un lieu de parole particulier où il se passe beaucoup de choses pour les écrivains, des choses qu'on ne soupçonne guère avant d'avoir expérimenté ce média. Le dialogue, la présence fantôme de l'auditeur ' les deux émissions étaient en direct ' créént une tension qui révèle des liens auxquels on n'avait parfois pas pensé ou qui permet de les formuler différemment. Et ce n'est pas Claire qui me contredira : terrorisée au début, on ne l'arrêtait plus dès la première phrase prononcée ! Quant à Hélène Bessette, on a parlé avec Xavier Person et Omar Berrada de ''maternA'' et du Résumé, sa théorie littéraire publiée dans le dernier numéro de la Revue If, ce qui a permis d'approfondir certaines questions concernant le style mais aussi la politique de l'?uvre : la façon dont l'auteur dépeint un monde d'une lucidité sociale sans compromis. Notamment, dans maternA, la notion d'humiliation par le travail. Et le refus de valeurs tel l'amour du travail. On comprend que l'?uvre d'Hélène Bessette n'a pas pris une ride.

Archives Syndication
septembre 2010 (271)
janvier 2010 (273)
novembre 2009 (210)
octobre 2009 (221)
septembre 2009 (271)
juin 2009 (192)
mai 2009 (163)
avril 2009 (122)
mars 2009 (211)
janvier 2009 (273)
décembre 2008 (183)
novembre 2008 (210)
septembre 2008 (271)
juin 2008 (192)
mai 2008 (163)
avril 2008 (122)
février 2008 (196)
janvier 2008 (273)
décembre 2007 (183)
novembre 2007 (210)
octobre 2007 (221)
septembre 2007 (271)
août 2007 (235)
juillet 2007 (177)
juin 2007 (192)
fil rss
fil rss commentaires



Copyright
Top