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samedi 24 octobre 2009

1153. Danse avec ma mère. de Béatrice Shalit par Marie-Dominique Godfarb (N.Obs)

Le livre de Béatrice Shalit : Danse avec ma mère est sorti en librairie le 18 mars 2009. Après sept mois de réflexion, le Nouvel Obs publie un très bel article de Marie-Dominique Godfarb consacré à ce livre. É l'époque, l'auteur, découragé par le silence des media, malgré les efforts de notre attachée de presse, avait publié dans Le Monde une fameuse lettre ouverte, très humoristique, dédiée à "L'écrivain inconnu." É contre-courant de ce qui domine le monde actuel, livre n'est pas éphémère, et il faut parfois être patient, il peut toujours re-surgir au détour d'un coup de foudre; voici celui de Marie-Dominique Godfarb :

"La mère d'Eden s'appelle Alonit et â?¦

La mère d'Eden s'appelle Alonit et quand elle danse avec sa fille, ça donne un roman drôle et tendre, Danse avec ma mère de Béatrice Shalit, aux Editions Léo Scheer. La quatrième nous prévient d'un mélange des genres et, en effet, comment classer cette histoire à tiroirs où l'on va du conte à la farce, des relations familiales les plus courantes aux terribles souvenirs de l'univers concentrationnaire, etc. ?

Dès le début, nous apprécions le go?t de l'auteur pour les fantaisies onomastiques : la narratrice porte le prénom d'Eden, la maison de convalescence est appelée « Le train sifflera trois fois », son directeur Gussie (alias docteur Gustave Salomon, « médecin des artistes et des fous normaux »), y séjournent également Ecran noir, le couple Art. Fantaisies mais pas seulement puisque l'exercice n'est pas pur divertissement et il s'agit bien, comme le suggère l'allusion à « La Montagne magique » de T. Mann, de nous offrir une galerie de quelques archétypes contemporains, bref de nous inviter à creuser des propos d'apparence rigolote, mais chargés de sens ; à décrypter, à travers les métaphores et autres pirouettes, de grands thèmes qui agitent nos sociétés. Avouons que l'éventuelle interprétation sous-jacente à « Le train sifflera trois fois » nous est restée totalement hermétique, ce qui est un peu rageant car la narratrice s'écrie : « "Le train sifflera trois fois". Comment n'avais-je pas deviné ? »(si l'auteur voulait bienâ?¦)â?¦

Dans les premiers chapitres, les personnages sont portraiturés en quelques traits incisifs : « Ma jolie Salomé, enceinte de son deuxième enfant, mais aussi prévenante qu'un rouleau compresseur. » Quant à la narratrice, une virtuose de la culpabilité qui s'excuserait presque du mauvais temps quand il pleut, c'est une femme que gagnent les rhumatismes et un certain désenchantement puisque « le futur est irrévocablement derrière elle vous. » Va-t-elle jusqu'à souhaiter en terminer ? Pas s?ur ! Il lui reste un an à vivre et, malgré la liste de tous les avantages qu'elle pourrait en tirer, la peur de la mort comme celle de faire de la peine à ses enfants la minent. Après une seconde opération - l'ablation d'un lipome - on lui propose de partir dans une bien étrange maison de convalescence en compagnie de sa mère Alonit (85 ans) et de Mimi-chat.

Voici donc la situation posée, dès le deuxième chapitre. Mais on ne va tout vous raconter, vous vous en doutez ! D'autant que la trame narrative repose sur deux idées épatantes. La première, suscitée par l'originalité des lieux comme de certains comportements, consiste en l'angoissante question : est-on chez les fous ou a-t-on passé l'arme à gauche ? Il faut bien dire qu'un mari mort et ressuscité, puis à nouveau mort, une fille qui ne conduisait pas et qui arrive en voiture bleue, un isolement total (portables interdits) contribuent à créer un malaise certain dans l'esprit pour le moins déboussolé de la narratriceâ?¦ Est-elle folle ou dans ce qu'elle appelle l'Afterlife, entourée de revenants ? D'autant que les pensionnaires du Train ont vécu de terribles accidents ou traumatismes.

La deuxième belle idée se trouve au programme du séjour en cette maison de convalescence : une confrontation entre mère et fille, une joute par jour, sur des thèmes tirés au sort et arbitrée par les deux jeunes gens de l'établissement : Ecran noir et Julio. Citons la honte, la frivolité, la danseâ?¦ et tant qu'à faire : « mère et fille »â?¦ La mère attaque fort : « Vas-ydonc, ma chérie. Laisse ton vernis s'écailler, enferme ton sourire, et déverse ta haine »â?¦ pour terminer sur ce qui pourrait bien être une déclaration d'amour : « Ce sujet est le plus stupide de la série. Ce qui se passe de mère en fille et qui ressemble tant à de la haine n'en est pas. Tu devrais savoir ça, Eden. C'est toi, l'écrivain. » Cette relation mère-fille traitée avec autant de délicatesse que d'humour suggère que ce n'est pas un hasard si l'ouvrage est dédié au souvenir d'Ellen Shalit, mère de l'auteur.

Ajoutons parmi cet ensemble de personnages hauts en couleurs ' c'est le moins qu'on puisse dire ! - l'autre Eden, tante de la narratrice, morte à Auschwitzâ?¦ à moins qu'elle ne coule des jours heureux en Bolivieâ?¦ ? Allez savoir avec cet ouvrage où c'est la mort qui danse avec la vie ! En conclusion, voici une narration originale, où il est question de mères, de filles (« Alors que je rêvais d'une autre mère, elle se languissait d'une autre enfant. Une vraie petite fille à elle. Qui ne mangerait pas, ne pisserait pas, ne ferait pas caca. Une poupée bien propre. »), de mort et de folieâ?¦ dans un joyeux embrouillamini où la dérision le dispute à la tendresse. Et la dernière page tournée, de se poser la question : « Pourquoi n'en ferait-on pas une adaptation thé?trale ou cinématographique ? »"

Marie-Dominique Godfarb, le 23 octobre 2009.

mardi 7 avril 2009

989. "Danse avec ma mère" de Béatrice Shalit

En librairie depuis mercredi : le nouveau roman de Béatrice Shalit, Danse avec ma mère, un livre que (par définition) j'ai lu et relu, et qui me reste aussi énigmatique que lorsque je l'ai découvert ; qui n'a rien perdu de son charme singulier. Je vous laisse en découvrir l'intrigue (voir le résumé sur sa page). Ce dont je peux témoigner, c'est que tout ce qui le compose, tous les thèmes, souvent terribles, qu'il traverse, maladie, angoisse de la mort, secrets et cauchemars familiaux, jusqu'au souvenir de la déportation, se nouent et se dénouent sur un tempo tellement vif qu'on en sort comme d'un rêve. L'humour constant, la légèreté de touche de Béatrice Shalit lui permettent de nous emmener où elle veut. Elle réussit, avec les moyens les plus invisibles, à faire de son roman, qui pourrait n'être qu'une comédie, ou qu'un drame, l'un et l'autre à la fois, et quelque chose de plus, qui est, pour résumer mon état d'esprit, assez enchanteur. Il serait triste (pour eux) qu'un tel livre ne trouve pas ses lecteurs.

lundi 14 avril 2008

509. Les m@nuscrits en ligne au 14/04/08

Voici un récapitulatif de l'ensemble des m@nuscrits en ligne. Comme certains le demandent, nous indiquons le nombre de pages de chaque m@nuscrit :

- Barberine, Rater mieux - (88p.)
- Richard Maurel, Le Trou - (16p.)
- Ferraille, Sans Queues, ni têtes - (91 p.)
- Antoine Moreau, Paule et Paul - (104 p.)
- Béatrice Shalit, Gina Blum, La tueuse au clair de lune - (125 p.)
- Christine Motti, A comme Absurde - (30 p.)
- Laurent Margantin, L'Enfant neutre - (66 p.)
- Jean-Luc Flines, Kurt et les voiliers maudits - (17 p.)
- Jean-Christophe Heckers, Presque rien - (100 p.)
- Richard Maurel, La Fourmi - (3 p.)
- Mayennais, L'Attrape-bonheur et autres nouvelles - (57 p.)
- Francis Desjacques, Pors Meillou - (4 p.)
- Anonyme, Sans Titre - (192 p.)
- Jonathan Pluperson, Les Canons de la baronne - (194 p.)
- Reine Bale, L'Éditeur et le néant - (24 p.)
- Manuel Monteiro, Autoportraits de l'Enfer - (12 p.)
- Un Trouffion, Ta Gueule ! - (9 p.)
- Jean-Luc Flines, Cyrano et Juliette - (18 p.)
- Olga Zeri, L'eau pointue des vagues - (11 p.)
- Francis Desjacques, Chloé et Benjamin - (172 p.)
- Spirita, En vrac - (67 p.)
- François Appas, Quinze fichiers multimédia - (52 p.)
- Jean-Luc Flines, La chaisière du Luxembourg - (9 p.)
- Ferraille,Langue de vipère et lèche bottes - (72 p.)
- Xavier Malbreil, Je ne me souviens pas très bien - (158 p.)
- Wasicu, Vous avez dit Messie ? - (38 p.)
- Ray Jeanne, Le Donjon - (238 p.)
- Jean-Clet Martin, La Chambre - (175 p.)
- Michel, Un Souffle plus loin - (38 p.)
- Jean-Dominique Mazzoni, Chamane - (47 p.)
- Franck Soullard, Mesdames et Messieurs, Félicien Combes - (349 p.)
- Christian Domec, Sente de la chèvre qui b?ille - (232 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus I) - (70 p.)
- Jean-Luc Flines, L'Odyssée talentueuse de David Hoffman (opus II) - (133 p.)

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